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A Amsterdam, Justin Bieber a déclaré qu'Anne Frank aurait pu être une "Belieber". Nos catcheurs devraient s'en inspirer.:

Wrestling Class Heroes

As soon as you're born they make you feel small
By giving you no time instead of it all
Till the pain is so big you feel nothing at all
A working class hero is something to be

John Lennon, Working Class Hero

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où je remplace pour cette review Jyskal et Le Charentais, dont nous sommes sans nouvelles depuis le 7 mai, jour où ils ont été élégamment couverts de goudron et de plumes par quelques membres du CDC Universe sans doute politiquement trop enthousiastes.

 

 

- John, quelques mots sur votre prochain divorce ?

- Je n'ai rien à déclarer. Cette rumeur comme quoi je me contenterais d'effectuer au lit toujours les cinq mêmes manoeuvres est absolument sans fondement.

 

 

Nalyse d'Over The Limit

 

Le pay per view que la WWE offrait à voir ce dimanche s'intitulait "Over The Limit" et ce titre était indiscutablement le plus mal choisi de tous ceux possibles. Car s'il ya bien une chose à laquelle on a assisté ce dimanche, c'est à un exposé, clair et concis, des limites du business model de la WWE par la compagnie elle-même.

 

Avant même le Pay Per View, tout avait déjà mal commencé dès le lendemain d'Extreme Rules. On trouvait les RAWs particulièrement paresseux dans l'écriture, presque baclés. La Creative Team semblait complètement démotivée et en pilotage automatique. La plupart des angles présents à l'antenne et censés nous donner envie d'acheter le Pay Per View était scénarisés à la va-vite, voire écrits avec les pieds, quand ils l'étaient. Et pire encore, un angle mineur, a priori sans impact sur ce dimanche, était le seul qui n'était pas scénarisé par-dessus la jambe : celui du licenciement du Big Show. Inutile de dire donc qu'il n'y avait nul besoin d'être un génie pour comprendre qu'il impacterait sur ce Pay Per View.

 

 

[Spoiler Alert]

Avec une chemise de cette couleur, c'est clair, le Big Show va faire le tour de France et son objectif, c'est le maillot jaune.

 

 

D'ailleurs, le symptôme le plus caractéristique de toute cette paresse sautait aux yeux ce vendredi à Smackdown. Durant toute la partie introductive du show bleu, on découvrait un CM Punk qui faisait un bien étrange boulot : celui d'assurer de la Heat à l'adversaire de John Cena pour ce dimanche alors qu'il aurait été bien plus logique qu'il intervienne dans le show pour vendre son propre match, qui avait un enjeu assez fort : le championnat du monde contre Daniel Bryan.

 

Le plus étrange, c'est que cette construction scénaristique bancale qui a mené au Pay Per View n'a quasiment - je mets toute l'histoire du Big Show et de John Laurinaitis à part – pas impacté le produit qui nous a été offert ce dimanche. Pourquoi ? Parce que la qualité de la production de la WWE et notamment sa faculté à mettre à l'écran de très bons segments vidéos qui résument l'histoire avant les matchs est exceptionnelle. On en est à un tel niveau d'excellence que même le pire peut devenir plus qu'acceptable, où même une histoire mal racontée pendant des semaines peut produire un segment de cinq minutes qui raconte une bonne épopée. On nage donc en plein paradoxe et il me paraît essentiel de le relever à l'instant même où la WWE s'enorgueillit d'annoncer que son show du lundi passera à une durée de trois heures.

 

 

Un slogan qui parle du peuple ? Une cravate rouge ?

Oh, putain, Laurinaitis a tout piqué à Mélenchon. On n'est pas sorti de l'auberge.

 

 

Continuons d'ailleurs cet exposé sur les limites du business-model de la WWE en parlant du show sans en parler vraiment, car c'est la fédération elle-même qui nous l'impose vu la forme saugrenue qu'avait Over The Limit. Le pre-show diffusé sur YouTube présentait à la fois le dark-match du Pay Per View et un rebond scénaristique. Quelques mots d'abord sur le Kane vs Zack Ryder qui faisait donc office de mise en bouche. C'était plutôt un bon match et même si la victoire finale de Kane ne faisait aucun doute, le match, de plus de cinq minutes, a permis de mettre en valeur les deux compétiteurs (on notera notamment deux périodes de temps forts de Ryder). Il constituait un excellent résumé des lacunes du produit WWE en ce moment : beaucoup de talents avec des vraies aptitudes in-ring mais trop peu d'occasions pour eux de montrer ce dont ils sont capables, surtout quand ils sont dans le roster surchargé de RAW.

 

Là encore, relever ce point précis au moment où la WWE annonce le passage du show rouge à trois heures n'est pas anodin et constitue un élément de réflexion pour le futur. Mais revenons au présent et à l'annonce par Eve d'une Battle Royale pour un title shot au choix pour la ceinture IC ou la ceinture US. Et, là, c'est le drame. Puisqu'en termes de production de show télévisé, le résultat est une catastrophe. Contemplons la chronologie du bazar : l'annonce de l'événement a lieu durant le pré-show, les entrées des catcheurs aussi. Globalement, le ban et l'arrière-ban du roster actif à la WWE entrent dans le ring (à l'exception des quelques "débutants" en plein push que sont Cesaro, Tensaï & Sandow) et tous se préparent pour la Battle Royale. Retentit alors la musique de Christian qui effectue son retour sous les vivats de la foule. Générique de fin. Surtout, ne manquez pas le PPV qui débute.

 

 

Ce soir, Kane vs Zack Ryder.

Surtout, ne manquez pas l'affrontement immense que constitue ce véritable choc entre deux générations de jobbers !

 

 

Et le Pay Per View commence alors avec la Battle Royale qui est en cours car amputée du jingle précédent le Pay Per View. L'objectif marketing est clair et lisible : donner au spectateur le sentiment que tout peut arriver n'importe quand à la WWE et qu'il faut absolument ne rien manquer de ce que la fédération diffuse, notamment sur YouTube. Mais on ne m'empêchera pas de penser que c'était maladroit voire même carrément insultant pour le spectateur. Imaginez que vous commandiez un PPV de la WWE. Vous payez, vous allumez votre téléviseur à l'heure dite et découvrez à l'écran un match dont vous n'avez même pas vu le début ! Hallucinant de maladresse enevrs ceux qui constituent la source principale de revenus de la WWE.

 

Bon, la Battle Royale en quelques mots. On notera, comme à l'habitude dans ce genre d'exercice, un assez gros fouillis dans le ring et pas beaucoup d'histoires racontées avant qu'il n'y ait plus qu'une demi-douzaine de compétiteurs. On remarquera aussi que deux catcheurs n'étaient dans le match que pour y jouer le rôle de ring general et s'assurer que tout le plan de booking se déroulait comme prévu. Le premier des deux compétiteurs à qui ce travail était dévolu, c'était William Regal, un vétéran accompli. Plus surprenant, le second du duo était Tyson Kidd. Et j'avoue que j'en suis plutôt satisfait car le Canadien est probablement l'un des trois meilleurs performers in-ring de la fédération et que les occasions de le voir évoluer sont trop rares. Bravo donc à la WWE de lui avoir donné un peu de temps d'antenne et surtout pour avoir réalisé que Kidd est un des très rares catcheurs au contact desquels tout un roster se bonifie.

 

 

 

Robes de chambre Battle Royale !

 

 

Cependant, le vrai propos de la battle royale se racontait juste après le départ de Kidd du ring avec Christian qui subit les assauts conjoints du Miz et de David Otunga. Deux heels clairs qui s'allient contre une superstar qui revient, ça sent le face-turn à plein nez pour celui que la WWE n'a jamais considéré que comme le meilleur ami d'Edge. Sa victoire, après un joli finish un peu enthousiasmant grâce à une séquence sur le tablier du ring avec le Miz, semble confirmer le changement d'alignement. Mais dès la fin du match, l'enthousiasme retombe quand il est annoncé que Christian combattra Santino.

 

Evidemment, ce n'était qu'un subterfuge scénaristique et Christian changera d'avis plus tard pour obtenir un match contre Cody Rhodes dans la soirée mais c'est le parfait symptome d'un twist scénaristique censé apporter une surprise qui s'avère totalement inutile, inefficace et même contre-productif. Et si je m'attarde sur ce détail, ce n'est pas par hasard puisque je vais désormais quitter l'ordre chronologique traditionnellement dévolu aux reviews de shows pour parler des matchs de la carte selon leur qualité. Et là, en termes de rebondissement à deux balles, y a du lourd, environ deux quintaux, soit le poids de forme du Big Show.

 

 

Oui, je sais, j'ai l'air benêt, voire même carrément idiot. Mais n'oubliez pas que mon patron fait bosser Michael Cole pour tous les shows et ne laisse commenter à Jim Ross que sa fédération de développement. J'ai vraiment l'air con; OK, j'assume mais, à votre avis, le suis-je vraiment ?

 

 

Tout en bas (et vraiment tout en bas) de l'échelle, on va retrouver le main-event du soir : John Cena contre John Laurinaitis. Qu'en dire ? Lamentable est le mot qui me vient à l'esprit mais ce n'est définitivement pas le bon, c'était pire encore. Il n'y a littéralement rien à sauver de ce match, mais alors rien du tout.

 

L'action in-ring était athlétiquement médiocre. Ce n'est certes pas une surprise quand on considère que l'un des deux compétiteurs est un ancien lutteur à la retraite depuis douze ans mais bon, il n'empêche que toutes les solutions utilisées par la WWE pour dissimuler cette lacune physique étaient des mauvaises idées. Et entendons-nous bien, je ne parle pas de fausses bonnes idées qui ont foiré pour une raison ou pour une autre. Non, c'étaient juste de vraies mauvaises idées, de celles dont on pouvait, par avance, se douter qu'elles seraient mauvaises.

 

Premier artifice déployé dans l'arsenal de booking : le finish, soi-disant une surprise, à savoir une irruption du Big Show dans le match, le colosse commence à rudoyer Laurinaitis, le jette littéralement en pature à John Cena et en profite pour assommer le Marine, assurant ainsi la victoire du heel grâce à sa trahison. Sérieusement, qui n'avait pas vu venir ce finish ?

 

 

No matter if John Cena wins or loses, we will make him look like TERMINATOR.

 

 

Second artifice : pour compenser les lacunes en termes d'intensité physique, la WWE a fait de ce combat un comedy-match. Et un comedy match en main-event d'un Pay per View, c'est une mauvaise idée parce que ça apporte de la légéreté au match et dévalorise donc, de fait, son enjeu et par ricochet l'enjeu de tous les matchs qui le précèdent.

 

Ensuite, il faut aussi faire un aveu : John Cena n'est pas bon dans ce genre d'exercice. Il a probablement beaucoup de qualités mais pas celles qui font de Santino Marella (ou de Colt Cabana ou de Kikutaro) un des meilleurs du monde dans le domaine. Pour faire un bon comedy match, il faut un excellent sens du timing et un humour très fin qui permet de ridiculiser l'adversaire sans pour autant s'en moquer. C'est très important parce que la moquerie, c'est le début de la méchanceté et qu'un babyface doit faire une caricature de son adversaire qui ne peut pas être perçue par le public comme cruelle. Ce serait aller contre son alignement. Et dimanche soir, John Cena avait tout simplement laissé le dernier terme du triumvirat qui régit sa vie au vestiaire. Il y avait à Over The Limit chez Cena un peu de Hustle, trop peu de Loyalty et absolument aucun Respect.

 

Rien n'a donc été mis en place pour éviter que le Main Event soit la catastrophe annoncée et il l'a véritablement été, laissant au spectateur l'amère impression d'avoir perdu vingt minutes de sa vie.

 

 

Si la vignette précédente ne vous a pas fait rire, je vous rappelle quand même que Ryback est un VRAI gimmick en 2012.

 

 

Fort heureusement, le match précédant celui-ci avait relevé le niveau. Ryback contre Camacho (avec Hunico). Non, je déconne, ça ne valait guère mieux : un match non annoncé sur la carte, dépourvu de toute storyline et ridiculement court. Le personnage de Ryback n'est pas, à mon sens, le plus excitant que la WWE ait sorti de sa boite à gimmicks et il est totalement contre-productif de lui donner pour unique mission d'aplatir comme des crèpes des jobbers qu'on ne voit jamais à l'antenne - Camacho, quand même ... Juste pour savoir, vous vous souvenez d'avoir vu un match de Camacho en solo à la WWE ?. Là encore, c'était lamentable.

 

Le résultat était d'autant plus navrant que le match entre le Miz et Brodus Clay (qui dépeint, lui aussi, à sa manière une sorte de géant indestructible comme Ryback) représentait une bonne variation sur ce même thème. Bien entendu, Brodus, en pleine phase ascendante, a gagné mais le match, un peu plus long, avait été calibré et pensé pour que chacun ait son temps fort et son temps faible. Brodus a été vraiment excellent d'ailleurs durant ce moment, impeccable dans le rôle du Big Man sonné mais qui ne met pas encore un genou à terre. Le catch, ce n'est pas que donner des coups, c'est aussi savoir en recevoir et ce soir Brodus a montré qu'il était capable des deux, ce qui change considérablement de la longue fournée de nouveaux "big men" que a WWE nous a servis ces derniers temps, d'Ezekiel Jackson à Mason Ryan en passant par Ryback.

 

 

Brodus Clay dispose, contrairement à Ryback, d'un gimmick extrêmement évolué : ami des enfants, potelé et vétu de couleurs vives (Casimir) + Funky entouré de danseuses voluptueuses (Georges Clinton).

 

 

Autre point de satisfaction de ce Pay per View, le match des divas. Il fut long (plus de cinq minutes, sept exactement) et plutôt bon. La victoire de Layla est logique compte tenu de l'impératif imposé par la ceinture obtenue dès son retour. On pourra éventuellement reprocher au match un aspect assez étrange: j'ai souvent eu l'impression que Beth facilitait trop les manoeuvres de son adversaire, initiant les contres par ses mouvements plutôt que de les faciliter. Pour résumer ce sentiment diffus, je dirais qu'on voyait trop que Beth était dans le ring pour mettre over Layla et pas assez qu'elle était là pour gagner le match. Mais Layla a bien fait ce que Beth lui a laissé l'occasion de réaliser et pour un match de divas, le niveau était loin du zéro absolu auquel la WWE nous a, hélas, habitués dans la division.

 

 

C'est maintenant officiel : Beth a profité de sa blessure pour s'entrainer avec les pompiers de Paris.

 

 

Pour en terminer avec les matchs pas tout à fait réussis, il convient de citer le Christian/Cody Rhodes pour le titre Intercontinental. Ce n'est pas vraiment qu'il offrait un niveau in-ring trop bas. Au contraire, c'est plutôt qu'il était trop court, qu'un combat plus acharné pour le titre IC n'aurait pas forcément fait de mal. Mais comme la ceinture n'était pas le propos principal du match (c'était le retour de Christian), il n'y a pas non plus lieu de le déplorer trop longtemps, surtout que la victoire de Christian semble ouvrir les portes à des matchs supplémentaires avec Cody, ce qui sera un programme plutôt alléchant.

 

Passons maintenant aux vrais points de satisfaction de ce PPV, les trois grands bons matchs pour les titres mondiaux masculins, individuels et par équipe. On peut reprocher énormément de choses au Jack Swagger & Dolph Ziggler vs Kofi Kingston & R-Truth de ce dimanche : un build-up quasi inexistant et surtout une originalité limitée. Ce match s'inscrit en effet dans une interminable série d'affrontements individuels entre les participants qui ont, ces dernières années, croisé le fer des mois durant pour les titres secondaires à RAW ou Smackdown ou même pour la ceinture par équipes (avec un léger changement dans le casting, Truth remplacant Bourne). Mais, en ce qui concerne l'action in-ring et l'histoire racontée, les quatre savent y faire. Le scénario était classique : la bande de sales types travaille en équipe parfaitement, surtout dans le dos de l'arbitre, malmène un des deux coéquipiers qui parvient par miracle à faire un hot tag et permet ainsi un sursaut d'énergie côté babyface avant que la séquence précédente ne recommence ... Et ainsi de suite jusqu'à la séquence finale où Kofi arrache la victoire sur Ziggler. Il n'y a absolument rien à redire sur ce match où chacun a été très à l'aise dans son rôle et où l'action in-ring était aussi efficace en termes de spectacle qu'en termes d'histoire racontée.

 

En ce qui concerne le Fatal Four-Way pour la ceinture poids lourds, c'était lui aussi un très bon match. Je ne suis pas souvent amateur de l'exercice parce que, c'est l'inconvénient d'un tel match, il est très souvent composé de séquences d'actions à deux ou à trois tandis qu'un compétiteur est hors du ring vendant une blessure comme invalidante jusqu'au moment où il revient dans le ring, in extremis, pour briser un tombé. Mais le match de ce soir était vraiment une excellente performance. Il y avait quelques séquences très inventives dans certains mouvements : je pense notamment à cet instant où Orton, dans sa posture reptilienne caractéristique frappe le sol avant de porter un RKO qui devient une opportunité en or pour Alberto Del Rio de porter son cross-armbreaker. Ajoutons à cela un vrai rythme soutenu et sans à-coups, des mouvements spectaculaires, des contres, un Chris Jericho au mieux de sa forme et là, encore, on avait une copie plus que passable rendue par quelques-uns des meilleurs performers de la WWE. La victoire finale de Sheamus, qui conserve son titre, fortifie le champion et ouvre probablement la voie à deux rivalités entre ces quatre-là, elles aussi prometteuses au vu de leurs derniers affrontements dans le ring.

 

 

Petite question par simple curiosité : les chaussettes Cobra de Santino Marella sont-elles vendues par paire par WWE.com ?

 

 

Et puis, il y a eu le match que toute l'Internet Wrestling Community attendait avec le pantalon sur les genoux et l'impatience joyeuse qui caractérise les enfants à la veille de Noël. CM Punk vs Daniel Bryan pour le WWE Championship. Allez, soyons fous, soyons un peu lyriques : de qui parle-t-on là ? De deux types passionnés par l'art du ring qui ont consacré toute leur jeunesse à perfectionner leur talent au quatre coins du monde. Des champions qui ont laissé du sang et de la sueur sur les rings japonais, australiens, français, anglais, allemands, portoricains et que sais je encore. Des commis voyageurs de la révolution qu'a constituée au début des années 2000 l'apparition d'un scène indépendante unifiée. Deux indy wrestlers, parmi les plus doués de leur génération, qui ont su gravir un à un les échelons de la WWE pour se retrouver à son sommet. Des Wrestling Class Heroes, comme dirait John Lennon, des types qui se sont fait tout seuls et qui ne sont pas les créatures que Vince McMahon a pensées pour l'entertainment des masses laborieuses.

 

Une telle histoire, de telles trajectoires similaires qui s'étaient déjà croisées, c'était une mine d'or inépuisable pour le storytelling d'avant-match. Mais bien évidemment, la WWE n'en a rien fait à l'antenne, préférant se concentrer sur le build-up de Cena/Laurinaitis jusqu'au dernier moment. Et cette absence, compensée sur le site web de la fédération, est en toute honnêteté l'une des seules lacunes du match de ce dimanche, avec le commentaire vraiment mauvais. On ne sentait pas assez l'enjeu humain qui se cachait derrière la ceinture et si cette dimension avait été mieux exploitée, qui sait si on n'aurait pas vu l'un des meilleurs matchs de tous les temps.

 

 

Yes Yes Yes...

 

No No No.

 

 

Oui, je sais, vous me trouvez prompt à dégainer le superlatif mais la qualité du match était réellement exceptionnelle, fluide sans jamais sembler chorégraphié, technique par bien des aspects lors des phases de soumission mais parfois aussi très stiff notamment lors des séquences de coups de pied. Et on n'avait absolument aucun build-up sur ce que signifiait vraiment le combat. Bien entendu, ce match n'égale pas en intensité dramatique un Shawn Michaels vs Undertaker à Wrestlemania, mais il n'y avait aucun ressort scénaristique pour lui servir de base, pas de match glorieux l'année d'avant, pas d'invincibilité qui tienne depuis des lustres, pas de retraite à la clé, rien ou si peu. Et le match a tenu toutes les promesses, toutes les anticipations avec un storytelling de haute tenue dans le ring, des prises impeccablement portées et une multitude de clins d'oeil placés ici ou là à destination des fans de longue date. On entendra ainsi un "I have Till five" de CM Punk qui brisera une prise portée dans les cordes qu'au compte de quatre. On verra aussi Daniel Bryan Danielson porter une parfaite abdominal stretch à Punk, la prise qui lui avait fait remporter sa première victoire contre son adversaire du soir.

 

Et surtout, ce qui rend ce match exceptionnel, c'est que Punk et Bryan l'ont disputé exactement de la même manière qu'ils l'auraient fait dans un ring de la ROH, ou de l'IWA Mid-South il y a quelques années. Ils ont tous les deux opté pour un style par le passé et ils ont su l'imposer au plus haut niveau de la WWE sans faire de réelle concession. Leur style in-ring, différent de celui de la majorité du roster de la fédération, est resté le même. Chacun catche avec cette manière particulière qu'ont accumulée les grands lutteurs indépendants cette génération. On ressent dans les mouvements la fascination qu'exerce sur eux le style old-school anglais et l'influence de gens comme William Regal, Dave Taylor ou Fit Finlay. On mesure par l'intensité de certains coups l'influence japonaise et les nuits passées dans les dojos. On découvre surtout une manière très old-school de construire les matchs, inspirée par les vieux territoires US. Le storytelling du match en dit quelque chose, il a offert une magnifique démonstration du "less is more" cher aux vieux routiers du business : l'action hors du ring fut limitée au strict minimum et le storytelling du match était réduit à sa plus simple expression (Punk travaille la jambe, Bryan l'abdomen et le haut du corps).

 

 

Yes Yes Yes...

 

No No No.

 

 

Mieux encore, le finish est une démonstration du talent des deux pour raconter une histoire. Bryan est le premier des deux compétiteurs à placer son finisher, après plus de 25 minutes de match, et ce faisant il n'obtient la soumission de Punk que quelques secondes après s'être fait river les épaules au sol pour le compte de trois. La fin est un exemple assez classique de finish controversé qui ouvre des possibilités pour le futur mais c'est surtout la manière dont l'histoire a été menée qui fut exemplaire et inhabituelle. Pas un seul finisher pendant 25 minutes... Depuis combien de temps n'aviez-vous pas vu ça à la WWE ? Et depuis combien de temps le finisher appliqué n'avait-il plus été fatal à celui qui le porte ? C'est là qu'est la vraie force de ce match : c'est que non seulement il tente d'imposer un style in-ring un peu différent (ce n'est quand même pas tous les jours qu'on voit autant de mouvements de types projections, souplesses, etc... réalisés tandis qu'est portée une clé à la tête, au bras ou à la jambe) mais surtout, il s'affranchit de la grammaire habituelle de la WWE pour raconter une histoire. L'exemple le plus frappant de ce changement dans la syntaxe est une utilisation fort parcimonieuse du finisher qui permet à chacun de sortir de la confrontation plus fort qu'auparavant.

 

En clair, vous l'avez compris, ce match n'est pas seulement un très bon combat, c'est un manifeste co-signé par Punk et Bryan, une vraie proposition de changement stylistique que ces deux-là ont mise au milieu du ring. C'est une démonstration que le catch est un art vivant et que la formule proposée par la WWE n'est ni l'unique, ni la meilleure manière de raconter une histoire entre les cordes. C'est le même genre de propositions que celles qu'avaient faites en leurs temps Shawn Michaels et Razor Ramon à Wrestlemania X, Ricky Steamboat et Randy Savage à Wrestlemania III, Rey Mysterio et Eddie Guerrero à Halloween Havoc 1993, les Hardy Boyz et Edge & Christian lors du tout premier tag-team ladder match, Chris Benoit et Kurt Angle à Wrestlemania XVII. Le public et la fédération répondront-ils positivement à cette proposition sur le long terme ?

 

 

Yes Yes Yes...

 

No No No.

 

 

C'est la question qu'il faut se poser maintenant et il faut se la poser avec d'autant plus de sérieux que la réaction du public au match était bien meilleure que celle qu'a suscitée le main-event sans imagination de John Cena et Laurinaitis qui a, lui, dans un même match utilisé toutes les vieilles ficelles qu'on affectionne tant à Stamford. Personnalités "Bigger than life" & over-boooking (stipulation, ref bump, foreign objects, outside interférence et trahison) ? Ou minimalisme old-school avec des performeurs très talentueux ? C'est un vrai choix que la WWE va devoir se poser dans les mois qui viennent si Punk et Bryan continuent leur rivalité. Et c'est aussi un choix déterminant pour l'avenir parce que la fédération de développement de la WWE a probablement plus à fournir maintenant en termes de talents capables de marcher sur les traces de Punk et Bryan (d'Antonio Cesaro à Kassius Ohno en passant par Seth Rollins et Dean Ambrose qui ont tous fait leurs armes sur les même rings que les deux contenders au titre suprême) qu'en termes de gens capables de faire un bon match dans des cadres scénaristiques rocambolesques comme celui de ce ridicule Main-Event.

 

Il y a un Rubicon à franchir. Vince McMahon osera-t-il sauter le pas, au risque d'y perdre ce qui constitue la caractéristique de la marque qu'il a créée ? Le public, par ses réactions, sera-t-il capable d'influencer une telle décision ? Seul l'avenir nous le dira mais, moi, j'ai déjà choisi mon camp et suis plus enthousiasmé par la perspective de futurs Kassius Ohno vs Antonio Cesaro que par celle d'un Ryback vs Brodus Clay.

 

 

Yes Yes Yes...

 

No No No.

 

 

Voilà donc pour conclure un Pay Per View qui a définitivement montré quelles limites a la WWE en ce moment : de très inquiétantes limites créatives, en ce qui concerne la mise en place des Pay Per Views, de vrais soucis de booking avec le personnage de John Cena que la fédération a de plus en plus de mal à caser dans son roster traditionnel mais aussi de très bons matchs venant de la part de gens que la WWE commence à considérer comme une relève possible à ce top guy omniprésent et donc parfois irritant. Mais aussi d'éventuelles solutions. Swagger, Kingston, Ziggler, R-Truth, Orton, Jericho, Del Rio, Sheamus, Rhodes, Christian, Punk et Bryan sont probablement les acteurs dont la WWE a besoin pour faire émerger sa "next big thing", peut-être même l'un ou l'autre de ces noms sera-t-il l'élu.

 

En attendant que cela se produise, il faudra que Vince McMahon et ses équipes fassent des vrais choix pour y aboutir. En auront-ils le courage ou préféreront-ils se reposer sur le personnage de John Cena ? La question est d'autant plus importante que jamais depuis des années une compagnie de lutte professionnelle n'avait présenté un show aussi hétérogène avec une undercard si solide et un Main-Event si décevant. C'était le symptome principal de la WCW juste avant son inéluctable déclin...

Prophetie

J'aime les nalyses où l'on prend pari pour l'avenir... la face du catch moderne sera-t-elle changée par un match majeur en termes de qualité (d'accord sur l'intensité dramatique) dans un ppv mineur? Seul les années nous le diront... mais que veut le public? Le vrai public pas l'IWC? Du catch technique? Dans ce cas la ROH serait bien plus over? Du divertissement? La WWE doit-elle faire le choix de se scinder en 2 branches, l'une entertainment et l'autre "technique"?

Mention à Bryan qui a vraiment été formidable! Le meilleur worker avec Tyson Kidd en ce moment!

Tes réflexions me font dire que Regal est vraiment arrivé à la mauvaise époque...

C'est beau

Merci Spanish, tu as su dire mieux que personne toute la grandeur de ce Punk-Bryan exceptionnel. Auquel il manque néanmoins une construction préalable aussi bonne, on imaginait mal Bryan gagner par exemple, même si c'était une autre affaire une fois le match lancé. Mais j'aime beaucoup ta comparaison avec les grands matchs de référence, l'idée que Punk et Bryan pourraient être à l'origine d'un nouveau paradigme. En tout cas cette passion qui transpire de leur catch, cette imagination, cette énergie, bon sang quel pied !
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Pour l'immédiat cela dit la WWE semble bien jouer sur plusieurs tableaux à la fois. Cena et Punk ne sont pas vraiment dans la même dimension, Cena est passé en mode légende pendant que Punk transcende le mode carrière, pour reprendre l'image d'une nalyse récente (de je ne sais plus qui mais l'image est brillante !). J'en ai d'une certaine façon pris mon parti, en ne m'ofuscant plus par exemple de voir Cena en dernier match au détriment des matchs de championnat, mais je ne sais pas si ça va pouvoir durer encore très longtemps, on ne va pas pouvoir donner à Cena un adversaire "hors norme" tous les mois...

Encore un papier formidable,

Encore un papier formidable, et une prise de hauteur salutaire, merci SAT!
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Avant d'en venir au coeur du sujet, je vais glisser un petit conseil de vie au CDC Universe: l'ennui et l'envie de dormir vous prennent en plein ppv? attendez la fin du match et casez une micro sieste de 10 minutes, vous aurez peut-être la chance de vous réveiller à la vue d'un match aussi magnifique que ce Punk-Bryan. Ce match a été une merveille passionnante du début à la fin, alors qu'il n'avait aucune histoire pour le porter.
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Mais comme je suis incapable de le défendre avec autant d'éloquence que SAT, je vais évacuer ma frustration de n'avoir rien d'intéressant à dire sur cette quintessence du Mal que fut le Cena-Laurinaitis.
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Sans intérêt athlétique, la seule chose qui pouvait intéresser dans ce match, c'était l'histoire qu'il racontait. Je vais tenter de résumer la chose: Laryngitis, sûr de sa force, défie un Cena moqueur, puis vire le Big Show pour avoir ri. Le Board of Directors, (celui qui avait éjecté Triple H du poste de GM parce qu'il avait fini par accepter de participer à un match) ne revient pas sur ses décisions et affirme que quiconque interviendra ne pourra continuer à travailller pour la WWE. Le jour J venu, Laryngitis est incapable d'opposer la moindre résistance à Cena. Pire encore, le Big Show, plutôt que d'attendre sagement qu'un nouveau GM répare l'injustice, préfère intercéder en la faveur du type qui a déja trahi sa parole en lui promettant de ne pas le virer s'il l'implorait; et ne peut de toute façon logiquement pas le réembaucher, puisqu'une instance suprême veille à punir quiconque interviendrait en sa faveur. Car, si Laurinaitis ne peut pas réembaucher un type que le Board aurait viré, le Board peut très bien refuser à Laurinaitis de réembaucher le Big Show.
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Voila, ce que c'est qu'une subtilité scénaristique 2 mois après Wrestlemania à la WWE... C'est peut-être pas plus mal que personne ne soit venir fourrer son nez dans les affaires de Punk et de Bryan, au moins, on sait une fois pour toute qui a du talent et qui en est totalement dénué.

Je me joints aux louanges

C'est quand même cool d'avoir une encyclopédie du catch à la Rédac.
Perso, je n'accordais pas autant d'importance au Bryan/Punk. Je le voyais comme un très bon match qui ne correspond pas parfaitement aux standard de la WWE mais je n'avais pas imaginé une telle symbolique à cet affrontement.
L'idée qu'il s'agissait là, pour Punk et Bryan, d'un moyen d'envoyer un message me plaît vachement.
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Sinon, ppv agréable. Les épisodes de Raw et SD ayant amené à ce ppv étaient moyens mais, au final, on a eu droit à un show de qualité.
Le retour de Christian et sa victoire contre Cody Rhodes sont de petits feel good moments bien appréciables.
Le tag team match était bien et les divas pas mal.
Les matchs pour les titres mondiaux étaient, comme je m'y attendais, excellents.
Malheureusement, comme très souvent avec la WWE, le main-event me gâche un peu mon plaisir. Dommage.

Main-Events

Il faut rendre justice à la WWE, contrairement à ce que Spanish dit dans sa review et ce que tu laisses entendre dans ton commentaire : Les matchs Cena/Brock et Cena/Rock ont été deux grosses réussites, ce qui était loin d'être gagné puisque c'était le premier match solo depuis des années pour chacun des deux. Deux main-events bookés comme tel, mais qui ont su être à la hauteur des attentes, on ne peut que louanger les catcheurs en cause pour ça.

Je ne parlais pas de tous les main-events

Il y a des main-events qui me plaisent. Mais parfois, souvent même, les main-events des ppv de la WWE me laissent un goût amer dans la bouche. Ce n'est pas forcément que je les trouve mauvais, mais ils me laissent un peu frustré.
Pour prendre les ppv de cette année : OTL est le pire avec un comedy match en main-event et une "surprise" finale que tout le monde avait envisagé ; le main-event d'Extreme Rules m'a bien plu ; la fin de WM m'a globalement plu car le match était bien mais la victoire du Rock m'a quand même frustré ; la fin d'Elimination Chamber m'a frustré car j'aurais aimé voir autre chose que Cena/Kane en fin de ppv ; la fin de Royal Rumble m'a bien plu.

Super nalyse très inspirée

Super nalyse très inspirée Spanish, encore bravo! ;)
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Je suis d'accord et/ou convaincu sur pleins de points que tu exposes, mais j'ai certain désaccords (forcément, je reviens là dessus :P ). Déjà je te trouve un peu trop lapidaire sur le début en BR concenant les acheteurs. En effet on arrive passé le shock moment en début de BR, et on raccroche vite les morceaux. Je ne trouve pas qu'il y ait la moindre perte du point de vue de l'acheteur du PPV, et la surprise et l'impact de cette dernière est efficace à mes yeux, ainsi que le message "anything can happen, any second of the show is important" donc je valide plutôt l'idée. Le concept d'être mis tout de suite dans le bain de manière surprenante m'a vachement plu.
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Pour CC, je trouve que la WWE a fait un effort de cohérence. Ce dernier revient sans excessivement d'actes faces, mais se fait trahir d'entrée par 2 anciens alliés de la stable Laurinaitis (sachant que ce dernier va probablement se faire virer le soir même). Le public le soutien, mais Christian n'est pas incohérent par son comportement (pas de tapage dans les mains, pas de cheap pop). Ensuite CC défie quand même l'ennemi de Laurinaitis, mais Cody (ancien allié) crache sur CC. Au final le Canadien s'énerve (réaction cohérente) et change son choix pour péter sa gueule au jeunot grande gueule. Si la WWE n'avait pas assumé son précédent build, CC aurait défié Cody, point barre. Là on a pris un segment backstage pour justifier le truc, je trouve ça cool. Et même si CC a son t-shirt "by the peeps/for the peeps" clairement face, son comportement n'a pas été outrancièrement face à taper dans les mains ou faire des acts faces. Donc je salue l'effort de cohérence (après si on refuse d'accepter les turns, en plus quand ceux ci sont portés par le public, évidemment ça va être dur d'accepter le changement).
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Cena m'a fait rire en ME en collant des atémis sur Laurinaitis ou pendant le passage à la table des annonceurs (et le "fav five" de Laurinaitis m'a écroulé littéralement), ou encore avec le "challenge STF 10 secondes. Il y a eu pleins de passage lourds (bouteille d'eau dans le slip, versage de poubelle), mais bon, c'est du catch. Après que Cena fasse durer le plaisir, ça ne me choque pas. Si un gros enculé me bully depuis 2 plombes et qu'on m'oppose à lui dans la dernière occasion que j'ai de lui faire payer un an de misères à tout mes potes du roster, j'avoue que la tentation de faire durer le plaisir du maravage me traversera l'esprit. Et puis un pin après 5 secondes, hors kayfabe, ça aurait été bien pitoyable, faire durer le truc a un plus gros intérêt niveau spectacle.
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Pour ton paragraphe sur le choix "C'est un vrai choix que la WWE va devoir se poser dans les mois qui viennent si Punk et Bryan continuent leur rivalité.", justement je ne suis pas d'accord avec toi. La WWE n'a pas de choix à faire, elle peut justement jouer sur les 2 tableaux. Pourquoi ne pas continuer à proposer du spectacle avec des Cena-(insert any name here), du comédy avec Tino-(insert any name here) et du pure wrestling avec Punk/Bryan-(insert any indy name here) à tous les PPV? Pourquoi se priver d'un ou deux des 3 piliers quand on peut compter sur les 3? A OTL, les fans d'indy ont eu 24 min de superbe catch (PUTAIN, VINGT-QUATRE MINUTES!), les fans de catch spectacle "façon WWE" ont eu 16 minutes de super fatal four way et les fans de comedy match ont eu 17 minutes aussi. En bonus on a eu le retour de CC dans 2 matchs pas dégueux et le match TT très réussi aussi. Bref, quand même une super soirée! Pour un type comme moi qui aime bien le comedy un peu lourd, qui adore le catch spectale et qui sait apprécier le pure wrestling, c'est vraiment une belle soirée! Même si avoir le comedy match en ME était sans doute discutable, au final ça passe quand même, et j'ai passé une excellente soirée là où je n'attendais pas grand chose. Si obn me prive de comedy moments pour me rajouter du pure wrestling, ça sera moins bien de mon principe. Last but not least, je me demande si beaucoup des acheteurs (donc le seul argument valable quant au choix du ME) ne veulent pas voir Cena et du comedy/entertaiment wrestling. Quand Cena a été absent à TLC sans raison (alors que le concept du PPV est vraiment ouf), quels ont été les achats comparé aux années précédentes et aux autres PPV de la période? Si les achats et les enquêtes satisfactions post TLC ont montré que Cena était indispensable en ME pour les achats, so be it... Si dans le même temps ça permet aux types qui achètent le PPV pour Cena de découvrir Punk-Bryan, et à certains de l'apprécier, ben ça sera tout gagné!

J'avais cru voir un excellent

J'avais cru voir un excellent match, tu m'as convaincu que j'avais assisté à un chef-d'oeuvre. Merci à toi

Deux questions sur cette nalyse sur laquelle je suis d'accord avec toi.

Ne trouves-tu pas R-Turth trop vieux pour ces conneries? Je l'ai trouvé moins agile et aérien que ses confrères. N'aurait-il pas été préférable pourle show que ce soit un Tyson Kid par ex, qui aurait du le remplacer?

Ne trouves-tu pas étrange que Miz et Otunga aient fait alliance pour éliminer Christian, alors que Otunga, pour un (s)mark, avait largement les moyens d'éliminer par la force le Miz du ring? N'aurait-il pas été plus logique que les deux "gringalets" Miz et Christian s'associent (quite à ce que Miz propose et que CC refuse) pour éliminer M. Muscles?

La fin de la bataille royale

A mon avis, ça se tient à peu près. Miz et Otunga sont plus ou moins alliés (Miz était de la Team Johnny à Mania), et on peut imaginer qu'ils ne savent pas trop que penser de Christian, qui revient à peine et surtout qui est un vétéran très expérimenté, qui a déjà gagné des batailles royales et est un meilleur catcheur qu'eux deux. Ils décident donc de collaborer pour le dégager car il est en kayfabe le plus dangereux d'eux trois. Bon, j'aurais préféré que le booking diffère un peu, genre soudain Miz tente de sortir Otunga et Christian, en bon opportuniste, en profite pour les sortir tous les deux, mais globalement, ça ne m'a pas choqué, même si ça livrait avec une grosse ficelle le face turn de Cricri...
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Quant à Truth, je trouve qu'il est dans une forme physique assez dingue pour un quasi quadra, et ses petites dansouilles en font un comparse relativement cohérent pour Kofi, amha. Dans ce tag team match, Kingston est le seul à ne jamais avoir eu droit à un programme autour d'un titre de champion de monde. J'aimerais bien que ça arrive un de ces quatre, je pense qu'il a un gros potentiel au micro en fait...

Coup d'Histoire ou coup d'éclat ?

Tout d'abord un grand merci pour cette analyse très poussée (comme toujours) et qui amène à s'interroger au delà du simple cadre d'un PPV assez mineur. J'adhère et j'adore.
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Je voudrais juste réagir à la réflexion plus générale que tu nous proposes, car on a déjà bien parlé du PPV en général et des matchs qui le composent. Tu y reviens d'ailleurs pleinement et je suis globalement d'accord avec tes impressions. Je dirais juste que, si les squash de Brodus ne bénéficient de subtiles variations que tous les 6 mois, c'est pas gagné.
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Concernant le match-manifeste Punk vs. Bryan, donc. Je comprends l'engouement général, le match est d'une grande qualité et ça fait du bien de voir ça à la WWE. Mais, par rapport à ton analyse approfondie sur son contenu et surtout son impact, j'ai quelques interrogations à formuler. Tu compares le match à des grands classiques qui ont su proposer autre chose et, à terme, obtenir raison. Cependant, je crois qu'il y a quand même une différence fondamentale avec un Ramon vs Michaels de Mania X, ou un Savage vs Steamboat de Mania III. C'est l'aura que ce match va pouvoir conquérir. On n'est pas à Mania et, sans parler du show faiseur de légendes, même pas dans un PPV majeur. A ce titre, ça me paraît déjà vraiment dur de marquer la WWE d'une empreinte dans cette situation. Savage vs Steamboat reste quand même dans la légende du catch parce que, au delà de deux lutteurs merveilleux (on les a dans le Punk vs Bryan), au delà d'un niveau in ring hallucinant (on l'a aussi), ce match correspondait à 15 minutes dans le plus grand show du monde, l'endroit qui compte (et ça, on ne l'a pas). Plus encore que de faire partie d'un PPV a priori sans intérêt, un autre frein vient du fait qu'il n'en est même pas le Main Event et qu'il passe avant une purge catchesque. De quoi relativiser, indirectement bien sur, son impact.
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Dès lors, comment ce match sera t-il perçu à long terme? Il est certain qu'il sera considéré comme un très bon match, mais est-il certain qu'il sera considéré comme un moment clé, au sens ou tu l'entends, de l'histoire de la fédération ? J'ai plus de doutes. Vu la place qu'il occupe en cette année 2012 (je parle de sa localisation, et non de sa qualité), il me semble difficile qu'il obtienne la considération ultime qu'ont pu avoir un Savage vs Steamboat ou un Ramon vs Michaels. Pour résumer, je pense que le match n'a pas assez été mis en valeur pour marquer véritablement les foules actuelles et les générations futures. Je sais que tu ne poses que des questions et que tu ne prétends pas dire avec certitude ce qu'il va se passer mais j'aimerais savoir, si c'est possible, ce que tu penses de cette réserve ?
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En tout cas merci encore pour tes développements passionnants !

Pour moi la place sur la carte ou dans la saison ne compte pas.

Et je pense que ma liste des matchs que je donne incorpore deux contre-exemples qui illustrent bien le truc :

- Halloween Havoc, PPV de la WCW mineur, un match de Midcard vole le show et ça devient le match référence de toute une génération de gens qui ont grandi dans la culture du catch US et découvrent ainsi la lucha libre.

- Le ladder Match Hardy Boyz / Edge &Christian est un match de midcard qui finira au bout du compte par accoucher d'une forme de gimmick match qui donnera un PPV entier (MITB ) ou même deux (TLC).

Je pense vraiment que si le match/manifeste de Punk et Bryan trouve son public et/ou un oeil attentif , il y a moyen pour la WWE d'en faire quelque chose.
Une stipulation particulière (on peut imaginer que la feud se régle avec un iron match de 30 minutes sans pinfall où seule la soumission compte et que le concept Iron Submission Match subsiste après).

Mais encore une fois, je pense que s'il y a un impact à moyen/long terme, les premiers signes de l'influence du match que l'on verra seront des indices managériaux : le recrutement d'un road agent qui a plus un profil indy qu'un profil plus mainstream (même si avec Jamie Noble dans ce role la WWE a déjà un type qui connait ça par coeur, c'est quand même lui qu'a eu le titre ROH entre Punk et Bryan), de la même manière les gens de la fédération de développement qui seront embauchés/licenciés/envoyés dans le roster principal et leurs profils peuvent donner des indices sur une éventuelle volonté de Vince (ou HHH) de modifier le produit in-ring à terme.

Monsieur

Ouais là je dis monsieur. Je suis bien heureux d'avoir vu l'appel pour nalyser OTL trop tard et que tu te sois proposé car j'aurais été à des années lumières de pouvoir rendre un aussi vibrant hommage au Punk/Bryan et de peindre un tableau si précis de la situation actuelle dans laquelle s'engonce la WWE.
Je te tire mon chapeau mister, ou plutôt devrais-je dire ma casquette. Et coup de bol, je t'en tire même plusieurs car depuis que Silver m'offre chaque nouvelle couleur de celle de Cena, je les empile sur ma tête fièrement !
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Le Main-Event est tout de même sacrément alarmant et finalement je suis content que tu n'ais daigné nous offrir ta plume experte que durant un simple petit paragraphe à ce sujet, car ça ne méritait guère mieux.
L'orientation de la WWE est assez inquiétante à ce sujet et je rejoins Major sur la conception que semblent avoir les bookers à savoir Cena = top face = main event.
J'adore Cena, y'a pas de lézard, mais quand on décide de l'écarter de la title picture, faut pas le faire à moitié comme ça. Pas de souci avec Cena/Rock et Cena/Lesnar en tête d'affiche, des affrontement de cette magnitude se suffisent à eux même pour justifier la place finale dans la carte. Mais un Cena/Laurinaitis, et potentiellement un Cena/Big Show prochainement en fin de soirée, quand on voit les affiches pour les ceintures mondiales, c'est à se cogner la tête contre les murs de dépit...
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Bon en revanche je ne partage pas forcément ta vision du "la WWE nous a proposé 2 produits dimanche soir avec un choix à venir". Je pense que c'est très optimiste de ta part de considérer cette option. Je ne vois pas la WWE changer son fusil d'épaule de si tôt.
Mais ne tombons pas non plus dans l'excès inverse ! Evidemment si tu opposes de futur Ambrose/Ono et Cesaro/Rollins (j'en connais aucun des 4 perso) à des Ryback/Clay, je suis pas fou et je me doute bien que je kifferai très certainement dans quelques années les matchs dont tu parles bien plus que les purges entre les 2 squashers fous. Mais je ne veux pas non plus jeter à la poubelle tout le modèle WWE actuel pour autant.
Tu précises néanmoins que la next big thing se trouve certainement dans une liste contenant Ziggler, Orton, Sheamus, etc.. Je pense qu'il est très important de garder à l'esprit que le futur de la compagnie passe avant tout par ses enfants chéris. Les créatures de Vince comme tu les appelles. Et c'est autour d'eux qu'il faut construire un produit hybride avec les furieux de l'indy qui poussent, qui poussent fort aux portes de la FCW et débutent tout doucement à SD!
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Le vrai problème aujourd'hui pour moi n'est pas tant dans la gestion des Cena ou Jericho (même si je suis OK pour dire que ça doit changer et vite car ça fouette sévère en ce moment quand même) mais plus dans les nouvelles "créatures" de Vince.
Il y'a quelques années, on avait des Rhodes, des Sheamus, des Barrett qui sortaient des tuyaux avec des gimmicks simples mais évolutives et intéressantes. Aujourd'hui, si on regarde froidement ce que la creative team a pondu fin 2011 et début 2012 on a :
- Un dinosaure funk qui danse et qui squash
- Un terminator décérébré incapable de faire un match de plus de 2min
- Un rugbymen suisse
- Un faux noble japonais tatoué en costume d'époque qui se crache du vert dans les mains
REALLY ? REALLY ?
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Et j'en profite pour revenir sur le cas Tensai. Quel aveu d'échec terrible des bookers. Toujours pas d'apparitions en PPV (Extreme Rules et OTL) et un lent abandon d'une gimmick casse gueule et sans issue avec le RAW d'hier soir où il a d'ores et déjà laché son costume ridicule et surtout son titre de "Lord". Un lent dépouillement semble s'opérer donc suite à un flop assez terrible pour un mec qu'on a voulu push de toutes nos forces avec des victoires sur Cena et Punk.
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Bref tout ça pour dire qu'au delà de l'opposition de style et d'offres produit que tu mets en valeur dans ta brillante nalyse, je vois surtout la faillite totale d'un des deux à l'avenir, le produit WWE made in McMahon, si celui ci continue dans cette voie. Alors que les deux pourraient très bien cohabiter dans le futur avec des jeunes plus techniques issus de la ROH. Le haut du panier sera à jamais dévolu aux produits issus de l'esprit de Vince. Et fort heureusement il en a sorti de très bons ces 5 dernières années. Mais rien n'empêche de mettre le frein à main sur le développement actuel (clairement défaillant en terme de gimmicks) pour les entourer de membres des circuits indy et insuffler un souffle nouveau au produit dans sa globalité.
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Bref ton papier m'a personnellement fait beaucoup réfléchir et j'ai adoré ta vision des choses sur la conjoncture actuelle même si je n'en partage pas tous les points.
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Sur le reste du show je suis globalement d'accord sur les satisfactions/déceptions, je reviendrai juste sur un point : le preshow.
Je ne suis pas d'accord quand tu dis que c'est une grossière erreur de gestion et un foutage de gueule pour les premiers consommateurs qui achètent le PPV.
Pour moi la WWE a fait une expérience dimanche soir, et elle peut être intéressante.
D'une part ceux qui ont maté le pre-show sur youtube pouvaient se dire : WOW une Battle Royale avec un vrai enjeu et le retour de Christian !! Sachant que le reste du programme est quand même pas dégueu, pourquoi pas acheter le PPV finalement ça part fort !
Alors il faudra mettre des chiffres de ventes sur ce scénario, mais il ne parait pas farfelu.
D'autre part ceux qui ont acheté le PPV et qui se branche donc en pleine action peuvent très bien également se dire : Wopopopo ça démarre en trombe, qu'est ce qui se passe ? qu'est ce que j'ai loupé ? Ah cool les commentateurs m'expliquent... OK c'était donc en pre show ! Hey le mois prochain je regarderai peut être le pre show de No Way Out tiens ça a l'air intéressant en fait !
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Du win-win de mon point de vue, mais c'est bien évidemment un scénario idéal que j'expose. Reste à voir maintenant les premiers chiffres mais l'expérience est plus intéressante que condamnable je trouve.
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Big up encore t'es un champion !

Bravo Spanish, j'admire comme

Bravo Spanish, j'admire comme toujours le fait que tu ne fasses pas de concession : Bam, un petit paragraphe sur le main-event, c'était merdique, merci au revoir, parlons plutôt des choses qui ont été merveilleuses ce dimanche. Je me suis fait un peu la même réflexion que toi sur Cena et son personnage, je commence à craindre qu'il ne soit devenu un frein au développement des autres catcheurs, CM Punk en tête, tant les bookers semblent engoncés dans leur logique Cena = top-face = main-event, en dépit de toute logique : le match Laurinaitis/Cena a été booké n'importe comment en amont, alors que le Punk/Bryan n'a lui carrément pas bénéficié de quoi que ce soit... Avec en plus la pseudo-révélation de main-event que tout le monde avait vu venir, et une rivalité Cena/Big Show réchauffée et ennuyeuse, j'en veux vraiment aux bookers d'accumuler mauvaise décision sur mauvaise décision en ce moment. Mes motifs d'espérance sont bien sùr la grosse heat que semble s'être attiré le main-event un peu partout, et le fait que le public ai vraiment adoré ce match ultra-technique et exigeant pour le titre, mais j'ai quand même peur que nos griefs restent lettre morte... J'espère que Punk/Bryan va continuer en étant plus intéressant sur les weekly (franchement, c'est pas compliqué de les booker jusqu'à Money in the Bank à base de "c'est ici que tout a commencé pour nous l'an dernier, mais il est temps d'en finir, de déterminer qui de nous deux est le meilleur catcheur pur de la fédération"), mais j'ai tellement peu d'espoir, étant donné que sur les 5 premiers mois de l'année, je sauve une feud et demie sur toutes celles qu'a pu nous offrir la WWE... (Cena/Lesnar et un peu Jericho/Punk.) Quant à la feud Cena/Big Show, elle risque de rejoindre dans ma tête les très nombreux concurrents au titre de la pire rivalité de l'année : Cena/Kane, Cody/Big Show ont été affreux, mais Punk/Ziggler, Bryan/Sheamus, Cena/Rock, Triple H/Undertaker ont été des rivalités à peine plus intéressantes, heureusement sauvées par les individualités et les matchs de PPV...
Allez, il faut se sortir les doigts là !

CDC Hero

Ah, que je l'aime mon Spaspa (on l'appelle comme ça au spa où on va se détendre tous ensemble), quand il creuse comme ça dans les strates géologiques de la réalité et découvre des fonds cachés et des promesses d'avenir! Très intéressante réflexion que la tienne, mister. Mais faut-il nécessairement que la WWE opère un choix entre les options "indy" et "mainstream"? Bryan et Punk ont montré qu'ils pouvaient parfaitement se mouler dans le style "mainstream". Et des créatures WWE comme Orton ou Cena, même si leur style est bien sûr différent, ont déjà fourni de très beaux matchs pleins de storytelling à l'ancienne et non dénués de technique... Je pense qu'on peut voir à l'avenir les deux styles se côtoyer, et être incarnés par différents catcheurs, qui passeront indifféremment de l'un à l'autre. Voire se mixer pour donner quelque chose de nouveau, une sorte de symbiote... A voir en tout cas, mais ce dimanche, la supériorité du "style indy" si on peut l'appeler comme ça sur le style "mainstream" personnifié par Cena - Big Johnny a été évidente.
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Il n'empêche que j'avoue avoir éprouvé une sorte de plaisir coupable à la vue du main event. Car une fois encore, ce que cette histoire nous a raconté, peut-être inconsciemment, c'est ce que je ressens depuis un bail pour le personnage de John Cena: au fond, c'est une brute et l'un des pire "bullies" qui soient. Et un demeuré, qui plus est. Car il avait cent fois Laurinaitis à sa merci, aurait pu cent fois le pinner ou le faire abandonner, mais il a tenu à faire durer le plaisir, en véritable sadique dénué de compassion et de toutes ces belles valeurs qu'il affiche sur son tshirt. J'espère que lors des prochains shows, il reconnaîtra sa connerie — comme l'écrivait le chroniqueur de 411, Teddy Long doit avoir envie de lui latter les couilles, au Cena — mais je crains qu'on se contente d'une feud paresseuse l'opposant au Big Show. Soit dit en passant, le booking est pour le moins discutable: si dès le départ, Laurinaitis et le Big Show avaient manigancé leur entente, alors pourquoi Show n'est-il apparu qu'après vingt minutes de combat pendant lesquelles Cena aurait pu détruire cent fois le GM? Moi, si je suis le Big Show et que je sais que ma seule chance de revenir à la WWE est d'aider Laurinaitis à vaincre Cena dans un match sans DQ, je laisse pas le Marine aplatir Laurinaitis pendant des plombes, j'arrive direct et je démonte Cena. Mais bon, c'est moi, avec mon intellect supérieur. Pas ce gros con de Show.
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Le turn de Christian est nul à chier. J'espère encore que c'est un swerve et qu'il va bien se foutre des cons qui l'acclament désormais, mais y a une chance sur un milliard. Son personnage était pourtant l'un des plus cohérents de la WWE depuis quelques années. Depuis son retour en tant que Face début 2009, il a d'abord longuement été un face héroïque, puis un allié dévoué à Edge, puis a turné de façon très logique contre Orton et est alors devenu un heel calculateur parfait, excellent continuateur de l'oeuvre d'Edge dans un style comparable. Il s'alliait aux puissants, trichait sans vergogne, chouinait pour obtenir one more match, soutenait Laurinaitis contre Long... Et maintenant qu'il revient de blessure, blam. Il choisit d'affronter non pas le pitre Santino mais le dangereux Cody parce qu'il l'a entendu se pavaner dans les couloirs, le bat ultra clean et célèbre sa victoire en bon face à l'ancienne. What the fucking fuck? Christian, je me fous de son perso désormais, et je me fous de sa feud à venir avec un Rhodes par ailleurs booké comme une grosse merde depuis le Rumble...
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Un dernier mot sur Punk-Bryan: ça fait deux ppv de suite qu'on nous fait miroiter une intervention d'AJ (Bryan-Sheamus dans le WHC d'Extreme Rules et Bryan-Punk pour le WWE à OTL) et rien de rien. Pas que je regrette spécialement sa non-implication: les deux matchs ont été excellents et elle aurait causé un overbooking probablement préjudiciable. Mais je déteste encore plus qu'un overbooking irritant un buildup qui ne mène nulle part, et là ça semble parti pour ça...

Sur le style du match

Evidemment que la WWE ne va pas faire un choix qui impactera sur le produit dans l'immédiat et qu'il est probable que les deux styles vont cohabiter au moins à l'écran (surtout que la WWE a un roster assez polyvalent en terme de talents, c'est plus compliqué en terme de personnage, ni un Zack ryder, ni un Santino, ni Funkausaurus ne peuvent catcher ce style vu leur gimmick) mais ça ne m'empêche pas de penser que ce match est un match manifeste en ce sens où il a été imaginé pour être très différent de ce que la WWE offre traditionnellement.

Et l'impact d'un match de ce genre (et c'est pour ça que je cite des matchs "historiques" qui eux aussi proposaient en leur temps sur une grande scène, un truc qu'on n'avait jamais vu à ce point-là) peut être très variable et se mesurer sur une très longue période de temps.

Par exemple, le Steamboat/Savage de Mania III est un match qui n'a pas changé beaucoup de choses au produit juste après qu'il se soit déroulé mais il a tellement marqué les esprits des fans que quand certains sont devenus adultes et catcheurs c'est vers ça qu'ils voulaient aller et aujourd'hui le match est super difficile à apprécier à sa juste valeur justement parce que tout le monde fait les trucs que Savage et Steamboat avaient voulu montrer à l'époque.

Et, au contraire, le Benoit Angle de MAnia XVIII est devenu un bon match aété une bonne feud mais il n'a pas débouché sur un changement concret du produit même dix ans après (peut-être d'ailleurs parce que les fans de ce style trouvent maintenant plus de réconfort à regarder du MMA que du Catch).

Tout ça pour dire que je parle d'un enjeu à long terme que pose ce match (et qui va bien au delà de la feud qui s'entame), c'est pour ça que j'ai un peu causé des éventuels futurs appelés de la FCW mais on pourrait aussi causer des choix backstage que la WWE pourrait faire si elle doit embaucher des road-agents (en remplacement de Steamboat ou Arn Anderson qui sont plus très jeunes). Réembaucher un Fit Finlay ou un Goldust, ça n'a pas non plus le même impact sur le roster et son style à long terme (même si les deux noms que je cite là sont volontairement caricaturaux, tu vois l'idée : l'un est plus un technicien et l'autre un catcheur de "character").

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What's up?



17 mai

"Mark, ça fait quoi de se faire trimballer à travers tout le ring comme une grosse loque?" Si vous voulez connaître la réponse à cette question, et à bien d'autres, dévorez l'immense nalyse du dernier Raw qui trône juste en-dessous du concours de pronos (et votez au concours, tant que vous y êtes!). Puis vous pourrez venir vous délecter de la réponse d'Henry en cliquant ici.

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Note du PPV : 13,3/20
Meilleure note: **** 1/4
Undertaker vs. CM Punk
Pire note: ** 1/2
Mark Henry vs. Ryback


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Les Vignettes des Cahiers


Tu peux arrêter Heath, elle est partie.


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Quotes of the Cahiers

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
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"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
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"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
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"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
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"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin

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