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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Gimmick all your lovin'

The games we play,
The shows we give,
The hearts we break,
We live through this,
The games we play.

Andreas Johnson, The games we play

 

Si nous autres citoyens lambdas vivons dans la société de l’apparence et de la superficialité, qu’en est-il alors des catcheurs ? Chaque instant de leur existence est forgé par leur gimmick. Plus qu’un costume de scène, la gimmick est une seconde peau, un symbiote à la Venom dont on ne se débarrasse qu’au prix d’efforts inhumains… quand on y parvient. Un gentil lecteur répondant au doux nom d’Ultor (il a probablement dans la vraie vie une gimmick de barbare destructeur) nous fait partager ses réflexions sur cette question ontologique.

 

 


I DEMAND BETTER GIMMICK !!!

 

De l'importance de la gimmick

 

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous raconter une petite anecdote (probablement déjà vécue par tout fan de catch), qui m’a un peu étonné et donné envie de rédiger cet article.

 

Ce jour-là, pendant une pause en cours de sport, je discutais catch avec quelques potes. Evidemment, on a abordé LE sujet qui fâche : les catcheurs favoris/détestés, avec l’inévitable clash entre « connaisseurs » (dits smarts) et « marks ».

 

Et là, un truc sidérant : tout le monde était d’accord pour dire que Edge est un tricheur, donc pas cool, que Batista est invincible, etc…Oui, même des gars qui savent pourtant que le catch est scripté peuvent raisonner comme ça… (même si comme chacun sait, dans un monde renversé le vrai est un moment du faux… à moins que ce ne soit l’inverse).

 

 


- Voyons, mon cher, attribuez-vous réellement les triomphes récurrents de Triple H à son seul mérite ?
- Eh bien, je ne vous cacherai pas que le népotisme éclairé dont on l’accuse est une formule politique qui a mes faveurs…

 

 

Je leur ai alors posé pas mal de questions, et j’ai fini par comprendre : aucun d’entre eux n’attachait d’importance à la gimmick des catcheurs : Cena gagne parce qu’il est courageux, point barre. Edge a peur de Batista parce qu’il est moins costaud, et c’est tout.

 

 

 


And that’s the bottom line…

 

 

Voilà donc la raison d’être de cet article : donner (ou du moins essayer) à tout ceux qui le souhaitent quelques précisions sur le concept même de gimmick, et mettre en lumière son importance à la WWE (car même si elle n’est pas seule au monde, aucune autre fédération n’a autant développé la « psychologie » de ses storylines, et donc les personnages incarnés par les catcheurs).

 

 

Commençons donc par le commencement :

 

Qu’est-ce qu’une gimmick ?

 

 


Tiens, c’est vrai ça : qu’est-ce que c’est, déjà ?

 

 

Ben oui, depuis tout à l’heure, je parle de gimmick, mais autant savoir de quoi il est question.

 

Techniquement, une gimmick, selon le dico, c’est un truc, un gadget.

 

Prenons donc une définition sur le regretté Luttemédia.com :
« Le personnage d’un lutteur. Ce qu’un "booker" écrit pour différencier un lutteur d’un autre. Les "Gimmicks" peuvent faire ou briser une carrière. L'unique trait qui définit l’identité d’un lutteur. Peut aussi être la façon dont le lutteur s’habille. »

 

Voilà une définition qu’elle est bonne. Tout est dit : la gimmick d’un catcheur est son personnage, comme le rôle pour un acteur. Un exemple, parce que j’aime bien ça :

 

la gimmick de John Morrison est celle d’une rockstar sex-symbol, façon rock’n roll des années 1970, d’où le côté arrogant et frimeur. Si vous voulez d’autres exemples, jetez un œil sur les très correctes fiches wiki consacrées aux faces et aux heels.

 

Bref, la gimmick c’est l’ensemble d’attributs qui permettent au lutteur d’opérer son simulacre, alchimie d’un personnage cosmétique créé pour n’être que le réceptacle des espoirs ou de la colère du public, du moins tels que les bookers se les figurent.

 

 

Et ça se change, une gimmick ?

 

 


Ah ouais, tiens ça m’arrangerait bien, ça.

 

 

 

Oui, bien évidemment qu’un catcheur peut changer de gimmick. Et heureusement, car cela permet de relancer considérablement l’intérêt du public pour un catcheur.

 

Et là, il demeure essentiel de ressortir du frigo la « jurisprudence Chris Jericho ».

 

Fin 2007, l’ami Chris était dans une sacrée panade : retour raté, gimmick du Millenium (Y2J comme reflet de l’annonce de l’effrayant bug de l’an 2000, Y2K, remember ?) éculée, et physiquement pas revenu au niveau (comme récemment le malheureux Kennedy).

 

C’est là que Chris Jericho a convaincu l’équipe créative qu’il était temps de changer son personnage pour ne pas sombrer… Plusieurs visionnages de No country for old men et une rivalité avec la pieuse diva HBK ont suffit pour transformer le chanteur sympa de Fozzy en un psychopathe paranoïaque et moraliste, bref en un natural born heel mi-2008.

 

 


Il est même allé graver des gros mots sur des plaques commémoratives des Beatles, l’ordure !

 

 

Chers camarades, passons donc à LA question importante :

 

Mais… C’est si important que ça, une gimmick ?

 

 


- C’est vrai ça, c’est si important que ç…
- Rhaaa mais tu vas la fermer, oui ! Pas vrai, ça !

 

 

HELL YEAH IT IS !!! C’est même la chose la plus importante pour un catcheur. Comme l’a très justement dit Luttemédia : «Les "Gimmicks" peuvent faire ou briser une carrière. » En effet, même avec un talent limité dans le ring ou au micro (voire les deux), le simple fait d’avoir une gimmick réussie suffit à créer un lien avec le public (ever heard of Hulk Hogan ?). A contrario, une gimmick mal pensée ou mal incarnée laissera le public indifférent, ce qui est la pire des choses (ever heard of Kizarny ?).

 

Tiens, il est temps de citer Guy Debord. « On entendait les cris aigus des bonnes femmes et les injures des hommes. Les salauds, ordures, fumiers, assassins, bouchers résonnaient. »Guy Debord (Roman policier sur un combat de catch cité dans ses Mémoires). Voyez, l’essentiel c’est que le public réagisse.

 

Mais si l’Ange blanc et autres Bourreau de Béthune ont pu enflammer nos grands-parents dans les années 1950, la gimmick, c’est avant tout le carburant de la lutte américaine, comme le dit si bien le proverbe « Le catch, au Japon c’est un sport, au Mexique une religion et aux USA c’est une farce ».

 

De cette farce naît l’amour ou le désamour d’un public avide de s’identifier à la gimmick de son héros et donc de posséder quelques saintes reliques que l’on appelle merchandising.

 

 


Hey les kids, quand on vous dit de ne pas faire ça chez vous, c’est avant tout pour vous éviter d’avoir l’air ridicule.

 

 

C’est également très important pour une fédération de catch, puisque le choix des gimmicks va faire passer un message, et donc viser un certain public, ce qui implique des gimmicks qui collent à l’actualité ou aux impératifs de la féd (comme par exemple durant les « Monday Night Wars », guerre d’audience WWE-WCW où l’important était de piquer de l’audience à l’autre en allant toujours plus loin dans la surenchère).

 

On peut donc dire que la gimmick a dans le catch une importance humaine (pour aider un catcheur à percer ou à rester au top) et stratégique (pour gagner de l’audience), donc capitale.

 

Mais comme il est toujours plus facile d’énoncer des faits que des définitions, voyons donc rapidement l’évolution des gimmicks durant l’histoire de la WWE, ainsi que quelques exemples de changements de gimmick prouvant l’importance de cette dernière.

 

 

 

Evolution de la gimmick

 

 

Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas vous faire tout un historique sur ça, simplement énoncer quelques moments marquants pour l’évolution de la gimmick, et donc du catch (à ce sujet, si le rôle de la gimmick à la WWE d’un point de vue géopolitique vous intéresse, je vous recommande l’article de Reune Jacquot qui y est consacré ici-même).

 

1960s – 1990 : les débuts de la domination américaine de la WWE. A cette époque, le catch était considéré comme un pur spectacle, avec les gimmicks extravagantes qui allaient avec :

 

L’Ultimate Warrior s’était évadé de l’univers de Conan le Barbare. Goldust était un travesti complètement barré, presque extra-terrestre, qui se serait fait refouler à l’entrée de chez Michou pour mauvais genre. . Doink était un clown démoniaque sorti tout droit de Ca de Stephen King. Quant à Kamala, c’était carrément un Africain sauvage et probablement cannibale, cornaqué par un type en costume de colon, bref un type à faire passer Umaga pour un membre distingué du Rotary Club.

 

 


Et ça, c’est Mantaur le minotaure. Bonjour Mantaur.

 

 

Sans oublier que le contexte international (guerre froide, haro sur Kadhafi et Khomeiny…) donnera également tout un tas de gimmicks patriotiques comme anti-américaines, aussi exacerbées les unes que les autres… mais pour cela, vous avez le papier de Reune cité ci-dessus.

 

 

Années 1990 : LE tournant décisif. C’est durant cette période que la WWE va changer de ligne directrice pour faire face à l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Rappelons, en vrac, quelques-unes de ces sept plaies d’Egypte.

 

 

- Le procès à l’encontre de Vince McMahon, pour usage de stéroïdes, au sein de sa fédération, par de nombreux catcheurs (dont Hogan).

 

- La WCW, fédération rachetée par Ted Turner (riche magnat de la presse) en 1988, qui se posera en concurrent direct de la WWE avec un style de catch radicalement différent, avec la création de Monday Nitro (show télévisé aux même horaires que Raw), avec le débauchage massif de stars de la WWF (Hogan, Lex Luger, Bret Hart, Kevin Nash, Scott Hall…) et, last but not least, avec la création du nWo (New World Order) gimmick géniale de heels anarchistes et cools remodelant une fédération à leur façon … le rêve ultime d’un public adolescent !

 

- Une série de scandales liés aux alliances et inimitiés en coulisses dans la WWF, avec en point d’orgue le tristement célèbre Montréal Screwjob, qui vit Bret Hart spolié de sa ceinture dans des circonstances qui le pousseront à rejoindre la concurrence…

 

 

Toute cette pagaille obligea la WWE à opérer un virage à 180 degrés sur son produit, avec le début en 1997 de l’Attitude Era : plus de violence, plus de thrash-talking, plus de références coquines, voire carrément salaces. Résultat ? des catcheurs badass, égoïstes, dragueurs et frimeurs, et des catcheuses qui n’hésitent pas à s’arracher leurs vêtements sans raison afin de satisfaire un public de jeunes hommes en fleur.

 

 


Cachez ce sein que je ne saurais v… ah ben mince, trop tard.

 

 

Du pain et des jeux. Non, de la violence et du sexe… la lutte retrouvait là son essence dionysiaque.

 

Voici quelques exemples des réjouissances de l’Attitude Era :

 

Val Venis (jeu de mots à 100 000 dollars) était un acteur de X qui faisait s’épanouir les fleurs, vrombir les locomotives et sauter les bouchons de champagne. La propre fille du big boss, Stéphanie aux mamelles de vache (me regardez pas comme ça, c’est un sacré compliment dans l’Iliade !), se faisait traiter de pute plutôt dix fois qu’une par tout le roster, à commencer par un intenable Chris Jericho, qui lui organisait même un rencart avec… heu… des singes, parce que selon lui elle avait déjà couché avec l’intégralité de l’espèce humaine.Le péquenot Steve Austin organisait un golden shower à la Budweiser à grands coups de lances à incendie. Quant à Edge, il s’envoyait carrément Lita en plein ring avant que tout un tas de vicelards échauffés par le spectacle ne viennent s’en mêler (où l’on découvre que John Cena ne sait vraiment pas quoi faire d’une belle femme nue).

 

 

Ce ne sont là que quelques exemples parmi des centaines, tant l’Attitude Era a représenté la quintessence de la trilogie sex, drugs and rock’n roll à la sauce WWE (la bière et la violence remplaçant donc les deux derniers termes de l’expression). On pourrait parler encore longtemps des folies hardcore de Mick Foley, des promos ahurissantes du Rock, des délires assassins de Kane et de l’Undertaker, des honteuses mésaventures de Mark Henry ou encore de l’humour de corps de garde de Degeneration X, mais on n’en finirait pas. L’essentiel, c’est qu’au tournant du siècle, la WWE est clairement formatée pour un public ado en quête de sensations fortes. Oubliés les clowns, les cosmonautes et les cowboys des insouciantes années 1980. L’époque est à la frénésie « réaliste » ﷓ et, d’ailleurs, les frontières entre gentils et méchants s’effacent, le roster n’étant composé pratiquement que de personnages ambitieux, déterminés à triompher à tout prix, à l’instar du sublime tweener Stone Cold Steve Austin.

 

 


Ici, un entretien d’embauche réaliste.

 

 

2005 - 2007 : Les morts d’Eddie Guerrero et de Chris Benoit changent brutalement la donne. Ces décès tragiques, liés à la prise de stéroïdes, vont entraîner un nouveau revirement de la part de la WWE, d’autant que la WCW a succombé et que la concurrence est faible : plus besoin de sombrer dans le scabreux, vive la Kids Era ! Les catcheurs sont désormais taillés pour plaire ou déplaire aux enfants, afin de casser cette image de repaire de brutes stéroïdées obsédées par le sexe et potentiellement assassines et suicidaires qui collait à la Fédération. La kidz Era, c’est un peu Retour vers le futur, le renouveau de l’époque des « good guyz » contre « les bad guyz » que fustigeait Vince durant les années 1990 !

 

 

Les faces (à tous les sens du terme) de cette nouvelle politique (pas de liens, vous les connaissez) :

 

- Jeff Hardy et Rey Mysterio, idoles des plus jeunes grâce à leurs petits gabarits et leur style spectaculaire ;

 

- John Cena (qui abandonne sa gimmick de rappeur clasheur pour celle de « Champ » vertueux et patriote) ;

 

- Triple H (qui passe de heel arrogant et manipulateur à Superman vengeur) ;

 

- CM Punk (incarnation du mouvement Straight Edge, ce qui signifie qu’il ne se dope pas, ne boit pas, ne fume pas et ne couche pas comme un phacochère)…

 

 


Il y a dix ans, ce qui était cool, c’était de se murger à la bière, de péter la gueule à tout le monde et d’embarquer une nana sur la selle de sa moto.Aujourd’hui, c’est qui est cool, c’est de manger des pommes en bermuda.

 

 

Le sexe a pratiquement disparu, ou alors est traité d’un point de vue humoristique, comme on l’a vu lors des récentes aventures du trio amoureux Edge / Vickie / Big Show. Les divas sont certes des bimbos, mais ne passent plus leur temps à poil (Vince a d’ailleurs mis fin à sa collaboration longue durée avec Playboy, c’est dire le retour à la morale).

 

La violence a été restreinte, et il est désormais exceptionnel de voir couler le sang, alors qu’il n’y a pas si longtemps le blading (pratique consistant à se taillader le visage avec une lame de rasoir pour se faire saigner) était monnaie courante.

 

Et la morale est désormais plus nettement marquée, les méchants étant généralement présentés comme des lâches et des frustrés tandis que les gentils rivalisent de courage et de solidarité.

 

 


- T’inquiète papy, tu peux te foutre dans la merde autant que tu veux, je serai toujours là pour te sauver. Parce qu’on est copains ! Ouais !
- Woo.

 

 

Faut-il pour autant regretter l’Ere Attitude et ses abus ? Les CDC y consacreront de plus amples développements dans des papiers ultérieurs (ultorieurs ?). En attendant, une chose est certaine : tous ces éléments confirment l’importance capitale des gimmicks pour le catch. C’est bien autour des gimmicks que s’articule ce petit univers.

 

 

Changements salutaires

 

Pour finir sur une note funky (et pour vous faire un peu saigner les yeux), je vous ai sélectionné quelques exemples de catcheurs qui ont bien fait de changer de gimmick.

 

Paul Burchill

 

 


Hardi moussaillons ! A l’aborda… merde, je suis encore dans mon ancienne gimmick, désolé.

 

 

Si vous regardez la ECW, vous connaissez sûrement Burchill, catcheur très technique malgré sa taille (1m93). Burchill a commencé à la WWE comme partenaire royal de William Regal.

 

Mais savez-vous quelle gimmick l’a rendu populaire ? Eh bien, admirez: (il arrive à 1 : 36)

 

 

The Rock

 

 


Si Umaga vous dit qu’il est de ma famille, sachez que cet homme est un affabulateur. Le Rock n’a jamais entendu parler de lui.

 

 

Aaaaaah, The Rock ! The Brahma Bull, The Great One, The Most Electrifying Man in Sports Entertainment, The People’s Champ…Bref, une légende, avec un mic-skill redoutable. Le hic, c’est qu’il aurait bien pu rester dans sa première gimmick, celle du benêt Rocky Malvia… Avouez que ça aurait eu de la gueule : « The Samoan Ultimate Warrior » Rocky Maivia ! Merci l’ Attitude Era !

 

 

L’ Undertaker

 

 


Hé, vous allez pas parler de ma gimmick de nécrophile hein ? Ah, vous étiez pas au courant ? OK, tant mieux, on va dire que j’ai rien dit alors.

 

 

The Phenom a la particularité d’avoir immédiatement démarré à la WWE avec sa gimmick de Deadman. Mais, durant l’Attitude Era, qui a décidément tout emporté comme un ouragan qu’est passé sur moi, cette image de mort-vivant a fini par lasser, malgré une subtile modification (du morbide Deadman on était passé au satanique Lord of Darkness). Faut dire qu’un mec fringué gothique avec éclairs et pierres tombales au milieu de DX, Stone Cold, et autres Nation of Domination, ça fait tâche. D’où un changement de gimmick temporaire, mais radical. Petit souvenir : Un Undertaker biker , badass, irrespectueux, bref ; un Undertaker totalement intégré dans l’Attitude Era. Bien vu ! Certains fans considèrent que ce fut là sa meilleure époque.

 

 

Triple H

 

 


Te fais pas de souci, Triple H. Ozzy Osbourne ne décapite que les colombes, pas les faucons.

 

 

Non, en effet, Triple H n’a pas toujours été un Superman, vous le savez. Il a bien sûr été un heel de génie, manipulateur, arrogant, colérique, méprisant… un Randy Orton avant l’heure, en quelque sorte. Mais savez-vous quelle était sa toute première gimmick ? Si vous l’ignorez, vous serez sans doute surpris à la vue de ceci . Si si, c’est bien Triple H. Encore une gimmick trop décalée pour l’ère Attitude, et dont il ne lui restera que les initiales. (Notons au passage la différence musculaire assez hallucinante entre ses débuts et maintenant…Ben alors Hunter, on aime la viande en seringue ?)

 

 

CONCLUSION

 

 

Nous arrivons à la fin de cet article. J’espère avoir atteint mes objectifs :

 

- Vous avoir fait partager quelques-unes de mes (très modestes) connaissances de catch.

 

- Avoir réussi à montrer l’importance de la gimmick dans le monde du catch pro.

 

- Vous avoir diverti avec un article sans prétention.

 

- Avoir radicalement balayé toute votre vision du monde.

 

(cocher la mention inutile)

Manolo Blahnik Shoes

The Manolo Blahnik Sale has been great in recent years. Have you seen the film of sexy and the city? The high heels worn on the feet of the chief actress are Manolo Blahnik Shoes. After you saw the film, what do you think about the brand of Manolo Blahnik? Did you dream of wearing those charming shoes? The Manolo Shoes are amazing, aren’t they?

De même!

Je rejoins Gogoplata! Très bonne article! Quand sortira "la WWE Universe pour les Nuls" signé Ultor? Non, parce que si c'est aussi expliqué que cet article, je le réserve de suite!

Houla

"Le WWE Universe pour les nuls" ? Arf si je devais faire ça, j'aurais du mal à le faire tout seul...Vu la taille dudit Universe + les histoires qui-faut-faire-partie-du-staff-pour-les-connaitre...
*
Sinon merci beaucoup (à toi et à gogoplata par la même occasion), ça fait plaisir de voir que mon article a plu :-) Peut-être que j'en écrirais d'autres (enfin si la rédac en veut d'autres, bien sûr :o) ), si ça marche.
Anyway, merci encore !

Un autre! Un autre!

Et ba vivement d'autres articles alors! Et dis-moi, c'est toi qu'a tout fait (vignettes, vidéos...)?
En tout cas, bien la vidéo Edge/Lita en tout cas; à l'époque, Ric Flair n'avait visiblement pas besoin de viagra et il avait encore le sang chaud! Maintenant, sait-il encore s'en servir? Telle est la question...

Bah

En gros, la moitié des vignettes & légendes est de moi, les autres de la rédac (mais ils ont aussi changés certaines de mes vignettes pour que ça colle mieux à la légende). Pour les videos, j'ai pas tout vérifié, mais quasiment tout est de moi (oui je suis très modeste :o) ).
*
Et pour tes dernières reflexions, je suis outré ! Du viagra !?!? Sait-il encore s'en servir !?!?!? Space Mountain may be the oldest ride in the park, but it still has the longest line !!!! WOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!
*
Mmmh ? De quoi ? Un "psychiatre ? Non, pas besoin, pourquoi ?

excellent article ! bravo à

excellent article ! bravo à l'auteur

Au sujet des gimmicks idiotes

Ton article est très bien fichu mais, modestement, je me permettrais quelques précisions:
*
- Le Montréal Screwjob: Ce n'est pas ça qui a déclenché le départ de Bret "Dieu" Hart à la WCW. En fait, quelques temps auparavant, la championne féminine de la WWF, Alundra Blayze (connue également sous le nom de Madusa), était partie sans prévenir à la WCW en emportant la ceinture de la WWF dans ses bagages. Quand Vince MacMahon s'est aperçu qu'il ne pouvait plus payer le contrat de Bret Hart, il lui a autorisé à partir à la WCW mais n'avait qu'une seule trouille: que le Hitman s'en aille avec le titre de champion de la WWF. Il devait donc perdre son titre lors des Survivor Series à Montréal contre Shawn Michaels. Bret Hart était assez peu enclin à perdre à Montréal contre Shawn Michaels (il n'est de mystère pour personne que les deux hommes se détestaient à l'époque), il avait donc réussi à négocier avec Vince la chose suivante: il gagnait aux Survivor Series mais perdait son titre le lendemain à Raw, lors de son dernier match à la WWF. La suite, tu la connait....
*
- Sur les gimmicks idiotes du début des années 90: tu as oublié la plus stupide d'entre elle: The Red Rooster (un homme poulet), qui enfonce 400 fois Doink The Clown (http://www.youtube.com/watch?v=qUM3IMyEpJs)
*
- Quant aux aux anciennes gimmicks un peu foireuses, tu as également oublié la première gimmick de Kane, le dentiste Isaac Yankem (http://www.youtube.com/watch?v=ibU3el4sMi4 (attention, contient de vrais morceaux de bruits de roulette).
*
Voilà, je me suis permis d'apporter quelques ajouts, chacun en fera ce qu'il voudra. Comme tu peux le constater, cela ne change pas grand chose au fond de ton article.

Wop

Un commentaire, wooooo ! Plus serieusement :
*
- Je connais parfaitement l'histoire du Montreal Screwjob (Desolé, mais "Dieu" est trop réducteur pour quelqu'un de la classe du Hitman :-) ), et je sais donc que, effectivement, Hart était déja sur le départ (ce qui, comme tu le dit, était le principal problème). Néanmoins, tu remarquera que je ne parle pas du Montreal Screwjob dans les "départs", mais bien dans les "scandales" : Si on sait comment marche le business du catch (du moins pour les plus ou moins jeunes comme moi), avec les inimitiés et les combines, c'est à cause de scandales dans ce genre. Le fait que Hart soit parti là dessus est presque secondaire pour moi.
*
- Pour ce qui est des gimmicks idiotes/anciennes gimmicks, je te fais une seule et même réponses : il y a malheureusement beaucoup trop de mauvaises gimmicks pour toutes les citer. A ce compte là, j'aurais pu également parler de Duke the Dumpster, de Repo Man,du Goon, voire du Shockmaster à la wCw (même si effectivement, je comprends pas comment j'ai pu ne pas citer le Red Rooster...Faille psychico-mémorielle ? A voir...). De même pour les anciennes gimmicks, Billy Gunn pouvait être cité, avec les gimmicks de cow-boy (tag team des "Smokin' Gunns"), et de "Rockabilly". Mais, malheureusement, faut faire des choix :-)
*
- Aucun souci, mec ! A partir du moment où tu fais pas du trash-talking inutile, je vais pas m'offusquer sur un commentaire (encore moins si c'est intéressant, comme ton post :-) ).

RE:

Mais il était très bien Duke the Dumpster :x

Bah

Disons que c'est un très bon exemple de "chose à ne pas faire" ;-) au même titre que le Red Rooster et le Shockmaster (Oui je sais, encore lui, mais il m'a vraiment traumatisé, çui-là :-( )

Au temps pour moi,

j'avais compris que, pour toi, Bret Hart était parti à cause du Montréal Screwjob, ce qui était pour moi une inexactitude que, par refllexe, je me suis permis de "corriger".

P.S: C'est vrai que j'avais oublié le ShockMaster et sa mythique première apparition (avec le casque de Storm Trooper à paillettes). Il est vrai également que lister toutes les gimmicks un peu idiotes des années 80 à nos jours prendrait un temps fou et cela nécessitait de faire des choix.
re-PS: Ca me fait penser qu'on a aussi oublié IRS et les Bushwackers aussi!

Précision

Je me dois de préciser que les éventuelles approximations du papier ne sont pas dues à Ultor, mais au léger editing que nous avons fait subir à son texte (je prends totalement la responsabilité de l'attribution du départ de Bret au Montreal Screwjob, t'as entièrement raison de souligner que c'était un raccourci pour le moins rapide).
Ce qui me semble marquant, dans la différence entre les 80ies - début des 90ies et l'attitude Era, c'est que, dans la première de ces deux époques, les catcheurs incarnaient souvent des personnages complètement artificiels, souvent liés à une profession (clown, agent du fisc, éboueur, flic) ou à un seul type de comportement (sauvage, bouseux consanguin à la Bushwackers, etc). Depuis l'Attitude Era, les catcheurs se présentent avant tout comme des catcheurs désireux de gagner le titre, pas comme des types détraqués venus faire des heures supp pour promouvoir leur profession ou les coutumes de leur bled néo-zélandais d'origine (même s'il reste des exceptions, bien sûr). Quoi qu'il en soit, c'est un (william) régal de (re)voir toutes ces vidéos, je vous incite énergiquement à cliquer dessus, gondolage garanti.

XD

IRS, sa gimmick était ridicule, mais collait parfaitement au contexte (associé du Million Dollar Man).
*
Les Bushwackers...WHOOOOOAAAAAAAAAAW !!! <3

IRS

C'est vrai que bien que ridicule et complètement HS avec le catch, cette gimmick était plutôt efficace ,puisque Money Inc etait pour moi LA team heel par excellence, celle qu'on aimait tant détester (dans le bon sens du terme!)

Carrière

Bonjour,
Comment devient créateur de gimmicks ? J'aimerai en faire mon métier.
Chouette article.

Salut !

V'là une bonne question ! Je sais pas, je suppose qu'il faut être booker, ou ce genre.

On peut imaginer qu'il faut :

- devenir booker (genre suivre des "études de booker"...ça existe ?))

- faire carrière dans le catch et se reconvertir à la fin de sa carrière (bon ok, c'est un poil plus long ^^)

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
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"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
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"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin