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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Cachez ce Wrestling que je ne saurais voir

Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde.

Albert Camus

 

Ca vous a peut-être échappé, mais c’est désormais officiel: la World Wrestling Entertainment ne s’appelle plus ainsi. Eh non. Désireuse de planquer sous le tapis la réputation honteuse du Wrestling, la fédération de Stamford ne se dénommera plus que WWE à l’avenir, sans que le sigle soit explicité. C’est quoi ce délire?

 

 

This W stands for « What the fuck? »

 

 

Du nouveau nom de la WWE

 

Rétrospectivement, on ne peut que sourire en pensant au fameux procès qui, au début des années 2000, a opposé la compagnie de Vince McMahon, alors dénommée World Wrestling Federation (WWF), au World Wide Fund (WWF également), une sorte de SPA à l’échelle mondiale, autour du droit à l’utilisation du sigle commun à ces deux organisations a priori fort distinctes (quoique…). A l’issue de longues arguties juridiques, les amis des animaux l’emportèrent sur ceux de la souplesse arrière, et la WWF dut changer de nom. Vince opta pour WWE, remplaçant le F controversé de Federation par le E de Entertainment. On avait même eu droit à l’époque à une rigolote campagne « Get the F out » pour souligner le changement de nom. Dix ans plus tard, voilà que le big boss assume définitivement l’aspect « divertissement » de sa boîte, au point d’exiger qu’on ne s’y réfère plus, dans les médias, que sous le nom de WWE tout court.

 

 

Ca semble dingue aujourd’hui, mais fut un temps où McMahon s'est battu comme un beau diable pour conserver à sa boîte le nom de « Fédération de catch ».

 

 

Ce n’est pas la première fois qu’une compagnie modifie son nom ou, plutôt, demande à être désignée exclusivement par son sigle. L’exemple comparable le plus célèbre est celui de la chaîne de télévision MTV, originellement Music Television. S’éloignant progressivement de sa programmation d’abord exclusivement musicale, la chaîne réclamée par Dire Straits dans Money for Nothing (paie tes références de vieillard, je sais), qui se consacre de plus en plus à des contenus différents, dont la télé-réalité, veut désormais qu’on ne l’appelle plus que par ses initiales: depuis l’année dernière, elle a supprimé l’explicitation « Music Television » de son logo. C’est une évolution semblable qu’a connue la WWE, et qui a trouvé son aboutissement dans la récente décision de Vince McMahon.

 

 

Un point commun à MTV et la WWE s’est caché sur cette image, saurez-vous le retrouver?

 

 

Le communiqué officiel (lien dans l’intro ci-dessus) explique que le but de la manœuvre est, en premier lieu, d’étendre les activités de l’entreprise vers le domaine du divertissement. Concrètement, la fédération (enfin, heu, la compagnie, quoi) a l’intention de faire l’acquisition de diverses sociétés spécialisées dans le divertissement, tout en sous-traitant de plus en plus ses activités traditionnelles (au premier rang desquelles l’organisation de galas de catch). Bref, l’entreprise WWE va acheter des boîtes de production de films, des parcs d’attraction, des salles de spectacle, des majors du disque, etc. (je ne sais pas exactement ce qu’ils veulent acheter, mais c’est bien l’idée contenue dans « the active pursuit to acquire entertainment content companies »). Une extension qui va lui permettre de voguer ambitieusement vers un avenir radieux. Le catch ne sera plus que l’une de ses activités, parmi des tas d’autres. D’où l’abandon de toute référence explicite au « Wrestling » dans son nom.

 

 

Je comprends mieux le casting de Tough Enough, d’un coup.

 

 

Pas besoin d’être historien de la discipline pour savoir que depuis que Vince Jr. a dépoussiéré le catch dans les années 1980, l’ignoble sport a toujours été étroitement associé à l’entertainment au sens large. La Rock’n Wrestling Era, qui culmina avec les apparitions très hypées de Mr T. et de Cindy Lauper lors du premier Wrestlemania, posa les premiers jalons. Par la suite, de nombreuses vedettes de divers domaines (sport, musique, cinéma, télévision) sont apparues à la WWE, alléchées qui par les dollars de Vince, qui par l’occasion de se rappeler au bon souvenir du grand public, qui par une vraie passion pour le catch. Bon nombre de ces « stars » ont d’ailleurs été, suprême signe de reconnaissance, intronisées dans le Hall of Fame de la WWE — vous savez, cette institution qui compte dans ses rangs Pete Rose et Drew Carey, mais ni Bruno Sammartino ni Randy Savage.

 

 

Oui ben vous êtes bien gentils, mais la ménagère de moins de cinquante ans, c’est moi qui la fais fantasmer, pas vos Ritals que personne connaît, là.

 

 

Cette quête perpétuelle de rapprochement avec les autres sphères du divertissement a culminé en 2009 avec l’instauration du format « guest host » à Raw.  Si jusqu’alors les apparitions de vedettes étrangères au catch étaient régulières, mais relativement clairsemées dans le temps, le guest hosting allait sensiblement accélérer la cadence puisque, un an durant, chaque épisode de Raw fut « dirigé » par un invité d’honneur. Si quelques uns de ces guest hosts étaient d’anciens catcheurs, on vit surtout défiler d’authentiques étoiles du sport comme Shaquille O’Neal ou Floyd Mayweather (déjà auteur d’un match à Wrestlemania contre le Big Show en 2008), des chanteurs sur le retour (Ozzy Osbourne, Meatloaf, Flavor Flav), des acteurs de second voire de troisième ordre (Jeremy Piven, Don Johnson, William Shatner), des animateurs de télévision, des humoristes et même un homme politique en la personne du révérend Al Sharpton, liste loin d’être exhaustive.

 

 

Ils ont même eu Louis Chédid et Georges Moustaki!

 

 

Dans le même temps, la participation à Wrestlemania d’une célébrité est devenue un passage obligé. Snooki cette année, Mickey Rourke il y a deux ans, Floyd Mayweather il y a trois ans, Donald Trump l’année précédente… Sans même parler des nombreux plans sur les « stars » présentes lors de l’événement, dont certaines enregistrent parfois des vignettes avec des catcheurs (comme Snoop Dogg lors de la dernière édition en date).

 

 

- Hé mais que fais-tu, playa?

- Je te vire de là, clown. T’as vendu des millions d’albums? Non? Alors bouge.

 

 

En sens inverse, les catcheurs prennent part plus souvent qu’à leur tour à de multiples émissions de télé-réalité et à divers jeux télévisés, squattent autant que faire se peut les plateaux des talk-shows, donnent le coup d’envoi de matchs de basket ou de base-ball, ne manquent pas une occasion faire un caméro dans un film hors WWE (comme Orton récemment) et ainsi de suite.

 

 

En préparant Dancing with the stars, Chris Jericho avait d’abord voulu présenter un pogo avec Slash et Dave Grohl en partenaires.

 

 

Enfin, il faut souligner que l’Entertainment prend une part de plus en plus grande dans les shows, même quand il n’y a pas de célébrités en vue. Qu’on se souvienne du Khali Kiss Cam, de la feud entre Chavo Guerrero et Hornswoggle, des concours de danse organisés de temps à autre à Raw ou à Smackdown… OK, nous dit en substance Vince McMahon, on va vous montrer du catch, mais on va aussi vous divertir, tenez, regardez, voilà notre nain domestique qui emmerde un présentateur télé, c’est pas rigolo, ça?

 

 

Humoooour!

 

 

Tout ce flirt poussé avec le divertissement au sens large est bien entendu le fruit d’une stratégie délibérée. Cette stratégie répond, me semble-t-il, à deux objectifs, un officiel et un autre plus officieux.

 

L’objectif officiel, c’est évidemment DE FAIRE DE LA THUNE. Comme stipulé dans le communiqué officiel, la WWE veut étendre ses tentacules au-delà du seul marché du catch. Il faut espérer pour le porte-monnaie de Vince qu’il sache miser sur les bons chevaux au moment d’acheter telle ou telle compagnie de divertissement. Il reste que, au cours des années à venir, le modèle économique ne va pas fondamentalement changer: la WWE va continuer de tirer l’immense majorité de ses ressources du catch. Et c’est bien de ce point de vue qu’il faut évidemment voir l’insistance sur l’Entertainment. Le but, c’est évidemment l’accroissement du nombre de suiveurs de la WWE.

 

Quand MVP apparaît à The View ou quand Miz et Morrison font les zouaves à Are you smarter than a 5th Grader?, de même que quand Bob Barker est convoqué à Raw ou quand Snooki fait des pirouettes à Mania, le calcul est clair et net: amener à la WWE des publics nouveaux, qui en sont théoriquement éloignés. Des publics qui, aguichés par un épisode concernant leur star favorite, devront ensuite être ferrés aussi bien par des matchs spectaculaires que par le Divertissement traditionnel à la sauce WWE. A une époque où, concurrence des MMA et accès aux shows sur le net obligent, les revenus générés par les ppv n’atteignent pas les sommets espérés, il est crucial pour Vince d’attirer dans ses filets toujours plus de suiveurs. Et, pour cela, il a opté pour l’enchevêtrement de la WWE et des autres domaines du divertissement. Etant donné que les fans du Shaq, de Snooki ou même de Bob Barker se comptent par millions, même une faible proportion de nouveaux convertis par la grâce de la participation de leurs idoles aux shows de la WWE revêt une importance considérable (merci à Silver de m’avoir rappelé cette simple réalité à un moment où je gueulais que l’insertion de Snooki dans la card de Wrestlemania ne ramènerait pas un kopeck dans les caisses de Vince).

 

 

Et en plus, après le show, elle a récupéré toutes les bières laissées par Steve Austin.

 

 

Certes, la place toujours plus grande faite au divertissement irrite bon nombre de vieux suiveurs. On entend notamment monter des grognements de plus en plus insistants du fond de l’Internet Wrestling Community, cette caisse de résonance des doléances des fans purs et durs: ils sont nombreux à souhaiter plus de catch et moins de temps dévolu aux célébrités de passage. L’expérience des guest hosts a d’ailleurs pris fin en partie à cause du rejet que bon nombre d’entre eux suscitaient auprès du public. Dans le même genre, on a pu constater que Snooki, bien que bookée Face à Wrestlemania, a été accueillie par une salve de sifflets digne de Vickie Guerrero. Et il est probable qu’une écrasante majorité des spectateurs de Mania aurait préféré voir Sheamus et Daniel Bryan s’en donner à cœur joie plutôt que d’assister aux sketchs de Snoop Dogg. Il n’est pratiquement pas une review de show sur les grands sites qui ne suscite, dans les commentaires, de promesses énervées du genre « Je regarde le catch depuis des années, mais là, c’en est trop, j’arrête »… sans qu’on puisse être certain, bien sûr, que ces menaces soient mises à exécution.

 

 

Et je serais pas étonné que bon nombre de ces posts prétendument signés de fans furieux soient en fait l’œuvre de catcheuses lassées d’être offertes en pâture à des guest hosts particulièrement libidineux.

 

 

Mais de ces récriminations, Vince n’a cure. Il estime, probablement à raison, qu’il dispose d’un public captif. La TNA et les fédérations étrangères ne représentent pas, à ses yeux, une concurrence suffisamment sérieuse pour qu’il prête une oreille très attentive aux vieux aigris. Ceux-ci ont de quoi satisfaire leur passion du Spinebuster grâce aux catcheurs de qualité qui sont toujours dans la place. Ils ont beau gueuler à cause de Snooki, ils regardent quand même son match parce qu’ils veulent voir Morrison et Ziggler enchaîner les contres.

 

La puissance financière et médiatique de la WWE lui permet de conserver ses stars (à l’inverse de l’époque de la grande WCW, nul risque de voir l’emblème de Stamford aller soudain cachetonner ailleurs); de faire signer les jeunes les plus prometteurs du circuit indépendant (CM Punk, Daniel Bryan, voire Sheamus ou Wade Barrett); de récupérer le cas échéant des anciens de la maison qu’elle avait laissé échapper un temps (Christian, premier retour de Jeff Hardy…); et de débaucher les stars d’ailleurs (Del Rio et Sin Cara récemment).

 

Dès lors, elle fournit toujours un spectacle catchesque suffisant pour complaire aux grognards et aux grognons. Et peut donc se concentrer tranquillement sur l’élargissement de son public de base. Cet élargissement est d’autant plus important que, aux yeux de Vince le businessman, la famille idéale composée de papa, maman, de l’ado ombrageux et du kid enthousiaste représente une prise bien plus importante que le smart trentenaire qui fulmine devant son ordi. Les premiers vont acheter les ppv pour les regarder en famille dimanche soir, aller aux shows et se gaver de t-shirts Cena et de masques Mysterio (et de brassards Nexus pour l’ado) tandis que le second regarde Raw sur Youtube en maugréant devant son ordi, dans son vieux t-shirt Eddie Guerrero.

 

 

OK Mark, ils ont tous leur tshirt, c’est bon, tu peux les lâcher.

 

 

Résumons ce premier point, celui des objectifs mercantiles qui président à l’évolution de la WWE vers une entreprise de divertissement. Quelle que soit la passion que lui vouent ses fans de longue date — passion qu’elle s’emploie d’ailleurs habilement à attiser via une exploitation maligne de sa propre légende, qu’il s’agisse de la streak du Taker ou des DVD qu’elle édite en quantités industrielles —, la WWE demeure avant tout une entreprise à but lucratif. Ses activités dans le domaine du divertissement, auxquelles il faut ajouter ses immortelles œuvres cinématographiques, visent donc fort logiquement à toujours agrandir son public, synonyme de croissance de ses revenus. Fort bien, c’est cohérent et on pourrait se satisfaire de ce rappel pour comprendre ce qui nous interpelle ici, à savoir cette exigence de ne plus être appelée World WRESTLING Entertainment. Il n’empêche qu’il me semble que l’explication, telle quelle, n’est pas complète.

 

Car, en effet, rien au monde n’empêche la WWE de continuer de s’« entertainiser » sans pour autant renoncer à son nom complet. La WWE est déjà classée PG, elle compte déjà des tas de sponsors mainstream, ses catcheurs sont invités partout, des célébrités ultra-consensuelles y prennent du bon temps… tout cela alors qu’elle s’appelle toujours World WRESTLING Entertainment. On n’imagine pas un sponsor disant à Vince : « Ecoute coco, moi je veux bien accoler mon image à celle de ta boîte, mais ce WRESTLING dans l’intitulé me gêne, tu veux pas le virer? » On n’imagine pas une entreprise de divertissement qui n’accepterait d’être rachetée par la WWE qu’à condition que celle-ci se débarrasse du terme « wrestling » dans son intitulé. Car à l’évidence, le fond de commerce de l’entreprise, c’est les combats de catch, et c’est appelé à le rester. Pourquoi, alors, cette soudaine pudibonderie qui mène à l’effacement de toute référence au terme « wrestling »? Un terme que Vince lui-même évite de mentionner dans son communiqué, préférant le remplacer par une expression vague : « We will always be loyal to our core business that made WWE a globally known entity, however, the future of WWE will be the addition of new entertainment content opportunities beyond the ring. » La réponse n’est pas évidente, et c’est là que je vais profiter de la licence poétique que m’offre ce merveilleux terrain d’expression que sont les CDC pour me livrer à une psychanalyse de bazar de Vince McMahon.

 

 

- Voilà, Vince, détendez-vous et parlez-moi de votre père.

- Mon père…  Il était dans le business de l’entertainment…

- Vince…

- Il était dans le divertissement…

- Vince, vous êtes toujours dans le déni.

- Il…

- Oui, Vince, vous pouvez y arriver.

- Il… il dirigeait une… une… une fédération de catch. Voilà. Il dirigeait une fédération de catch.

- Bravo Vince.

- J’ai envie de mourir, docteur.

 

 

Les McMahon, on le sait, sont des forains. De grand-père en petit-fils, ils sont, fondamentalement, des tenanciers de foire, des organisateurs de freak shows destinés à happer l’attention des gogos. Entrez voir Paul Wight, le géant! Venez rire du nain Hornswoggle! Admirez la contorsionniste Melina! Voilà ce que hurlait, devant un chapiteau troué, un ancêtre des McMahon en 1850. Mutatis mutandis, Vincent Kennedy McMahon fait la même chose depuis trente ans. Mais Vince, on l’a vu dès le jour où il a évincé papa, a des ambitions supérieures. Alors que Vince Sr se contentait de gérer une boîte localisée dans le nord-est du pays, son fils a commencé par faire de sa fédération la force dominante aux États-Unis, remportant au passage plusieurs guerres locales bien sanglantes. Ensuite, il s’est échiné à conquérir le monde (et il suffit de voir les photos prises par les parents de Vinz pendant leurs récentes vacances à Madagascar pour constater que le résultat est à la hauteur des espérances puisqu’on y découvre, parmi une horde de gamins va-nu-pieds, un gosse accoutré d’un tshirt à l’effigie de John Cena — daté le tshirt cela dit, va falloir revoir le code couleur).

 

 

Même le petit village gaulois n’a pas résisté à l’envahisseur.

 

 

D’autres se seraient satisfaits de ce triomphe planétaire, mais pas un homme aussi dévoré d’ambition que Vince McMahon. Il en veut plus, toujours plus. Et il est prêt à tout pour ça. On a quand même affaire ici à un multi-millionnaire qui n’a pas hésité, à 50 piges bien sonnées, à descendre personnellement dans le ring se faire massacrer par ses molosses pour gagner les Monday Night Wars. Vince McMahon, par la grâce de son nouveau statut de businessman accompli, a été admis dans un cénacle dont ses père et grand-père n’auraient pu rêver. Le voilà qui fait copain avec Donald Trump, le voilà qui sonne à la cloche de Wall Street, le voilà en compagnie de nos vaillants militaires sur le front, le voilà qui fait défiler dans ses shows les stars de la chanson, du ciné et du sport, le voilà qui diffuse pendant Raw des messages spécialement enregistrés par Barack Obama, Hillary Clinton et John McCain à la veille de la présidentielle américaine de 2008, le voilà qui a une étoile à son nom sur Hollywood Boulevard… Tout ça, c’est bien, mais c’est toujours pas assez. Vince veut une reconnaissance toujours plus grande. Vince pense grand. Vince pense : élections. Vince pense : suffrage universel. Oh, pas pour lui. Lui traîne bien trop de casseroles, même pour un pays qui a porté à des postes de responsabilité Jesse Ventura, Arnold Schwarzenegger et George W. Bush. Mais il a une femme. Elle présente bien, elle est bon chic bon genre, elle passera. On connaît la suite. Linda parvient à être désignée par le parti républicain pour porter les couleurs du parti dans la course sénatoriale au Connecticut, ce qui constitue déjà une victoire en soi. Mais en dépit de la vague républicaine de novembre 2010, elle est battue.

 

 

We lie, we cheat, we steal! Heu non merde, c’est pas ça.

 

 

Si Linda perd, se convainc Vince, c’est en bonne partie parce que l’image rance du catch lui colle à la peau. Moins qu’à lui, mais quand même. Elle a longtemps siégé au sommet de la WWE, elle a pris part à des storylines à l’écran, elle est connotée. La campagne de son adversaire, le démocrate Richard Blumenthal, n’hésite d’ailleurs pas à puiser dans ce registre. Vince réagit, dès avant le vote, par une campagne quelque peu puérile intitulée « Stand up for WWE », appelant les fans à défendre la compagnie contre les critiques dont elle peut faire l’objet, et établissant de facto une équation fan de catch = soutien de Linda qui fera grincer quelques dents. « Stand up for WWE » n’a donc pas le succès escompté, Linda se plante, et les McMahon sont rendus à leur statut: en dépit de tous leurs efforts pour paraître présentables, en dépit de leur unité familiale largement affichée, en dépit de leurs opérations caritatives, ils restent ces saltimbanques un peu vulgaires qui se sont enrichis en montant des spectacles violents et amoraux. C’est pas encore Larry Flint, question réputation, mais ce n’est pas non plus Andrew Carnegie.

 

 

- Franchement, Linda, elle est top. Par exemple, un jour je me suis fait choper pour prise de stéroïdes et elle m'a couvert, c’était vachement classe de sa p…

- COUPEZ!

 

 

La vérité fait mal, mais elle est indiscutable. Les McMahon portent en eux le péché originel: ils SONT le catch. Or le catch, malgré tous les efforts déployés depuis des années, souffre toujours d’une image détestable. Violence, grossièreté, sexualité, dopage, et cette effroyable affaire Chris Benoit… On a beau insister à mort sur le E de Entertainment, le W de Wrestling, porteur de tant d’avanies, est toujours là.

 

Vince peut édulcorer le catch. Il peut bannir les effusions de sang et les coups de chaise à la tête, il peut mettre en place une Wellness Policy à géométrie variable, il peut interdire les grossièretés et même, récemment, les blagues homophobes… Mais il ne peut pas complètement éradiquer cette persistante odeur de sueur froide, de sang séché et de bière tiède qui colle encore, et qui collera toujours, au terme « professional wrestling ». Vince se débat dans cette quadrature du cercle. En bon autocrate, il décide de travailler sur les mots. Tel le Big Brother de 1984, il en interdit certains et en transforme d’autres. Il crée sa propre novlangue! Désormais, coup de génie, on ne dira plus à l’écran « wrestler », mais « Superstar ». On ne dira plus « belt », trop connoté « boxe » (donc sang et violence), mais « championship ». On ne dira même plus « wrestling » pour désigner le cœur de métier de la boîte, mais « sports entertainment », ce qui aboutit à des séquences ridicules comme quand Alex Riley, installé pour un soir à la table des commentateurs et complimenté par Michael Cole sur ses talents au micro, répondit : « Can I sports entertain and commentate? » ou quand ce même Cole, lors du dernier Raw, expliqua qu’il ne portait pas son justaucorps orange ce soir-là car « I will not be entertaining tonight ».

 

 

Tu seras plus entertaining comme ça, corniaud!

 

 

Cette guerre contre le mot « wrestling » a donc trouvé, tout récemment, son aboutissement avec la suppression du terme honni de l’intitulé de l’entreprise. Dommage collatéral, le E de Entertainment disparaît aussi, puisqu’on dira désormais WWE tout court, sans jamais dévoiler ce que ces lettres signifient. Ah, tous ces efforts pour « entertain », et voilà le E qui saute… Mais c’est le prix à payer pour se débarrasser de cet encombrant et honteux « wrestling ». En attendant, peut-être, un nouveau nom. World Wide Entertainment, par exemple?

 

 

Au cas où, on a déjà déposé la marque World War Eleven.

 

 

Tout cela, au fond, est pathétique. Que les fans hardcore se rassurent, ce changement de dénomination n’indique pas nécessairement que le catch aura à l’avenir moins de place, voire plus de place du tout, dans les programmes de la WWE. Vince est peut-être obsessionnel, mais il n’est pas fou. Il sait bien, au fond de lui-même, que c’est pour voir des matchs que les gens regardent ses émissions, et pas pour ses « divertissements » souvent consternants. Ceux-ci, répétons-le, servent à attirer le nouveau client, mais ce sont bien les combats qui le décideront à rester. Le catch restera au cœur de son activité, mais Vince se sent sans doute mieux maintenant, quand il n’a plus à l’admettre officiellement. Comme si le regard du grand public sur la WWE allait changer de son vivant…

 

 

M'en fous, j'ai tué le père. C'est un sacré poids qui vient de me tomber des épaules, là.

 

 

Reste à savoir s’il va aussi changer le nom de son pay-per-view emblématique. WMania? Mania tout court? Rien n’est impossible. Je ne joue pas les gardiens du temple, d’autant que ce temple, je ne l’ai réellement découvert qu’il y a peu. Loin de moi les grands cris « Il tue le catch, cet enfoiré! ». Mais je ne peux pas non plus souscrire au discours qui consiste à toujours justifier les décisions de McMahon (dont on a déjà vu par ailleurs qu’il était parfois un businessman fort mal avisé, cf. l’épisode XFL), discours présentant le sanguin maître de Stamford comme un génie stratégique ayant toujours un coup d’avance sur son temps, et dont la décision de supprimer toute référence à « Wrestling » serait un choix brillant et porteur de lendemains qui chantent. Non, pour ma part, et je vous invite à me rejoindre dans ce ricanement, je ne peux que ricaner en constatant cette quête éperdue de respectabilité d’un homme qui semble avoir un mal fou à comprendre qu’il ne peut pas avoir le beurre (la reconnaissance sociale) et l’argent du beurre (les millions AND MILLIONS de dollars générés par le catch). Je me rends compte que je reprends ici une dialectique proche de ce que je disais à propos de la récente prise de conscience anti-homophobe de la WWE, mais c’est pas ma faute. Ce n’est pas moi qui me répète, c’est ce taré mégalomane, là.

 

 

 

 

Le catch, ce n’est pas une question de vie ou de mort. C’est bien plus important que ça.

 

Séance de rattrapage

Merci Axl, j'ai hyper kiffé. Un de mes articles préférés, ever.

Crétinisme

Je trouve complètement crétin d'aller jusqu'à interdire le mot "wrestling" dans les discussions ou commentaires des acteurs de la WWE. Je crains un peu de voir comment ça évoluer et je n'ai clairement pas envie de voir Pee Wee Hermann tous les quatre Lundi.

Nouvelles expressions à utiliser selon la WWE

"
Citation:
* WWE is pure entertainment

* WWE is an action soap opera

* WWE Superstars are entertainers with tremendous athletic prowess "

Les deux dernieres sont goutues.

Le Nom des choses

D'abord je signale que j'ai aimé cet article dans la forme comme dans le fond.
Je suis un peu déçue que cet article de fond et qui devrait mené à débat fasse moins de commentaires que la lettre à Steve Austin. Mais bon c'est comme ça.
Sinon il arrive régulièrement qu'une boite change de nom en changeant d'orientation. Un des derniers exemple français de boite qui a changé de nom pour se racheter une respactibilité c'est le LCL (vous savez la banque jaune et bleu). Alors après je ne sais pas si c'est efficace, mais il faut avouer que la technique est courante. C'est donc qu'elle doit avoir certains résultats. Et donc à priori, ça pourrait aussi marcher pour la WWE.

The Rock/McMahon même combat

Quand The Rock au debut de sa carrière demande à ce que l'on le nomme Dwayne il est dans le meme etat d'esprit que Vince. Et force est de constater qu'il a eu raison de se séparer de sa gimmick pour gravir les échelon d'Hollywood. Me demande si ce cours retour à la WWE ne lui portera pas préjudice. Bref si Rock a su montrer un nouveau visage, Vince a le cul entre deux chaise et semble condamner a trainer l'image du catch à son poignet.

Article très intéressant,

Article très intéressant, bravo Axl!
*
"Mais je ne peux pas non plus souscrire au discours qui consiste à toujours justifier les décisions de McMahon (dont on a déjà vu par ailleurs qu’il était parfois un businessman fort mal avisé, cf. l’épisode XFL), discours présentant le sanguin maître de Stamford comme un génie stratégique ayant toujours un coup d’avance sur son temps, et dont la décision de supprimer toute référence à « Wrestling » serait un choix brillant et porteur de lendemains qui chantent"
Je me classe bien sur dans cette catégorie et je l'assume complètement. Je pense que Vince maitrise vraiment son sujet. évidemment aucun être humain ne peut lire l'avenir et l'échec est partie intégrante de tout choix, mais je reste persuadé qu'il faut tenter des choses, toujours, spécialement dans le monde de l'entreprise et de l'innovation. Se vautrer quand on est parti vers un projet auquel on croit ne me pose aucun problème, et j'adore l'approche de VKM (même si je ne présuppose pas de l'homme derrière le businessman, et que peut être que je le détesterais). Concernant le retrait du mot wrestling et l'orientation entertainment, je trouve que c'est une belle stratégie (sans cette logique peut être que le catsh US n'existerait que marginalement en France et que les CdC n'existeraient pas, et que je perdrai mon temps sur une autre passion que celle là, pas forément plus agréable), et je suis curieux de voir ce que ça entrainera. ;)

S'agit pas de savoir s'il est bon de tenter des choses ou pas!

Oui, il faut "tenter des choses", bien sûr. Mais je ne vois pas comment tu peux assumer appartenir à la caste de ceux qui estiment que VKM fait toujours pour le mieux. Il s'est souvent planté par le passé, tout de même! Là, on verra. Je ne sais pas quelle est la puissance financière de la WWE et donc quelles boîtes d'entertainment elle pourrait acheter. Ce que je sais, c'est que je trouve l'immense majorité de l'entertainment made in WWE extrêmement mauvais. Et je redoute un peu que la part qui lui sera dévouée à l'avenir augmente (sans que sa qualité n'augmente). Imaginons que la WWE achète une boîte de prod qui fait des dessins animés: c'est la garantie de voir à Raw de longues promos (genre Santino déguisé en petite souris ou que sais-je) au détriment du catch. Bref, je suis circonspect sur le fond. Sur la forme, je suis assez mort de rire de la suppression du mot "wrestling" de la dénomination de la WWE, quand même :lol:. Comme dit le proverbe, tu peux mettre une robe à un porc, ça restera toujours un porc.

Vignette

La vignette Moustaki / Chédid est délicieuse.

Wrestlemania

Tiens je me suis posé la même question que toi concernant le "Grandest Stage of them all" quand j'ai découvert ce changement de nom. Comment va t'il se débrouiller pour rester droit dans ses bottes tout en conservant un show dont le nom est une référence à lui tout seul?
Autre question (existentielle celle là ^^), vont ils nous bipper toutes les références aux termes désormais interdits dans les prochain DVD à sortir? Ca sera bien moche avec les logos WWF vulgairement floutés lol

J'attends de voir la tête de Vince le jour où quelqu'un osera lui dire en face que la plus grande fédération de catch au monde est la TNA (ou la CMLL ou autres) après qu'il ait trimé pendant 30 ans pour mener sa fédération là où elle est.
J'ai aussi une pensée pour le père McMahon qui doit se retourner dans sa tombe. D'ailleurs Vince le disait lui même dans Sport Illustrated en 91: "Si mon père aurait su ce que j'allais faire, il ne m'aurait jamais vendu sa fédération"
"Pour savoir où l'on va, il faut se rappeler d'où l'on vient" disait le dicton et celui là, Vince ne doit (malheureusement) pas le savoir.

En ce qui me concerne, je fais un peut parti des "vieux" dont tu parles dans l'article. La WWE est morte quand le PG a été déclaré. On ne peut pas faire un sport de combat sans violence

Une nouvelle ère

"C'est surtout le signe que la Rédac a plus de temps libre maintenant qu'elle exploite Kovax, Orbaz, TDS, lecharentais et Julius pour rédiger des nalyses à sa place." Merci qui? Merci Freddy!
Freddy Heenan, fournisseur d'esclaves à toute heure.
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En ce qui concerne la WWE, elle se démarque en faisant un virage vers le divertissement. Au contraire de l'UFC qui a racheté la concurrence, la WWE, n'ayant pas pu faire de même, a choisi un changement d'identité.

A noter qu'on parle de plus

A noter qu'on parle de plus en plus d'un changement majeur dans l'orientation de la TNA. A voir si ça ira dans le même sens que la WWE où si (pour une fois depuis l'arrivée d'Hogan), la fédé d'Orlando essaiera de se démarquer

MTV= WWE

Ah, j'aime ces articles de fond aux CdC ... il y a en a pas mal depuis quelques temps, signe que la WWE se trouve dans une période charnière!

MTV= WWE, le parallèle est bien trouvé... VKM depuis le début a toujours voulu être un magnat du divertissement. Son destin s'est souvent entrecroisé avec celui de Robert Pittman (fondateur de MTV quand VKM signa la deal avec MTV pour le Rock n' Wrestling connection, qu'il a retrouvé plus tard comme CEO d'AOL-Time Warner au moment de la vente de la WCW) ou celui du vieux Sumner Redstone (le patron de Viacom et donc de MTV).

A long terme, il n'est pas impossible d'envisager à l'horizon 2030, la vente de la WWE à Viacom... en effet, cette volonté de faire de la WWE un produit de divertissement total ne cache-t-elle pas une volonté de pouvoir revendre la compagnie le jour venu? Hypothèse folle, tant la famille Mc Mahon est passionnée par ce business mais pas improbable, surtout si Shane Mc Mahon hérite de quelques parts dans la compagnie!

La WWE va produire de moins en moins de catch "pur" et de plus en plus d'émissions de divertissement, de films d'action... MTV sera l'antichambre de la WWE et vice-versa et le Miz symbolise cette époque de "Total era".

Période charnière pour les CdC

"Ah, j'aime ces articles de fond aux CdC ... il y a en a pas mal depuis quelques temps, signe que la WWE se trouve dans une période charnière!"
C'est surtout le signe que la Rédac a plus de temps libre maintenant qu'elle exploite Kovax, Orbaz, TDS, lecharentais et Julius pour rédiger des nalyses à sa place.^^

Honnêtement j'en ai

Honnêtement j'en ai strictement rien à branler de ce changement de nom. Des entreprises changent de nom tous les jours, partout, et personne en fait un fromage (Tenez par exemple, saviez vous que "FNAC" est le sigle de "Federation Nationale des Achats des Cadres"? A l'époque du raccourcissement du nom, ça a du gueuler chez les Cadres hardcores qui voyaient l'identité du magasin partir \O/)
.
Sinon, petite erreur il me semble, la WWF était basée dans le nord-est, à Syracuse NY, et pas dans le nord ouest.

Oups

Très juste, je rectifie pour nord-est. Pour le reste, je pense quand même que ce changement de nom est annonciateur d'une certaine évolution, mais je crois aussi que le jour où on n'aura plus droit à nos trois heures de catch hebdomadaire plus une grosse douzaine de ppv par an n'est pas proche... Ce que je crains un peu, c'est la possibilité que la WWE, ayant racheté diverses boîtes d'entertainment, ne multiplie les passerelles entre les deux mondes, ce qui nous vaudra encore plus d'entertainers à Raw, et pour ma part, j'ai déjà largement ma dose...

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin