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Il faut sauver le soldat Kozlov

Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter.

Benjamin Jarnés


Les Cahiers du Catch lancent aujourd’hui un nouveau format d’article: le portrait de catcheur à la mode de chez nous. Gimmick, technique in ring et palmarès, vraie vie, storylines et feuds marquantes… tout ou presque passe au laser de notre analyse aussi conceptuelle que pointue (ouais, au diable la fausse modestie, on a envie de se la péter comme Jericho).

 

Et pour commencer la série, c’est avec un plaisir que nous dissimulons difficilement que nous braquons nos projecteurs sur Oleg Alexandrovitch Prudius aka Vladimir Kozlov, celui qui répond au doux surnom de "Moscow Mauler" (le tabasseur de Moscou) sur les rings de la WWE. C'est notre façon de rendre hommage à un des nominés et prétendants sérieux à la Ceinture de Plomb.

 

 

I demand better hagiographe!

 

 

Biographie non autorisée de Vladimir Kozlov

 

Le choix de Vlady vous paraîtra peut être incongru ("Après tout, pourquoi ne commencent-ils pas par un CM Punk, un Triple H, un Randy Orton ou un Chris Jericho, un de ceux dont ils nous chantent les louanges et la geste semaine après semaine à la manière des troubadours d’antan?"), mais il s’explique d’une part par notre goût pour le jobber à tête sympa et d’autre part par une sorte de défi lancé par un de nos lecteurs, fan de Kozlov devant l’éternel. Qu’on se le dise, la démocratie éditoriale participative n’est pas un vain mot pour la rédaction des Cahiers du Catch.

 

 

C'est lui qui nous a tout appris.

 

 

Vladimir Kozlov, un Ukrainien russifié par la WWE

 

Comme la plupart des catcheurs, ce grand gaillard de 1,97m pour 137Kgs (mensurations kayfabe) né le 27 avril 1972 en Ukraine est un athlète accompli. Mais à la différence de certains de ses petits camarades, lorsque la WWE le signe en 2006, il n’est pas encore catcheur mais excelle dans de nombreux sports de combat, comme le judo, le kickboxing et surtout le sambo, art martial mis au point par quelques vétérans de l’armée soviétique dans les années 1930. Si cette technique a bien été développée par l’Armée Rouge, elle a fini par sortir des casernes et des camps d’entraînement pour devenir une discipline sportive à part entière.

 

Parmi les sambistes les plus célèbres, citons la brutasse intersidérale Fedor Emelianenko (l’un des plus grands champions de MMA de tous les temps), ainsi qu’un certain Vladimir Poutine, dont on connaît l’attrait pour le judo (il est ceinture noire) mais qui a également obtenu en 1973 le titre de "maîtres es sports" en sambo et qui a institué en 2006 une "Coupe du Président de la Fédération de Russie" attribuée aux meilleures équipes de sambo du pays. Ce sport de combat, mélange et judo et de lutte, fait la part belle aux immobilisations, aux clés de jambe et aux projections spectaculaires, ce qui doit vous rappeler vaguement quelque chose…

 

Sportif multi-tâches, notre ami Vlady (Kozlov, pas Poutine) est également (apparemment, car l'info est difficile à vérifier) international de football américain pour le compte de l’Ukraine, son pays d’origine, ce qui est d’ailleurs la source d’une de ces petites incohérences dont la WWE a le secret: booké russe, sûrement pour ne pas troubler l’Américain moyen qui ne connaît le plus souvent que quatre pays (les USA, l’Europe, l’Irak et l’URSS), son profil sur le site officiel de la WWE annonce pourtant qu’il est international ukrainien (son accent en russe ne laisse d'ailleurs pas de trace au doute…). Peut-être les rédacteurs ont-ils cru avoir affaire à une division régionale, allez savoir…

 

 

Sambo, art martial d'origine russe, indispensable pour apprendre à jobber à l'ECW.

 

 

Une carrière pour le moment vierge de tout titre

 

Avec une telle gueule et un tel gabarit, le jeune Oleg, qui a tâté du théâtre dans ses jeunes années (il a notamment tenu le rôle d’Athos dans une mise en scène des Trois Mousquetaires à l’Université d’Ukraine, à Kiev, si si, Athos, le sombre héros romantique), a d’abord attiré l’attention des réalisateurs russes, qui l’utilisent en tant que figurant dans un certain nombre de films locaux. Les Américains en feront de même quand le bestiau déménagera en Californie au début des années 2000. On peut paraît-il apercevoir sa trogne patibulaire dans la 25ème Heure de Spike Lee et dans la série The Wire, pas les pires œuvres qui soient. Dans le même temps, il cartonne dans les compétitions ricaines de sambo et de kickboxing.

 

C’est en 2006 que la WWE lui met le grappin dessus. Impressionnée par son physique hors normes et par sa maitrise de plusieurs arts martiaux, elle lui fait alors signer un contrat de développement dans l’une de ses fédérations satellites, la Deep South Valley, où il effectue ses débuts le 7 avril 2006. Conscients du potentiel de la brute russophone, les bookers de la WWE commencent à utiliser Kozlov dans quelques house-shows (matchs non télévisés) et lui offrent même à la fin de l’année 2006 quelques apparitions à l'ECW et à Raw. D’abord booké comme un face (eh oui!) fier de vivre en Amérique et fan inconditionnel de la WWE, il amorce dès ses débuts un subtil turn le conduisant tout naturellement vers ce statut de heel que nous lui connaissons aujourd’hui et qui lui sied bien mieux à notre goût. Il affirme alors à qui veut l’entendre que tous ces clowns qui combattent le lundi soir, il se les prend un par un voire deux par deux. Mais comme bien souvent à la WWE, Vlady est rapidement renvoyé à ses études et repart en formation, cette fois ci à l’Ohio Valley Wrestling où il répète ses gammes de juillet 2007 à mars 2008 et où il glane son unique titre à ce jour: celui de champion poids lourds OVH, en se défaisant de Paul Burchill.

 

Enfin convié à se frotter à la crème des superstars, il fait une entrée fracassante à SmackDown, le 4 avril 2008, pour y massacrer un jobber. C’est dans une salle plongée dans le noir et sans musique que Kozlov se dirige vers le ring, une simple poursuite accompagnant son pas lourd le long de la rampe d’accès, sans qu’aucune image ne soit diffusée sur le titantron. Flippant. La couleur est clairement annoncée, Kozlov n’est pas là pour rigoler mais pour faire mal et pour terroriser. C’est d’ailleurs en fanfare que sa carrière commence puisque pendant dix longs mois, il reste invaincu en un-contre-un, hors disqualification, ce qui constitue une période étonnamment longue pour la WWE et son rythme effréné. Ainsi gagne-t-il très facilement ses premiers combats face à des low-carders comme Funaki, Jimmy Wang Yang, Domino et autres Jamie Noble, à tel point qu’il réclame très vite une opposition plus consistante (le fameux "I demand better competition!").

 

Doté d’un Titantron effrayant et d’un thème d’entrée glaucos annonçant, en russe, "Je t’apporte la douleur", il se pose en candidat naturel au titre de champion WWE, alors détenu par Triple H et convoité par Jeff Hardy. Après avoir plusieurs fois démoli les deux Faces, il connaît finalement les honneurs d’un pay-per-view le 23 novembre 2008 à Survivor Series, dans un Triple Threat contre Hardy et Triple H. Jeff ayant été attaqué à son hôtel au préalable, Vickie Guerrero en profite pour incruster Edge dans le mix et l’Ultimate Opportiunist se fait un plaisir de chiper le titre au nez et à la barbe de tout le monde. Ce match, généralement considéré comme atrocement booké, suscitera nombre de critiques à l’égard de Kozlov, considéré trop lent et boring et dans le ring… Il aura une chance de se refaire le 14 décembre, à Armageddon où il affronte Matt Hardy, le champion ECW de l’époque. Kozlov remporte le combat (sans que la ceinture ne soit en jeu) et semble se relancer pour l’avenir. 2009 sera-t-elle son année? En tout cas, il gagne le Slammy de "Breakout Superstar of the Year". Devant Kofi Kingston, Evan Bourne et Ted DiBiase, excusez du peu.

 

 

- On est peut être un peu durs avec Vlady, il a gagné un Slammy en 2008.

- Peut être mais cette année, c'est à la Ceinture à la Plomb qu'il est nominé.

- Lol, t'as raison, c'est un gros tocard.

 

 

Mais alors que les suiveurs de la WWE attendent beaucoup de Kozlov ou du moins estiment que son ascension dans la carte est écrite et qu’il sera bientôt un main-eventer solide et habitué à fréquenter les PPV du dimanche soir, le début de 2009 le voit entamer une descente inéluctable. Au Royal Rumble, il entre en sixième position et vire rapidement du ring le Great Khali, MVP et Carlito, avant que Triple H ne le dégage à son tour. Mais il subit son premier tombé le 15 février à No Way Out, lors de l’Elimination Chamber Match de Smackdown pour le titre WWE. On a alors un premier indice patent de sa disgrâce future: invaincu jusqu’ici, on prévoyait que son élimination serait due aux efforts combinés de plusieurs adversaires, afin de préserver son aura de monster heel. Or il s’incline sans briller sur un Last Ride de l’Undertaker. Les semaines suivantes, les annonceurs continuent de le présenter comme « Invaincu en combat singulier », mais ça ne durera pas. Wrestlemania approche et Kozlov sera sacrifié sur l’autel du buildup de la feud Michaels-Undertaker.

 

 

Mais le pire était à venir...

 

 

Il proclame d’abord, comme tant d’autres avant lui, qu’il souhaite être le premier à vaincre le Taker à Mania. Le 27 février, il décroche la plus grosse victoire de sa carrière, mais ce ne sera qu’un trompe-l’œil : en contrant un Old School du Taker en powerslam, il fait le pin sur le Deadman. On croit qu’il a le vent en poupe, mais c'est en fait son chant du cygne… Pour avoir l’honneur de se coltiner le cadavre ambulant à Wrestlemania, il doit d’abord gagner une sorte de demi-finale face à Shawn Michaels, qui vient de s’extirper de sa storyline avec JBL. Le 2 mars, Kozlov débarque donc à Raw, où il connaît sa première défaite clean en individuel, sur le classique combo descente du coude / Sweet Chin Music de Michaels. On ne le sait pas encore, mais c’est pour lui la fin des haricots. Le 13 mars, le Taker prend sa revanche à Smackdown en lui infligeant sa deuxième défaite en dix jours, après des mois d’invincibilité. Et une semaine plus tard, il jobbe contre Triple H… Son push est fini et la draft du 13 avril l’entérine : il est envoyé à l’ECW où il croupit depuis dans un relatif anonymat.

 

 

Relatif anonymat, allégorie.

 

 

Ce temps où Kozlov écrasait tout sur son passage semble bien loin. S’il forme par la suite avec William Regal et Ezekiel Jackson une stable heel assez sympa, plus personne n’envisage sérieusement Kozlov comme un légitime prétendant à quelque titre que ce soit et, plus inquiétant encore, il disparaît complètement de la carte des PPV. Pire, il est relégué très loin dans la catégorie dans laquelle il combat: celle des "squasheurs" bêtes et méchants. En effet, les deux newbies Drew McIntyre et Sheamus lui sont clairement passés devant et ont démontré sur le ring et en dehors des aptitudes que le tabasseur de Moscou n’aura sans doute jamais. Si ces deux-là se sont très rapidement imposés et connaissent aujourd’hui les honneurs des PPV et des titres, Kozlov se dirige lentement mais sûrement vers une carrière de jobber condamné, au pire, aux seconds rôles à l’ECW et au mieux à une peu valorisante position de faire-valoir, de chair à canon pour prétendants aux titres si d’aventure Vince McMahon décide de le faire revenir à SmackDown ou Raw.

 

 

Oui, qu'il revienne vite à Raw, j'ai besoin d'adversaires crédibles.

 

 

Le colosse ukrainien semble ne s’être jamais vraiment remis de sa première défaite en individuel contre HBK et il assez amusant de relire ce qu’il se disait sur les forums à son propos il y a un an et de remettre dans le contexte d’aujourd’hui les interrogations de l’époque. Il s’agissait en effet de savoir si Kozlov s’emparerait de la ceinture WWE plutôt à la fin de l’année 2008 (n’est-ce pas Priceless?) ou plutôt au début de l’année 2009, éventuellement à Wrestlemania XXV que quelques-uns imaginaient être le théâtre du sacre de l’Ukrainien… Résultat, Kozlov n’a participé à WM qu’en tant que lumberjack dans le match d’unification des ceintures par équipes (match même pas télévisé) et n’a plus été vu en action à un PPV depuis. Voir en lui un potentiel champion WWE semble aujourd’hui aussi crédible que d’imaginer Hornswoggle bodyslammer le Big Show.

 

 

Hey, il a l'air petit comme ça, mais il est super balaise, hein!

 

 

Get in the ring, motherfucka’ !

 

Alors, what the fuck s’est-il passé? Si le micskill plutôt rudimentaire de Kozlov (du moins ce que l’on en connaît vu qu’il n’a le droit que d’aboyer en russe alors que son passé d’acteur permet de rêver d’autre chose) est forcément de nature à freiner sa progression au sein de la WWE, la faiblesse de son arsenal de prises — la pauvreté de son move set, comme on dit quand on tient absolument à utiliser un terme anglais imbitable pour le plus grand nombre —, son style in ring ou plutôt son absence de style, semblent l’avoir durement handicapé et pourraient expliquer sa violente dégringolade. Il est d’ailleurs assez étonnant, voire frustrant, de voir un catcheur comme lui, maîtrisant de nombreuses techniques de combat (judo, sambo, kickboxing), se limiter à un catch tout en puissance et presque uniquement axé sur la force physique. Pas étonnant dans ces conditions de le voir confiné à un rôle de destructeur de jobbers. Ses prises de finition sont d’ailleurs assez parlantes: le Russian Drive n’est qu’un chokeslam doublé d’un spinebuster et le Russian Crash, un simple mais violent coup de boule dans l’abdomen… C’est peu, bien peu pour quelqu’un que l’on se plait à présenter comme étant le «maitre du sambo» et que l’on trimbale en kimono plus souvent qu’à son tour. A tel point qu’il pourrait être légitime de se demander si les bookers ne brident pas volontairement la technique in ring de Kozlov... Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’affirmer qu’il est complètement à la ramasse sur un ring. Il fait correctement ce qu’on lui demande de faire mais on a bien du mal à deviner dans cette grosse brute assez lente un habitué des tatamis et des rings de kickboxing, et ce d’autant plus que le sambo est connu pour ses multiples prises et son caractère spectaculaire.

 

 

Par contre, il fait super bien l'orang-outan!

 

 

Give him a gimmick

 

La gimmick de Kozlov a assez peu évolué depuis ses débuts à la WWE. L’équipe de Vince s’est dans un premier temps contentée de le présenter comme une brute sanguinaire renversant tout sur son passage, un bon gros heel, squasheur brutal et antipathique comme il en existe tant dans le petit univers de la fédération de Stamford. On lui fait de temps à autres prononcer une phrase en russe, on évoque son expérience de pratiquant de divers arts martiaux pour marquer un peu son personnage mais cela ne va guère plus loin. Finalement, c’est son invincibilité en un contre un qui constituera pendant longtemps le trait principal de la gimmick de Kozlov, ce qui nous semble un peu court. Depuis son transfert à l’ECW et la fin de cette invincibilité, la WWE a légèrement fait évoluer le personnage. Toujours aussi violent et brutal, il a, certainement pour son plus grand bonheur, rejoint l’ombre protectrice de William Regal et, surtout, abandonné le slip blanc qui lui servait d’unique costume de scène. Mais là encore, les scripteurs semblent ne pas vouloir vraiment trancher. On le voit d’abord revêtir un uniforme militaire, rangers au pied et béret vissé sur la tête (non Silver, c’est une image, son béret n’est pas vraiment vissé sur sa tête), puis c’est un kimono de sambo rouge qu’on le voit arborer en toute circonstance. L'emblème soviétique de la faucille et du marteau apparaît aussi à quelques occasions. L’effort de la créative team pour donner un peu de consistance est louable mais laisse comme un goût d’inachevé. Sérieusement, il n’y a pas mieux à faire avec ce gars-là?

 

 

Un videur en boite de nuit? Ouais, c'est pas si con.

 

 

Kozlov, scripté par les Cahiers du Catch.


La critique est facile mais l’art est difficile, nous opposeraient sûrement en chœur les bookers et scripteurs de la WWE s’ils daignaient nous lire. Chiche, relevons le défi et tentons de définir ce qui à nos yeux constituerait la meilleure gimmick pour Kozlov, sans pour autant dénaturer le travail déjà réalisé autour de son personnage. De notre point de vue, il suffirait de très peu de chose pour donner à Vlady une consistance qu’il n’a pas aujourd’hui. Deux options principales se dégagent.

 

1) On pourrait assumer une bonne fois pour toutes l’image "militaire" de la brute russe, comme dans un revival régressif des années 1980 marquées par l'image inoubliable d'Ivan Drago. En ce cas, il faut être cohérent. S’il est militaire, l’uniforme doit être, en dehors du ring, son costume de prédilection en toute circonstance. Puisqu’il est booké russe et que sa tronche est celle d'un heel-né, autant le voir assumer avec fierté son héritage militaire et pourquoi pas le voir railler l'US Army, ravivant ainsi un clivage Est/Ouest qui ne devrait pas être pour déplaire à Vince McMahon, lui qui est si attaché à ce genre de clichés éculés et qui fonctionnent souvent à merveille. Et plutôt qu’en faire un combattant multi-tâches maîtrisant moult techniques de baston, limitons-le au sambo, ce qui collerait parfaitement à son image de militaire russe. Là encore, il pourrait se glorifier de son héritage soviétique et vanter la supériorité du sambo sur les sports de combat de ces dégénérés d’Occidentaux minés par la paresse, le consumérisme et l’obésité.

 

2) Mieux: plutôt que de relancer le mythe lourdingue et passéiste du militaire soviétique anti-américain primaire, pourquoi ne pas en faire un critique acerbe de la mondialisation à outrance et de l’hégémonie économico-culturelle des Etats-Unis? Un Ludvig Borga avait fait forte impression dans les années 1990 dans un rôle de brute venue du froid pour mettre les Ricains face à leur hypocrisie (notamment face aux questions environnementales, quel précurseur que ce futur député facho au parlement de Finlande, récemment suicidé!). Kozlov reprenant l’antienne de la dénonciation d’une Amérique avide et aveugle au reste du monde, ça pourrait avoir de la gueule! Et tel un CM Punk, heel ne disant que le vrai même s’il est désagréable à entendre, le russkoï pourrait incarner une sorte de mauvaise conscience de l’Amérique post-bushiste, sur le thème "Qu’avez-vous fait du monde?". Mais visiblement, la WWE a d’autres projets pour Kozlov qui semble se préparer à un face turn assez déroutant. Abandonné par Regal, on l’a vu discuter récemment, et tout sourire, avec Santino, un des emblèmes face de la fédération. Une tag team qui associerait ces deux-là a été évoquée pour l'occasion. Cette association serait pour le moins surprenante et on n'est pas vraiment enthousiastes à propos d'un tel rapprochement, qui heureusement ressemble pour le moment à une grosse plaisanterie. D’autant qu’un Kozlov face n’a pas notre préférence. Au moment où nous écrivons ces quelques lignes, il semble que la gimmick du militaire russe ne soit plus non plus au goût du jour. Vlady clame de nouveau son amour pour les USA, comme à ses débuts, sûrement pour mieux faire passer la pilule de son turn. Dubitatifs nous sommes, si tout ceci se confirme. Le coup du monster heel étranger devenant brusquement fan friendly, on nous l'a déjà fait avec Khali. Or potentiel est à nos yeux bien plus grand chez le bon Vlad…

 

 

Kozlov est prêt à tout pour rendre son face turn crédible.

 

 

Les Cahiers du Catch bookent Kozlov

 

Pour conclure cette biographie non autorisée, jouons un peu au jeu du booking à la sauce des CDC. Rêvons un peu…

 

Prochain épisode de l'ECW: après un revirement spectaculaire, l’abandon de ses velléités de face turn et une nouvelle gimmick de héros de la lutte contre la mondialisation sauvage et contre l’impérialisme commercial et culturel des Etats-Unis, Kozlov affiche enfin ses ambitions dans une promo à couper le souffle qui révèle son immense talent d’acteur et une étonnante maîtrise de la langue de Shakespeare (son auteur favori). Alliant furie destructrice et technique in ring stupéfiante, il explose alors Jackson et Christian (Regal court se cacher en coulisses) et le show se clôt sur l'image d'un Vlad triomphant, l'air plus menaçant que jamais. Le dimanche, suivant, au Royal Rumble, il entre en cinquième position, l’air sombre et décidé. Il survole littéralement les débats, éliminant le champion US the Miz puis les Marines Ted DiBiase et John Cena, au point de se retrouver finalement seul face à Triple H, l'homme qui l'avait éliminé il y a un an… Alors que personne ne misait un seul rouble sur la victoire du Russe, qui arbore ce soir-là une sorte de kimono siglé "Max Havelaar" en coton recyclé, il assène un mortifère Russian Crash à Triple H avant de le projeter à bout de bras par-dessus la troisième corde du ring! And the winner is… Vladimir Kozlov, à la stupéfaction de tous les suiveurs! The Game quitte l’arène sur une civière, on ne le reverra plus de l’année.

 

Son billet pour Wrestlemania en poche, le monstre est drafté à Raw pour pallier l’absence longue durée de Triple H, qui récupère de sa déchirure abdominale. Il y fait régner la terreur et s’installe dans le haut de la carte avec le naturel de celui qui est né pour le main-event, et renverse tout sur son passage en devenant une tête d’affiche incontournable. S’il n’arbore pas encore de ceinture de champion (au ppv Elimination Chamber, tous ses adversaires s'empilent sur lui pour faire le tombé), il annonce clairement la couleur show après show. Ayant balayé Cena, Sheamus, Orton et tout le reste du roster du Raw, il n'a plus rien à prouver sur le show rouge. Son heure de gloire, affirme-t-il, viendra à Wrestlemania où il affrontera l’Undertaker, champion WHC depuis des mois. Et ce n'est pas Shawn Michaels, ratiboisé à l'issue d'un match intense la dernière semaine avant Mania, qui pourra s'y opposer.

 

A WM XXVI, les bookers ne s’y trompent pas. Taker vs. Kozlov est programmé en tête d’affiche. Les 4000 pronostiqueurs des cahiers du Catch se partagent en deux groupes égaux croyant à la victoire de l'un ou de l'autre des protagonistes. Au cours du buildup, Kozlov apparaît dans les ruines de Tchernobyl et parvient, au terme d'une promo extraordinaire, à rattacher la symbolique morbide du Taker à la folie des hommes. Bien que heel, il obtient des pops du tonnerre dans toutes les salles, et l'attente suscitée par son affrontement avec le Deadman est gigantesque. Le match, d’une intensité folle, dure 37 minutes au cours desquelles se multiplient spots de folie et acrobaties semblant venir d’un autre monde. Les deux hommes sont épuisés par un combat éprouvant lorsque soudain le mort-vivant saisit son adversaire à la gorge et s’apprête à lui porter un chokeslam létal quand, surprise, Kozlov se défait de l’emprise de son adversaire et lui rend la monnaie de sa pièce en lui portant lui-même un chokeslam si puissant que les fondations du ring en paraissent ébranlées! Vlady, un rictus mauvais lui défigurant le visage, toise alors un Taker qui peine à se relever. Et là, sous le regard d’une foule stupéfaite, singeant son opposant, le russe se passe le pouce sur la gorge en riant aux éclats! Il s’empare alors du Deadman titubant et lui assène un Tombstone de toute beauté qui a raison de la résistance du croque-mort. Un, deux, trois, and the winner and new World Heavyweight Champion is Vladimir Kozlov sous les hourras d’une foule en délire!

 

Alors que l’Undertaker annonce sa retraite après sa première défaite à Wrestlemania, Kozlov reste invaincu à Raw où personne ne semble en mesure de lui contester son titre. Cena, Orton, Shawn Michaels, tous les prétendants naturels au titre de Champion reviennent à la charge mais se font proprement atomiser par le tabasseur de Moscou qui enchaîne les victoires et les promos enflammées qui font de lui le meilleur "micro" de la WWE. PPV après PPV, Kozlov confirme son invincibilité et sa nouvelle notoriété et les récompenses pleuvent puisqu’il remporte l’award WWE du meilleur catcheur de l’année, jusqu’à la consécration tant attendue: le 28 décembre, les lecteurs des Cahiers du Catch lui remettent le titre du catcheur le plus populaire de l’année, au détriment du tenant du titre, Edge, qu’il terrasse en finale du prestigieux concours. Le doute n’est plus possible, la carrière de Kozlov est un triomphe… et sa Ceinture de Plomb 2009 n'est plus qu'un lointain souvenir.

 

Mister McMahon, venez voir un truc, je crois qu'on tient la storyline du siècle là.
 

Son nouveau booking devrait

Son nouveau booking devrait etre transmis à la WWE.
Deux problèmes quand même. A WM XXVI, avec seulement trois prises pour Kozlov ca va faire long 37min et je ne parle même pas du Taker qui ne pourra plus se relever depuis 15min. Il va plutot etre trèèèès long le match.
En plus je ne sais pas s'il va au Rumble mais s'il y va il va se faire sortir direct par Santino ou Horny.

Kozlov, l'apatride du XXIème siècle

Heureusement que Vladimir n'est pas trop jeune, sinon il serait dur de le faire passer pour un pur produit de l'Union Soviétique ! Et oui, déjà presque 20 ans que l'union s'est effondrée, et dans l'inconscient collectif, surtout Ricain j'imagine, le soviétique est un dangereux ennemi communiste, militariste fanatique n'attendant, avec ces innombrables copains de caserne, qu'une faiblesse occidentale pour se lancer dans des courses de char à travers les plaines polonaises et tirer les feux d'artifices vers New York, Dallas et Los Angeles. Alors que le russe, qu'on a retrouvé au début des année 90 et qui s'est substitué au génie du mal, ou pire, le gentil ukrainien, pauvre paysan radioactif reconverti au capitalisme, à l'atlantisme, presque apatride vu le bordel qu'il y a dans son pays et même pas foutu d'assurer la vidange de ses sous-marin a fait rire le peuple américain pendant les belles années de la décennie pacifique et reposant 1990 (C'est beau la nostalgie, mais vraiment, entre 1991 et septembre 2001, le monde occidental a vécu au pays des Bisounours). Remember le rôle du cosmonaute Russe dans Armaggedon, presque le plus drôle et attachant du film avec son accent et son habitude à taper sur le matériel récalcitrant pour faire fonctionner la haute technologie soviétique... Un patriote comme VKM aimerait bien se farcir l'ancien ennemi en l'humiliant ainsi sous forme de moujik perdant magnifique de la course aux armements.
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Bref, Vladimir né en 1972 avait presque 20 ans au clap de fin de la guerre froide, après lui le moule s'est cassé et la WWE aura du mal à recruter des rookies communistes crédible, à moins qu'elle ne réembauche Eric Escobar et le face passer pour un Cubain (Eric Checobara par exemple) ou que Gail Kim ne devienne membre du Parti Communiste Chinois (Abusivement dénommée Gail Kim Jong Heel, et de fait bookée nord coréenne, ce qui serait hachement classe).
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Et du coup, même si ça se voit à son physique bigarré, je me rend compte que Vlad n'est pas tout jeune pour une recrue fraiche (ok, recongelée) de la WWE, et qu'il va devoir ramer s'il compte se faire un palmarès avant la retraite. Toujours au niveau de la gimmick communiste, même si je suis fan de l'idée de voir un Zangief catcher en vrais, son titantron est vraiment vraiment vraiment daté et me rappelle les archives des défilés de la place rouge du 1er mai durant les années 70, c'est très laid quand même, et j'aurai tendance à ne pas mélanger l'iconographie communiste avec celle de l'armée russe (trellis caca d'oies, casquette de paras, fusil mitrailleur PK dans les bras.) C'est fromage ou dessert, mais le mélange aboutissant sur un genre de soldat du NKVD est indigeste, pas drole et moche (l'armée rouge post 80, c'est pas bien glamour)
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Allez je l'avoue, et je suis sûr que plein de monde ici partage le même fantasme, on voudrait tous le voir en Zangief, avec un arsenal classique mais varié et une grosse barbe, ainsi que du poil sur le torse. Le pannard que ce serait de voir Vladimir enchainer des cordes à linge rotatives (comme Natalya, tiens sa sonne caucasien comme petit prénom...), des souplesses à la Chavo/Shelton (sur la vidéo postée plus bas il en place, don il sait faire), un marteau pilon, des prises de l'ours, Chokeslam, brise dos, crossbody et un saut chassé bien lourd. Si l'homme est un très bon athlète et champion de sports de combat comme vous l'annoncez dans l'article, il devrait bien être capable de réussir des gestes techniques classiques de ce genre (en attendant, je vais écrire un mail au Docteur Knox pour lui proposer d'enfiler le slip rouge du mythique Zangief.)
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Je lit l'article, et j'imagine, un instant, dans le silence et l'obscurité, la tête de Vladimir Kozlov avec une barbichette et un fleuret à la main sur une scène de théâtre... Un petit bonheur Mastercard, ça n'a pas de prix.
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J'ai en revanche du mal aussi à voir Vladimir Kozlov face... A moins que les Ricains ne se mettent à éprouver de la pitiés pour ce qui a été leur plus grand adversaire pendant un demi-siècle et présentent un Vlad communiste ostalgique un peu dinosaure paumé au XXIème siècle comme les Guignols nous présentent un Robert Hue pantouflard retraité. Mais un Russe non communiste face, je voit pas trop, tant il semble figé dans une gimmick évidente. Là encore la piste Zangief me semble naturelle, le personnage étant pote/admirateur de Gorbatchev, qui est quand même une énorme figure du pacifisme et du progrès en occident, sans nullement renier l'idéal communiste. C'est sûr qu'il y a des copyright de Capcom sur le concept, mais il a de la gueule.
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Il y a un an, au sommet de sa gloire, je ne voyait pas trop les faiblesses techniques du personnage, plus concentré sur le délire très politisé de sa gimmick un peu à l'est, sa rusticité de ruskoff et sa bonne bouille. J'ai même pas mal accroché à sa propensions de ce que Cheraut a nommé les "Zidanowsky" qu'il distribue comme des tickets de rationnement de petit pains. Je me souvient même qu'il avait gagné une battle royale en fin d'année 2008 ou début 2009 et il avait claqué un gros sourire sympa, peut être une faute professionnelle pour son rôle de Heel, mais qui me l'a rendu attachant. Au point qu'en apprenant le draft post-Wrestlemania, j'étais assez dég' et étonné de découvrir qu'il était envoyé dans le show le moins accessible et prestigieux de la fédération. Le pire, c'est qu'il arrive encore à s'embourber à la ECW, car en la suivant de loin par le biais des nalyses de Spanish, la stable de Regal a l'air d'autant se perdre en circonvolution que la Legacy depuis deux bons mois, et qu'elle n'a rien gagné, conséquence néfaste (la seule) de l'archie-domination de Christian. Avec le regard plus affuté, j'ai revus des matchs de Kozlov, notamment à Superstar, et c'est vrais que c'est très moche et chiant, avec un finisher bien pauvre et un étonnant manque de chope, de projection, de souplesses. Bon sang, il a bien la force et la technique pour faire plus beau que ça quand même ?!?
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Je trouve aussi qu'il souffre de son association avec Ezekiel Jackson. Kozlov est déjà carré, mais Ezekiel, c'est vraiment un corps ahurissant, parfaitement gonflé et surnaturel (Hulk ?). Alors le Kozlov, qui est plus humain, hyper épais mais plus crédible, parait presque ridicule aux côté de son ancien compère, sans jamais évoquer la technique des deux (Jackson n'étant pas non plus bien brillant niveau prises à impact, c'est quand même là qu'un Mike Knox se détache énormément des autres big men par une magie qui lui est propre).
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En tout cas, Vlad l'empaleur était booké très fort avant le draft, et restait crédible malgré un style rustique, et je suis encore étonné qu'il ait pu tant dégringoler que ça (mid/upcard Smackdown vers homme de main en ECW en quelques semaines) en deux seules défaites, subies en plus face à Shawn Michaels et l'Undertaker, superstar parmi les superstar. Même si des reproches sur son style ou peut être un mic'skill pas terrible (je sait pas mais j'imagine vu qu'il est enfermé dans son mutisme) sont justifiés, la gueule du mec, sa carrure et son stéréotype désormais oldschool devrait lui garantir une place de midcarder impressionnant dans un des deux shows principaux.
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C'est pas Santino qui avait catché en tant que molosse russe lui même ? Ça fait quand même un point commun troublant entre les deux pour alimenter la rumeur. Même Santino glissant plus heel qu'il n'est actuellement et apportant des segments micros à une équipe de brutes venant des pays de l'est tirerait un peu Vlad vers le pôle Face.

Oui j'adore koslov

Santino et Vlad formaient effectivement une equipe de mechants russes a la ovw.

Pour kos, perso je l'adore. Je le suis depuis ses debut a smack et j'ai tout de suite accroché au personnage. D'ailleurs les matches contre des jobbers sont assez revelateurs: pas de resistances, on peut etaler tout son moveset sans trop se faire chier. Parce que du moveset, je suis convaincu kil en a, seulement son style s'accorde pas avec le style wwe. Il a un style un peu old school, pas tout a fait technique comme un benoit/bret/angle, mais pas loin. Parce que bon la wwe actuellement, c'est du brawling a la con, 5 moves of doom (ou moins selon le catcheur) finisher et merci au revoir....

Lui il a pas cette tare, du coup beaucoup de gens ont du mal a accrocher. Pourtant j'ai adoré son match contre H. Je vois pas du tout pourquoi tout le monde chie sur ce match. C'est un des meilleurs match du H. Pour une fois H a du se sortir les doigts du cul et bosser un peu. D'ailleurs j'avais ete degoute de l'arrive de edge qui a franchement fait plonger l'interet du match.

Le probleme de Kov, ca surtotu ete kil a ete booke trop vite vers le main event, sans preparation, et paske la wwe manquait de heel a l'epoque. Du coup, au lieu de faire ses classes en IC ou US, pour apprendre un peu le metier, et surtout a s'"habituer au style de catch de la wwe, on l'a balance en ME, il 'est quasi fait squasher par DX et Taker (tiens tiens, toujours les memes decideurs de l'ombre) et apres merci au revoir.... Pourtant la wwe le voulait vraiment kov, vu kils se sont longtemps fritte avec la TNA pour le signer.
Enfin bon avec la WWE on a l'habitude. Par moment il me fait penser a masters. Un beau physique, des debuts prometteurs, des maint event, et apres hop on les envoie pourrir a superstar.....

Faut pas se leurrer, a mon avis la wwe va pas se sortir les doigts du cul pour lui. Sauf s'il devient pote avec le trio malefique (et pourtant je les aime). En plus au pays du patriotisme, mettre un russe au 1er plan, ca arrivera plus (on est plus dans les annees 80). Je pense plutot kils vont en faire un face en utilisant sa double nationalité (wai l'amerique c'est le top etc...) et apres il ira gentiment combler le milieu de carte avant de se faire virer comme un malpropre :(

Enfin bon ca sera pas la 1ere ni la derniere fois que la wwe gache un talent....
Pour les propositions de gymmick on pourait reprendre celle de dean malenko, l'homme aux milles prises, ca collerait bien avec l'XP de kos. Parce que faut pas se leurrer non plus. Faire une gymmick de MMA-iste ca ferait trop de pub a l'UFC et ca je pense que Vince ne l'autorisera jamais. Sauf pour les ridiculier

Bonne analyse

Très bonne analyse du match entre Kozlov et Triple H qui est un match pas si mauvais que ça dans son style (qui est un style de brawler old-school, un peu à la Killer Kowalski, qui justement a formé Tripple H).

Le problème, c'est que ce style de lutte n'est pas vraiment celui auquel le public de la WWE est habitué et qu'en plus ce n'est pas vraiment (c'est le moins qu'on puisse dire), le style à la mode. Donc présenter ce match-là dans les conditions dans lequel il a été présenté (c'est à dire en annoncant autre chose et en présentant autre chose à la place), c'était vraiment le meilleur moyen de s emettre tout le public contre soi. Ce qui n'a d'ailleurs pas manqué ...

Erreur de casting

Le vrai souci avec Kozlov, c'est que c'est à la fois une erreur de casting et une erreur de gimmick ...

Je pense que l'idée originelle de la WWE était d'ajouter à son roster un "vrai" combattant dans le but d'éviter que les gens mettent d'un côté le MMA et de l'autre le catch qui serait du chiqué (c'est d'ailleurs cette idée là qui a fait que depuis 3/4 ans, les arbitres sont beaucoup plus actifs sur le ring et mettent par exemple bien plus souvent le corps en opposition pour séparer des lutteurs) ...

L'idée était intéressante (pas forcément bonne mais pas mauvaise dans le principe) mais elle a abouti à un personnage avec un des gimmicks les plus ridicules qui soient, tiré d'un mauvais film de Stallone, qui va complétement à l'inverse d'une message du message que la WWE voulait faire passer par son style in-ring.

Ensuite, côté booking, Kozlov a connu à la fois le pire et le meilleur. Ses débuts étaient très bons. sa suite de squash matchs était très bien bookée, progressive avec à chaque combat un adversaire un peu plus important et des moves en plus de sa part. Il n'était pas spectaculaire mais très crédible.

Et puis, il y a eu le match, celui qui restera comme le pire de l'année 2008. Premier match en PPV, premier match en main-event d'un PPV et premier title match, tout d'un coup le Vlad ... Pas vraiment aidé pour le coup ...

En plus le match était mal booké ... puisque c'était censé être un Triple Threat mais que la storyline a éliminé Hardy du match avant le début du PPV. Donc en gros, la WWE donnait à Triple H et un rookie le lourd devoir de porter sur leurs épaules un main-event de PPV où le public était furieux d'avoir payé un billet pour voir Jeff Hardy et de ne pas le voir ...

Ca s'appelle envoyer un type au casse-pipe. et là dessus, je crois que j'ai déjà dit tout le mal que je pensais de Triple H. N'importe qui avec un tant soit peu d'expérience dans le ring et un minimum de poids backstage aurait pu dire d'avance au staff que ce match allait être nul jusqu'au moment où Edge allait entrer dans le ring et qu'il fallait donc faire vite. Mais Triple H a laissé faire ...

Après un tel match, la carrière de Kozlov est flinguée ... Il a raté toutes ses vraies premières fois en un seul coup et depuis la WWE tourne en rond à la recherche d'une idée pour le faire rebondir ... Elle peut encore chercher longtemps, elle trouvera pas ... On se relève difficilement d'un match aussi nul.

Ca change royalement des bios des ME-men!!!

Très bonne idée, cette biographie d'un des catcheurs finalement les moins connus de la WWE. Ca m'a permis de mieux connaître le ukraino-russo-américano-sovético-over-dépushé.
Ce que j'aime moins aimé, c'est la fiction. J'ai vu des storylines inventés par des fans pires que ça, mais bon... Ca n'excuse pas qu'elle aurait dû être plus crédible. Personne à la WWE ne pense à la victoire de Kokozlov au RR, et surtout personne ne voit l'Undertaker perdre à WM!
Une fiction aurait été une intervention dans le match pour la ceinture ECW au RR. Koko aurait aidé à dégommer Eze-Reg, alors l'ex de Kendrick dominait son adversaire. Puis après, hop! Attaque sur le champion. Suivi d'un RTW pour la ceinture ECW entre Christian-Eze-Vlad et pourquoi pas Regal. Je pense que ç'aurait été plus sensé.
Sinon, à part ça, j'ai adoré cet article! Bravo à son auteur!

I have two word for you!

Je t'aime.

Quoi ca fait trois? Oh et merde, c'est juste une très bonne biographie, objective sans être dans l'ultra positivisme (Kozlov sell mal généralement, et il est bien moins stiff qu'a ses débuts) et j'ai beaucoup aimé les plans de la fin. J'ai vraiment hâte de voir ce genre de biographie pour des lutteurs avec une carrière plus conséquente.

Une idée de catégorie: Les meilleurs matchs du lutteur.
Ca serait la catégorie purement subjective où vous mettez de 3 a 10 matchs que vous considérez comme le meilleur du lutteur.

J'ai de quoi être déçut avec Kozlov, pour l'avoir vu se lacher en entrainement, ce mec a une vitesse surprenante (mais genre vous imaginez pas) et une force incroyable. La WWE le bride, d'ailleurs Kozlov est vraiment a l'aise au micro, je vous conseille de voir les émisions où il parle, c'est assez bluffant.

Bref, merci sincèrement pour cette très bonne lecture. Je suis corrompu, et sur ce, je retourne me fait fesser par une pelle par Axl.

Ps: Une vidéo pour expliquer WHY VLADIMIR IS GOING TO KICK YOUR ASS:

http://www.youtube.com/watch?v=ftEG3ms6P6I

Enorme

Enorme article,
Aussi instructif dans ses premières parties que jouissif sur la fin.
Juste une question, j'avais cru lire à l'époque lointaine où Kozlov en était encore à parfaire ses gammes que c'était Jarret père qui l'avait chaudement recommandé à la WWE, la TNA n'en voulant pas à l'époque... Vous avez des infos sur ça?

avis

oula... Il est pas bon cet article, ni drole, ni inventif. On dirait le delire d'un adolescent écrivant a son magazine de catch préféré dans l'espoir d'apparaitre dans le courrier des lecteurs.

More than a troll, I am just

More than a troll, I am just SOOOO stupid.
GTFO.

Ooooh

Smell like troll spirit ^^

Chacun a le droit de ne pas

Chacun a le droit de ne pas aimer et de le dire. ;)
C'est toujours décevant quand on a passé des heures à faire un truc en y mettant du cœur, de voir que ça ne marche pas. Mais c'est intéressant aussi quand on ne fait pas mouche de le savoir, et de faire mieux après.
Ceci dit c'est vrai que les posts argumentés et nuancés sont un peu + appréciés. :P

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Brock Lesnar à propos de John Cena

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"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
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"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
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"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
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"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
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"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
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"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
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The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

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"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin