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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

WWE et vie politique française

Tout n’est pas politique, mais la politique s’intéresse à tout.
Nicolas Machiavel

 

Après les brillants articles de papa Reune, sur la vision toute particulière de la géopolitique de Vince McMahon, ou sur ses rapports avec le parti républicain US, nous nous attaquons aujourd’hui aux troublantes similitudes qui existent entre l’organisation de la WWE et celle de la vie politique française, leurs codes communs et leurs modes de fonctionnement si semblables à nos yeux. On se tue à vous le dire depuis la naissance des Cahiers du Catch, le catch, c’est la vie, et la WWE est partout, même lorsque Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se foutent sur la gueule.

 


Par contre, le site de la WWE est mieux foutu.

 

 

Décryptonite : De l’influence du catch sur la vie politique française

 

Nos catcheurs préférés combattent à Raw, SmackDown ou à l’ECW, dans de simples combats ou pour le titre lors de pay-per-view. Ils sont heels ou faces, réalisent des turns, ne brisent jamais la kayfabe et bossent leur gimmick. Ils leur arrivent de botcher des prises et de subir des screwjobs. Mais ils respectent toujours la storyline. Exactement comme ceux et celles qui composent la classe politique française et dont les us et coutumes ressemblent à s’y méprendre à ceux de la WWE. Démonstration.

 

Nos lecteurs le savent bien, la WWE s’organise autour de trois branches bien distinctes, Raw, SmackDown et l’ECW. S’il est toujours hasardeux de s’aventurer sur le chemin de la comparaison qualitative entre les trois shows, soulignons tout de même que le premier réunit autour de ses spectacles bien plus de téléspectateurs que les deux autres, que le deuxième s’adresse plutôt aux esthètes de la discipline, tandis que le troisième, lui, a pour objectif de réunir les jeunes pousses au talent prometteur et sert également de voie de garage pour catcheur usé sur le retour.
Enfin, la WWE peut également s’appuyer sur des fédérations dites de « développement » (comme l’OVH ou la FCW) où sont formés les catcheurs les plus prometteurs, dans l’espoir de combattre dans une des trois grandes branches.

 


« les branches de la WWE, allégorie », par Kofi Kingston.

 

 

La France s’organise politiquement peu ou prou de la même manière. L’UMP, le PS et le Modem représentent les trois « brands » principales de la vie politique française, et plutôt que d’utiliser la méthode de l’audimat comme dans le catch, on mesure leur popularité respective via le nombre de votes recueillis lors des élections. Si l’UMP est ce qui se rapproche le plus du show du lundi soir, en terme de populisme et d’approche simpliste des événements (parfaite pour les Kidz et les demeurés), il est en revanche plus délicat de positionner le PS comme le SmackDown local, tant ses récents déboires nous empêchent de le présenter comme l’ex libris de la politique nationale. Reconnaissons-lui cependant une histoire assez riche pour nous permettre cette comparaison des plus capillotractées.

 


Si si, souvenez-vous!

 

 

Le Modem quant à lui nous semble par contre parfait dans son rôle d’ECW, rassemblant autant de vieilles gloires sur le retour, dont François Bayrou, que de nouveaux venus en politique dont l’avenir nous dira s’ils ont les compétences et la persévérance nécessaires pour se battre au plus haut niveau.
Enfin, les deux principales « brands », l’UMP et le PS, disposent également de leurs fédérations de développement, sur lesquelles elles peuvent s’appuyer si nécessaire. Ainsi, le parti du Président de la République sait pouvoir s’appuyer sur un iconoclaste rassemblement allant du Front National au Nouveau Centre, en passant par les Chasseurs et les ahuris gravitant autour du Vicomte de Villiers. Le PS, lui, n’hésite jamais non plus à recourir à ses propres fédérations de développement, comme le Parti Radical de Gauche, les Verts, le Parti Communiste et l’Extrême Gauche, même s’il entretient des relations plus conflictuelles avec les deux derniers. Oui nous parions que le deuxième reviendra lui manger dans la main si nécessaire.

 

Notons tout de même que les liens qui unissent les fédérations « satellites » aux deux principaux partis politiques français ne sont pas toujours aussi solides que les rapports entretenus entre la WWE et ses vassaux. Ce n’est pas Lionel Jospin qui nous dira le contraire, lui qui s’est pris en pleine gueule la révolte des « satellites » en 2002, ni Jacques Chirac, qui a souvent dû faire contre mauvaise fortune bon cœur, à l’époque où la droite française était fâchée avec sa principale fédération de développement, le Front National. Heureusement, l’élection de Nicolas Sarkozy a permis de réconcilier tout ce petit monde, même si le prix a payer en fut une cannibalisation presque totale du public (ainsi qu’une partie du roster) du partenaire d’extrême droite, le Front National, aujourd’hui sur le déclin.

 


On va vous passez ces racailles au karcher. Et si ça suffit pas, on a des transformateurs EDF.

 

 

Vous les savez toutes et tous, les personnages qui évoluent au sein de la WWE sont divisés en trois catégories bien distinctes : les « Faces » (les gentils), les « Heels » (les méchants) et les « Tweeners » (ceux qui se situent entre les deux catégories et semblent hésiter au moment de choisir le camp à rejoindre). Et comme dans la compagnie de Vince McMahon, rien n’est figé, il arrive à cette petite troupe de réaliser des «turns », les faisant passer de gentil à méchant et inversement. Le plus récent « heel turn » est celui de CM Punk : il était un catcheur straight edge, au profil de gendre idéal, plutôt sympa avec tout le monde et qu’on rêverait tous d’avoir à sa table un soir de réveillon ; il est devenu un catcheur straight edge, sorte de gendre honni, détestable avec son entourage, le genre de mec dont la présence suffit à vous gâcher un diner de noël.
Tous ce petit monde est ensuite équitablement réparti entre les trois branches de la fédération de Stanford.

 

La vie politique française n’est pas organisée autrement, même s’il faut opérer ici un distinguo important : lorsque la WWE réparti à peu près équitablement ses méchants et ses gentils dans ses trois principales branches, on préfère en France concentrer les personnalités au sein d’une même « brand ». Ainsi, les « heels » ont-ils choisi de se regrouper au sein de l’UMP, tandis que les « faces » ont préféré rejoindre le Parti Socialiste. Les « monster heels » (les méchants vraiment très méchants), se situent quant à eux en marge de la politique française, aux extrêmes, de gauche comme de droite. Enfin, autre singularité, les « tweeners » ont massivement adhéré au Modem et semblent en proie aux doutes au moment de parachever leur « turn », à l’instar de leur leader, François Bayrou, qui parait avoir du mal à assumer son passage vers le bon côté de la force. Ainsi, lors des dernières élections municipales, on a vu certains de ces tweeners (appelons les « les petits gris ») s’allier aux « faces », alors que quelques uns de leurs petits camarades préféraient la compagnie du camp des « heels » de l’UMP. Comme CM Punk en son temps, il va tout de même falloir choisir un jour.

 


Comme quoi on peut avoir une tête de heel bien fourbe et être le meilleur raconteur d’histoires auvergnates du monde!

 

 

Si nous sommes obligés de reconnaitre une inégale répartition des « heels » et des « faces » entre les branches nationales, nuançons tout de même notre propos : La définition de la frontière « gentils » / « méchants » n’est pas toujours aussi linéaire qu’il n’y parait. Il est en effet difficile d’éprouver de la sympathie pour Claude Bartolone ou George Frêche, et en cherchant bien, on doit certainement pouvoir trouver des gens bien à l’UMP.

Oui, par exemple.

 

 

Les « turns », eux, s’ils ne sont pas aussi fréquents en politique que dans le milieu du catch sont pourtant légion. Le meilleur et plus récent exemple de « turn » politique est bien évidemment celui d’Eric Besson qui en pleine campagne présidentielle à abandonné le camp des gentils pour rejoindre sans vergogne celui du monster heel Nicolas Sarkozy ! Souvenez-vous : alors que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal s’affrontent en tête à tête, pour le titre à « Présidentielle 2007 », dans un combat sans disqualification où tous les coups sont permis, Besson, qui est dans le coin de Royal, lui administre une magistrale claque et vient grossir les rangs des Lumberjacks « heels » de son rival ! Il faut admettre qu’il a fait fort, tant les « turns » aussi violents et aussi radicaux sont rares en politique française. Ne reculant devant rien pour confirmer son « heel turn », il est depuis devenu l’un des personnages les plus honnis de la République, en acceptant la charge du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale… Mais ce triste personnage n’est pas le seul à avoir connu la tentation du turn. Martin Hirsch, Joyet, Fadela Amara, Kouchner ont eux aussi succombé à la tentation du pouvoir, et on sent bien que les Jack Lang, Claude Allègre, Michel Rocard et autres Manuel Valls n’auraient pas de gros problèmes à trahir leur camp à la moindre proposition de « main-event » émanant du camp d’en face…

 


Les blancs, les whites, les blancos, … c’est quand il n’y en a plus qu’un que cela pose des problèmes.

 

Autre spécificité de la vie politique française, il arrive que les « turns » s’effectuent au sein d’un même camp… Un peu comme si le Big Show trahissait Jericho, son partenaire de Tag Team, pour devenir encore plus méchant !
Ainsi en fut-il lors de l’élection présidentielle de 1995. Resituons un peu : Depuis 1993, Edouard Balladur, ami et partenaire de Tag Team de Jacques Chirac depuis plus de 30 ans est Premier Ministre de la France. Le contrat moral qui lie les deux hommes est clair. Tandis qu’Edouard gère les affaires courantes à Matignon, le Grand Jacques (oui, les hommes politiques ont également leur « ring names ») se prépare à prendre l’Elysée d’assaut pour accomplir son rêve présidentiel. Las, alors que Ballamou a toujours déclaré ne pas être intéressé par la charge suprême, il effectue un magnifique « turn » en 1995, en se déclarant candidat, entrainant derrière lui le plus gros du roster de l’UMP de l’époque (le RPR), dont un certain Nicolas Sarkozy. Résultat des courses, le « heel turn » d’Eddie avantagera son adversaire, lui conférant une image de « Face » qu’on ne lui connaissait pas. Et qu’on ne lui a plus jamais connu depuis.
Le « Grand Jacques » a eu beau jeu à l’époque de jouer l’ami fidèle mais trahi, oubliant certainement qu’il n’avait pas hésité lui-même à planter Giscard en 1981, pour offrir la victoire sur un plateau à son ennemi, l’éternel tweener François Mitterrand.

 


Je vous l’ai mis bien profond, quand j’étais au PS, hein?

 

 

Nous ne vous apprenons rien, les catcheurs de la WWE s’affrontent presque tous les jours de la semaine. Parfois dans des combats ordinaires et sans enjeu particulier, lors des shows hebdomadaires de ses trois principales « brands », parfois dans des matchs où un titre est en jeu, lors d’événements particuliers que l’on nomme « pay-per-view ». Parmi ces pay-per-view, Wrestlemania, The grandest stage of them all, est considéré comme le plus prestigieux et y participer est le rêve commun à tous les catcheurs professionnels.

 

La vie politique ne s’organise pas différemment, à ceci près que les affrontements sont essentiellement inter-brands, même si les socialistes ont tendance à remettre au goût du jour le combat intra-brand, ce qui fut longtemps l’apanage de la droite française et ce qui lui valut en son temps le titre peu honorifique de « droite la plus bête du monde » (car même majoritaire dans le pays, elle ne parvenait plus à s’imposer nationalement, payant plein pot le prix de ses divisions).

 


Certains personnages ont contribué plus que d’autres à ce titre de droite la plus bête du monde.

 

Si les politiques s’affrontent quotidiennement ou presque, et offrent à leur public de fabuleuses « promos » (le « mic skill » est également en politique une condition sine qua non pour se faire une place dans le haut de la carte), « les pay-per-view » sont également le théâtre privilégié de leurs affrontements. Sauf que les organisateurs de la vie politique française lui ont préféré le terme « élections », allez savoir pourquoi. Moins fréquentes que les PPV de la WWE, elles sont l’occasion pour les trois principales « brands » de la France (et leurs fédé satellites) de s’affronter violemment pour le gain de titres nationaux, municipaux, régionaux ou départementaux, dont la hiérarchie n’est pas sans rappeler celle des titres WWE (Champion du monde WWE, Champion du monde poids-lourd, Champion intercontinental, Champion des Etats-Unis). Et pour que la ressemblance soit parfaite ou presque, la France dispose également de son « Wrestlemania », nous parlons bien sûr de l’élection présidentielle, l’autre « Grandest stage of them all» que l’on organise désormais tous les cinq ans.

 


Et à l’occasion de laquelle, les storylines sont parfois abracadabrantesques!

 

 

Pour pimenter ses combats, la WWE aime innover et n’est pas avare en stipulations extravagantes. Match à l’échelle, en cage, TLC, … ce ne sont pas les types de combat qui manquent et il faut bien cela pour satisfaire les fans les plus blasés.
La vie politique française n’est pas en reste, et se plait également à organiser de subtiles variations lorsque ses membres s’affrontent. Le Parti Socialiste est d’ailleurs à la pointe de ce combat, et pousse parfois à l’extrême sa ressemblance avec la principale fédération de catch au monde. Ainsi, a-t-il décidé d’organiser un gigantesque « Money in The Bank » qui devrait se dérouler en 2011. En principe ouvert à tous les membres du PS et de ses fédérations satellites, le MITB de la gauche (qu’ils ont appelé « primaires », histoire que la ressemblance se voit moins), reprendra les principales dispositions de son grand frère catchesque : Celui ou celle qui s’emparera de la mallette à l’issue des « primaires » se verra offrir un contrat, qu’il ou elle pourra « casher » afin d’obtenir un combat pour le titre suprême. Subtilité : lorsque le contrat du MITB de la WWE peut être « cashé » à tout moment, celui de la mallette socialiste ne pourra l’être que lors de « Wrestlemania 2012 ».
Toujours au PS, souvenons-nous également du « Royal Rumble » organisé en 2008, lors du PPV « Congrès de Reims », qui avait vu la quasi-totalité du roster se foutre sur la gueule dans un grand bordel généralisé qui n’est pas sans rappeler les « rumbles » de la WWE. Ce PPV avait été une belle réussite mais le Parti de Jaures (le pauvre) n’en était pas à son coup d’essai puisque ce type de combat avait déjà été testé lors de « Congrès Rennes 1990 ».

 


L’affiche officielle de “Congrès de Reims 2008”

 

 

A droite, enfin, on préfère de loin les stipulations extrêmes. La feud la plus récente oppose le Champion WWE en titre, Nicolas Sarkozy à son éternel Challenger, Dominique de Villepin, dont la gimmick est proche de celle de Triple H à ses débuts. Le Champion a promis d’accrocher son opposant déjà reconnu coupable à un crochet de boucher ! Il devrait y avoir du sang sur le ring à l’issue du combat.
Mais il faut bien l’avouer, ce combat de Heels n’intéressent pas grand monde ; à l’instar d’un bon vieux Khali-Kane des familles, tout le monde s’en fout un peu.

 

La WWE, vous le savez, impose à ses catcheurs de respecter la kayfabe et de coller au mieux à la gimmick de leur personnage. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, la « kayfabe » est la vie scénarisée d’un combattant, et sa « gimmick », les traits les plus caractéristiques de sa personnalité. Ainsi, Edge, présenté comme un catcheur un peu trouillard et opportuniste a longtemps été marié « kayfabe » à la douce et pulpeuse Vickie Guerreiro.

 


Et quand Jericho est agressé par un fan à la sortie d’un show, il ne brise pas la kayfabe et reste fidèle à sa gimmick.

 

 

Les politiques ont eux aussi une vie « kayfabe » à respecter et des gimmicks leur collant à la peau. Pour ne citer que trois exemples, François Mitterrand a pendant de très nombreuses années été le mari aimant et fidèle (kayfabe) de Danielle Mitterrand, bon père de famille, alors même qu’il partageait la vie d’Anne Pingeot et donnait le biberon à la petite Mazarine. De la même façon, en 2007, Nicolas Sarkozy a absolument tenu à ne pas briser la « kayfabe » et à faire croire, le temps de l’élection présidentielle, que Cecilia et lui formaient le couple le plus harmonieux du monde tandis que C. (oui, son nom nous émeut et on peine à l’écrire) rêvait en secret de son publicitaire installé à New York. Ségolène Royal, quant à elle a tenté en vain de nous faire croire pendant des années qu’on pouvait être heureuse en vivant en couple avec François Hollande.

 


Lassé de sa gimmick à la Hornswoggle, Sarkozy est prêt à tout pour passer pour un Big Man.

 

 

Côté gimmick, nos hommes politiques ne sont pas en reste : François Mitterrand a longtemps incarné le personnage d’un grand résistant de la première heure et Chirac celui du bon gars tâtant plus souvent qu’à son tour le cul des vaches au salon de l’agriculture, et amateur de tête de veau accompagnée d’une bonne Corona bien fraiche. Bref, on l’a souvent présenté comme une sorte de beauf inculte (sa gimmick), négligeant son tropisme pour la culture japonaise et sa vraie connaissance des arts premiers.

 


Vous feriez un magnifique sumo, vous savez?

 

 

On a en revanche plus de difficultés à cerner la gimmick de Nicolas Sarkozy, tant celui en change avec une facilité déconcertante. Tour à tour apôtre du libéralisme et pourfendeur du capitalisme mondial, nouveau riche colérique exhibant sans vergogne sa vulgarité naturelle, ses Ray-Bans, ses Rolex, sa femme et son atlantisme forcené ou homme sage et apaisé se contentant d’arborer de « discrètes » Patek Philippe au poignet et remisant au placard ses lunettes de soleil les plus ostentatoires, crétin inculte piétinant sans pitié la Princesse de Clèves ou intellectuel avisé se nourrissant entre deux avions et deux entreprises de sauvetage du monde des aventures de la famille Rougon Macquart (et non pas Roujon, cher Président…), défenseur des valeurs moisies de la droite la plus réactionnaire ou humaniste éclairé citant Jaures aussi facilement qu’on se laverait les mains en pleine épidémie de grippe A, … il est difficile de suivre l’évolution des gimmicks de cet omniprésident. Et comme à la WWE, cela nuit grandement à la crédibilité du personnage. D’ailleurs, lui-même s’y perd et est frappé d’un syndrome touchant quelques stars du catch : il confond storyline et réalité. Il est par exemple persuader d’avoir moralisé le capitalisme mondial, terrassé les paradis fiscaux et réussi à encadrer les bonus des traders !

 


Avant avoir voulu nous faire croire qu’il lisait des livres, Sarko a tenté de nous faire avaler qu’il en avait écrit un !

 

 

Si les gimmicks catchesques et politiques sont le plus souvent scénarisées, il arrive parfois que la storyline rejoigne la réalité. C’était par exemple le cas de JBL, présenté comme un millionnaire ayant triomphé dans le business, ce qui est vrai et c’est également celui de Triple H, mari de Stephanie McMahon à la ville comme à l’écran.
Cette confusion des genres n’est pas l’apanage de la WWE et on la retrouve au sein de la classe politique française. Par exemple, nous savons de source sûre que Frédéric Lefebvre est bel et bien ce petit roquet bas du front, agressif et aboyeur compulsif, dont la mauvaise foi n’a d’égale que la sale tronche qu’il promène de conférence de presse en conférence de presse. Croyez le ou non, mais ce mec est comme ça dans la vraie vie !

 


C’est marqué sur sa vilaine face, non?

 

 

Enfin, la classe politique hexagonale emprunte aussi très largement à la WWE certaines techniques de combat, parmi les moins avouables.
Ainsi en est-il du screwjob (à ne surtout pas confondre avec blowjob prise de préliminaires favorite de Bill Clinton, mais là on est hors-sujet). Spécialité de Montréal (Bret Hart et de l’Untertaker y furent tous deux floués par Vince McMahon), même si les USA ont également connu leur lot de screwjob (comme la défaite de Hulk Hogan contre André le Géant en 1988), ce vol caractérisé est également présent sur la scène politique tricolore.
Petit retour en arrière : Lors du PPV « Congrès de Reims », en 2008, le Royal Rumble socialiste touche à sa fin, et sur le ring, deux personnes se battent encore pour le titre de la brand rose : Martine Aubry et Ségolène Royal. Alors que les deux rivales semblent en mesure de l’emporter (Titine profitant d’une coalition de lumberjacks heels rodant aux alentours de l’arène pour faire jeu égal avec son adversaire du jour), La Diva Royal parait dans la soirée prendre le dessus sur sa rivale. C’était sans compter sur la fourberie de l’entourage de la fille Delors qui fomente un screwjob simple, mais toujours efficace au sein du PS : le bourrage d’urnes massif dans les fédérations du Nord de la France. 1, 2, 3, les urnes sont bourrées et Titine effectue le tombé sur une Ségolène Royal furieuse qui jure alors de prendre sa revanche à « Primaires 2011 » dans un rematch qui connaitra certainement quelques stipulations hardcores dont les socialistes ont le secret.

 


La prise de finition de Martine Aubry: le bourrage d’urnes.

 

 

La droite est aussi capable d’organiser ses propres screwjobs, même si elle manque parfois de discernement. Si, par exemple, l’arnaque a toujours été de mise dans le cinquième arrondissement de la ville de Paris, elle a fini par se retourner contre ses auteurs ; de la même façon, les pieds-nickelés qui ont divulgué les listings de l’affaire « Clearstream » se sont méchamment pris les pieds dans le tapis sans que l’on sache encore très bien à qui devait profiter le crime…

 


Même si on tout de même une petite idée.

 

 

Toujours dans le domaine des techniques un peu louches, il arrive parfois aux catcheurs peu regardants sur la manière d’arriver à leurs fins (façon un peu longue d’écrire « heel »), de tricher pour l’emporter sur l’adversaire. Le plus souvent, l’attention de l’arbitre est attirée vers un autre coin du ring, et le filou assène en traitre un violent coup illégal, mettant le plus souvent fin au combat. C’est une arme également assez répandue parmi les hommes politiques français. Rendons d’ailleurs ici hommage à François Mitterrand, auteur de « cheat kick » le plus spectaculaire de toute l’histoire de la Vème République.
Petit retour en arrière, nous sommes en mai 1988, Jacques Chirac et François Mitterrand s’affrontent une dernière fois avant « Elections Présidentielles 1998, Part II », et la tension est à son comble. Le Président sortant contre facilement les attaques de son adversaire en lui assénant régulièrement des petits « spears » aussi simples qu’efficaces (pendant tout le débat d’entre deux tours, il s’adressa à Jacques Chirac en lui servant du « monsieur le Premier Ministre », prenant un ascendant psychologique certain sur son adversaire), jusqu’au face à face fatal : Alors que Mitterrand accuse son adversaire d’avoir négocier le retour en Iran d’un gros vilain terroriste présumé (Gordji, interprète rattaché à l’ambassade d’Iran et dont se pose la question de l’implication dans les attentats ayant frappé la France en 1986), en l’échange d’une libération d’otages français, Chirac voit rouge et demande à son adversaire de lui confirmer « droit dans les yeux » la tenue d’une conversation allant dans ce sens entre les deux hommes. Avec la malice qui lui est coutumière, et « dans les yeux », François Mitterrand maintiendra son affirmation, laissant son adversaire au bord du KO. Le coup est parti « from out nowhere » et Chirac y pense encore aujourd’hui.

 


Oui, ce jour là, je n’ai pas eu envie de porter le chapeau(oui, on a osé)

 

 

Si François Mitterrand peut être, à l’instar d’un Hulk Hogan ou d’un Triple H, considéré comme l’un des tous meilleurs combattants de sa génération, notre honnêteté éditoriale nous pousse à conclure ce papier en rappelant certains de ses « botchs » les plus célèbres.
Une prise « botchée » signifie en langage catchesque une prise mal portée, un mouvement raté, pouvant ridiculiser son auteur, mais également faire très mal à son adversaire. Segolène Royal est elle-même une très grande botcheuse devant l’éternelle, mais sa bravitude sur le ring nous a fait perdre l’envie d’enfoncer le clou. D’autres que nous s’en chargent fort bien. Et alors que Clearstream nous parait aussi être un « botch » de tout premier ordre, nous rappellerons à nos lecteurs que le maitre en la matière s’appelait François Mitterrand qui, entre le faux attentat de l’Observatoire en 1954, l’affaire des irlandais de Vincennes en 1982, et l’affaire du Rainbow Warrior en 1985, a fait la preuve que l’on pouvait être une superstar de la politique française et rater de temps à autres son coup.
Mais ne fut ce pas là le prix à payer de sa formidable longévité sur les rings hexagonaux ? (non, Tsuru, on ne parle pas de ceux de la TNA).

 

 


Je tiens à remercier les Cahiers du Catch d’avoir réussi à faire un article de 25.000 signes sur la politique française sans évoquer, ni ma frigidité, ni la sécheresse pathologique de mon vagin."

Hunter pour tatanner Legacy ?

Un peu comme si Carla Bruni en collait une derrière les oreilles de Jean Sarkozy quoi ! Arf !

Quand la politique se dépêche de donner raison à l’article

Jean Sarkozy, tel un vulgaire fils de Hall of Famer surpushé, devrait, avec son Bac en poche et ses 23 ans, occuper la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD).
"Arrrre youuuuuu reeaddddyyyyyy ????"

Ooo yeah

Je plussoie Ze Shark

La Legacy fait des émules et c'est pas demain la veille que ce genre de pratique douteuse finiront.

Le probleme dans tout ça c'est que personne ne gueule ou proteste, à la WWE ta quand meme Hunter et HBK pour coller des roustes aux pistonnés ^^

Rebravo McOCee

Depuis hier j’ai un fantasme secret : Sarko nous faisant un « Suck it » après avoir annoncé la privatisation de la Poste ou la refonte de l’Assurance Maladie.

Plus belle la feud

Dans ma tête de malade mental, j'avais déjà fait ce genre de parallèle, mais avec "Plus Belle la Vie". (ben ouè, quand on est marié, on est plus le seul maitre de la télécommande...)
Si un jour j'ai un ptit moment, je vous ferais la démonsrtation dans un ptit article.

Si je suis un peu partagé, ca

Si je suis un peu partagé, ca n'est pas au sujet des opinions politiques (c'est tabou d'en parler la plupart du temps, mais après tout ça n'a pas vraiment de justificatif), mais plus du côté fondamental de la politique.

La politique est très mal vue par les gens en général, et les jeunes en particulier (cf les taux d'abstention). Le catch ça touche pas mal les jeunes. Ma crainte étant que trop associer à du loisir quelque chose de sérieux comme la politique ne la desserve encore +. La tendance qui pousse à ne pas voter et à s'éloigner de la politique et la pire des choses qui puisse arriver, et à ce niveau la démocratie fondamentale est en danger (spécialement quand l'image a un tel pouvoir).

Dans l'idéal, encourager les gens à voter et réfléchir me parait indispensable.
En pratique, je reconnais bien que ce site ne peux pas tout faire ni sauver le monde, et que la ligne éditoriale axée humour tient franchement la route. Malgré tout, je souhaitais poster mes états d'âme et j'encourage tout le monde a garder une âme d'enfant et s'amuser de tout, mais un cerveau d'adulte et bien réfléchir aux choses tout en se montrant responsable dans ses actions. ;)

Je pense que rire de la

Je pense que rire de la politique comme nous le faisons (et encore merci McOcee) prouve au contraire un interet pour la politique! Le fait de connaitre le duel "Je vais vous appeler Mr Miterand à présent, il n'y a plus de Président et de Premier Ministre" "D'accord Mr le Premier Ministre" montre une culture politique qui est plus que rare chez les jeunes...

LOL comment tu traites McOcee

LOL comment tu traites McOcee de vieille peau, j'aurais pas aimé

UMP Wrestling

Je m'attendais à un article de ce type. Et je ne suis pas du tout déçu. L'article propose une comparaison rafraichissante entre le monde du Catch et le monde politique, le tout tres habilement mené.

Je veux bien comprendre la frilosité de certains lecteur, toutefois force est de constater que les parallèles ont le mérite d'être pertinent dans l'ensemble. Sarko à des mimique à la Razor Ramon lorsqu'il sort de son Jet avec Carla. Besson trahi à tout va comme un Edge à son meilleur niveau. Hortefeux aligne les phrases douteuses tel un JBL sortant de sa limo.

Les CdC à le mérite d'etre un site ou ont fait plus que donner des résultat, délirer sur des vignettes et pronostiqué. Elle donne un reflet de la société qui s'exprime à travers le catch. (cf: article sur les Black à la WWE, vision Républicaine de la WWE etc)

Certains devront si habituer, moi J'adore !!

Encore Bravo McOcee

Bref, Bravo McOcee

Q&A

Je vais tenter de faire une réponse groupée, cela sera plus simple. Alors, dans le désordre :


CM Hardy> Je ne sais que te dire. Il y a déjà eu sur les Cahiers du Catch des articles à connotation « politique » au sens large (la géopolitique et Vince, la politique intérieure US et Vince, la question noire et Vince), mais c’est certes la première fois que l’on s’attaque à la vie politique française. Comme tu as pu le remarquer, on le fait avec humour, ou tout du moins, on tente de le faire, même si, bien évidemment, transparaissent les opinions politiques de l’auteure. Nous n’avons pas pour vocation à nous limiter à écrire des reviews de shows ou des bios rigolote. Notre ligne éditoriale est très simple : nous faire plaisir et écrire ce que nous avons envie d’écrire. On a tenté dans le papier que tu critiques (et c’est ton droit le plus strict) de respecter les sensibilités de chacun, tout en sachant par avance que notre sensibilité politique se verrait gros comme une maison au milieu d’un ring. C’est assumé. Si ce type d’articles ne te convient pas, nous te suggérons de passer à autre chose. Il y en aura d’autres du même genre (si du moins l’envie nous en prend), et c’est à nous que revient la décision de savoir ce qui a sa place sur le CDC, ou non. Enfin, ce papier n’a pas pour ambition de faire l’apologie de tel ou tel parti politique. On a tenté de taper un peu sur tout le monde, même si on prend plus de plaisir à plus taper à droite qu’à gauche.


Didi > Oui, la distinction heels/face, droite/gauche est facile.  Comme l’est celle de notre définition du turn. Mais cela sert notre propos, c’est conforme à notre conviction (même si nous exagérons tout ici à l’excès mais c’est un peu le genre qui le demande), et leparallèle nous faisait plutôt marrer. Et admettons que l’idée de nous faire Besson était assez jouissive.


Spannish> Ta remarque est très pertinente. Oui, j’aurais pu explorer un peu mieux et un peu plus la piste du storytelling en politique, d’autant que Sarko semble vouloir en faire sa marque de fabrique, même s’il n’est évidemment pas le seul à user de telles ficelles. C’est quelque chose de l’article aborde très succinctement (à l’occasion des gimmicks et de la confusion des genres entre storylines et vie réelle) et qui aurait certainement mérité un développement plus conséquent. Là où je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi, c’est quand tu sembles en faire un phénomène assez récent (si je te comprends bien) alors que la politique avec un tout petit « p » a toujours eu pour objectif de raconter une belle histoire. Prends par exemple les affiches de campagne de Mitterrand en 1988 ou ses slogans de l’époque, son storytelling de « la France unie », l’histoire parfaite pour s’assurer une réélection lorsque l’on est président depuis 7 ans et que l’on a failli dans son entreprise de « changer la vie ».


Reune> Oui, c’est une quasi constante. Les sondages de popularité nee confirment que très rarement dans les urnes. Et j’aurais tendance à dire « dieu merci » tant la perspective de me coltiner un Lang ou un Kouchner à l’Elysée ne m’enchante guère. J’aurais tendance ici à pointer du doigt l’organisation même de ce type de sondage de popularité. Difficile en effet de ne pas être « très satisfait », « satisfait » ou « plutôt satisfait » de l’action d’un mec qui passe le gros de son temps à poser pour les couvertures de Paris Match, ce qui explique pourquoi les heels sondagiers ont le plus souvent le dernier mot (même si sur le plan national Fabius et Juppé me paraissent deux mauvais exemples, grillés qu’ils sont auprès de l’opinion) : Ils sont heels pour la Sofres, car les sondés leur reprochent quelques décisions douloureuses, mais redeviennent faces dans l’isoloir, touchant à l’occasion une sorte de prime à l’action, ou de prime à la « casse », dirais-je, si j’osais. D’ailleurs, qui est actuellement selon les sondages le futur sauveur de la gauche ? DSK, le mec qui a pris ses jambes à son coup au moment où tout était à reconstruire dans la maison PS. De la même façon, Delanoé a très longtemps eu la côte des sondés. Mais pour une raison très simple : il s’est toujours gardé de pénétrer dans l’arène ; qui est capable de citer de mémoire un positionnement politique marqué du Maire de Paris, une ligne claire, un chemin à suivre ? Personne à part son chargé de com.

Ouais on dit ça

Mais moi tout ce que je vois, c'est qu'aux CdC vous aimez pas la draft WWE hépicétou ! :-P

Proces d'intention

C'est faux! Axl avait même fait un article rien que sur la draft!


Bon, plus sérieusement, ta remarque est judicieuse, j'aurais largement pu parler de "draft" dans le papier. Sans abandonner pour autant le distingo heels / faces et les turns qui vont avec!
Les grands mouvements centre / ump à l'occasion des élections de 2007 s'y prêtaient bien, par exemple. Le modem est venu se servir dans le roster de gauche aussi, y'a de la matière.
Le problème, c'est que tu peux prendre tous les termes spécifiques au catch et leur trouver une traduction politique. Ce qui est encourageant, dans la perspective d'un deuxième article.

Pourquoi de la politique ici?

Salut tous je lis les cdc depuis le début et j'adore en général le ton des articles. J'ai 27 ans un gosse, une femme, un boulot en 3*8, un chien aussi.
Le catch pour moi c'est uniquement un moment de détente et surtout pas prise de tête. C'est pourquoi dès la lecture du titre j'ai eu un apriori très négatif. Et en lisant le début mes doutes ce sont confirmés.
Je ne supporte personnellement aucun partie et je suis clairement en désaccord avec de telles articles sur un site comme les cdc.

Evidemment.

Je me demandais quand ça allait arriver.
Personnellement, je pense qu'il ne faut pas commencer à se lancer dans le débat, sinon ça va vite dégénérer.

C'est sur que l'article prend partie, et qu'il ne plaira pas aux mecs de droite. Je pense que la rédac connaissait les risques.

Contrairement à toi, CM Hardy, je trouve ça très bien que ce site se lance dans des articles de ce genre. J'ai connu les cdc par les cdf, et je suis bien content de retrouver un style polémique ici aussi.
L'article ne sort pas de nulle part, et il se tient : les turn, les monster heel etc.

Bref, on aime on lit, on aime pas on passe à autre chose.

Contrairement à ce que tu

Contrairement à ce que tu laisses entendre, je ne suis d'aucun partie. Il aurait été dans l'autre sens, j'aurai eu la même réaction. C'est juste un avis, la rédaction le prendra ou non en compte et je continuerai à lire les cdc.

=)

Pas de soucis !
En fait c'était pas dirigé contre toi, c'est plus une expression que j'utilise un peu trop souvent !
Bonne continuation.

Pas mal du tout !

J'aime beaucoup l'article, très drôle dans son ensemble.
Cependant, je trouve un poil facile la distinction heel à droite / face à gauche, et le passage de l'un à l'autre comme un turn.
J'aurais plutôt vu ça comme une draft avec une montée dans la carte.
Après tout Besson, avant son passage de l'autre côté était déjà un heel version âme damnée pour les sales besognes mais en catégorie jobber. Là y a Sarko qui lui propose d'intégrer sa Legacy en midcard, il allait pas dire non !
De même Hirch et Amara sont restés Face, mais sont montés dans la carte en allant chez Smith d'en face .
Bon Kouchner a un peu perdu de son aspect Babyface ok par contre, mais je pense qu'on peut dire qu'il est encore en plein turn

A mon avis

Je crois que tu as raté le point le plus important dans ta comparaison (pour être tout à fait sérieux sur ce sujet) : à savoir la faculté qu'a eu la politique de récupérer la manière qu'ont eu les grandes fédérations de fidéliser leur public.

Quand, pendant les Monday Night Wars, à la fois Vince MacMahon et Eric Bischoff ont fait évoluer le business, l'idée était de faire des shows de l'époque autant des "soap-opera" que des événements de catch old-school. Ca donnera d'ailleurs d'un côté la NWO et de l'autre toute la feud Austin-MacMahon. L'essentiel n'était plus l'action dans le ring mais la faculté de raconter une histoire d'une semaine sur l'autre, d'un épisode à l'autre.

Cette vision du sport-entertainment par le catch a été reprise par à peu près tout le business du sport qui a lui aussi décidé de "vendre" la compétition purement sportive comme une histoire. C'est d'ailleurs typiquement l'objectif de la dernière campagne de pub de Canal Plus qui annonçait "Ligue 1, nouvelle saison" pour parler du foot comme elle parlerait de Dexter, Desperate Housewives et consorts. Ce mode de promotion de l'événement est tellement rentré dans les moeurs que ce même traitement a d'ailleurs été appliqué à l'information.

Et ce n'est pas vraiment un secret que de dire aujourd'hui que la politique fonctionne de la même manière. La communication politique moderne, aujourd'hui, relève avant tout du storytelling et de la maîtrise de l'agenda. Les spin-doctors aujourd'hui créent quotidiennement un menu médiatique du jour destiné à modeler les consciences pour qu'elles soient perceptives aux points que les politiques ont envie d'aborder.

Et au-delà de l'aspect amusant de tout ce que tu écris, c'est peut-être ça le plus intéressant : voir qu'on est finalement gouverné de la même manière que les shows de catch sont organisés.

Remarque excessivement

Remarque excessivement intéressante sur la société en général Spanish! Très bien vu ce parallèle.

Story

Silver a raison d'insister sur le fait que le storytelling (Ch.Salmon) et ses spin-doctors ont envahi le monde politique comme celui du spectacle.

Magnifique article, bien joué

Magnifique article, bien joué McOcee, j'ai adoré :p !

Pops& heat

Superbe article!

Par contre, je me pose des questions sur les heels et les faces... par exemple la popularité d'un face politique (sondage) est souvent factice quand on le confronte aux urnes (Delanoe, Lang, Kouchner) alors que celle de "heels" sondagieux depuis 20 ans (Juppé, Fabius) est démentieaux élections législatives!

Juppé a perdu Bordeaux il y a

Juppé a perdu Bordeaux il y a quelques ans, et LoLo Fabius s'était prit un 8% aux primaires socialistes, Tout heel turn se paye :rire:

Les screwjobs se payent

Les screwjobs se payent aussi.
Exemple de Fabius avec l'affaire des contaminations.
Dissolution de l'Assemblée par Jacques pour Juppé.

Bienvenue sur Edvige, McOcee ! :o)

C’est du très lourd, j’adore. Et y a deux vignettes en particulier que je mets dans mon best-of.

Un poil orienté comme point de vue...

Mais bien marrant quand même hein ^^

Bravo, bravo

et encore bravo.
Article d'utilité publique !

J'ai même pas envie de commenter, c'est juste excellent.

Génial , j'en ris encore , et

Génial , j'en ris encore , et la photo du porte flingue de Sarko est juste Awesome.

Premier commentaire, dédicace à McOcee

Il est complétement nul cet article.

arguments

Des arguments pour corroborer cette assertion?

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Les Vignettes des Cahiers


Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
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"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin