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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Michelle, ma belle, la nalyse

Well, well, well you just can't tell

Well, well, well my Michelle

Guns and Roses, my Michelle

 

Après une biographie fleuve en deux parties, McOcee conclut sa semaine McCool avec un regard acéré sur les performances de son égérie. Avec cette conclusion qui réfléchit, notre rédactrice entend répondre aux critiques injustes qui s’abattent souvent sur cette excellente professionnelle. Polémistes de tous bords, à vos claviers, ça va chauffer.  

 

 

Cette question-là étant derrière nous, élevons le débat. Parlons de son cul.
 

 

Biographie de Michelle McCool (3/3)

 

 

Quand on revient sur la carrière de Michelle McCool et qu’on accompagne un peu les coulisses et l’actualité de la WWE et de ses acteurs, ce qui est frappant, et en même temps un peu frustrant, c’est de constater le fossé qui existe entre la perception que l’on peut avoir de Michelle McCool, une perception souvent très négative, et la réalité de sa carrière et de son parcours. McCunt, McSlut, McTaker… les surnoms d’un goût douteux sont légion sur le net, français comme US et partout il est coutume de moquer les prestations de la native de Floride. Décrite comme une intrigante par une bonne partie des fans de catch, on lui reproche à peu près tous les défauts du monde : ainsi serait-elle une arriviste surprotégée et surpushée depuis qu’elle est maquée avec l’Undertaker, alors qu’elle ne serait ni bonne in ring, ni performante en promo ou backstage. Bref, ce serait une escroquerie complète qui ne devrait son statut qu’à son mariage et occuperait une place en haut de la carte qui n’est pas la sienne. Ce faisant, elle empêcherait bien sûr d’autres filles, nécessairement plus talentueuses, de percer en main event. La critique est trop sévère, assez cruelle, et ce à plus d’un titre.

 

 

 

 

Le WWE Universe est trop injuste…

 

 

Il y a déjà un gros décalage entre la perception d’une hégémonie subite et prolongée, fantasmée par les critiques de McCool, et la réalité des faits. La carrière de la diva s’est construite sur la durée et rien dans sa progression ne parait incongru ou suspect d’être entaché d’un quelconque favoritisme. Elle commence en 2004 et jusqu’à 2008, on assiste au parcours classique d’une collaboratrice sérieuse qui grimpe tranquillement dans la hiérarchie de son entreprise. Formation, rôle de potiche court-vêtue, défilés en maillot de bain, matchs bra and panties, elle a le droit à la totale. En 2007, elle fait déjà partie de celles à qui on fait suffisamment confiance pour catcher régulièrement en solo, progresse beaucoup in ring et acquiert ce statut de midcarder classique, étape logique de l’apprentissage d’un catcheur. Fin 2007, début 2008, c’est la feud du triangle amoureux en compagnie de Palumbo et Noble, et, bonne actrice, elle prouve qu’elle peut tenir le haut de l’affiche dans une storyline solide, qu’elle sait faire vivre une histoire. A ce moment-là de sa carrière, si on résume, elle a progressé in ring et a fait la preuve qu’elle maîtrise les autres fondamentaux exigés par la WWE : les talents d’actrice et l’aisance au micro. Et puis, c’est une fille qui n’a pas peur d’y aller franchement. Quand il s’agit d’aller s’écraser la tronche contre une barrière, elle y va de bon cœur, et inversement, quand il s’agit d’envoyer valser son adversaire, elle ne fait pas semblant non plus. Elle a cette intensité in ring qui fait d’elle une vraie catcheuse, ce qui n’est pas si courant à la WWE.

 

 

Pour rester bonne copine avec une fille qui t’a cassé le sternum, pété le nez et fêlé deux cotes, il faut être une sainte.

 

 

2008, c’est l’année du push progressif : elle est sacrée top diva de Smackdown après une série de concours à la con, obtient un title shot puis gagne son premier titre, qu’elle conserve assez peu de temps et ne défend qu’une fois. Un premier règne assez court, et un titre a priori secondaire (c’est alors celui de Smackdown), ce qui n’est pas illogique dans le cadre d’une progression régulière.

 

Lors du premier semestre 2009, elle continue à faire le boulot sur le ring et ne reconquiert une ceinture que fin juin, la supposément plus prestigieuse ceinture de Women’s Champ. Là commence, en revanche, une période de domination de grosso modo 18 mois (28 juin 2009 – 21 novembre 2010), d’abord en solo pendant six mois puis avec Lay pendant un an. Notons tout de même que domination ne veut pas dire règne ininterrompu puisque sur cette période elle perd le titre par deux fois (contre Mickie puis contre Beth). Eh puis, cet ascendant indéniable est quelque chose qui s’explique assez facilement. Le roster féminin se renouvelle, Mickie n’est plus considérée au top (à tort ou à raison), Beth est bien là mais se blesse au mauvais moment, Natalya a du talent mais être peut être encore trop verte (c’est en tout cas mon point de vue, et celui des bookers) et Melina a semble-t-il agacé Vince en rejoignant Smackdown en traînant les pieds. Bref tous les éléments sont réunis pour que le push de McCool soit tout sauf un scandale. Le réduire à son mariage avec le Deadman me parait donc particulièrement contestable surtout quand on sait que les noces n’ont été célébrées qu’en 2010…

 

 

Un truc en toute intimité…

 

 

Et puis, il y a Laycool. On aime, on n’aime pas (j’y reviendrai), mais ça marche. La mayonnaise prend entre Layla et Michelle, les bookers décident de construire quelque chose là-dessus car ces deux filles sont plutôt talentueuses, complémentaires (la grande et la petite, la brune et la blonde) et le public suit d’abord avec bonheur les aventures des Laurel et Hardy de la division féminine. Ce qui est logique. Ça faisait combien de temps qu’on n’avait pas de storyline solide mettant exclusivement en scène des divas ? Et comme souvent quand quelque chose fonctionne bien à la WWE, on l’use jusqu’à la corde, on peine à mettre un point final à une storyline qui marchait si bien il y a encore de cela quelques semaines. On s’est fait la réflexion mille fois sur les Cahiers du Catch, la WWE ne sait pas conclure une feud longue ni séparer une équipe populaire. Souvenez-vous de la SES, de la Legacy, du Nexus… Il n’y a pas de raison qu’il en aille autrement pour les divas. Le public s’est alors logiquement lassé et le gimmick des deux chipies arrogantes ne s’étant pas renouvelé, le WWE Universe ou une partie de celui a même pu trouver leurs prestations carrément gonflantes sur la fin.

 

 

Désolée Michelle, mais les plans à trois dans des églises gothiques abandonnées avec du rock satanique en musique de fond, j’en peux plus.

 

 

En revanche, si les dernières semaines ont pu être irritantes, les bookers se sont au moins distingués en pondant une conclusion très réussie, corrigeant un peu sentiment d’agonie qu’on a pu ressentir. Une accélération des dissensions, deux séquences backstage impeccables et un dénouement tragique (le « loser leaves WWE »), la creative team a parfaitement fait son job, avec une mention spéciale pour les deux séances de thérapie de couple, drôles et incisives. Et encore une fois, les deux filles n’y sont pas pour rien, chacune interprétant sa partition avec beaucoup de talent et d’humour (1ère séance, 2nd séance), à défaut de réinventer l’eau chaude. Etait-il temps de passer à autre chose ? Oui, mais cela n’autorise pas les critiques débiles sur un push qui aurait été gagné au pieu avec le Taker. McCool est arrivée au sommet parce qu’elle le méritait, parce qu’elle a bossé pour, en tout cas bien plus que certaines éphémères championnes de la WWE.

 

 

On aime tout le monde, on ne pense à personne en particulier.

 

 

Finalement, je crois que si on veut répondre à la question « mais pourquoi tant de haine ? » à propos de Michelle, il faut revenir à la storyline de Piggie James et au départ de Mickie. Il faut le reconnaître, c’était un angle de merde, très choquant et étonnant de la part d’un programme qui se veut familial.

 

Stigmatiser de la sorte les « rondeurs » supposées de Mickie (parce que faut pas déconner hein !), c’est assez gerbant, nous sommes tous d’accord. Certains segments ont atteint des sommets de vulgarité et ont dû révolter la quasi intégralité de l’audience féminine. Et quand on sait que c’était la dernière grande storyline de Mickie, la diva déclenchant quand même le plus de pop dans les arenas, et qui a donné et bien donné des années de sa vie à la WWE, on a vraiment la sensation que les bookers sont des ordures, je suis d’accord aussi. On est tous d’accord en fait. Maintenant, il faut juste que les haters comprennent que Michelle et Layla n’y sont pour rien et on aura franchi un pas de géant dans la compréhension mutuelle. Je pense sérieusement que bien des critiques des Flawless leur reprochent, consciemment ou pas, d’avoir participé à une storyline qu’elles n’ont pourtant ni décidé ni écrite. Elles l’ont juste interprétée et ont surtout récolté ce dont rêve tout heel : une heat monumentale. Et puis, dans l’inconscient de certains (ou le conscient des plus jeunes), elles sont responsables du départ de Mickie, et la dernière image restera toujours cet ultime tombé de Layla. D’ailleurs, Michelle admettait elle-même l’obscénité de certains angles de la période Laycool et confiait qu’elle se serait bien auto-claquée la tronche à quelques reprises. Mais business is business and the show must go on !

 

 

On ne peut pas non plus être fier de tout.

 

 

Le dernier torrent de merde (copyright Manuel Valls) qui se déverse souvent sur Michelle (enfin, sur Laycool mais c’est bien McCool qui assumait le premier rôle) est celui qui cherche à insinuer qu’elle serait loin d’être un as au micro, la preuve, t’as vu le peu de heat qu’elle(s) déclenche(nt) ? Je ne voudrais pas paraître excessive dans ma défense de la blonde mais là encore, il va falloir se pencher sur le travail des bookers. Car si une fois de plus on ne peut nier que certaines promos sont tombées complètement à plat, ne déclenchant rien dans la foule à part quelques sourires moqueurs, on ne peut exonérer de toute responsabilité les types chargés de rédiger les scripts des interventions publiques des Flawless. J’aimerais d’ailleurs faire ce genre de boulot qui doit bien prendre, et en comptant large, cinq grosses minutes par semaine. En gros, briller avec un texte pourri à base « ouh ouh ouh, vous êtes moches et bêtes » toutes les semaines est du domaine de l’impossible. J’ai coutume d’écrire qu’avec Henri Guybet dans le rôle principal, Taxi Driver n’aurait certainement pas connu le même succès ; inversement, on doit pouvoir affirmer sans crainte que même avec Robert de Niro au casting, « Les sous doués passent le bac » aurait été la même grosse bouse indigeste. Ben là, c’est la même chose.

 

 

You fucked my wife ?

 

 

Et puis, au-delà de la qualité du texte, dont Michelle n’est en rien responsable (vous savez bien que les marges de manœuvre sont quasi nulles sauf très rares exceptions dont elle ne fait certainement pas partie), il y a aussi la spécificité du gimmick, plus ou moins adapté aux promos in ring. Je m’explique : je pense que l’angle choisi pour la Team Flawless, celui des deux gamines insupportables qui balancent des vannes de niveau CM1, ne pouvait pas marcher ou très peu, en promo « seules contre le public », sans opposition verbale. Si le concept était parfait pour les petites scènes rigolotes en backstage, il ne l’était pas pour les grandes envolées lyriques ou les discours enflammés. Encore une fois, la qualité des protagonistes n’est pas en cause. D’ailleurs, les segments en coulisses des Laycool étaient le plus souvent très réussis. Un seul exemple, celui des deux séances de thérapie de couple qui ont conclu le processus d’implosion de la stable. Les deux filles y sont parfaites, chacune dans leur rôle, avec beaucoup d’humour et de second degré, ce qui ne gâche rien. Reste qu’en effet, vouloir transposer ce genre de scène en direct live face au WWE Universe était à mon sens une erreur, une tentative vouée à l’échec qui a desservi les protagonistes. C’est là d’ailleurs le drame de la division féminine en général. Le peu d’intérêt que leur porte les bookers doit être terriblement frustrant et réussir à transmettre quelque chose en deux pauvres minutes, coincée entre des segments masculins autrement mieux construit est une vraie gageure pour les Divas. Du reste, Michelle affirmait elle-même que “ Instead of complaining about only have two or three minutes on TV, you want to make those two or three minutes mean something, so that you can go somewhere the next week, and the next month, and then the next three months.” Dit comme ça, ça parait simple, mais ça ne doit pas être si évident à mettre en pratique et me semble être révélateur de la différence qui existe entre une diva correcte et une fille vraiment talentueuse, du moins dans le cadre bien spécifique de la WWE.     

 

 

C’est maintenant le débat sur mes fesses ?

 

 

D’ailleurs, pour mieux illustrer mon propos et rendre justice à Michelle McCool, il faudrait se pencher sur ses anciennes attitudes de heel bien vicelarde, agressive et méchante. De méchante bien classique, dans la droite ligne de ce que sait faire la WWE. Quand elle explose Melina juste avant de lui prendre le titre, par exemple. Ou lors de son heel turn en 2008, quand elle marave sa copine Maria bien méchamment et qu’elle confirme la semaine suivante en explosant la tronche d’Eve, après lui avoir joué le coup classique de la réconciliation. Ces trois exemples montrent bien que le gimmick a un impact énorme sur la performance des acteurs. A chaque fois, Michelle interprète parfaitement la vilaine prête à tout qui pète la gueule de ses copines à la première petite frustration, au moindre début de contrariété. Ses promos sont bonnes, l’intensité de ses beatdowns étonnante pour une diva et la heat qu’elle déclenche est à la hauteur de la performance. C’est classique mais diablement efficace et cela prouve bien que le talent de McCool n’est en rien responsable des ratés de la Team Laycool.

 

 

Depuis son second mariage, le gimmick de Michelle a quand même vachement évolué.

 

 

Il ne faut pas se méprendre sur mon propos, et ne pas interpréter de travers le ton kayfabe et enthousiaste de la bio. Il ne s’agit pas de dire que Michelle McCool est la plus grande catcheuse de tous les temps, ni de la placer sur un piédestal, ce qu’elle ne mérite certainement pas. Non, l’idée était simplement de rendre un hommage (certes appuyé) à une fille saine qui a bossé dur pour atteindre le haut de la carte, qui s’est mise physiquement en danger, a multiplié les blessures et a décroché son statut de main eventer grâce à son mérite propre et absolument pas parce qu’elle serait « la bonne copine de… », « la nièce de… », « ou la femme de… ». Elle est semble-t-il reconnue pour être une grosse bosseuse, et pas seulement pour ce qui concerne sa technique in ring : entrée, costume, gimmick… elle travaillait tout avec précision et acharnement et faisait toujours en sorte que son temps d’antenne, si court soit-il, ait un sens et construise quelque chose sur la durée.

 

 

Depuis qu’il est marié avec une femme élégante, c’est costard obligatoire pour l’Undertaker.  

 

 

Elle n’est peut être pas la meilleure en promo ou backstage. Ni la meilleure in ring. Ni la meilleure raconteuse d’histoire du monde. Peut être n’excelle-t-elle en rien. Mais le fait est qu’elle est plus que solide en tout, ce qui fait d’elle une excellente catcheuse, comme il n’y en a que très peu dans le roster féminin de la WWE, ce qui rend son départ fort dommageable. Si l’on peut considérer son Slammy de meilleure Diva en 2010 comme une récompense corporate, il me semble que la place de numéro un acquise la même année au classement PWI a une toute autre signification. Je regretterai son agressivité in ring, ses Faithbreakers (à partir de septembre 2008, lorsqu’elle a dû abandonner le wings of love qui était tout aussi spectaculaire), son catch intense et complet, ses allures de chipie, ses talents d’actrice et une certaine forme d’élégance.

 

 

On est toujours sans nouvelle de Melina. Mais c’est normal, elle est morte.

 

 

Mais à la lecture d’une interview shoot réalisée après son départ, je comprends parfaitement sa décision. L’ambiance qui règne entre Divas a l’air particulièrement pourrie, les coups de couteau dans le dos sont quotidiens et le vestiaire de la division féminine ressemble étrangement à un putain de nid de vipères. Dans ces conditions, on ne peut que comprendre qu’après six années passées dans les avions, six années de bumps et de douleurs, six années de boulot intense pour se faire une place au soleil, Michelle ait eu envie de tourner la page et de passer à autre chose. Sa décision était parait-il mûrement réfléchie et prise de longue date (elle aurait prolongé un peu pour aller jusqu’au bout de la  storyline Laycool, pour filer un coup de main à sa copine Layla) et je doute qu’on la revoie sur un ring autrement qu’à l’occasion d’une quelconque célébration. C’est d’ailleurs tout le mal que je lui souhaite ! Qu’elle nous fasse plutôt une petite portée de mort-vivants blonds comme la paille, y’a une relève à assurer !

 

 

Let’s get ready to rumble, you ugly fat ass.

Bravo pour cette très belle

Bravo pour cette très belle trilogie, et aussi les débats qui suivent sont très sympas. ;)
Je rejoins un peu certaines remarques concernant le piston. Pour moi il existe clairement. Par contre ça m'agace pas mal qu'on mette toujours ça en avant. En terme de management dans une industrie où la fidélité n'existe pas vraiment, et où l'image d'un individu est la valeur majeure, très longue à construire, je comprends mal qu'on reproche au management de favoriser des gens que l'on estime fidèles, et qui ne partiront pas à la concurrence en capitalisant sur ce que la WWE leur aura permis d'acquérir (Jeff, si tu nous lis...). Personnellement je n'aime pas trop McCool (question de feeling), mais je pense qu'elle a mérité ce qu'elle a eu. Le division Diva est franchement malmenée de toute façon, et quand quelqu'un sort un peu la tête de l'eau (Laycool, Natty, Beth), on ne va quand même pas s'en plaindre. D'ailleurs le table match de TLC restera quand même dans ma mémoire comme un ilot d'espoir dans une mer de déprime...

Mouais, pas trop d'accord quand même

Mais autant commencer par l'essentiel, le fait que je sois d'accord avec un certain nombre de points notamment sur les qualités de Michelle : plutôt bonne dans tous les domaines, énorme bosseuse, capable de mettre l'intensité qu'il faut dans le ring.

Mais, il faut quand même arrêter avec cette idée que "les bookers" seraient responsables de tous les défauts qui apparaissent à l'écran via les catcheurs.

Le fonctionnement interne de la WWE au niveau de la division divas est de notoriété publique (surtout depuis que Lagana fait tourner son IWantwrestling.com à plein régime). Les types qui s'occupent de la partie Creative à la WWE sont les derniers embauchés (donc les moins expérimentés). S'ils font leur preuve, ils sont très vite promus vers un autre show et sinon, ils sont virés. Donc le manque de continuité d'une storyline est forcément lié au management de la WWE (en premier lieu Vince mais aussi à la responsable de la creative team qui est son "idiotic daughter").

Et de la même manière, la persistance à exposer Lay Cool à l'antenne aussi. Je me demande quand même si on a pas eu des périodes où LayCool venait le lundi faire un numéro de pimbêches à RAW, était mentor de Kaval le mardi à NXT et dans un segment match plus promo le vendredi à SD. C'était trop et d'autant plus malvenu que la réaction du public n'était pas au rendez-vous, surtout pour un duo de heels avec autant de temps d'antenne.

Et j'ai du mal à croire que cette surutilisation n'était que le fait d'initiatives isolées et conjointes de membres de la creative team et pas d'une volonté du management. Et là je suis désolé d'en arriver là mais je ne peux pas être d'accord avec tout ce que tu dis à propos du soutien qu'a eu Michelle à cause de ses relations privilégiées avec un des top guys de la compagnie.

Dérouler la chronologie de sa carrière pour terminer par la date de son mariage en disant qu'elle avait déjà beaucoup accompli auparavant est un procédé un peu facile parce que la relation entre Michelle et le Deadman datait de bien avant et qu'il me paraît évident que certains choix de booking (First ever Divas Champion) ont été fait pour ces raisons-là. Lors du match contre Natalya pour le titre, la WWE aurait pu tout aussi bien faire le choix de pusher Nattie si elle l'avait voulu (d'autant plus qu'elle connaissait suffisamment les qualités de Natalya via la FCW où elle entrainait les divas). Et si elle ne l'a pas fait, c'est probablement pas uniquement pour des raisons de compétences (assez compliquées d'ailleurs puisque Natalya est elle aussi en couple avec un autre catcheur du roster).

Tu peux tourner le problème par tous les bouts, de la même manière qu'on prend pas une pause café au boulot avec un collègue ou avec son patron, Michelle McCool, qu'elle veuille ou non, n'avait pas "le statut d'une fille comme les autres" à la WWE. Est-ce qu'elle en a joué pour obtenir des titres ou du temps d'antenne ? C'est même pas la question. Dans un roster avec aussi peu d'attention de la part du management, il me semble évident que le réflexe naturel de la creative team était de favoriser la fiancée du top guy plutôt qu'une nobody dont on ne connaissait pas forcément le futur dans la compagnie.

Et de la même manière, on peut aussi se questionner, vu le "statut (de fait et pas forcément volontaire)" que ça lui donnait, sur l'attitude de Michelle quand elle a bossé des angles pas toujours de très bon goût. Qu'est-ce qui se serait passé si elle avait dit "Oui, cette idée de se moquer des grosses c'est un peu moyen, t'as pas mieux comme angle ?"

Question de terminologie

Tu opères une distinction entre "les bookers" et "le management", sans doute d'ailleurs tout à fait justifiée, mais en l'occurrence je pense que quand McOcee parle des "bookers", elle englobe dans ce terme tout le processus de prise de décision, que ce soit la petite main qui rédige la promo du soir ou la creative team qui prend les décisions stratégiques. La direction dirige, les catcheurs appliquent, à quelques petites nuances près. Et si on avait confié aux Laycool d'autres storylines, d'autres promos, si on avait mieux pensé le truc, si on s'était pas contenté de les envoyer in ring semaine après semaine avec trois répliques débiles et demie, ben ç'aurait été différent...
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Concernant sa relation avec le Taker: oui, ça a probablement joué en sa faveur à un moment donné (mais on va pas non plus reprocher à une nana de sortir avec un mec sous prétexte qu'il est main eventer; et puis elle a fini par l'épouser et se barrer de la boîte, comme quoi elle sortait pas avec ce type très laid âgé de quinze ans de plus qu'elle juste pour la promotion canapé). Surtout, finalement, la plupart des suiveurs sont d'accord pour dire qu'elle avait globalement le niveau pour le statut de Diva numéro un qui était le sien, surtout alors que Beth et Melina étaient blessées et Natalya occupée à coacher les Hart: une fois Beth et Nattie de retour, les Laycool ont jobbé plusieurs fois, perdu le titre et disparu. Michelle a régné, certes, mais d'une elle partageait le titre avec une autre nana, de deux elle a régné sur un désert (ses adversaires c'était Kelly, Tiff, Eve, bref pas vraiment des filles au-dessus d'elle). Le fait qu'elle ait été la première Divas Champion n'est peut-être pas très significatif: Natalya était heel, Michelle était face, ils ont donné le premier titre à la face pour lier la naissance du titre avec un feelgood moment, bon... Par la suite, elle a quand même été bookée comme une connasse finie, régulièrement humiliée par le reste du roster (la tarte dans la gueule au Rumble, la défaite contre Mae Young, le job à Snooki...). Je ne sais pas si McCool est devenue très populaire auprès du grand public, mais je pense que si c'était le but, la direction aurait pu s'y prendre autrement, genre en en faisant une Cena au féminin.
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Enfin, sur ton dernier point. Oui, peut-être que Michelle, du fait de son statut, aurait pu peser un peu sur tel ou tel développement de storyline, mais on ne sait rien de ce qui se passe en coulisses, donc c'est quand même très hasardeux de spéculer. Et puis, perso, je ne considère pas du tout la storyline Piggie James comme un truc honteux. Primo parce que James n'était pas grosse, du moins il ne viendrait pas à l'esprit de quelqu'un de normal de la considérer comme telle: l'attaque initiale des Laycool était donc fausse, hors de propos, tout à fait heeleuse. Ce qui amoindrit nettement son influence sur les petites têtes blondes. Et puis, si les méchantes se moquent d'une fille en la traitant de grosse, tandis que tout le monde montre bien à quel point ce qu'elles font est mauvais, alors je ne vois pas trop le problème, à vrai dire. C'est très pas comme si Cena traitait quelqu'un de pédé, par exemple. Les heels disent des choses fausses, ont un raisonnement foireux, se conduisent mal et sont hués pour ça, c'est dans l'ordre des choses et je trouve que la storyline Piggie James s'est inscrite dans ce cadre. Après, ç'a duré un peu trop longtemps, mais bon, rien de scandaleux à mon avis.

Oui, mais

Au bureau, j'ai lu (peut-être à tort) en diagonale les deux premiers papiers sur McCool. Celui-ci m'a plus intéressé. J'allais enfin savoir ce que pensait la plus grande fan de McCool sur McCool.
Etrangement, je m'attendais à plus de gentillesse de ta part, mais j'ai d'autant plus apprécié le fait que tu sois sincère. En effet, McCool n'est pas la meilleure catcheuse au micro, dans le ring, dans la heat, mais c'est une catcheuse complète. Elle est bonne un peu partout dans les domaines pré-cités. Je suis tout à fait d'accord avec toi. Elle n'entrera surement pas dans le Hall of Femmes (brevet déposé) de la WWE, avec les Mae, les Lita, les Trish, les Torrie, etc. Mais elle restera un modèle de travail pour les futures petites divas.
Là où je suis pas (trop) d'accord avec toi, c'est quand tu dis que Laycool n'avait peu ou pas de part de responsabilités dans leurs promos envers les rondeurs de Mickie, entre autres, et les segments qui faisaient un bide. Ca me rappelle un peu l'argument des journalistes qui ne font le boulot correctement, et préfère se mettre les politiques dans leurs poches, au titre de "faut bien bouffer". Je pense que Laycool est aussi responsable que les bookers. Oui, les bookers méprisent la division divas. Mais un catcheur qui souhaite devenir un vrai heel doit être capable de déclencher une heat monstre avec n'importe quoi à dire (Vickie avec "excuse-me" par exemple). Peut-être que ceci peut être expliqué par le manque de Laycool au micro, et par le manque d'intérêt du public/ des bookers qui voient toujours les matches féminins comme des pauses-pipi, ou un bon moyen de se crosser quand bobonne n'est pas là. Bref, Laycool n'est pas exempt de toute reporche amha.
Ceci dit, je crois que je vais relire correctement cette bio.

Responsabilité des catcheurs et des bookers

C'est un sujet intéressant, ça. Moi je suis pas d'accord avec toi là-dessus. Je pense que si les bookers te donnent de la merde, tu peux pas en faire de l'or. Si Vickie déclenche des broncas avec "Excuse me!" c'est pas parce qu'elle est une heel fantastique, c'est parce qu'elle a placée dans des rôles super-importants dans la World Title Picture de Raw et SD depuis des années, et qu'elle s'est toujours conduite comme la dernière des ordures à ce poste. Vickie est depuis des années associée à des storylines masculines qui captivent la foule, et c'est en tant que telle qu'elle est haïe. En revanche les pauvres Laycool, on les envoie en ring avec un texte qui semble avoir été écrit par un gamin de maternelle: "T'es grosse! Pouah, t'es tellement grosse que tu dois beaucoup manger! On dirait un gros cochon!" etc. La faiblesse de ces textes et le manque d'intérêt globalement accordé à la division féminine forment un cocktail terrible qui aboutit au désintérêt de la foule.

Simply... flawless? Really?

Tout dépend aussi de la façon dont tu fais une promo. Et là, les catcheur(ses) sont tous(tes) différent(e)s.
Avant, Vickie jouait magnifiquement la comédie, une vraie actrice, et désormais, il suffit d'un EXCUSE ME! gueulé comme un veau qu'on arracherait à sa mère pour déclencher une heat pas possible.
Laycool n'a jamais mis le ton et l'expression pour une promo. Comme d'ailleurs la plupart des divas.
Et il aurait fallu amha donner un accent à la catchphrase de Laycool. La catchphrase est quelque chose de charismatique pour un catcheur qui n'en a pas. Les big men sont assez charismatiques, par leur tour de taille. Les autres moins.
Que serait devenu The Miz s'il n'avait pas gueulé AWESOME ou répété Really? Que serait devenu Jericho sans ses catchphrases dont la façon dont il les dit? Que serait devenu la plupart des grands noms du catch (Cena, SCSA, Rock, Ted DiBiase Sr [tiens, son fils qui n'a pas de catchphrase et ne met pas de ton dans ses promos n'est pas une vedette, coïncidence? Je pense pas], Dashing Cody Rhodes, Hi! my name is Dolph Ziggler, I don't drink,smoke, do drugs, My name is Alberto del Rio, but you already know that...)
Tous les catcheurs sont arrivés à la WWE(F) avec pour la plupart des kilomètres à parcourir avant de se faire un grand nom. Tous ont commencé avec des promos ou des catchphrases. Si tu y mets pas le ton, tu es mauvais acteur, et si t'as pas de gros muscles, tu dégages, à moins que tu travailles d'arrache-pieds.
Laycool ne marchait qu'au début, ce qui marchait bien, c'était Michelle McCool. Pas Layla. McCool marchait bien car elle bossait et était capable de faire quelque in-ring. Mais pour moi, Laycool n'a pas marché, non pas de leur talent in-ring (ce qui les a sauvé), mais de leur promos, et de leurs manques d'implication.

Modèle à suivre

Merci beaucoup Mako pour cette trilogie! Pour moi, ce fut une lecture très instructive. Au-delà du cas McCool en tant que tel, c'est une trajectoire relativement classique dans le catch moderne: on arrive, on "pay dues" (pour les mecs, ça veut dire qu'on prend part à des storylines débiles d'undercard, qu'on fait les dark matchs, qu'on jobbe à tout-va; pour les nanas, c'est surtout des concours à la con, spécialement à l'époque où McCool a débarqué) et, au bout d'un certain moment, on obtient sa chance si on démontre qu'on est motivé, fiable et, accessoirement, talentueux. Et une fois qu'on accède réellement au main event, on est "perché". C'est le destin d'une bonne partie des main eventers de la WWE des dernières années, type Edge, Cena, Punk, Miz... et j'espère de quelques jeunes midcarders méritants actuels comme Morrison, Ziggler et autres Kingston. Evidemment, certains démarrent direct en haut de l'affiche, ou y parviennent très vite (Sheamus par exemple, ou Barrett; mais les accidents industriels type Khali ou Kozlov ont dû convaincre Vince qu'il ne fallait donner ce type de push qu'avec la plus grande parcimonie). J'ai cru comprendre en lisant divers papiers historiques que c'est la grande tradition du catch: tu commences tout en bas et tu progresses petit à petit jusqu'au top. Ton résumé de la carrière de Michelle le montre bien. Et effectivement, un peu comme HHH était déjà l'une des stars de la fédé quand il est devenu Mr. Stephanie McMahon, Michelle était déjà l'une des nanas les plus en vue quand elle est devenue Mme Undertaker. Après, peut-être a-t-elle profité de ce statut pour obtenir quelques avantages auxquels d'autres n'avaient pas droit, mais c'est secondaire, et toute façon on n'en sait rien.
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Le plus triste, finalement, c'est que cette carrière représente le summum de ce que peut espérer une diva en ces temps: McCool a été présente, au moment de sa grosse domination, quelques minutes par Raw et quelques minutes par Smackdown. Elle a obtenu quelques matchs de cinq minutes par-ci par-là en ppv, et des storylines soit vaseuses, soit moyennement abouties.
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Or je reste persuadé qu'il serait tout à fait possible à la WWE de mieux mettre en valeur ses nanas. Je demande pas une parité de temps avec les hommes, faut pas déconner, hein, lol, mais au moins quelques minutes de plus par match et des histoires et promos un peu plus soignées. Aujourd'hui, avec le classement PG, quand de toute façon on ne peut plus montrer les filles presque à poil en train de la jouer pornstar, il serait judicieux de se reconcentrer sur le catch. Le fait que des poupées Barbie comme Candice, Ashley ou Maria soient parties alors que des filles comme Tamina, AJ et évidemment Kharma soient arrivées donne quelque espoir, de même que la perf de Kelly lors de sa story avec Edge. On peut faire quelque chose des divas!
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Michelle aura finalement dominé une grosse période de creux, celle de l'après Trish-Lita voire après-Mickie; espérons que les années à venir sourient davantage aux filles. Le Tables Match de TLC était excellent, et la foule était à fond. C'est bien la preuve qu'il est possible de faire vraiment un truc bien avec les nanas, et pas seulement de faire danser le French Cancan à Beth Phoenix. J'espère que ça va s'améliorer dans les années à venir, et pourquoi pas que Mich-Mich revienne accompagner le mouvement.
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Et quand je dis modèle à suivre dans mon titre de comm, c'est pour nous tous et pour nos lecteurs: perso, et je pense pas être le seul, j'adore ces formats-là, des bios longue durée, on apprend plein de trucs et on devine, en filigrane, la "big picture". Lecteur qui rêve de nous raconter la carrière du Big Show, de Kevin Nash ou de Chyna, tu sais ce qu'il te reste à faire!

Bonne idée cette nalyse

Bonne idée cette nalyse.
Perso, lorsque j'ai commencé à regarder le catch régulièrement vers mi-2007, Michelle McCool est l'une des catcheuses qui m'a le plus intéressé. Ce n'était pas donné pourtant car elle avait la gimmick ultra basique de la baby face qu'a Kelly Kelly aujourd'hui. Mais alors que KK me laisse indifférent, McCool me semblait intéressante.
Je me rappelle aussi avoir bien aimé la storyline avec Noble et Palumbo. Il est rare de voir une diva avec un rôle aussi important dans une feud entre deux catcheurs. C'est bien qu'elle ai su saisir sa chance à ce moment là.
Son heel turn l'a rendu encore plus intéressante et sa période "heel brutale" est, pour moi, sa meilleure période.
Par contre, Laycool...
Je serais plus sévère que toi là-dessus McOcee. Tu dis que Laycool était une bonne idée mais que les bookers ont trop tiré sur la corde. Perso, c'est dès les débuts de Laycool que j'ai trouvé ce duo mauvais. Pourtant, c'est vrai que Michelle et Layla se sont toujours données à fond et ont livré de bons matchs (en même temps, elles avaient de bons adversaires en face avec Beth, Melina, Mickie et Natalya). Mais sincérement, malgré tous leurs efforts, j'ai toujours trouvé cette gimmick naze de chez naze. Ceci-dit, je reconnais qu'il faut sans doute en porter la responsabilité à la creative team plus qu'au deux divas.
Pour moi, ça restera toujours un mystère : pourquoi les bookers n'ont pas mis fin à ce duo au bout de quelques mois ? Le silence de mort qui accompagnait les promos de Laycool était pourtant sans équivoque.

Moins convaincu par cette partie...

Je pense que la chronique se suffisait des deux premières (quitte à étoffer la deuxième).

Mais bon, la vignette ou elle est de dos rattrape le tout, en vrai.

(par contre, un lien vers l'interview shoot n'aurait pas été de refus tiens, j'avais pas entendu parler de ça)

Je serai moins excessif...

A la limite, je dirais que cette partie vient un poil trop tôt alors qu'on est en pleine digestion des deux premières. En revanche, elle ne me semble pas de "trop" car après un aspect très second degré de son parcours, on a droit ici à une vraie "critique" du personnage de Mc Cool dans tous ses aspects.
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Bon j'ai été sympa là, elle arrive la nalyse de Raw? ;)

Non, je boude.

Non, je boude.

Il ne faut pas...

En plus y'a pas de raison, vu la vignette awesome de la 7ème compagnie.

Vil flagorneur.

Vil flagorneur.

Ah?

Je ne suis pas trop d'accord. Bon, en même temps, comme j'ai écrit le papier, ce n'est pas trop étonnant. Je trouve que cette troisième partie complète bien les deux premières et surtout, adopte un ton complètement différent, plus propre au débat que la "bio in kayfabe". L'idée était d'abord de ne faire de cette dernière partie qu'une simple conclusion destinée à répondre aux critiques récurrentes sur Michelle (ce que les deux précédents articles ne font pas et que j'avais envie de faire) mais une conclusion de 15.000 signes, ça commençait à faire beaucoup. Ainsi naquit ce nouveau papier, complètement indépendants des deux premiers. Une sorte de DTC final aux haters de McCool.

Essaye là :

Essaye là : http://camelclutchblog.com/michelle-mccool-talks-leaving-the-wwe-diva-je... . Il y a au moins une partie de l'interview.

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Brock Lesnar à propos de John Cena

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Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
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"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
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"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
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"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
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"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
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"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
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"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

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Michael Cole à propos de Jim Ross

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Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

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Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin