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A Amsterdam, Justin Bieber a déclaré qu'Anne Frank aurait pu être une "Belieber". Nos catcheurs devraient s'en inspirer.:

Hasta la Victoria Siempre

Aqui se queda la clara
La entrañable transparencia
De tu querida presencia
Comandante Che Guevara

Carlos Puebla, Hasta Siempre

 

Vous en fûtes les témoins, bienveillants lecteurs : l’engagement politique revendiqué par certains de nos rédacteurs au cours des dernières semaines fit débat. « Scandaleux », hurlait-on ! « Une honte », couinaient les membres de l’UMP comme des gorets qu’on égorge ! « Enculés de gauchos de merde », pensaient même certains tout bas sans oser le dire tout haut !

 

Et pourtant, nous avions bien raison. Car, voyez-vous, la WWE elle-même est dirigée par des membres de l’Internationale Socialiste qui truffent les shows de théories d’extrême gauche à  peine voilées. Prenons par exemple le dernier Raw. Hop.

 

 

¡ Viva la Revolución ! Si si.

 

 

Nalyse marxiste de Raw du 28 mai

 

 

Ne nous fions pas aux vidéos en apparence bêtement militaristes en hommage aux soldats de l’Oncle Sam qui furent diffusées au cours de programme, à l’occasion du Memorial Day (jour férié aux Etats-Unis célébré le dernier lundi de mai afin de rendre hommage aux militaires tombés au combat). Elles ne sont là que pour endormir la méfiance des spectateurs américains, pour lubrifier leur cerveau afin que les idées subversives de la WWE puissent y pénétrer insidieusement. Une fois persuadés de regarder un bon programme conservateur comme ils l'aiment, les amateurs de lutte sont tout disponibles pour se laisser doucement séduire par les thèses communistes, et ne retiennent finalement qu’un seul mot de ces séquences, le mot freedom. Mais la vraie liberté n'est pas celle de George Bush.

 

Tiens, regardez le match opposant Santino Marella à Alberto del Rio. Nous avons là deux personnages d’immigrés, chacun symbolisant une vision particulière de l’étranger du point de vue américain.

 

Arrogant et hautain, jouant un personnage de riche parvenu, toujours au volant d’une voiture clinquante, del Rio est l’incarnation du capitalisme international triomphant, de l’imbécile qui domine les autres par la force brutale que lui apporte sa fortune personnelle. Au contraire, Santino est le symbole vivant de l’immigré italien bien intégré, qui s’est construit à la force du poignet, par le biais du vrai travail, sain, fécond, généreux.

 

En raison de leur position respective dans la carte, le match fut bien évidemment gagné par le Mexicain et, dans ce contexte, le fait qu’il fasse bouffer sa chaussette fétiche au brave Santino apparaît comme une métaphore évidente de la crainte du prolétariat de connaître une période de famine par la faute du capitalisme inhumain, réduit qu’il serait à consommer du tissu en lieu et place de vraie nourriture.

 

Au passage, notons que la ceinture US détenue par Santino n’en sort pas grandie. Les deux catcheurs ne sont certes pas du même calibre, mais l’italien aurait pu opposer une résistance un peu plus forte, afin de paraître légèrement plus dangereux.

 

 

Farpaitement ! Dange… euh, non, rien.

 

 

D’ailleurs, le fait que le titre de champion des Etats-Unis soit détenu par un étranger (italien in kayfabe, canadien en réalité) est un symbole fort. Il n’y a plus de distinctions entre les peuples. Pour la WWE, nous sommes tous frères, tous unis dans un vaste melting-pot culturel, et la survie de l’humanité passera par l’union des peuples.

 

Même chose pour les champions par équipe, R-Truth et Kofi Kingston. C'est l’union de deux peuples, de deux continents, qui fait du couple une paire de champions, à l'inverse de leurs adversaires du soir, deux Américains pur sucre : Dolph Ziggler et Jack Swagger. Ne nous attardons pas sur le gimmick de Swagger, le « all american american », symbole transparent de l’Amérique conquérante et arrogante, ni sur le pseudonyme de Ziggler, réminiscence du nom de l’artiste nazi Adolf Ziegler. L'image, bien qu'évidente, est forte : l’association de deux Américains forme un couple heel (le Mal), et celle d’un Américain et d’un Africain une équipe face (le Bien).

 

 

Enfants de tous pays et d'une seule couleur, vous avez dans le coeur notre bonheur.

 

 

D’un point de vue purement catchesque, le match, fort plaisant et au rythme enlevé, et remporté par les champions en titre, mit en place une storyline depuis longtemps attendue : la séparation de l’équipe des heels. Après le match, Ziggler engueula en effet son blond comparse et se barra en coulisse, laissant seuls une Vickie Guerrero et un Jack Swagger dépités. Un peu plus tard, Ziggler réclama à sa manageuse la dissolution de l’équipe afin de pouvoir voler de ses propres ailes vers les sommets des championnats majeurs.

 

On ne peut qu'approuver. L’homme a du potentiel et son implication dans une équipe ne peut que freiner son ascension vers le main-event. On voit donc se profiler une feud entre Ziggler et Swagger, promesse de matchs passionnants, et qui sera vraisemblablement accompagnée du face-turn de l’un ou l’autre (les feuds heel vs heel étant assez rares).  Pour l’instant celui qui se dirigera vers le côté du bien semble plutôt devoir être Ziggler, Swagger étant resté ce soir le plus proche de Vickie (et l’on voit mal un double turn à la fois de Vickie et de l’un de ses poulains). Prenons les paris : Ziggler sera dans un match pour le titre WWE ou WHC l’année prochaine à Wrestlemania.

 

La métaphore continua avec le match opposant le récent champion intercontinental Christian au Miz. Ce dernier est un personnage égocentrique, centré sur lui-même, et dont la célèbre catchphrase (« I’m the Miz and I’m awesome ») insiste lourdement sur le pronom personnel de première personne. The Miz est un être fondamentalement égoïste.

 

Au contraire, Christian fait partie de ces catcheurs qui ont donné un nom à leur groupe de fans (les « Peeps »), et se pose en symbole fédérateur, en trait d’union entre les hommes. Il porte d’ailleurs la ceinture intercontinentale, symbole d’unité entre les continents, donc entre les peuples. The Miz  est l’homme du chacun pour soir, Christian le héraut du partage. Ce sont là deux visions du monde qui s'affrontent. Le catch touche ici à la fois à la politique, à la sociologie et à la philosophie. Ne parlons pas encore de métaphysique, mais nous n'en sommes plus très loin.

 

 

C’est la lutte finale, groupons-nous et demain le titre intercontinental sera le genre humain.

 

 

Il est d’ailleurs intéressant de constater que, sur les sept champions en titre (WWE, WHC, IC, US, titre féminin et par équipes),  qui d’ailleurs sont tous des faces, seulement deux (CM Punk et R-Truth) sont Américains. L’union des peuples du monde est en marche. Autrefois référence absolue, les Etats-Unis d’Amérique ne sont plus l’incontesté symbole du bien : c’est l’internationalisme qui est désormais la voie du succès et le modèle à suivre.
 

Mais revenons au match, qui s’est déroulé en présence de Cody Rhodes à la table des commentateurs. Fils du légendaire Dusty Rhodes, Cody doit en grande partie sa place à la WWE à son père. Antithèse de l’égalité des chances, Cody incarne un favoritisme familial qui s’intéresse plus à l’hérédité des individus qu’à leurs qualités propres. Sa chemise foncée n’est d’ailleurs pas sans rappeler la tenue traditionnelle de la Milice de l’Italie mussolinienne…

 

Sinon, c’est Christian qui a gagné, et après the Miz a demandé un match de championnat contre lui. Et puis Randy Orton est venu et (ô surprise !) lui a collé un RKO sur le paletot. Il faudrait que quelqu’un se dévoue pour expliquer aux bookers qu’Orton doit pouvoir être capable de se lancer dans une feud sans obligatoirement foutre des RKO à tout le monde.

 

Mais continuons à filer la métaphore et intéressons-nous à la grande storyline actuelle, celle qui gravite autour du tout-puissant John Laurinaitis et qui implique de nombreux acteurs de la WWE, à commencer par le Big Show.

 

Figurez-vous que c’est lui qui eut l’honneur d’ouvrir la soirée, sous les huées du public, ce qui le fit sourire comme un con.

 

 

C’est inouï ce qu’il est laid, quand ce chauve sourit.

 

 

Venu expliquer ses récents agissements à l’encontre du héros John Cena, le Gros Chaud justifia ses sombres actes par une seule motivation : le pognon. Traumatisé par la perte de son emploi, le laid chauve (à ne pas confondre avec le laid froive ! ah ah ah !), assura le public que tout n’est finalement qu’une question de business et de contrat.

 

En réponse, la foule unanime scanda le nom de Cena, ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps. La WWE a bien réussi son pari, et la perspective de voir le Marine devenir heel s’éloigne, à mon grand désespoir (à moins que ce ne soit une ruse, j’y crois encore !).

 

En ces temps troublés, le Big Show apparaît comme une personnification du capitalisme inhumain qui fait fi des sentiments et ne s'intéresse qu'au profit. C’est d’ailleurs la perte de son emploi qui l’a fait basculer du mauvais côté. Car le Big Show est un homme brisé. Tel l'ouvrier jeté dans les rues par la Crise, il a dû se vendre lui-même, renoncer à ses principes, et devenir un autre homme.

 

La preuve : son sourire. Autrefois chaleureux, il met désormais mal à l'aise. Ancien symbole rassembleur d’union entre les Hommes, le sourire du Big Show est désormais la truelle qui bâtira le mausolée de la désunion dans lequel il ensevelira son cœur sec, désséché et déliquescent.

 

Le Big Show, donc, livra une promo classique de heel : personne ne lui arrive à la cheville, et le public c’est que des gros busards, tout ça machin. Il fit ensuite projeter des images de Clay dansant comme un idiot avec des gamins, dans le seul et unique but de se foutre de sa gueule. Cet homme-là n’est décidément pas très funky. La séquence vidéo suivante en apporta une nouvelle preuve, s’il en était besoin. Il s’agissait de la rediffusion de la séquence dans laquelle John Cena se gausse élégamment du grand Laurinaitis en le traitant de « loooooooooooooooooooser », avec un humour en apparence légèrement plombé, mais que seuls les vrais esthètes savent manier sans tomber dans la lourdeur. Et là, the Big Show lost his smile, comme on dit. Nous en avons maintenant la certitude : le sourire affiché par le géant en début d’émission n’était que de façade : ce garçon n’aime pas l’humour, ni le funk. C’est un triste. Seule la perspective de faire souffrir Cena à No Way Out le fait zygomatiquer à nouveau, mais sous la forme d'un rictus figé, carnassier et belliqueux., d'une grimace hideuse en opposition frappante avec son personnage précédent de face chaleureux et rigolard. Le Big Show est mauvais car son sens de l’humour est déréglé. Son rire est de haine et non d’empathie.

 

L’ordre naturel est corrompu.

 

L’idée fut habilement reprise un peu plus tard, lorsque Teddy Long, toujours obligé de porter une tenue féminine de servante à  la suite de ses récents déboires professionnels, se vit contraint d’apporter un café à l’accorte Eve.

 

 

J'en connais un qui aimerait bien ouvrir l'accorte.

 

 

Vêtu en femme, l’humble Theodore était atteint dans sa virilité. Là encore, c’est l’ordre naturel des choses qui est déréglé par la faute du Patronat, représenté par Laurinaitis. Non content de régir les affaires de la compagnie, Johnny veut aussi régner sur la vie personnelle de ses employés, et imposer à la nature même ses volontés.

 

Ne montrant d’ailleurs même pas de respect envers ses acolytes, il engueula Otunga pour avoir abandonné contre Cena la semaine dernière, et Eve pour avoir échoué dans son entreprise visant à contraindre Sheamus à présenter des excuses au patron lors du dernier Smackdown. Furieux, il déclara qu’il ne serait pas toujours là, qu’il comptait bien prendre sa retraite dans dix ou vingt ans, et qu’il voulait pouvoir compter sur des gens de confiance pour le remplacer.

 

Le message, porteur d’espoir pour le peuple, est clair : le sommet du pouvoir est instable. Déchiré par les querelles intestines et les luttes de pouvoir, il finira par s’écrouler un jour sous le poids de ses lourdeurs et de ses contradictions, et pourra alors être remplacé par la seule vraie dictature : celle du Prolétariat. Otunga, opposé à Sheamus (dont la pilosité, soulignons-le, tire franchement sur le rouge…) quelque temps plus tard dans la soirée, se fit d’ailleurs prestement défoncer par son adversaire, et ne manquera probablement pas de se faire engueuler dans les semaines à venir.

 

Mais revenons à Eve. Elle était en train de se faire draguer un peu plus tard dans l’émission par ce gros lourd d’Alex Riley, lorsque survint le Big Show qui éclata la couenne de son nouveau prétendant contre le mur, histoire d'envoyer un message au roster.

 

 

Les gars, y’a du courrier.

 

 

Toujours veule, Eve assura au nouveau venu qu’il avait le droit de choisir son adversaire du soir. Il s’amusa par la suite à terroriser Santino avant de tomber sur Brodus Clay, qui lui proposa gentiment de le rencontrer sur le ring.

 

La symbolique des costumes sautait alor saux yeux. Le Big Show (ironiquement placé à gauche de l’écran par un facétieux metteur en scène), en costume d’homme d’affaires, apparaissait comme une image inversée de Brodus Clay, portant pour sa part des vêtements cool d’homme du peuple. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est un hasard s’il arborait des bandes de couleur rouge.

 

Le sanguinaire patron du susdit Big Show, j’ai nommé John Laurinaitis, ne se contenta pas d'une seule intervention dans un spectacle déjà bien chargé en allégories sociales, puisqu'il se rendit sur le ring, avec ses âmes damnées Eve et David.

 

Un observateur attentif ne manquera pas de le remarquer : les symboles du pouvoir politico-financier étaient clairement moqués. Entre un Laurinaitis aux ambitions démesurées, mais physiquement diminué, réduit à conduire un véhicule risible et les caricatures vivantes que sont David Otunga (avec son pull laid et son café probablement cultivé par une pauvre famille de paysans colombiens exploités par une multinationale sans âme) et Eve (avec son cul et ses lunettes de secrétaire cochonne), le doute n'était pas permis sur l'interprétation de l'histoire que nous vîmes se dérouler ce soir.

 

 

Ou alors c'est juste que John voulait avoir la tête au niveau des nichons d'Eve.

 

 

Le contraste est d’ailleurs saisissant entre le slogan « people power » revendiqué par le bonhomme et ses attitudes conquérantes, qui apparaît ainsi comme le symbole de la démagogie. Mais le peuple n’est pas dupe. Oh que non.

 

L’ignoble personnage, donc, annonça que le match entre John Cena et le Big Show aurait lieu en cage. C’est évidemment de la cage du capitalisme qu'il s'agit, cage dont le peuple saura briser les chaînes délétères d’une main altière et revendicatrice. Johnny en profita pour faire au passage une petite pub pour le prochain jeu vidéo de la WWE, dont la jaquette est censée arborer sa sale trogne. L’allusion au jeu vidéo n’est bien sûr pas innocente, ce loisir étant ici l’incarnation moderne de la célèbre formule panem et circenses (du pain des jeux) résumant le moyen d’abrutissement et d’asservissement des masses par le pouvoir au moyen de loisirs censés éloigner le peuple de l'éducation, laquelle ne peut qu'aboutir à la maturation d'idées révolutionnaires.

 

L'Executive Vice President of Talent Relations fut, vous vous en doutez, vite interrompu par un CM Punk qui posa son chewing-gum sur le siège inoccupé véhicule du chef en un geste dont la portée révolutionnaire n'échappera à personne. Le look de Punk, cheveux longs et barbe, n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui du Che... L'éternel rebelle dévoila ensuite la vraie pochette du jeu, représentant Punk lui-même, qui redonna ainsi toute sa valeur au noble loisir vidéo-ludique, aussitôt repositionné dans sa fonction de divertissement sain, populaire et convivial.

 

Punk insista d’ailleurs lourdement sur les mots « wrestling video game » ou « wrestler ». L’art du langage et la volonté affichée par le champion d’utiliser le mot juste sont une ode vibrante au vrai pouvoir des mots sur les consciences, et à la révolte contre la novlangue de bois que les instances dirigeantes veulent imposer.

 

 

CM Punk is watching you, mais lui il est gentil.

 

 

Le champion aux cheveux gras détruisit ensuite le portrait du tyran, marquant son opposition au culte de la personnalité que voudrait imposer le General Manager de Raw et de Smackdown, et faisant par le fait discrètement allusion au titre de son thème d'entrée.

 

D’ailleurs, tiens, parlons-en, de cette chanson. Elle retentit à nouveau lors de l’excellent match qui opposa Che M Punk à Daniel Bryan. La métaphore se niche ici jusque dans la musique : une version vaguement heavy metal d’un morceau guerrier de Wagner (antisémite notoire) pour Bryan, et le rock fusion métissé et engagé de Living Colour de l’autre.

 

Bryan ne manqua évidemment pas de répéter sa désormais célèbre catchphrase (également inscrite sur son t-shirt pour en souligner le côté simple mais efficace, comme le premier slogan publicitaire capitaliste venu). En effet, Daniel Bryan est l’homme du « yes », l’incarnation humaine de l’acceptation et de la soumission, en contrepoint duquel CM Punk se pose en antinomique porte-parole de la révolte et du refus du courber l'échine.

 

Pour ajouter encore à la complexité de ces métaphores puissamment évocatrices, les bookers décidèrent de faire intervenir au cours du match la frêle et charmante AJ, venue se délecter du spectacle de la souffrance physique et morale de son ancien compagnon. Son rôle de prime abord purement décoratif se précisa bien vite puisque, après la victoire de Daniel Bryan, ce dernier fut attaqué par Kane (qui n’a décidément pas un caractère facile) à grands coups de chaise dans la couenne. En homme d’honneur, qui respecte l’autre jusqu’au bout, Punk remit à sa place le Gros Monstre Rouge, à l’aide d’un autre siège, fourni par AJ elle-même, dont les yeux de cochonne câline laissent imaginer une future intrigue amoureuse entre elle et le barbu champion. Au-delà de ça, la destruction de Kane par Punk est elle aussi hautement symptomatique du message communiste que la WWE distille. Kane, caractérisé par la couleur rouge à la symbolique évidente et par sa brutalité, est la métaphore de l’idéal socialiste perverti par le régime totalitaire de Staline. Au contraire, Punk, aidé d’une femme aimante (donc placé sur le terrain sentimental pour mettre en exergue son côté sensible et humain) incarne les valeurs socialistes restées pures et honnêtes.

 

 

Moi, champion de la WWE, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.

 

 

Mais, comme pour nous rappeler que le Grand Soir n’est pas encore pour demain, et que les forces contre-révolutionnaires sont malgré tout bien vives, ce Raw se conclut sur une touche tragique.

 

Rappelez-vous : le Big Show doit affronter Brodus Clay. C'est le main-event de la soirée, et c'est terrifiant.

 

Pour l'occasion, le nouvel homme de main du cerveau maléfique de la WWE a troqué son costume de trader contre une tenue de combat aux motifs de camouflage. À la fois businessman et soldat, le Big Show est mis en situation d’incarner le complexe militaro-industriel. C’est évident.

 

Alors évidemment, Show est probablement le seul adversaire possible pour le funky rondouillard. Ce dernier squashe tous les gabarits moyens qu'on lui oppose depuis des mois et, à  moins de le mettre directement tout en haut de la carte (et il y a déjà du monde) face à des main-eventers comme Chris Jericho ou Alberto del Rio, il est difficile de l'impliquer dans une vraie feud contre un opposant apte à lui opposer une résistance suffisante. Ne reste donc que la solution de mettre en face de lui un homme d’un gabarit encore plus imposant. Pourquoi pas. Peut-être aurons-nous ainsi la chance d'assister à des combats de plus de dix-huit secondes.

 

Le Big Show, donc, commença par se foutre de la gueule de Clay en le comparant à Doink le clown (les vieux comme moi s’en souviendront avec la nostalgie de leur jeunesse à jamais envoleé) et le chargea de toute son énorme masse avec un énorme spear, avant même le début du match, pour ensuite le détruire minutieusement à grands coups de morceau de table des commentateurs sur le coin de la gueule. Même R-Truth et Kofi Kinsgton, accourus à la rescousse de Brodus (dont la symbolique fut analysée plus haut), ne purent lui venir en aide. L'Union des peuples ne peut (en tout cas pour l'instant) rien contre le mur inamovible qu'est l'athlète le plus gros du monde. Car cet homme n'est plus un homme.

 

En acceptant d’échanger son intégrité contre de l’argent, il s’est lui-même placé dans la position d’un objet, d’un produit commercial, et a abandonné son humanité. On remarque qu'il ne sourit plus : un objet n’a pas de sentiments.

 

Ce n’est d’ailleurs pas lui qui leva sa propre main en signe de victoire à la fin de l’émission, mais Laurinaitis. Le Big Show ne s’autorise même plus à montrer sa satisfaction d’avoir disloqué le corps d’un adversaire. Dépourvu d’émotion, il n’est plus en mesure de penser et remet le choix de ses actes entre les mains de l’homme qui le paye. Il est réifié à donf. C’est abominable.

 

Mais tout n’est pas tout perdu. Car, dans l’ombre, veille un homme. Cet homme porte un t-shirt vert. Il se fait passer pour un patriote niaisement militariste, mais ce n’est qu’une couverture. Il a infiltré le système pour mieux le faire imploser de l’intérieur. Et un jour, il prendra la tête du soulèvement dont la main de fer dans un gant d’acier brisera les chaînes répressives du Grand Capital.

 

Gardons espoir.

 

 

 

Le vice au bras du crime ne perd rien pour attendre.

Ton maniement du Verbe me

Ton maniement du Verbe me laisse rêveur, cher Henri. En attendant, cette review était très convaincante. Perso, j'aurai aimé un vrai combat entre le Show et le Brodus mais apparemment il faut conserver sa série d'invincibilité (qui a dit Undertaker?) pour continuer à vendre des goodies! Le reste du show m'a parût convaincant mais franchement, le segment introductif était vraiment trop long. D'ailleurs je trouve que la WWE s'enlise de plus en plus dans les promos fleuves, 8 minutes c'est bien, 10 minutes c'est long mais acceptable, par contre 15 minutes c'est vraiment assommant. Je trouve que de tirer sur la corde des segments micros ainsi est contre productif, on finit par s'ennuyer car tout le monde n'a pas le talent d'un Jericho ou d'un Punk, voir d'un Kane (rapellez vous l'été 2010) pour nous tenir en haleine.
Sinon pour en revenir au style de ta nalyse, je trouve que, quand bien même tu te réclame de mauvaise foi, les rapprochements que tu fait sont plutôt bien trouvés, et pas si capillotractés!
Malheureusement je suis de ceux qui pense que la politique ne doit pas être abordée en dehors des endroits lui étant réservés, heureusement cependant, tu sauve la mise par l'humour et la dérision, savamment dosés! Pour cela je dit, chapeau bas, et horns up!

C'est rigolo, depuis la

C'est rigolo, depuis la polémique-engueulade sur la place de la politique dans nos nalyses, elle n'a jamais été aussi présente en ces lieux ! Et ce n'est vraiment pas pour me déplaire, surtout avec un article de cette qualité. Il y a bien un ou deux passages un peu capillotractés mais l'essentiel de la démonstration est implacable ! Entre notre Leader Maximou qui s'apprête à révolutionner l'Europe comme jamais et le Nouveau Monde qui tremble déjà sous la pression des rouges de Stamford, la révolution mondiale est en marche. Il n'y a pas de hasard, le 17 juin c'est les élections chez nous et le PPV chez eux, la symbiose est totale. Camarade Henri le parti te félicite !

Comment ça "un ou deux

Comment ça "un ou deux passages un peu capillotractés" ? Mais TOUT l'article est d'une gigantesque mauvaise foi !

Ah mais la mauvaise foi de

Ah mais la mauvaise foi de qualité ne ressemble pas à de la mauvaise foi, ce serait trop facile ; il faut pour que ça passe apparaître parfaitement sincère - mais sincère ment, bien sûr.

Prêcher le faux...

Très séduisant angle que le tien, maître Death! La WWE dénonce l'horreur économique, peut-être inconsciemment! J'avais écrit quelque chose de similaire il y a trois ans (http://www.lescahiersducatch.com/site/?q=node/12) mais tu vas plus loin dans l'analyse et le résultat est vertigineux. Fondamentalement, l'explication est assez simple, je pense. Car schématiquement, les idéaux de gauche sont des idéaux de solidarité, le désintéressement, le "à chacun selon ses besoins"; ceux de la droite sont le mérite personnel, l'individualisme, le "à chacun selon ses mérites". Dès lors, il est dialectiquement assez tentant de rapprocher les Faces des valeurs de gauche ("je suis l'homme du peuple, j'aide mes amis, je respecte les règles collectives") et les Heels de celles de droite ("je suis le plus fort donc je fais ce que je veux"). C'est d'ailleurs un problème récurrent de la droite, qu'elle tente dans tous les pays de régler depuis des années tantôt en dénonçant cette gauche qui prétend détenir le "monopole du coeur" tantôt en affirmant incarner un "conservatisme compassionnel" de bon aloi... Mais elle est sémantiquement battue d'avance, comme d'ailleurs les heels qui finissent toujours par se faire foncedave!

Faux prophète !

"Pour l’instant celui qui se dirigera vers le côté du bien semble plutôt devoir être Ziggler, Swagger étant resté ce soir le plus proche de Vickie (et l’on voit mal un double turn à la fois de Vickie et de l’un de ses poulains). Prenons les paris : Ziggler sera dans un match pour le titre WWE ou WHC l’année prochaine à Wrestlemania."

Ce paragraphe me laisse plus que songeur.

Déjà, il me semble qu'il faut déjà essayer de tirer une conclusion du booking. Si jamais l'équipe splitte, il est plus que probable qu'à moyen/long terme, le bénéficiaire du split soit celui des deux qui sera heel à la fin de l'histoire. C'est à mon avis un invariant du catch en ce qui concerne la WWE (quand on regarde le split des Rockers, c'est HBK qui trahit Marty et c'est HBK qui en bénéficie, idem pour le Miz dans le cas Miz & Morrisson) et même si je n'ai pas encore bien saisi tout le pourquoi du comment du truc, ça me semble assez difficile à contourner.

Après pour l'assertion finale : "Prenons les paris : Ziggler sera dans un match pour le titre WWE ou WHC l’année prochaine à Wrestlemania.", j'avoue que ça peut arriver (il peut y avoir des épidémies qui ravagent le locker room) malgré la contradiction implicite de la phrase précédente mais je n'y crois pas beaucoup pour le moment et quand bien même ça se produirait, il faudrait commencer très tôt le build-up de Ziggler pour le mettre au niveau d'un match de championnat à Mania (ou alors, commencer dès maintenat à pleurer parce que le titre défendu à Mania ne vaudra pas grand chose sur le papier comme ce championnat que Bryan a perdu en un instant) .

"il est plus que probable

"il est plus que probable qu'à moyen/long terme, le bénéficiaire du split soit celui des deux qui sera heel à la fin de l'histoire" Je n'avais jamais remarqué ça, tu as d'autres exemples ?

Non

Mais j'ai pas non plus de contre-exemple qui me vient à l'esprit. On va donc tabler sur le savoir immense du CDC Universe.
"Une tag-team heel qui splitte avec la trahison d'un des deux et au final le trahi qui devient plus populaire que le traitre ?"

Je dis peut-être une connerie

Je dis peut-être une connerie parce que je ne regardais pas le catch à l'époque, mais quand Edge et Christian se sont séparés, ça n'était pas Edge le face trahi par Christian ?

E&C

A l'époque de The Brood c'est Christian qui fait basculer Edge du côté obscur mais tu as raison le premier heel-turn c'est Christian sur Edge après le King of the Ring 2001!

Les rockers étaient heels au

Les rockers étaient heels au moment du split ?

j'ai une idée

La tag team Morrison - The Miz. Avec le draft du second vers Raw et un skull crushing plus tard.
Morrison trahi devenait face a Smackdown.

C'est exactement mon exemple

Dans une équipe (heel ou face on s'en fout d'ailleurs a priori), le trahi devient en général (même si je devrais me repencher sur le cas Edge & Christian), la seconde roue du carrosse.

JoMo devient clairement inférieur au Miz après la trahison et deux après l'un est à Mania en Main-Event tandis que l'autre est sur un strapontin à côté de Snookie.

Sauf dans le cas Shad Gaspard JTG, c'est ça qui s'est passé.

Mouais...

Théorie intéressante, mais je trouve que ça fait bien peu d'exemple pour en faire une règle absolue. Je reste dubitatif comme un pingouin.

Mouais... mais non

L'exemple de Miz/Morrison n'est pas bon d'après moi car après la rupture du duo, c'est Morrison qui a clairement été favorisé par les bookers comparé au Miz.
Dans les mois qui ont suivi le split, Morrison a été pushé de façon très nette avec des victoires sur CM Punk qui était alors WHC, un match pour le titre poids-lourd contre Jeff Hardy et un titre IC obtenu en battant clean Rey Mysterio (même si ce dernier point était dû en fait à une suspension de Rey Rey).
Miz s'est retrouvé dans une storyline moisie où il enchaînait des "victoires" contre John Cena alors que ce dernier était absent pour cause de blessure. La feud Miz/Cena se terminant par un match de ppv qui fut quasiment un squash, suivi d'un second match en weekly qui a amené au renvoi du Miz.
Ensuite, les tendances se sont inversées car Morrison n'a pas convaincu alors que le Miz s'est révélé meilleur que prévu. Mais clairement le split du duo avait pour objectif de permettre à Morrison de viser de nouveaux sommets, ce qu'il aurait réussi à faire s'il avait su jouer les faces correctement.

Désolé, on a pas vu la même feud

Parce que tu peux faire tous les bilans a posteriori que tu veux mais il n'empêche que :

- Bragging Rights 2009 : première confrontation Miz/Morrison post split. Elle est hypée autour de "qui sera le Jannety des deux" : Au passage à l'époque chacun des deux a un titre (en l'occurence IC & US). C'est qui le vainqueur ? Certainement pas John Morrison, "nettement pushé" selon tes termes mais bien le Miz.

- Survivor Series 2009 : le mois suivant, le show s'ouvre avec un Survivor Series match, Team Miz vs Team Morrison. Et qui c'est qui le gagne haut la main avec trois survivants dans son équipe à la fin ? Certainement pas John Morrison, "nettement pushé" selon tes termes mais bien le Miz.

Tu peux après interpréter le booking par tous les bouts que tu veux, désolé de te le dire mais la feud c'est le Miz qui l'a gagné. Et comme le Miz avait gagné la feud, Morrison l'avait perdu. Il n'y avait aucune raison de lui laisser la ceinture après Survivor Seies et il lachera la ceinture au PPV suivant.

Ah oui, pour terminer, la feud Miz Morrison dont les deux premières manches ont été gagnées par le Miz, est remise en lumière pour Mania via les tag-teams (avec Truth d'un côté et avec Le Big Show de l'autre).
Inutile de te rappeler qui a gagné, c'est le Miz, encore.

Vous ne parlez pas de la même chose

Le point de départ du débat c'est de savoir à qui profite le split. Je pense que Maniac a tout à fait raison de dire que, dans l'esprit des bookers, il s'agissait après la séparation du duo de push JoMo plus que le Miz. La période avril-octobre voit un push conséquent de Morrison à SD, tandis que le Miz peine à Raw. Morrison enchaîne les belles victoires et devient champion IC début septembre. Pendant ce temps, le Miz vivote à Raw. Les trajectoires se rejoignent à Hell in a Cell début octobre, où Miz devient champion US. Ensuite, elles se croisent et Miz domine la feud qui s'ensuit. Mais cette feud ne démarre que six mois après leur split. Bref, JoMo > Miz pendant les six premiers mois post-split, puis Miz > Jomo. Quoi qu'il en soit ce débat, fort intéressant au demeurant, nous entraîne loin de la remarquable nalyse de Riton, et je m'empresse d'aller rédiger un commentaire plus conséquent sur le texte (et je vous invite à en faire de même, chenapans!).

Voilà

Axl a bien résumé ma pensée.
Miz a clairement dominé sa feud contre Morrison qui a eu lieu plusieurs mois après le split.
Mais juste après le split, c'est clairement Morrison qui avait été pushé par les bookers. Et il aurait sans doute remporté la feud contre le Miz s'il avait convaincu VKM qu'il pourrait faire un bon main-eventer.

Bien joué, tovarich !

Comme quoi, on peut mêler catch et politique sans pour autant être lourd : il suffit d'avoir du talent, et du talent, tu en as à revendre Henri, toutes mes félicitations, pour ce texte à la fois drôle et formidablement écrit !
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J'aimerais cependant revenir sur un point que tu n'as pas abordé dans l'analyse de cet épisode : l'absence de John Cena. Le héros du peuple, lui dont le public n'a pas cessé de scander le nom non seulement lors de la promo du Big Show, mais aussi lors de la destruction de Brodus Clay par le géant, n'est pas venu sauver le Funkasaurus malgré les appels à l'aide du WWE Universe. Pourquoi Cena n'est-il pas venu secourir Clay ? Cette question me taraude depuis que j'ai vu cet épisode, et son absence est d'autant plus incompréhensible qu'il était dans le dark match d'après-show, si j'en crois ce que l'on m'a déjà dit sur le forum à ce propos. Qu'en penses-tu Henri, dans le cadre de ta théorie marxiste ? Et qu'en pensez-vous, membres du CDC Universe ?
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++

Où c'est qu'il est Cena ?

Merci pour tes compliments, mon Kovax. Je rougis comme une jeune fille. Hi hi hi.
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En ce qui concerne l'absence de Cena, plusieurs écoles s'affrontent. La théorie la plus simple serait de penser qu'il est arrivé en retard parce qu'il était au mariage de sa cousine. Je n'en crois rien. Je pense plutôt que Cena ne peut encore pas révéler à la face d'un monde incrédule et stupéfait sa vraie nature gauchiste : il a dû rester dans l'ombre pour ne pas griller sa couverture.

Bravo Camarade !

J'aime les nalyses concept, et je dois dire que dans le genre tu viens de proposer un bel étalon ! Ce qui me gêne néanmoins, c'est qu'après le bolchevisme et les congratulations de gauche, le marxisme vient achever l'ultime frange de notre lectorat qui penche à droite, et moi j'aimais bien Jyskal.
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Sur le fond, je suis toujours un poil gêné quand la WWE fait son autopromo de façon aussi flagrante pendant les shows. Perso j'ai jamais joué, je ne joue pas et ne jouerai jamais à leur super hyper méga top jeu vidéo, alors en faire un teasing ("a revolution is coming") puis une séquence de Raw, j'aime pas. Pour le reste, d'accord avec tout, je suis un brave mouton.
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Bravo Henri, la petite Charlotte serait fière de toi ! (même si elle a mal vieilli, qu'elle a des vergetures et le nombril entre les seins)

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22 mai

Dimanche dernier, le public de Saint-Louis était à fond derrière son Champion local. En attendant notre analyse d'Extreme Rules, patientez tranquilou en vous délectant de la plume de l'Ultimate Georges Michaels. Puis, découvrez de charmantes et pulpeuses créatures qui se dandinent tandis que d'autres se pètent la gueule, en cliquant ici.

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Who the fuck is Dave Meltzer?




Note du PPV : 13,3/20
Meilleure note: **** 1/4
Undertaker vs. CM Punk
Pire note: ** 1/2
Mark Henry vs. Ryback


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Les Vignettes des Cahiers


Tu peux arrêter Heath, elle est partie.


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Quotes of the Cahiers

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin

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