Sondage

Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

The way it is in WWE

[American History W]

 

En cas de chute l'un relève l'autre; mais tant pis pour l'isolé qui tombe, sans personne pour le relever! Ecclésiaste, IV, 10

 


Hell, no ! I don't want to join that club !

 

Andrew Martin, aka Test, a été retrouvé mort le 13 mars 2009, dans son appartement de Tampa Bay (Floride). A 33 ans, il rejoint la liste des catcheurs décédés beaucoup trop tôt, victimes de leur addiction pour le catch et la célébrité, victimes d’un système aussi inique qu’hypocrite qui conduit bon nombre de pros de la WWE à jouer avec leur vie et à ingurgiter pain killers et autres stéroïdes.

 

En effet, même si les résultats de l’autopsie d’Andrew ne sont pas encore officiellement connus à l’heure où nous écrivons ces quelques lignes (ils ne devraient l’être que dans quelques semaines), les premières fuites des experts qui se sont penchés sur le corps du défunt ne laissent guère de place aux doutes : Test est certainement mort d’overdose et son corps portait les stigmates d’une précédente surdose de came.

 

Chronique d’une mort annoncée

 

Une fois n’est pas coutume, lorsque nous nous sommes penchés sur la carrière et la vie personnelle d’Andrew Martin, en relisant ses interviews ou celles de ses proches il nous est apparu difficile d’écrire pour les Cahiers du Catch une énième bio rigolote truffée de vidéos en tout genre, un énième tissu de conneries dans lequel nous aurions loué quel fantastique catcheur il était. Bullshit. Test était un catcheur somme toute assez médiocre et dont les faibles capacités in the ring étaient devenues la source de grasses plaisanteries de la part de Mick Foley. Mais Andrew Martin était surtout un mec qui paraissait sincère, lucide et qui a sacrifié sa santé dans l’espoir de devenir une vraie superstar du catch, ce qu’il n’est jamais devenu. Rédiger une nécro privilégiant le kayfabe ou énumérant ses combats un-à-un ne nous semblait pas en mesure de lui rendre hommage tant son destin nous parait révélateur de ce que le monde de la WWE et du catch pro en général a de plus pourri.

 

Jusqu’ici tout va bien

 

Né à Whitby, au Canada, le début de la carrière d’Andrew Martin s’écrit d’abord sur un mode « conte de fées ». A la fin des années 90 alors qu’il n’est rien ni personne, il est découvert par hasard dans un restaurant par Bret Hart, alors superstar de la WWF, qui convainc le molosse de 1,96 m pour 129 kg de quitter son job pour rejoindre son école où il suivra une formation de 8 mois avec quelques autres canadiens dont Edge, Glenn Kulka et Christian. Pendant ces 8 mois, il apprendra les bases de son futur métier sous la houlette de Hart et de Leo Burke, les faiseurs de talent de l’époque.

 

A la suite de cette première formation, il rejoint le « WWF Funking Dojo », le camp d’entrainement intensif des rookies de la WWF où il sera encadré par Dory Funk Jr. et Tom Prichards, les formateurs attitrés du training camp de la WWF. En parallèle, il débute sa carrière de catcheur au sein de la fédération indépendante canadienne de Leo Burke où il devient « heavyheight champion » à l’issue d’un combat qui sera le dernier de cette fédé.

 


Leçon de biologie : Andrew Martin sans stéroïdes.

 

Sa carrière au sein de la WWF débute le 25 octobre 1998. Il incarne alors un garde du corps du groupe Mötley Crüe chargé de repousser les assauts de pseudos fans durant la performance live des chevelus hard rockers, avant de rejoindre dès le mois de décembre The Corporation, ce groupe de catcheurs heel créé par Vince McMahon pour défendre ses intérêts et ceux de son clan.
Il quitte la Corporation en 1999, l’année de ses débuts dans les main events de la WWF, comme le Royal Rumble 99 ou la quinzième édition du Wrestlemania où, associé à D’Lo Brown, il affrontera les champions par équipe Jeff Jarrett et Owen Hart.
Devenu « face », Test bénéficie d’un gros push lorsqu’il devient, à l’écran, le fiancé de Stephanie McMahon. Cette storyline l’opposera à Shane McMahon qui désapprouve alors le choix de sa petite sœur, la feud entre les deux hommes connaissant son issue lors du Summerslam 99 à l’occasion d’un « Love her or leave her match » remporté par Test.
Après l’épisode du mariage avorté entre Stephanie et Test (HHH révélant avoir drogué Stephanie et s’être marié avec elle comme nous en parlions dans notre portrait de la Billion Dollars Princess), celui-ci remporte le titre « hardcore » en décembre 2000, titre qu’il conservera jusqu’en février 2001 avant de s’associer avec Albert pour former la T&A managée par Trish. Il remporte ensuite le titre européen de la WWF lors d’un combat contre William Regal, titre qu’il perd lors du Wrestlemania 17, contre Eddie Guerrero.

 

Après avoir fait parti des Un-Americans, en compagnie de Lance Storm, Christian et William Regal, 2002 sera l’année d’un nouveau push individuel pour Andrew Martin lorsque Stacy Keibler (sa petite amie de la vraie vie) devient sa … petite amie à l’écran et surtout sa consultante « look ». C’est elle qui le poussera à changer de coiffure et à laisser tomber ses pantalons en cuir au profit des petits shorts moulants qui font souvent le bonheur de nos lectrices. Bon, la réalité est tout autre puisque c’est en fait la creative team qui avait décidé du changement de look d’Andrew, peu convaincue qu’elle était par le personnage de Test. On doit également à Stacy le surnom de « Testicles » dont étaient affublés les fans de Test. Pour les moins anglophones d’entre vous, « testicles » signifie « testicules ». Si si, ils ont osé.
Cette période (2002-2003) le verra également s’opposer à Jericho, qui s’en était pris à Stacy par erreur (un coup de chaise est vite arrivé). Leur feud culminera lors du Royal Rumble 2003 durant lequel Test éliminera Jericho avant de se faire sortir du ring par Batista.
Test fera ensuite équipe avec Scott Steiner mais le duo ne fera pas long feu pour cause de triangle amoureux entre Test, Scott et Stacy. La fin de la storyline verra les deux hommes se réconcilier et reformer la Tag Team, mais sans succès probant sur le ring. Sa carrière patine (il perd 3 fois de suite contre Stevie Richards), et pour couronner le tout, il se blesse sérieusement au cou. L’opération s’impose. Elle entrainera la chute (inéluctable ?) d’Andrew Martin.

 


Leçon de biologie numéro 2: les effets de la prise de stéroïdes.

 

« Je me demande aujourd’hui qui sera le prochain... »

 

Blessé et convalescent, Andrew Martin débute sa lente descente aux enfers tout en devenant extrêmement lucide sur les dessous de son métier. Il est assez émouvant de relire ce qu’Andrew avait écrit à l’occasion de la mort de d’Eddie Guerrero : « Je me demande aujourd’hui qui sera le prochain... Qui sera le prochain à mourir ? ». Andrew déchante alors sérieusement et balance ce qu’il a sur le cœur, notamment l’usage des fameux « pain killers » (antidouleurs – analgésiques – le plus souvent à base de morphine, donc hautement addictifs), nécessaires pour qui veut endurer les douleurs engendrées par les projections subies sur le ring, 5 jours sur 7, 52 semaines par an ou presque. Son médecin personnel, alors que Test se plaignait de douleurs persistantes, avait comparé chaque chute violente sur un ring à un choc avec une voiture roulant peu ou prou à 30 km/h (20 miles ph) et lui avait demandé de faire le décompte quotidien de toutes ses chutes et de multiplier le résultat obtenu par le nombre de jours travaillés par an… Et Test de rappeler que les big boss étaient parfaitement conscients de l’addiction aux pain killers de certains de leurs catcheurs, parfaitement au fait de la nécessité de les envoyer en cure mais que le « show must go on » finissait toujours par triompher à moins que cela ne soit le « money talk ». Difficile en effet lorsqu’on est à la tête de la WWE de se passer de ses meilleurs produits.

 

Il faut dire que la WWE ne fera pas dans le détail. Après l’opération de Test et alors que celui-ci s’inquiète pour son job, les boss de la WWE lui répondent le plus sérieusement du monde « hey, ne t’en fais pas, on ne vire pas nos catcheurs blessés comme ça ! » Deux mois plus tard, Andrew se fait pourtant virer sans ménagement. Comme il le dénoncera lui-même, il a quelque chose d’extrêmement indécent dans ce processus qui consiste à dégager son employé dès lors que l’on ne peut plus faire d’argent sur son dos. On comprend mieux à présent pourquoi toutes les superstars de la WWE n’ont d’autres choix que se shooter aux pain killers. Il est plus simple d’avaler du Vicodin (vous savez, les petits cachets auxquels le Dr. House est accroc dans la série du même nom) ou du Percocet (analgésique synthétisé avec un dérivé d’opium et dont le potentiel de dépendance est très élevé) que d’avouer ses douleurs et risquer une mise à écart, progressive ou brutale.
Le choix est cornélien : accepter son addiction aux pain killers et fermer sa gueule, ou perdre son job. A la lumière de ce que nous venons d’évoquer, la politique « antidopage » de la WWE (la fameuse Wellness policy) apparait comme une vaste farce, aussi hypocrite qu’indécente.

 

Andrew était conscient que sa passion pour la célébrité était en train de le broyer. Répétons-le, c’était quelqu’un de très lucide; et quoi de plus pathétique que d’entendre aujourd’hui le propre père d’Andrew affirmer que son fils avait parfaitement conscience que sa passion le poussait lentement à perte, lui qui avait coutume de dire qu’il ne vivrait jamais aussi longtemps que son papa...

 

Back dans les bacs

 

Dans ce contexte de lucidité totale sur les affres de son métier, il est étonnant (ou pas) de voir Andrew effectuer son comeback au sein de la ECW, division de la WWE. Si ce retour sera de courte durée (juillet 2006 – février 2007), il éclaire bien de notre point de vue le côté addictif de la vie d’une « superstar » du catch. Andrew est accroc à la célébrité comme il est accroc aux pain killers. En ce sens, même si la WWE — avec son hypocrisie face au dopage et le traitement parfois inhumain auquel elle ses employés — est un coupable aisément identifiable, on est bien obligés de souligner également la responsabilité d’Andrew dans le tragique destin qui fut le sien, lui qui était pourtant de plus en plus affecté par les décès prématurés de ses collègues et qui ne se faisait guère d’illusions sur son espérance de vie.
Son retour est donc de courte durée et il se fait de nouveau suspendre (30 jours) par la WWE pour manquement à la fameuse « wellness policy » de la fédération avant d’être « libéré de son contrat ». Il semble cependant que la brièveté de ce retour avorté soit également le fait d’Andrew si l’on en croit ce qu’il déclarera sur son myspace, à savoir qu’il a quitté la ECW car il ne se reconnaissait plus dans ses pratiques.
Il décrira d’ailleurs cette année 2007 comme son « Annus horribilis », la pire de toute son existence puisque l’année de ses 32 ans, il se rendra à pas moins de 8 enterrements de collègues catcheurs… Comme il le remarquera alors, on ne devrait pas se rendre à 8 enterrements dans une même année alors qu’on a tout juste 32 ans. Et Andrew Martin d’ajouter lors de la même interview : « Cela m’a amené à me demander : Qu’est ce que je suis en train de faire ? Est-ce que je veux rejoindre ce club ? Putain, non, je n’ai pas envie de rejoindre ce club ». Pourtant, après son renvoi de la WWE, on reverra Test sur les rings de la TNA et de quelques fédérations indépendantes. Il changera même son nom pour devenir officiellement Andrew Test Martin, « Test » étant une marque déposée appartenant à la WWE. Célébrité quand tu nous tiens…

 


La mort rodait déjà, sous les traits d'un vilain barbu malpoli.

 

This is the end, my only friend

 

A la suite de la rupture de son contrat WWE, Andrew Martin sera arrêté deux fois pour conduite en état d’ivresse (en septembre 2007 et avril 2008) et sa petite amie, Barbie Blank (plus connue sous le nom de Kelly Kelly) le quittera au mois de mars 2007, reconnaissant qu’il était affecté par le fait de ne plus faire partie de la WWE alors qu'elle-même parcourait les USA d’un show à l’autre.
Peu de temps après la deuxième arrestation d’Andrew Martin, Kevin Nash contacte la WWE. Andrew a besoin d’aide et connait de sérieux de dépendance aux pain killers. La WWE reprend contact avec Andrew qui accepte de suivre une cure de désintoxication, cure que la compagnie de Vince McMahon financera elle-même. Remords ou simple espoir de récupérer un catcheur au potentiel commercial incertain mais après tout, sait-on jamais, ça peut toujours servir ? Soyons francs, nous penchons plus pour la seconde hypothèse, la WWE n’ayant pas pour habitude de faire preuve de philanthropie.
Andrew va au bout de son programme de désintox et sera même décrit comme un patient modèle. Pour éviter la rechute, il entame le programme des AA, non pas pour soigner un problème d’alcool mais bien pour se prémunir de replonger dans la morphine. Et il se préparait à donner une nouvelle orientation à sa vie professionnelle et personnelle, et de devenir Personal Trainer (prof de gym particulier en fait, mais en anglais, ça pète bien). Son cours devait commencer en avril 2009. La WWE l’appelait toutes les semaines pour maintenir le contact et s’assurer qu'il récupérait bien. Le vendredi 13 mars, jour du contact prévu entre Andrew et la WWE, personne ne répond à son domicile. Et pour cause, il vient de claquer d’une OD, le nez dans sa pizza.

 

Un autre catch est-il possible ?

 

L’hypocrisie ambiante que l’on évoque ici conduit irrémédiablement à nous interroger sur la notre. Qui peut croire une seule seconde qu’un corps humain puisse sortir indemne du traitement infligé à tout catcheur lambda ? Qui peut imaginer que la scénarisation d’un affrontement WWE occulte les coups de chaise, les acrobaties depuis la troisième corde, les lourdes réceptions sur le dos lors des violentes projections sur le ring sans même parler des chutes sur la table des annonceurs ? Avec un seul gramme d’intelligence, on sait tous parfaitement qu’il est impossible de supporter tout cela sans une capacité « hors du commun » à accepter la douleur. De la même façon, un œil et un seul suffit à comprendre que les stéroïdes côtoient corn-flakes et pain grillé au petit déjeuner, et un œil un peu plus avisé comprendra également que ces addictions là en appellent d’autres et que cocaïne et excès d’alcool sont monnaie courante dans le milieu du catch professionnel. On osera même ici un rapprochement avec l’hypocrisie qui entoure certains sports très médiatiques. Il nous faut admettre notre propre plaisir finalement assez malsain à voir des Jeff Hardy réaliser des Swanton bombs invraisemblables, notre excitation à voir des Marco Pantani grimper les cols à une vitesse délirante, ou des sprinters battre record sur record sur le 100m. Il nous faut l’admettre comme il nous faut aussi garder en mémoire les sacrifices qu’impose une carrière de catcheur. C’est une façon de rendre hommage à un mec de 33 ans, sûrement un peu plus fragile que les autres, mort d’une OD dans son appart de Tampa Bay avant d’avoir eu le temps de finir sa pizza et son soda.
Un autre catch est-il possible ?

 

(Merci à Priceless pour ses informations et sa participation à l’élaboration de l’article)

J'aime l'article mais bien plus Test....

Tout le monde semble plus passionné par le papier produit que par la mort d'Andrew.....c'est vrai que c'est très bien écrit,j'ai beaucoup aimé et la documentation est riche ça aide à comprendre quel genre d'homme était Andrew sans pour autant se laisser submergé par l'émotion en racontant les amalgues exploits de Test sur le ring.....ils n'existent pas.......ce n'est pas de la méchanceté mais un constat qui n'enlève en rien le profond respect que j'ai pour lui.

La situation dans lequel se trouvait Andrew est un reflet du miroir accablant de la WWE et du ryhtme effréné dans lequel les Superstars sont plongés tout au long de l'année...c'est pourquoi on ne s'étonne pas de tous ces lutteurs qui plongent littéralement leurs tetes dans les anti-douleurs parce qu'ils souffrent inlassablement et que s'arrêter devient inpossible tant ce sport en lui même est une drogue
Andrew était lucide meme trop car il a vu cette longue pente appelé "descente aux enfers" se déplié comme le tapis rouge et il n'y a pas survécu comme bon nombre avant lui....
Malheureusement et à mon triste regret "Andrew Martin" figure sur cette longue liste de catcheurs emportés avant l'heure par la soif d'être reconnu....

Proficiaat!

Toutes mes félicitations pour la qualité du papier, mais es-tu certaine de tes chiffres concernant le nombre de décés dans la ligue de catch l'année de ses 32 ans?

C'est lui qui le dit

Ce chiffre a été avancé par Andrew Martin lui même dans le cadre d'une interview. On peut donc supposer que c'est assez crédible, oui.

Salon de l'horlogerie de Bâle

Merci pour cette précision d'orfèvre sur les chiffres avancés.
Excellent travail de qualité à faire pâlir n'importe quel MajorFatal..
:jemincline:

Conclusion(s)

Deuxième tentative :gnah:

Vous vous mouillez pas trop là quand meme.
Je croyais les cahiers plus engagés. Hors là, on a l'impression qu'il s'agit de la conclusion d'une mauvaise dissertation d'un étudiant en 1ere L "mais qu'en sera-t-il demain"....

C'est dommage, le papier est très bon et bien documenté.

Conclu

La conclusion ouvre sur l'avenir, Robbie, et donc sur un prochain article qui répondra à la question!

Ce n'est pas du sport

Atention, n'apparentons pas le catch à du sport qui serait encadré par une fédération avec des règles "sérieuses" et avec des compétitions.

Nous sommes ici dans le monde fabuleux du show-business. Un spectacle où les performances physiques sont primordiales. Il n'est pas anormal de vir un lutteur absorber des stéroides pour améliorer ses performances. Pas mal de chanteurs prennent des trucs avant de monter sur scène. Rappelez-vous de Johnny qui confessait avoir besoin de sa ligne de cc avant chaque concert.

Le hic, c'est la dépendance que ce genre de produit engendre et la proximité de la chute vers l'illégalité ou vers le grand nawak. Test en est un bon exemple.

Il y a deux solutions. La première : la WWE bannit tout usage de produit dopant, organise des contrôles sérieux et suspend les lutteurs coupables. Ça semble peu réaliste.

La deuxième, ce serait de faire suivre les lutteurs par une équipe médicale hyper pointue, qui pourrait limiter la prise de produits interdits et encadrer psychologiquement les lutteurs. Car on le voit, ces produits attaquent plus violemment le cerveau qu'aucun autre organe.

On adore voir les exploits des stars de la WWE. Ce sont des super performers. Le truc, c'est que le taux de mortalité accidentel de ces showmen est encore plus élevé que ceux des rockers des années 70. Il est temps d'entreprendre une réflexion sur l'usage de produits interdits, parce que j'aimerais pas être là quand les jugulaires de Batista vont exploser.

Wellness Policy Bullshit

Un commentaire sur la fameuse "wellness policy" de la WWE et sa politique anti-dopage. En 2007, la WWE a été prise dans les filets de la lutte contre le dopage aux USA et a été obligée de réveler la liste de ses catcheurs dopés (dont Edge, Orton le chouchou d'Axl, Santino, William Regal, Umaga, Mr Kennedy et bien d'autres).
Pour des questions d'image, les catcheurs catchés ont été suspendus et la WWE a instaurée sa Wellness Policy (30 jours pour un premier contrôle, 60 jours en cas de récidive et rupture du contrat en cas de troisième contrôle positif), leur suspension étant "storylinée" pour ne pas briser le kayfabe (on invoque alors des blessures, voire on les scénarise à l'écran via une violente attaque).
Là où le process est des plus hypocrites, c'est que tous, sans exception (je parle de la liste des catcheurs controlés positifs) se shootent aux stéroïdes (Nandrolone et autres saloperies du genre) et qu'il suffit de mater une seule fois le corps d'un pro de la WWE pour comprendre que, bien évidemment, il est impossible de gagner une telle masse musculaire sans produits dopants.
La Wellness policy, c'est bullshit, une opé de com destiner à redorer le blason de la WWE. Tu as déjà vu Vince McMahon torse nu ? As tu ne serait ce qu'un doute sur le type de produits utilisés par le big boss en personne ? Ce n'est pas d'ailleurs un hasard si Vince s'est retrouvé au coeur d'un procès "dopage et stéroïdes" (de mémoire fin des années 90).
Bref, la politique anti dopage de la WWE est une véritable farce. La fédé devrait plutôt se préoccuper de médicaliser le suivi de ses catcheurs au lieu de les laisser s'enfoncer dans la morphine de crainte de perdre leur job.

Je m'incline

C'est exactement ce que je voulais dire, en mieux et en plus précis.

Le choix des stéroïdes

Les catcheurs sont tout à fait conscient du risque qu'ils prennent en avalant ce genre de produits. C'est un choix pris en son ame et conscience!
Cela me donne envie de vous faire quelque chose sur les stéroïdes et notamment sur le procès de la WWF dans les années 90, ça vous intéresse?

Stéroïdes

Grave que ça nous intéresse Priceless, t'as le feu vert!

Comparaisons hâtives

Comparer le cyclisme, l'athlé, le tennis et le "divertissement sportif" avec le sport-entertainment, c'est pousser le bouchon au-delà des bornes des limites.

Le cycliste est le sportif le plus contrôlé de l'univers. Certes, les dopeurs et les dopés ont toujours un temps d'avance sur les tests de détection d'usage de produits prohibés (Armstrong était positif en 99... à l'EPO qu'on ne pouvait pas détecter, il a du trouver autre chose depuis avant de revenir). Lorsqu'il est pris, il est suspendu deux ans. Il purge et il revient.

J'ai du mal à imaginer Vince suspendre son gendre, Orton ou Cena et Bastista (ces deux derniers, il ne le fera pas puisque ça suffirait à réjouir la sympathique quoi qu'imperméable au "mark time" que peut générer Cena [parce que c'est bon, parfois, d'avoir 8 ans à nouveau...] rédaction des cahiers).

Le catch, c'est plus proche du tennis ou du foot, qui font semblant de contrôler, et où personne de premier plan ne tombe.

What's up?




2009 - 2018
Relax Miz Girl, les CDC ne sont pas morts. Retrouvez-nous dans notre nouveau chez-nous.

Connexion utilisateur

Commentaires récents

Les Vignettes des Cahiers


Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


Retrouvez ici toutes nos vignettes !


Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin