Sondage

Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

SoP Opera

Je veux réveiller le punk qui est en moi
Faire péter le junkie
Ce soir j'en ai marre d'être funky
J'veux disjoncter à l'acide
Gerber juste avant le concert
Monter sur scène tout livide

Svinkels, Réveiller le punk

 

Aujourd’hui, lecharentais enfile le bleu de chauffe et les bookers : il est de méchante humeur, pour changer. Aussi, après avoir tant maugréé sur le pétard mouillé qu’a constitué le Summer of Punk, nous lui avons demandé de nous expliquer POURQUOI il trouve que tout cela n’est qu’une vaste blague. Après beaucoup de réflexion et pistolet sur la tempe, il a finalement cédé. Brave garçon.

 

 

Entre ces deux photos, aucune différence!

Sauras-tu ne pas les retrouver?

 

 

Le Summer of Punk, c’est une sale blague ! (Nalyse acide)

 

 

(NDA: Permettez-moi un petit propos liminaire: Je ne déteste pas la WWE. La preuve, je continue à la suivre. Les CDC, c'est un site où des passionnés essaient de transmettre leur passion ou de la partager, et c'est ce que j'essaie de faire. Cet article aurait dû être publié avant WM, à ma grande honte il ne l'a pas été, mais WM n'a tout simplement rien changé à ses conclusions. N'oubliez jamais que ceci n'est que mon avis, que je ne prétends pas, loin s'en faut, avoir la vérité descendue des montagnes sacrées, et que je ne refuserai jamais le débat, tant qu'on me propose autre chose qu'une éxécution sommaire dans les comms. Bonne lecture. PS: ah, oui, je suis de mauvaise foi, au fait, parfois. Mais rassurez-vous, ça se voit).

 

Vous le savez, parfois, je suis colère. Bon, soit, disons plutôt « souvent ». Il n’en demeure pas moins qu’actuellement, au panthéon de mes déceptions est écrit en lettres de feu « Summer of Punk ». Les promos, époustouflantes, de l’ancien gourou de la SeS et son départ titre en mains avaient fait naître des espoirs fous chez les suiveurs de la WWE : on parlait, ici et là, d’une nouvelle Era, d’une WWE qui allait faire sa révolution culturelle, bref, d’un tremblement de terre, comme l’avait été l’Attitude Era en son temps.

 

 

Attente fébrile - Allégorie

Oeuvre sur bois bandé

 

 

Bien sûr, on peut voir dans ces paroles une réalité fantasmée, mais nous allons, si vous le voulez bien, reprendre les interventions de Punk par le menu, et mesurer à quel point la WWE est allée loin avec lui. Car je pense qu’aujourd’hui beaucoup ne sont pas déçus parce qu’ils ont oublié les promesses de l’époque. A la suite de cela, nous allons voir ce qui a été annoncé, ce qui a été fait, et tâcher, enfin, d’expliciter pourquoi tout cela est décevant…

 

                                                *

 

La première étape de notre voyage, la fondatrice, est le 27 juin. A cette occasion, Punk pose les jalons de ce que sera sa sainte croisade contre les malandrins qui dirigent la fédération. Le natif de Chicago a pourtant commencé son show très classiquement, en tant que leader du New Nexus s’opposant à HBK, bref, la routine. Le rawroulette se déroule sereinement, on y voit même Alex Riley, que l’on ne voit plus guère depuis, merci le Supershow.

 

Puis vient LE moment : Cena est aux prises avec la vérité et rien que la vérité, lorsque Punk intervient et neutralise le Kryptonien. Las, Punk s’assoit sur la rampe et commence sa fameuse promo.

 

La semaine précédente, Punk a annoncé que s’il remportait le titre WWE lors du MITB, il partirait avec en quittant la Fédération. Mais cela ne suffit pas, et cette semaine, Punk a l’intention de vider son sac.

 

Première cible, Cena. Punk confesse qu’il apprécie le Marine, bien plus que la plupart des gens dans le vestiaire. Rappelons qu’à ce moment-là Punk est encore heel, et que par conséquent cet aveu a quelque chose de désarmant. Cena affirme être le meilleur, avis que Punk ne partage pas : c’est lui le meilleur. Là, on revient dans le discours du heel classique, la première phrase était donc un accident de parcours. Et on notera aussi que cette démarche est la copie conforme du débat qui oppose aujourd’hui Jericho et Punk.

 

 

Yeah! Il a réussi à me citer!

 

 

Et Punk continue : il a été détecté par Paul Heyman, comme Brock Lesnar, et il va partir, comme Lesnar, mais avec le titre en poche. La déclaration a tout du coup de tonnerre : il évoque un glorieux ancien, parti faire la fortune d’un concurrent honni, et commence à évoquer des éléments de coulisses dont on ne parle en principe jamais…

 

Punk insiste : il est le meilleur dans le ring, au micro, et même aux commentaires, et pourtant il n’est pas sur les magazines, les goodies, l’affiche de WM, les films, etc. Parce que dans ce monde où tout est faux, où tout est écrit, ne sont des héros que ceux dont on décide qu’ils le seront, indépendamment de leur mérite réel.

 

Pour nous, membres des CdC, le propos peut faire sourire, mais il s’agit de ne pas oublier que pour beaucoup, ce qui se passe à la WWE est bien réel. Et oui, pour certains, la notion de kayfabe est abstraite. Donc, oui, Cena gagne tout parce qu’il est invincible, oui vraiment on peut se faire tabasser à outrance et revenir catcher le lendemain sans un bleu. Pour certains spectateurs, ce qui se passe à l’écran n’est pas écrit. Et pour les autres, ceux qui sont un peu plus conscients des réalités (et ils sont la majorité, je vous rassure), le propos de Punk raisonne comme un aveu, une confession de ce qu’ils savaient déjà : c’est une entreprise, rien de plus. Tout est faux, truqué, passé à travers le prisme du merchandising, mais en l’affirmant ainsi en plein show, Punk brise un tabou, le fameux quatrième mur, celui de la caméra. Il ne faut pas oublier qu’à ce moment-là le monde du catch s’est posé la question suivante : est-ce que Punk agit sur ordre ou est-ce qu’il est en train de péter les plombs pour de bon lors d’un show live ?

 

La démarche de Punk, qui mieux est, est crédible : la WWE fait la part belle aux ours bodybuildés, anciens culturistes comme Cena mais à aucun moment lutteurs, en négligeant les profils plus atypiques comme Punk ou Rhodes, abonnés aux restes. Il est assez légitime que quelqu’un qui se donne à ce point, et déchaîne une telle heel heat quand il apparait (la heel heat étant, à mon avis, aussi intense que la pop si le même lutteur était face, et réciproquement), avec un tel talent, prenne avec amertume le mépris qu’il pense, légitimement, subir. Nous avons donc, peut-être, sous les yeux, l’homme qui va donner à la WWE la leçon de sa vie.

 

Phil, déchainé, tape là où ça fait mal, et va jusqu’à dire ce que, finalement, quelques-uns pensent aussi : booker un an à l’avance un match entre Cena, chouchou autoproclamé, et The Rock, idole du public mais qui n’a plus catché depuis 7 ans, expliquant en gros aux autres catcheurs « faites tout ce que vous pouvez, vous n’y serez de toute façon pas », c’est intolérable, ceci d’autant plus que le but avoué est d’organiser un passage de témoin entre le People’s Champ et Cena, achevant ainsi l’Attitude au profit de la Consumer Era, pardon de la Kidz Era. Rappelons quand même que Punk a été jusqu’à qualifier Cena et Rock de « ass kissers », littéralement « lèche-culs », ce qui à mon avis est commun à à peu près toutes les superstars du haut de la carte mais est quand même, également, une charge assez virulente contre la gestion et la nomenklatura qui manifestement a la main dans la Fédération.

 

 

Et Punk est sacrément motivé!

 

 

 Punk n’est pas fou : il ne rejette pas le merchandising, vaisseau-amiral de la Fédération, il est ulcéré de ne pas en faire partie. C’est en cela que son discours est passionnant : il ne prône pas de mettre le feu à la Fédération du sol au plafond, ce qu’il remarque est lucide. Il est normal que la WWE fasse de l’argent, mais pas de cette manière-là. Ce n’est d’ailleurs même pas du cynisme, en tous cas pas du point de vue d’un Américain je pense.

 

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il enchaîne avec le public, coupable selon lui de le louer à cet instant précis, mais singulièrement silencieux le reste du temps pour ce qui est de conspuer les imposteurs, et qui en revanche se précipite avec avidité sur lesdits goodies. Et il n’est pas difficile d’imaginer ce qui passe par la tête d’un catcheur lorsqu’on lui demande de dédicacer un programme sur lequel il ne figure même pas…

 

Punk, ensuite, franchit une seconde limite : il évoque la concurrence. Même si la WWE règne en maître, évoquer la NJPW ou la ROH comme le fait Punk est rarissime puisqu’en faisant cela, il créé de la curiosité autour de produits concurrents, faisant en plus de la publicité devant une cible qui peut être potentiellement intéressée. En citant Colt Cabana, il enfonce d’ailleurs le clou. Pourtant, il y a au moins un nom qu’il n’a pas cité, quelle que soit la promo : la TNA. La WWE a depuis longtemps renoncé à s’emmerder à ne plus prononcer les noms des traîtres, type Hogan ou Angle, mais le nom de la Fédération tant honnie n’a toujours pas droit de cité à la WWE. Voilà qui renforce tout de même la thèse du work, mais d’un work tellement habile que les internautes se sont longuement interrogés. N’oublions pas que le spectateur lambda est plongé dans le kayfabe, et le mérite de cette histoire est d’avoir poussé un public plus critique à s’interroger. Peu, mais le fait est là.

 

 Pourtant, à cet instant, Punk est toujours un heel, mais un heel lucide : il sait très bien que lui parti, les mêmes qui l’applaudissent continueront à se presser aux shows de Stamford et à acheter des breloques, et ce passage de la promo obéit à une mécanique simple : se dire que ce salaud assis à côté de vous continuera, effectivement, mais que vous, vous avez compris ce que Punk veut dire.

 

Suit, enfin, le grand couplet sur VKM, le millionnaire qui pourrait être milliardaire s’il n’était pas entouré de sycophantes et d’imbéciles, ce qui n’augure pas du meilleur s’il disparaissait puisque la compagnie serait reprise par les imbéciles susnommés… Il va jusqu’à nommer, et incendier, HHH et sa mégère. La fracture du quatrième mur est ici légère, l’implication de Bonnie et Clyde étant connue de longue date, mais montre la détermination de Punk à tout nettoyer du sol au plafond.

 

Finalement, alors qu’il s’apprête à raconter une anecdote sur le Patron, son micro s’éteint.

 

Ce soir-là, on est encore dans de la rhétorique heel, agressive et amère, mais Punk a dépassé plusieurs fois les bornes : il a cassé le quatrième mur, cité la concurrence, révélé ou confirmé ce que tous pensent au sujet du fonctionnement interne de la WWE. En somme, soit il agit de son propre chef, et il vient d’offrir la plus grande baffe que l’on ait prise depuis très longtemps, soit, et c’est plus probable car sinon son micro aurait été coupé plus tôt, il a agi sur ordre, et la WWE ne peut pas, ne doit pas permettre une promo de ce genre sans anticiper un gros mouvement en suivant. On parle alors de l’imminence d’une Reality Era, d’une WWE new-look, en somme les indicateurs sont au vert pour du changement à la WWE.

 

 

C'est peu de le dire.

 

                                                   *

 

Petit bond vers le futur, vers le 11 juillet plus précisément. C’est le dernier Raw avant Money in the Bank, la tension est, comme de juste, à son comble.

 

D’entrée, Punk débarque avec un mégaphone : cette fois, il va parler. Dans le public, un panneau évocateur annonce « WWE fears Punk », la WWE a peur de Punk. Mais que faisait donc Punk le 4 juillet ? N’a-t-il pas fait fructifier sa sortie précédente ?

 

La réponse est non : VKM l’a suspendu, nourrissant la rumeur selon laquelle Punk aurait agi en roue libre. Sauf que si Punk avait vraiment agi en roue libre, il aurait été viré et surtout, il n’aurait pas été réintégré aussi vite, évidemment. En voulant faire trop de flou, VKM finit par se tirer une balle dans le pied, mais le fond n’est pas là : Punk est devenu une menace, que l’on a fort opportunément écartée le jour de la fête nationale pour ne pas voler la vedette au sentiment patriotique, ce qui par contrecoup nourrit ce qu’il faut bien appeler une forme de théorie du complot, même si on est, avec Punk, beaucoup plus dans le réel qu’avec Truth. On peut même dire que l’action de Punk s’arque-boute totalement sur le réel, comme il va encore le prouver ce soir.

 

Punk attaque d’entrée : sa suspension n’a qu’un sens, l’empêcher de partir avec la Ceinture, et le punir pour ses propos envers la dynastie MacMahon. Evidemment, le chemin est simple pour conquérir le public, et on peut considérer que le face-turn, ou en tous cas son passage au statut de tweener, se situe exactement à ce moment-là, à cet instant où il se voit comme un lonesome cowboy qui dit tuyau ce que les autres pensent tuba. Le public est comme de bien entendu totalement déchaîné : la perspective d’entendre un lutteur révéler les secrets des dieux flatte non seulement la curiosité, mais aussi une forme de voyeurisme, et ceux qui ont vu ces scènes en live se souviennent sans doute de leur excitation en se disant « qu’est-ce qu’il va dire ? », les mains moites et le sourire aux lèvres.

 

Punk devient ce soir-là un électron libre, le grain de sable qui doit détraquer la machine. Ou plutôt l’écrou manquant qui va lui permettre de fonctionner à nouveau correctement. Car la WWE tourne un peu en rond : les nouveaux prétendants aux titres ne sont pas légion et les lignes ne bougent guère, les bonnes storylines finissent en eau de boudin (le Nexus, l’AGM, etc). Et ce ne sont pas Henry et Del Rio, qui deviendront champions un peu plus tard, qui prouvent le contraire : l’un reçoit une récompense pour services rendus, et l’autre sert à flatter le marché mexicain, manne colossale que la WWE flatte dans le sens du poil. Punk est celui qui annonce qu’il va apporter la voix des ignorés au cœur du système, mais ce que l’on attend, à ce moment-là, ce ne sont pas des ajustements kayfabes, mais bien une révolution en profondeur : de nouvelles têtes, des angles plus adultes, des matchs un peu moins lisses et gentillets, un mix, en fait, entre l’Attitude, sa maturité et ses Superstars de légende, et le produit bien en place de la Kidz, parce qu’on ne me fera jamais croire que l’on est obligé d’être plan-plan à ce point pour garder son PG…

 

 

Parce que Stone Cold en PG, ça donne ça, quand même...

 

 

Or donc, Punk poursuit : VKM lui propose des contrats mirobolants parce qu’il veut s’acheter une chose fondamentale, et il s’agit du silence de Punk. En présentant ainsi son micro comme une machine de guerre, et sa voix comme un obus de mortier, Punk s’est placé lui-même dans une obligation de résultat, et à travers lui la Fédération qui l’a autorisé à tenir ce genre de propos, sous peine que le public se sente un peu comme le dindon de la farce.

 

Et Punk n’y va pas avec le dos de la cuillère : selon lui, il a fait franchir un cap à la WWE en termes de visibilité, comme une poignée seulement d’événements avant lui, dont les morts de divers anciens lutteurs (et on ne peut pas dire que la comparaison soit très appropriée ni très heureuse), et indépendamment de la délicatesse du propos les faits sont là, puisqu’on parle de plusieurs dizaines de milliers de visionnages, voire de centaines de milliers. Les sources sont aussi nombreuses que contradictoires, aussi je ne me risquerai pas à lancer un chiffre en l’air… Punk croule sous les propositions de radio ou de télévision, tous veulent savoir ce qu’il a à dire, car tous ont sans doute flairé un excellent filon si un catcheur se met à balancer pour de bon à l’heure du tout-média. En gros, la hype, l’attente autour de Punk est énorme, et la WWE tient là une excellente tête de gondole pour se relancer, en particulier en été où la concurrence est moindre et où elle dispose d’une petite fenêtre pour attirer un maximum de monde.

 

Je vais tuer le suspense en partie en précisant qu’à mon sens, c’est ce qu’elle a fait : un angle enthousiasmant, passionnant, pour attirer le chaland devant son produit, avant de l’enterrer discrètement. Mais j’y reviendrai.

 

Toujours est-il donc que VKM se prosterne devant Punk, mais il n’est pas dupe : pour qu’après cinq années lors desquelles il a accumulé autant de rancœur, le CEO lui serve la soupe à ce point, c’est qu’il a tapé juste. Vous conviendrez avec moi que dans ces conditions il n’y a aucune raison de s’arrêter, avec un si beau filon à portée de la main.

 

Punk abat donc sa première carte : une négociation publique, lors de laquelle il annonce clairement que VKM devra lui lécher les roupettes pour obtenir ce qu’il veut.

 

Autant dire que lorsque Cena arrive, le public le hue copieusement (j’avais d’ailleurs oublié à quel point). Dans cette histoire, Cena incarne le stéréotype (pour changer…) du type soutenu à mort par la Fédération, l’incarnation même de ce système totalement injuste et davantage basé sur l’impact sur la cible que sur le talent. Attention, je ne dis pas que Cena n’a pas de talent, loin s’en faut, mais rien qui lui permette de tenir à ce point la dragée haute à d’autres au sein de la Fédération. Cena a donc un rôle forcément bancal : il doit soutenir une position en toute bonne foi, alors qu’il ne peut pas ignorer son statut particulier et la bienveillance dont il bénéficie, et malgré la pression sur VKM pour qu’il réintègre Punk, Cena reste le chien de garde du pouvoir, en kayfabe et hors kayfabe. La meilleure preuve est que même si VKM a annoncé devoir le virer s’il perdait à MITB, il l’avait aussi dit lors de sa défaite contre Barrett et le Nexus… La belle affaire, donc.

 

Comme un possédé, Cena fait donc à son tour une session micro, assez piteuse en fait : Punk a de grosses burnes et beaucoup d’ego, mais ça ne suffira pas. Plaisant de la part du mec qui répète à l’envi qu’il ira à WM « AS THE WWE CHAMPION ! »… Et dans ce contexte, brandir son titre vers Punk en affirmant l’avoir mérité, c’est littéralement tendre le bâton pour se faire battre, surtout lorsqu’il ajoute qu’il a battu tous les grands noms dans le ring, reprenant donc vingt secondes plus tard ce qu’il reprochait à Punk. En fait, plus la promo de Cena avance, plus les faits sont là : il est transparent. Il est tellement associé au système, in et hors kayfabe,  que tout son discours passe totalement à l’eau, à part je suppose chez les fans inconditionnels de Cena…

 

 

Go and get a job, jabroni!

 

 

En enchainant avec un Handicap Match contre, excusez du peu, les Tag Team Champions Otunga et McGuiliGuili (oui je sais), le constat est clair : si vous ne croyez pas Punk, regardez Cena triompher sans forcer de deux athlètes entrainés, avant de revenir en pleine forme à la fin du show.

 

La fin du show, donc, la signature de contrat entre Punk et VKM. VKM n’est pas à l’aise dans l’exercice, ce genre de chose doit rester un secret d’alcôve, la symbolique du moment est donc forte. Bien sûr, nous avons déjà vu des signatures de contrat pour des matchs (parfaitement ridicules, le plus souvent), mais des signatures de contrat, ça n’a pas dû arriver souvent (et je fais confiance à nos archivistes pour me tordre le cou si c’est une vieille tradition).

 

Passons rapidement sur la pique adressée par Punk à Cena, la comparaison avec les Yankees, qui fait appel à une rivalité sportive intolérable pour un natif du Massachussetts, et concentrons-nous sur ce qu’a, une nouvelle fois, fait Punk : il a atomisé VKM. Non, VKM ne sait pas voir le talent quand il l’a sous le nez, non VKM n’écoute aucunement son public, et oui, hell yeah, il ne respecte pas la lutte, lui qui a depuis longtemps demandé que l’on ignore le sens du second W de l’acronyme de sa boîte…

 

Or, tout cela est vrai. Cela fait bien longtemps que la WWE peine à sortir de réels nouveaux talents, bien longtemps aussi qu’Internet a le sentiment d’être largement boudé.

 

A partir de là, on ne pouvait pas imaginer Punk revenir, après sa victoire au MITB, sans avoir quelques garanties sur ces points-là. Après avoir tant conspué la WWE, sous les sarcasmes de Cena qui pour une fois tenait un bon argument en lui opposant que c’était facile de se réfugier derrière le public pour mieux l’abandonner ensuite en partant, il était impossible que Punk revienne à la WWE si elle n’avait pas changé ou n’annonçait pas le faire bientôt, faute de quoi le public serait amené à se dire qu’il n’était qu’un mercenaire, et que les grandes théories faisaient peu de cas face au dieu dollar.

 

Ce même Cena, d’ailleurs, qui en agressant Punk mettait un terme au contrat succombant à la rage face à l’arrogance de Punk. Mais Punk aurait-il vraiment signé ? Avec le contrat en l’état, et les multiples avantages en nature qu’il avait obtenu, il serait devenu la caricature de lui-même, l’avatar de ce qu’il prétendait exécrer, donc Cena lui a-t-il rendu service, indirectement, en l’empêchant de signer, en lui permettant de prendre du recul et de revenir vraiment comme le héraut du mécontentement ? Difficile à dire, mais avec le recul, l’écart entre Punk et un mercenaire à ce moment-là était tenu, de manière plus visible qu’aujourd’hui, mais nous y reviendrons. L’autre hypothèse étant qu’il n’ait jamais eu la moindre intention de signer, mais de faire mariner VKM.

Ce qu’il faut retenir, et l’impression de gâchis vient aussi de loin, c’est à quel point la construction de Punk était pointue à ce moment-là…

 

 

Pointue, précise et affuté, putaing con t'y es fada!

(je voudrais remercier Michel Leeb sans qui cette imitation n'aurait pas été possible)

 

                                                  *

 

 

17 juillet : MITB, size makes a difference

 

Un titre en gras, de l’anglais pour se la péter, ce MITB méritait largement autant de truculence, autant que de pavoiser en disant « j’étais devant mon poste ce soir-là », et je pense que nous étions, nous qui lisons et animons ces pages, fort nombreux à avoir défié Morphée pour assister en direct à ce qui s’est passé ce soir-là…

 

Curieusement, finalement, ce n’est pas ce soir-là qu’il y aura le plus de choses à raconter, puisqu’il n’y aura « que » le match. Un match cinq étoiles, bien sûr, plus de 30 minutes à suer sang et eau, mais un match.

Et pourtant, que ce match, et son issue, sont édifiants. Qu’ils démontrent à quel point la WWE peut faire un boulot remarquable quand elle sort enfin ses doigts de la partie la plus charnue de son individu…

 

Rappelons, quand même, que le match a lieu à Chicago, ville d’origine de Punk, et que la WWE adore faire perdre ses lutteurs dans leur hometown. Récemment, Beth Phoenix en a par exemple fait les frais. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, lui qui affirme « if Cena wins, we riot ! ».

 

 Pendant le PPV, le fil rouge est bien entendu ce match, et un VKM amer a fait le déplacement.

 

Le match arrive donc. Il doit être présent dans chacun de vos esprits, aussi je m’abstiendrai de refaire la review. Cela fait 30 minutes que les deux hommes s’affrontent, Punk a étrenné son nouveau statut de Face ou de  Tweener en résistant à de multiples soumissions, ce qui n’est pas vraiment l’apanage des heels. Pourtant, Cena semble légèrement prendre l’ascendant depuis quelques minutes, quand VKM et Laurinaitis arrivent en haut de la rampe. Punk est alors pris dans le STFU, et VKM dit à Johnny Ace d’aller faire sonner la cloche, employant ce même geste que pour le célèbre Montreal Screwjob, ce qui fait craindre au public que l’histoire ne se répète : là aussi, la star locale avait perdu dans des conditions douteuses… Vince screws Punk ? Non, car Cena, le chevalier blanc comme un ciel d’automne, intercepte Ace, et c’est en remontant sur le ring que Punk lui assène le coup de grâce. VKM convoque immédiatement Del Rio, récent détenteur de la mallette rouge, pour casher sa mallette sur Punk, mais Punk parvient à neutraliser le mexicain, et s’enfuit avec la précieuse ceinture, devant un VKM au bord des larmes.

 

C’est donc fait : Punk quitte la fédération avec le titre suprême. Tout est dit.

 

                                                     *

 

Dans les semaines suivantes, la WWE va tenter de réinstaurer une nouvelle ceinture, détenue rapidement par Cena. VKM a été viré (en kayfabe bien sûr), remplacé par son gendre, qui a empêché le licenciement du Marine, lequel reprend ses bonnes habitudes en s’emparant donc du titre aux dépens d’un Mysterio diminué : pour le Hustle, Loyalty, Respect, on repassera. Mais il est le premier à savoir que ce titre n’est qu’un ersatz, et l’ombre de Punk plane sur le ring. Tant est si bien que le 25 juillet, à peine ce titre acquis, Cena voit arriver Punk, sur son nouveau thème, l’excellent Cult of Personnality. Cena a beau brandir sa ceinture et recevoir une petite pop de politesse, ce n’est rien en comparaison de l’orage qui s’abat sur le ring lorsque Punk lève la sienne, et le show s’achève sur un Cena résigné. C’est Punk le champion.

Et Punk a, dès lors, une occasion en or pour donner à la WWE la leçon de sa vie ! La Fédération a mangé son chapeau, rappelé le trublion dissident, il est à sa main pour faire exactement ce que bon lui semble. Pourtant, déjà, Punk a le pied sur le frein.

 

 

J'ai eu peur, avec cette histoire de frein, j'ai cru qu'il allait

encore montrer une teub...

 

 

Lors de Summerslam, dans un nouveau match de haute volée, Punk défend son titre contre Cena, mais Kevin Nash intervient pour le mettre KO et Del Rio cashe sa mallette pour devenir WWE Champion.

 

Pour Punk cette évolution rapide est passionnante : il a tout loisir de crier au complot, à la magouille, et c’est ce qu’il fait, le doute planant sur l’intégrité et l’honnêteté de HHH, que l’on soupçonne d’avoir armé le bras de Nash. Pourtant, malgré les provocations de Punk, HHH ne réagit pas, et semble sûr de son fait. On apprendra plus tard que Nash a agi de sa propre initiative, premier faux-pas dans cette storyline tant cette action est stupide et incompréhensible.

 

Cena devient first contender, tandis que Punk affronte HHH pour solder leur compte à Night of Champions, un match oubliable qui a au moins le mérite de mettre les choses au clair entre les deux hommes. Pourtant, insidieusement, on le voit bien : les choses n’avancent plus beaucoup. Après un été éclatant, l’automne approchant semble faire perdre ses couleurs à Punk qui n’a plus guère de cartouches, en tous cas pas qu’on lui laisse exploiter…

 

 

L'automne qui lui fait perdre ses couleurs... Excellent, ça, je la pique.

Vite, quittons cette exquise pose si naturelle!

 

 

Hell in a Cell, même rengaine, Punk ne récupère pas le titre contre Cena et Del Rio, alors tenant du titre, puis à Vengeance, il affronte Truth et Miz avec HHH. Il n’est alors plus dans sa propre feud, mais dans une ramification éloignée qui concerne davantage Hunter.

 

Enfin, après avoir contraint Del Rio à lui accorder son rematch, Punk obtient enfin son second titre WWE (seulement) lors de Survivor Series. Nous sommes en novembre, et en 4 mois, Punk a été champion… un mois. Suite à son soi-disant run historique. La suite, vous la connaissez, aussi arrêtons ici notre curseur.

 

                                 *             *             *

 

C’est d’ailleurs à cet endroit précis que je l’ai moi-même arrêté. Il m’arrive en effet de conserver précieusement des shows, PPV ou weeklys. Pendant le Summer of Punk, j’en ai accumulé plusieurs. Jusqu’à ce que j’ai le sentiment, à cet instant précis, que l’occasion était ratée.

 

Cette dernière partie sera courte, pour une raison simple : le Summer of Punk est celui des promesses non tenues, si l’on peut dire. Or, les promesses, nous les avons vus dans les parties précédentes, dans tout ce que cette storyline avait avancé. Il ne tient qu’à vous de constater qu’elles n’ont pas été suivi de conséquences, sans, me semble-t-il, qu’il soit utile d’y revenir.

 

Punk a eu, en tous cas nous étions quelques-uns à le penser, le statut, l’opportunité nécessaires pour faire bouger la WWE même hors kayfabe. Lorsque Silver annonçait une Reality Era à l’arrivée du Nexus, il ne disait pas autre chose, et ce Summer of Punk (second du nom, et très différent, je le précise pour un plantigrade omnivore qui me surveille en suçant du bambou) devait en être la marche décisive.

 

Et subitement, une fois ce titre reconquis, Punk s’est arrêté. Foin des grandes déclarations, foin des tirades contre le système. Car même s’il lui est arrivé d’écorner un peu la Fédération en s’en prenant à Laurinaitis une fois celui-ci nommé GM, on n’a plus jamais atteint le niveau de juillet, Punk étant devenu plutôt une espèce de chien fou, un punk au sens propre du terme, qui emmerde la hiérarchie et fait ce que bon lui semble. Mais pendant ce temps, la WWE n’a pas bougé. Elle avait donné à un lutteur un pouvoir de pression énorme, elle pouvait, elle devait s’en servir pour faire évoluer son produit face à un MMA tellement plus mature et qui lui bouffe des parts de marché et de ventes de PPV en masse. Mais non. Force est de constater que le plafond de verre est toujours là, la méritocratie toujours pas, mais Punk n’en a manifestement plus cure. Lorsqu’il défend Foley, c’est poliment, comme une légende, pas avec la fièvre qu’il aurait pu y mettre en tant que défenseur du vrai catch qu’incarnait Foley à un certain moment.

 

 

Mais bon, ce n'est pas le premier à se prostituer non plus...

 

 

Comment espère-t-on nous faire croire, en kayfabe, qu’il est revenu sans obtenir des garanties sur l’évolution de la WWE ? Comment se fait-il que jamais il n’ait exploité le filon, en se plaignant de ce que la WWE lui a fait des promesses qu’elle n’a pas tenues, comme celle de ne plus virer des Colt Cabana en puissance comme JoMo ?

 

Tout cela est et reste du cinéma. La WWE n’a jamais eu l’intention d’évoluer, Punk devient, a posteriori, un mercenaire, car avec le personnage qu’il a incarné, rentrer dans le moule lui donne immédiatement, en kayfabe, le statut de mercenaire, qui va où son portefeuille le guide. Du reste, Punk s’est mis, après avoir conspué Laurinaitis qui selon lui utilisait l’expression très corporate « WWE Universe », à le faire lui-même, et il me semble qu’il le faisait déjà avant…

 

                                  *             *             *

 

Dans un monde idéal, la WWE aurait en effet entamé une Reality Era. Aussi, les jeunes auraient mené des coups d’éclat pour s’emparer des ceintures majeures, Punk aurait ramené, de sa propre initiative, d’anciens proscrits au sein de la WWE, tout cela kayfabe bien sûr, mais l’image aurait été révolutionnaire. On aurait vu des lutteurs rejeter leurs gimmicks au nom de leurs prétendus propres desideratas, des spectateurs pris à partie de manière plus directe, le catch serait redevenu un spectacle vivant, plus interactif, avec de nouveaux codes !  Finalement, ce que la SoP m’a fait espérer, c’était une Attitude Era bis, plus adulte (à travers les bastons en coulisses, le vocabulaire employé parfois depuis quelques temps, les faces moins positifs), agrémenté d’un soupçon de la Reality Era chère à notre ami Silvernights (interactivité, appel à la vie réelle, quatrième mur moins opaque, etc). Oh, certes, la Reality Era a continué, avec notamment la guerre Punk/Jericho, mais ce sont des choses plus vraies qui auraient pu être dites (sans penser à la mère de Lawler hein ?), car le segment Punk avait déjà été fait à la ROH. Quelque chose de plus crade, de plus poisseux, ou d’autrement plus pervers qu’un diable rouge (non, pas Eden Hazard, suivez bordel !) jaillissant dans les flammes et attaquant un Marine qui n’a même pas dû faire son service militaire…

 

Et pour en revenir aux quêtes de titre, quelques exemples en vrac : Ziggler et Rhodes aurait mené un croisade commune, comparable à la stable Vickie qui aurait été menée à son terme, mettant à mal tous les ténors, intervenant à l’envi pendant les matchs, mais allant au BOUT du concept au lieu de s’arrêter sur le strapontin. Ainsi, Ziggler aurait conquis le WWE Title et Rhodes le WHC. Qui, aujourd’hui, peut dire que ces deux-là méritent moins que les champions actuels ? Il ne s’agit pas de dire que Punk est mauvais, ou que Sheamus est mauvais, mais les deux exemples cités mériteraient largement leur tour : ils l’ont attendu si longtemps ?

 

Au bout de combien de retour de vieilles gloires réaliseront-ils que le plafond de verre s’est transformé en kevlar triple épaisseur ? The Rock ? Lesnar ? Du talent, bien sûr, du star system, comme s’il en pleuvait, mais une place prise pour les autres qui se cassent le cul toute l’année.

 

 C’est parce que la WWE est et reste une corporation bien plus obsédée par la volonté de faire du blé que par toute autre considération qu’elle se refuse à faire une rotation plus constante et plus cohérente des titres et des ceintures. Et si parfois, mais j’ai déjà développé ce cheval de bataille dans d’autres chroniques, elle s’est autorisée à lancer un appât gourmand aux smarts (ou parfois prétendus tels, ne nous leurrons pas), c’était pour mieux ensuite enfoncer la belle carotte dans une extrémité qui ne voit jamais le soleil.

 

 

Et non! Pas d'image graveleuse! Je vous ai encore eus!

 

 

On aurait pu rejouer le coup du Milan Miracle sous un nouvel angle, avec un heel pétant les plombs et tabassant un spectateur, Mysterio arrachant son masque et faisant un heel turn en affirmant que son statut de chihuahua ne rapportait pas de titre, Cena devenir davantage un Soldier of Fortune qu’un Marine, bref, des choses moins lisses, plus interactives, ce qui aurait été d’autant plus bienvenu que la WWE, par son effort d’ouverture sur Internet, cherche manifestement à renforcer son contenu interactif.

 

Ce ne sont que des exemples, mais ils confirment que la WWE n’est pas allée au fond des choses. Ziggler a caressé les sommets, Rhodes aussi, même Swagger dans un sens, mais tous s’y sont brûlé les ailes. JoMo a sué sang et eau mais les places étaient trop chères. En fait, il aurait fallu que la WWE renonce provisoirement à certaines de ses recettes de merchandising pour créer de nouvelles idoles et multiplier ces mêmes recettes par la suite ! Alors, oui, Ziggler et les autres ont le temps. Mais Cena aussi. Orton aussi. Même Punk. Et étant donné le poids de ceux-là, auquel vient s’ajouter occasionnellement un HHH qui s’invite face au Taker, un HBK qui n’en finit plus de revenir, et d’autres glorieux anciens, les spots sont de plus en plus chers. Qui peut affirmer que HHH fera un meilleur match face au Taker qu’un Rhodes ? Qu’un Barrett s’il ne s’était pas blessé ?

 

Le SoP est un exemple de bonne idée qui n’est pas allé au bout. La Reality Era annoncée aurait été l’Attitude puissance 1000. Des bagarres dans des lieux relevant de la vraie vie, des attaques encore plus vives envers les proches, mais surtout un recours systématique au public. On peut imaginer, pourquoi pas, en allant à l’extrême, une prise d’otages ?

 

Bref, je pense que nous avons tous en tête des espoirs que le SoP a fait naître, et qui ont été douchés. Des visages nouveaux que l’on voudrait voir tutoyer les sommets. A ce jeu, finalement, il n’y a guère que le laboratoire SD qui, opposant Sheamus à Bryan, fait dans l’innovation, mais à Raw on voit Jericho affronter Punk et Cena affronter The Rock… Les jeunes, qui auraient pu prétendre aux avant-postes en s’engouffrant dans la brèche du SoP, se retrouveront à se débattre dans un tag team anonyme, sauf pour Rhodes qui défendra son titre contre un autre quadragénaire après l’avoir défendu contre Booker T. Faut-il que la WWE ait si peu confiance en ses jeunes pour qu’elle ne leur confie même pas un match pour un titre prétendument mineur ? Ne serait-ce pas une magnifique fontaine de jouvence que de voir un jeune comme Kidd, devenu face, aller défier Rhodes ? Privons-le de micro, et ils auraient pu livrer un showstealer sublime.

 

Et le meilleur exemple qu’un coche magnifique a été loupé, c’est de se rappeler quand Punk moquait les signatures du contrat qui dégénéraient toujours en combat inutile. Et que s’est-il passé lorsqu’il a signé son propre match contre Del Rio et Miz ?

 

Maintenant, si vous le voulez bien, regardez tout ce que cet été a lancé comme piste. Tout ce qu’il a auguré, laissé entendre, annoncé, voire promis. Regardez dans quelle mesure tout cela a été suivi d’effet. Regardez à quel point, lors de la Road to Wrestlemania, pourtant exempte de gros concurrents directs comme la NFL, le Summer of Punk est mort et enterré, alors que c’est le moment rêvé pour lancer un truc énorme qui attirera le spectateur. Mais non, nous, qui laissons encore un peu vagabonder notre imagination devant le catch, parfois, allons devoir attendre avec impatience un nouvel événement d’envergure, comme le Nexus dans une moindre mesure ou ce fameux Summer. Quand il arrivera, nous espérerons encore. Et notre espoir sera une nouvelle fois douché. Sic transit gloria mundi.

 

 

A la Rédac, on sait fêter dignement un article

qui se termine par une locution latine.

trop de mauvaise foi...

...tue la mauvaise foi. Mais on peut pas dire, comme dirait ci-bas, qu'on a pas été prévenu!
Néanmoins et pour ma part, le SoP n'a jamais été synonyme de révolution totale à la WWE. Je crois que ce sont les plus ardents smarks et les smarts les plus rêveurs qui ont encore imaginé une WWE méritrocrate, qui récompense les athlètes et les jeunes plutôt que de privilégier les catcheurs acteurs de ciné.
A vrai dire, le fait que des stars de la Attitude (Rock, Lesnar, A-Train...) reviennent ne me dérangent pas (surtout qu'elles sont en général trentenaires, quand R-Truth en a 40), je trouve même qu'elles ont gardé un sacré bon niveau de leurs anciennes carrières. Et je me vais me régaler à voir ces Lesnar & Cie!
Et malheureusement pour les jeunes, qu'ils soient talentueux ou non, la WWE c'est pas le manège enchanté. C'est avant tout une entreprise, qui se doit de faire du profit de son activité, que ce soit par la vente de merchandising, de houseshow etc. Une superstar semble faire vendre des t-shirts? On le pushe, sans que le public le réclame à coeur et à cri (Cena au début, Miz). Une superstar est adulé par un public plus smart que la moyenne, et pourrait faire vendre? On le pushe. (CM Punk, Bryan...). Une superstar n'est ni adulé par la foule, ni fait vendre? On le fait stagner en midcard, et si la mayo ne prend pas on le dépush/vire (Carlito, Benjamin...)
C'est triste à dire mais, si t'es pas foutu de faire vendre et surtout de vendre le produit WWE, ru sers à rien. Sinon, bienvenue chez nous!
C'est à mon sens comment marche la WWE. Et SoP ou pas, le work de CM Punk n'a pas cherché à modifier la chose, elle sert juste à faire (re)venir un public de plus en plus intéressé par les autres fédés, ou lassés par le catch, à un moment ou, tu le dis si bien, "la WWE tournait en rond".
Mais les matches que me proposent actuellement la WWE ne me déçoivent pas, ni les storylines actuelles. Certes, si on cherche en matière de logique la petite bete, c'est vrai que tout parait casse-gueule. Mais pour moi, la feud du Nexus, par exemple, ben je l'ai bien aimé.
Bref, pour en revenir au SoP, ce qu'il a apporté, outre le public smart, le'arrivée de Kevin Ecks qui ne doit pas y être étranger, l'arrivée de la People Era (ouais, je crois que ce truc va etre GG) et ne boudons pas notre plaisir, de sacrés moments de smarkages (CM Champ', le CM-Ryder-Bryan)
Après peut-être que je suis de meme de mauvaise foi? Je l'ignore ;)
En tout cas, bon article qui a le mérite de prendre parti !

Y a de la recherche.... y en a.... mais y a pas que ca...

Il y a aussi une grosse dose de mauvaise foi (on pourra pas dire qu'on a pas été prevenu)!!
.
sans mechanceté aucune, j'ai l'impression de voir dans ton article (tres bon et boen developpé, au demeurant) la reaction typique du "smart" moyen voulant voir des types sans charisme passer 45 minutes au sol pour savoir qui fera le mieux semblant de porter un etranglement potentiellement mortel....
.
Il est faux de dire que le summer of punk n'a pas apporté de changements (ou plutot n'a pas été le point de depart de ces changements) : des travailleurs meritants sont pushés (cody rhodes a quand meme gardé la ceinture IC suffisamment longtemps pour ne pas considerer son regne comme totalement insignifiant, wade barrett est promis au MITB, punk a un regne relativement long et emaillé de defenses prestigieuses, ryder a eu son moment de gloire alors qu'il etait condamné a l'undercard/la pré-charette de depart, Bryan a eu la ceinture et le developpement de son personnage....), le produit WWE est devenu moins gnangnan, plus mature, et punk est devenue une idole unanimement appreciée (par les chtis nenfants et les autres).
.
Et si cette evolution etait evidemment necessaire (la baisse dans les ratings et de la popularité generale commencait a se faire sentir d'apres ce que j'ai lu), il n'etait pas necessaire d'en faire une revolution. Et c'est ce que je reproche a ton article : tu gardes un point de vue tres subjectif. Comme toute l'IWC (qui n'est pas si grande que ca) j'ai l'impression que tu as le fantasme de voir la WWE devenir une ROH avec de la thune!
Le probleme, c'est que ca ne serait pas forcemment bon pour le commerce (ehhh ouais, la WWE, c'est pas une organisation a but non lucratif les cocos : tout comme Metallica ou kad Merad, ils ne sont pas dans le divertissement que pour le plaisir de mettre un sourire sur le visage des chtis nenfants cités precedemment!!). Comme je disais, l'IWC ne represente qu'une part infime des suiveurs de la WWE, et le coeur de cible reste l'enfant/l'ado/l'adulte qui va suspendre son disbelief 2h pour voir un mort vivant et un irlandais se mettrent sur la gueule pour un machin qui brille et ne demandra rien d'autre que de l'excitation pour le moment present et l'envie de revenir la semaine prochaine, rien de plus! Donc, forcemment, il est plus logique de contenter cette frange de suiveurs que ceux qui vont analyser, critiquer et de toute façon regarder le programme....pour pouvoir l'analyser et le critiquer. Vu sous cette angle (et meme si je reconnais que les storylines ont un peu tendances a naviguer a vu de temps en temps), il est normal de voir le produit WWE ne pas entamer de revolution spectaculaire qui lui ferait perdre un nombre incroyable de suiveurs!
.
J'aimerais aussi revenir sur un point que tu souleves : le retour des anciens et le manque de place faite aux jeunes. Ose me dire que tu n'as rien ressenti pendant HHH-Taker!! est ce qu'un ziggler-rhodes aurait été meilleur sur le plan du star system, de l'emotion, de l'histoire racontée dans le ring?? Je suis pas sur du tout.... Et puis quand tu regardes les main eventers et les catcheurs en up-midcard, tu vois quand meme des tetes qui n'etaient pas la ou qui étaient vraiment tres loin du sommet ne serait-ce qu'il y a 3 ans. Donc, non, je refuse cette idée selon laquelle les jeunes catcheurs se prennent le plafond de verre dans la face : ce mix entre jeunes et vieux est totalement necessaire au bon fonctionnement de cette federation, et je dirais meme, pour faire chier mon monde, de cette entreprise!!
.
Donc, pour revenir au point de depart, oui le summer of punk a été le point de depart (genial au niveau storylinesque) d'une nouvelle ere, selon moi, qui ne suis qu'un honnete suiveur avec ses opinions (je tiens a preciser que c'est juste une opinion perso, hein.... Dans le fond, tout ca, c'est que du catch!!)

Je confesse, évidemment, être

Je confesse, évidemment, être partial et subjectif, ce qui est assez récurrent sur notre site et c'est très bien comme ça.
.
En revanche, ouais, je peux te le dire dans les yeux: HHH/Taker, ranabranler, et oui j'aurais préféré un Ziggler/Rhodes.

Confessez mon cher, confessez....

Bien sur, il ne fallait pas prendre ca comme une veritable critique, plus comme une sorte d'embryon de debat (ce qui fait aussi le charme de ce site : pouvoir debattre dans la joie et la bonne humeur). Et c'est cette mauvaise foi assumée qui me fait apprecier votre travail a tous.... (SLURRRRRRRRRRP)
.
Ca me surprend, mais je reconnais que le match aurait été interessant. Par contre a la lumiere de l'emotion (si, du foutre plein le futale, ca se classe dans les emotions) que m'a procuré hhh/taker, je doute qu'avec tout le build du monde rhodes et ziggler aient pu rivaliser (j'ai aucun argument réel a ce sujet: mauvaise foi powaaaaaa!!)

Ah, de la mauvaise foi, voilà

Ah, de la mauvaise foi, voilà qui me convient! Pour ma part, hélas, et en dehors de mon grand âge qui de toutes façons fait que je n'éjacule plus qu'en poudre, je n'avais rien dans le futal. Enfin rien de particulier. J'espère vraiment que cette streak va s'arrêter à 20-0 sous peine de ne plus trouver un adversaire assez grabataire pour le Taker, et si je reconnais que la violence du match était par moments impressionnantes, le match se résumait en ce qui me concerne par: "Est-ce que HHH a assez de poids en coulisses pour ajouter la fin de la streak à son palmarès?". Sorti de cette considération, peu excitante il est vrai, je m'en foutais complètement. Aussi ne me suis-je pas spécialement tripoté le pinceau. En revanche, devant Cena/Rock, là oui, ce sont des tonneaux entiers de semence qui ont jailli.

la jeunesse qui bande au pouvoir!!

En dehors de son finish surprenant et vraiment excitant, j'ai trouvé que le cena/rock manquait singulierement de rythme. Et puis on sentait qu'ils en gardaient sous le pied pour pas blesser la movie star.... nan, je sais pas, peut etre que c'etait l'heure tardive, mais je me suis quasi endormi devant ce match. Et puis de toute façon, j'étais vidé....
.
Alors que le taker/hhh (qui n'était pas le plus technique mais pas le plus degueulasse non plus) m'a vraiment donné ce que j'attends de tous les matches de la streak depuis 6ans : du doute!! Pas tant dans le choix de l'adversaire (le pouvoir de l'heritier du trone, meme si je dois avouer que ca a du jouer dans mon esprit), mais dans la construction meme du match et de l'histoire qui nous était contée depuis quelques semaines.
.
T'en fais pas, des adversaire spour le deadman, ca peut encore se trouver : de la chair fraiche (barrett ou sheamus pourraient bien faire le poids), du main eventer bien installé (cena, obviously) ou alors de la "legende" comme rocky ou lesnar, voire, qui sait, un match (purge, je le sais, mais bon sang, je me palucherais a n'en plus finir sur l'idée meme du match) taker/hogan!!! (nan, la je delire completement, j'avoue....enfin, pas plus que ceux qui imaginent un taker-stingdepuis 3ans!!)
.
Ca me permet de rebondir sur le debat precedent : le summer of punk tel que tu l'envisageais n'avait-il pas pour but d'instaurer la meritocratie, et d'empecher que des mecs qui ne sont la qu'un mois par an puissent voler les places a WM devolues aux jeunes?? Dans ce cas la, la victoire du Rock a clairement enterré ta vision de la storyline de cette été....

AHAH sacripan te voilà donc

AHAH sacripan te voilà donc sorti du bois!
.
Si Barrett ou Sheamus affrontent le Taker, ils vont devoir tellement lever le pied que ça crèvera les yeux. Mieux vaut que le Taker prenne sa retraite pour paisiblement besogner McCool. Quant à Taker/Hogan, j'en ai des frissons d'horreur.
.
Le match Rock/Cena, quelle qu'en soit l'issue, était de toutes façons un service funéraire pour ma "vision", comme tu dis. La seule issue utile aurait été cette putain d'arlésienne de turn: un Cena heel aurait montré que la WWE peut privilégier parfois une histoire de qualité au détriment très temporaire de son merchandising. Mais en effet, ça n'aurait de toutes façons pas résolu le souci de turnover. Il y a encore peu Axl me disait que Rhodes et Ziggler sont encore jeunes et peuvent encore attendre. Mais depuis combien de temps sont-ils prêts? Depuis combien de temps attendent-ils? Et quelle a dû être leur réaction en voyant The Miz, moins bon au micro que Rhodes mais surtout beaucoup moins bon inring que les deux, se pavaner avec la ceinture? Comment ont-ils pu ne pas être ulcerés? Comme ils ont dû l'être en voyant The Rock revenir tandis qu'ils se débattaient, l'un pour une ceinture mineure, l'autre dans un match anonyme.

Ca m'arrive des fois....

Juste quand j'ai besoin d'une collation ou d'une douche : c'est que ca use de bosser au Bois....
.
Bref.... Pour sheamus et barrett, je les ai pas choisi au hasard : ce sont des brawlers avec une carrure suffisante (tant physique que sur le plan de la menace) qui ne feraient pas totalement tache face au taker. Un cody rhodes ou un Bryan ne me semblent ni adaptés (trop petits, trop technique aussi c'est vrai), ni réellement interessants a opposer au deadman.... Apres, dire qu'ils auront a lever le pied, oui c'est surement vrai (au diable ma mauvaise foi), mais pas de la a dire que ca, je cite, crevera les yeux. Qu'il me sorte encore des matches comme celui de cette année et je le signe jusqu'a 40-0!! (et vais besogner michelle a sa place, nan mais!!)
Le scenar sorti de mon esprit malade donnerait un truc du style : barrett veut le taker parce qu'il est le meilleur, sheamus adoubé par HHH veut s'opposer au taker mais en mode face (avec le respect qui va bien), on les book l'un contre l'autre, ils ne se departagent pa, taker arrive, dit qu'il les prend tous un par un sur le parking du macumba...pardon, a wrestlemania et ca donne un match triple threat qui preserve le taker (il est au sol, les deux se tapent en attendant), donne de l'expo aux jeunes et defonce tout!!
Bon, sinon, hogan-taker est une affiche qui me ferait rever vu que ce sont mes deux idoles de jeunesse mais apres, evidemment, ce match serait a chier et personne n'aurait l'idée de se lancer la dedans, meme vinnie mac!
.
Tu parles de l'arlesienne du turn de cena, mais tu ne sens pas qu'il y a eu une sorte d'evolution dans son perso : il est moins monolithique, moins superman aussi (tiens, superman saigne??), amorcée surant le SoP. Le probleme du turn, c'est la vision a court terme de la frange qui le reclame... Ok, cena turn, on a une histoire de qualité, les smarts sont contents (encore une fois, ils sont un partie infime des fans), et apres.... Tu te retrouves avec qui comme pur face experimenté (je veux dire, pas un tweener, un vrai face de chez face, type chevalier blanc qui va et qui vole au secours d'innocent)?? Ne me dis pas punk, vu qu'il est comme austin, un tweener né....
le turn de cena entrainerait un gros manque dans la carte mais aussi, et c'est pas derisoire (WWE= entreprise, pas le monde des bisounours) une perte de revenus tres importants!!! Imagine si ta tete de gondole depuis 7ans, le mec que t'envoies aupres des enfants malades, dans les emissions de télé, sur tous les evenements publics devient un salaud fini.... quelle image va etre renvoyée aupres des gens qui, comme tu le dis dans ton article, pensent que le catch est réel?? Et je me souviens aussi d'un post de she mamuse je crois qui disait a quel point cena etait aimé en asie par les gosses.... Bah voila, faut pas oublier que si tu tues le personnage de gentil marine, tu perds des millions de suiveurs, dont les enfants et les forces armées americaines qui voient en cena un de leur representant (on s'en branle qu'il ait jamais fait son service, c'est l'idée!!). Je suis pas sur que la WWE aie vraiment envie de se couper ainsi d'un grand nombre de ses fans juste pour satisfaire la volonté de l'IWC.... qui va lui cracher dessus de toute facon!!
.
Rhodes sort du 7e plus long regne de champion intercontinental de l'histoire (derriere pedro morales et d'autres, pas rien!!), lui qui il y a encore 3ans etait le fils de dusty sous fiffre d'orton, qui il y a 1an et demi était dashing (un personnage ridicule qu'il aurait gardé sans cette histoire de nez pété).
Je suis un peu plus circonspect quant a ziggler, mais je suis certain que son moment viendra assez rapidement.
Ta comparaison avec le miz par contre me choque un peu : s'il manque de rigueur et de technique dans le ring, il est quand meme tres bon au micro, et meilleur que les deux cités precedemment. Meme si je dois admettre qu rhodes a carrement explosé au niveau mic skills depuis la periode dashing!! Ehh bah nan, je pense qu'ils ont du etre tres pros et se dire qu'etre payé a faire ce que l'on aime dans la plus grosse fédé du monde (et etre reconnu comme etant de tres bons athletes par cette meme fédé) c'est franchement pas mal.... Il y a un turnover qui s'effectue mais je reprend la jurisprudence qui dit que les place dans le main event sont limitées et que si tu veux faire monter quelqu'un, il faut en faire descendre un autre. Alors, qui faire descendre en up midcard pour mettre ziggler et rhodes??

Débat récurrent

Que ressentent aujourd'hui Rhodes et Ziggler? A mon avis, énormément de fierté d'être là où ils sont. Ils sont en upper midcard dans la plus grande fédé de catch du monde, ils font tous les ppv, ils font Mania, ils ont des feuds et des matchs avec les grands noms du business, ils sont super bien payés... Voir Miz avec la ceinture, à moins qu'ils aient un problème avec l'individu Mizanin, n'a pas dû les traumatiser outre mesure, au contraire: c'est le signe que la WWE peut pusher à mort un jeune, et qu'ils ont une chance réelle que ça leur arrive un de ces quatre. Le retour du Rock a paraît-il fait grincer quelques dents dans le vestiaire, mais je crois avoir compris que c'était autant parce que Rocky s'est conduit comme une diva que parce qu'il venait prendre de la place dans le main event. Fondamentalement, il a assuré un énorme succès d'audience à Mania, et ça, ils devraient tous s'en réjouir. Bref, je ne vais certainement pas plaindre Rhodes ou Ziggler!
Plus généralement, je pense qu'il y a incontestablement un brassage et un renouvellement au sommet de la WWE depuis deux-trois ans, ce qui s'explique avant tout par le départ ou la mise en retrait de plusieurs gros squatteurs de titres: par rapport à y a deux ans, les titres ne sont plus convoités par Michaels, Triple H, l'Undertaker, Batista et Edge (une quarantaine de règnes de champion du monde à eux cinq; par comparaison, la totalité du roster actif en ce moment cumule un peu plus de 50 règnes, dont 27 au seul trio Jericho-Orton-Cena). Ces dernières années, des tas de gars sont devenus champions du monde pour la première ou deuxième fois (Swagger, Ziggler, Bryan, Sheamus, Henry, Christian, Del Rio, même Kane et Rey): le sentiment règne que le main event est très ouvert, même si les récents retours de Lesnar et Jericho peuvent un peu boucher l'horizon à certains (en même temps si Lesnar garde Cena loin du titre pendant un temps, ça offre une belle fenêtre de tir aux autres). Pour résumer, le brassage est là et bien là, et on peut même parler dans une certaine mesure de ce turnover que tu appelles de tes voeux.
.
Concernant plus spécifiquement les promesses engendrées par le "Summer of Punk", je pense globalement qu'elles étaient tellement floues qu'on ne peut qu'être déçu si on a voulu y voir des projets concrets n'ayant pas abouti. Il y a quand même eu une prise de conscience notable des desiderata de l'IWC avec cette fameuse scène de TLC; pour le reste, et même si je suis tout à fait d'accord pour dire que Punk est sagement rentré dans le rang (quand il conteste Laurinaitis lors du Raw d'après-Mania, il ne dit rien qu'un Cena ne pourrait dire), je pense que cette histoire nous a quand même bien fait rêver et que les contrecoups du séisme du 27 juin se sont pas mal fait ressentir (départ kayfabe de VKM; push monstrueux de Daniel Bryan, un mec qui ce 27 juin stagnait complètement en midcard - le 28 juin, il revient à NXT pour coacher Derrick Bateman; la veille il catchait avec Sin Cara contre Rhodes et DiBiase...- et qui quelques mois plus tard était au sommet du monde; utilisation massive de termes proscrits comme wrestler ou belt, etc.) Si on nous avait dit le 27 juin 2011 qu'au moment où démarrerait le prochain Wrestlemania, les champions du monde en titre seraient CM Punk et Daniel Bryan, tous deux porteurs des ceintures depuis plusieurs mois, on aurait halluciné.

Mouais

Un article intéressant. Tout d'abord, je tiens à dire que, comme signalé au moment des awards de l'année 2011, j'ai trouvé le Summer of Punk trop décousu pour prétendre au titre de meilleure rivalité de l'année. La feud Punk/Cena ? Mémorable certes, mais elle s'étend sur même pas deux mois, avec une énorme montée jusqu'à Money in the Bank, puis une redescente jusqu'au finish de Summerslam dont on peut bien dire aujourd'hui avec le recul qu'il était honteux. Ensuite tout ça se tasse un peu, et je vois une véritable fin du Summer of Punk au moment où celui-ci rentre en rivalité avec Triple H.
Le seul souci, c'est que toute ton argumentation tombe à l'eau par le fait d'une simple constatation : le Summer of Punk a eu pour but de faire rentrer Cihaime dans la légende. Il y a un an, on a un mec qui n'avait pas gagné depuis 10 PPV d'affilée et qui était en tag-team avec Mason Ryan. Aujourd'hui, on parle d'un mec dont les arenas chantent le nom, un des plus gros vendeurs de merch de la fédération et un type qui porte la plus grosse ceinture de la WWE depuis 5 mois. Voila, c'est aussi simple que ça : le Summer of Punk est une réussite parce qu'elle marque l'avènement d'un mec garanti d'être hall of famer, un mec dont on pourra sans doute dire dans 5 ans qu'il aura été l'un des plus grands de sa décennie. Tout le reste n'était que supputations et fantasmes, et d'ailleurs je ne te trouve pas très clair sur tes attentes : que la méritocratie prenne le dessus ? Limite si ça avait été le cas, ça se serait soldé par une victoire de Cena lors du ME de Wrestlemania, pour le coup, en attendant, j'ai pas franchement l'impression qu'un seul Main-Eventer de la WWE actuellement n'ai pas mérité sa place. Que les poids lourds cèdent la place aux plus légers ? CM Punk et surtout Daniel Bryan me semblent des exemples flagrants qu'il n'y a pas besoin de s'appeller Henry ou Show pour porter une ceinture. La dernière chose, c'est que le Summer of Punk, c'est "l'été de Punk". D'un point de vue strictement logique, j'ai un peu de mal à comprendre comment t'aurais voulu que ça se prolonge (que quoi se prolonge ?) jusqu'à Wrestlemania... Je suis assez content que Punk ne soit pas simplement un Austin bis, et que son personnage sache se renouveler tout en gardant le côté subversif qui le caractérise (cf ses attaques contre Laurinaitis la semaine dernière à Raw), et la gestion du personnage de Brooks depuis 9 mois me parait assez exemplaire dans son genre.

Je peux, moi aussi, te

Je peux, moi aussi, te rétorquer que considérer le SoP comme servant seulement à faire de Punk une légende est une erreur, du simple fait des mille tapinades sans lendemain.
.
Ensuite, je l'ai baptisé, avec facilité, et comme beaucoup, "summer" pour faire référence au premier "summer" du nom. La WWE ne l'ayant jamais appelé comme cela, ça pouvait largement durer au-delà de l'été.

Super article! Je me retrouve

Super article! Je me retrouve un peu dans les attentes que tu exprimes, mais ça fait un paquet de temps que je me dis que c'est parce que j'avais trop extrapolé.
.
Parce que, oui, Punk est un mercenaire, et il ne l'a jamais caché. C'est même tout l'objet de la négociation avec Vinnie! "Y'en a marre, c'est moi le meilleur, alors moi aussi je dois avoir ma photo sur les gobelets!"
.
Tu nous dis que, en kayfabe, Punk aurait du demander des garanties pour placer ses potes et changer les chose. Mais, ça, il l'a fait. Non seulement, il n'est revenu que quand VKM a été viré, mais il est allé pourrir HHH pour lui dire que Zack Ryder devait passer à la télé et que c'était un autre exemple de talent pas reconnu.
.
D'ailleurs, tu as soigneusement évité de dire que le payoff du Summer of Punk, c'est: Punk, Bryan et Ryder, héros du peuple, qui célèbrent leur titre dans le ring au lendemain de TLC. Même si, je te connais, tu vas me dire qu'ils sont humiliés parce qu'ils plaisent à l'IWC et que VKM y prend un plaisir sadique. (Et tu n'as pas complètement tort, ils sont humiliés, mais c'est juste que ça fait partie du cycle de vie de tout catcheur et que ça permet de générer de la sympathie et de la heat).
.
Après, on ne va pas se mentir, oui, les shows post Summerslam ont perdu en qualité. Je vais même te faire plaisir, on peut dire que c'est quand tout a commencé à tourner autour de HHH que c'est parti en couilles. (Même si, je met ça sur le retour de Nash alors qu'il n'est pas en état de combattre, ce qui a ostensiblement niqué tous les plans de la storyline). Et oui, WM a fait la part belle aux vieux (et non, aucun jeune n'aurait donné un match aussi fort à l'undertaker).
.
Sauf que là, il faut voir une chose: la première image qui suit Wrestlemania, c'est CM Punk qui vient faire son numéro devant John Laurinaitis. C'est pas un hasard, et pour, moi, c'est très clairement le signe que la storyline avortée autour de Punk et Johnny va reprendre.

Tu as raison sur le payoff,

Tu as raison sur le payoff, mais c'est une théorie que j'ai tellement exploitée que je ne pensais pas utile d'y revenir (et je le fais quand même un peu en plus).

Connexion utilisateur

What's up?



12 janvier

Les Awards s'empilent en une, ils ont soif de vos commentaires! Venez aussi voter pour désigner la ceinture du plomb 2017, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

Aimez-nous sur Facebook!

Suivez-nous sur Twitter

Commentaires récents

Les Vignettes des Cahiers


Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


Retrouvez ici toutes nos vignettes !


Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin