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L’Empire McMahon – La Genèse

L'histoire n'est qu'une histoire à dormir debout.

Jules Renard

 

Aujourd'hui, nous sommes le 25 février 2013. Il y a tout juste cinquante ans, l'illustre ancêtre de Vince McMahon et son acolyte organisaient le premier show de l'histoire de la WWWF, sorte de grand-mère de la WWE actuelle. Un cinquantenaire, ça se fête dignement, et pour cela, quoi de mieux qu'une longue rétrospective du demi-siècle de mandales en slip de cuir qui vient de s'écouler ? Maître traducteur d'une œuvre gigantesque de l'auteur Ronny Sarnecky sur le célèbre site 411Mania (cliquez ici pour la version originale, et un immense merci à Sarnecky et au rédac chef de 411 Larry Csonka pour nous avoir autorisés à publier cette traduction), notre ami Jayson s'y est collé et vous propose ici de découvrir ou redécouvrir les premières décennies de l'histoire de l'empire de la famille McMahon.

 

 

Je vous parle d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître.

 

 

 

50 ans d’histoire WWE : la genèse (1948 – 1982)

 

 

En 1963, Vince McMahon, Sr. et Toots Mondt émancipèrent la Capitol Wrestling Corporation de la tutelle de la National Wrestling Alliance pour créer la World Wide Wrestling Federation, et organisèrent, le 25 février de la même année, le tout premier gala de la WWWF. Les plus matheux d’entre vous auront déjà fait les comptes : la fédération de Stamford célèbre aujourd’hui même sa cinquantième année d’existence. Pour fêter cet évènement clé, l’incontournable site 411Mania a jeté un regard en profondeur sur l’histoire de la WWE et nous a aimablement permis de traduire et de publier leur travail de titan. En ce jour anniversaire, nous proposons à nos lecteurs d’accompagner les premiers pas d’une entreprise qui allait devenir la plus grande compagnie de catch au monde.

 

Aujourd’hui, la World Wrestling Entertainment est le leader de l’industrie du divertissement sportif. Les initiales WWE sont mondialement connues, tout comme le sont ses principaux athlètes. De Bruno Sammartino à Hulk Hogan, en passant par The Rock, chaque génération a vu les meilleurs catcheurs de Vince célébrés au-delà des frontières du catch. Mais la WWE n’a pas toujours été la gigantesque machine médiatique que les fans connaissent aujourd’hui.

 

 

- Fils, un jour, notre compagnie sera connue dans tout le nord-est des Etats-Unis!

- Quelle ambition démesurée, papa!

 

 

 

Les premières années du business familial des McMahon

 

Cet empire du catch a en effet connu des débuts très humbles… dans le milieu de la boxe, lorsque Roderick James McMahon (le grand-père de Vince) organisa son premier match, en 1915. Il s’est déroulé à La Havane, le 5 avril, et opposa le champion du monde Jack Johnson à Jess Willard. En 1925, Roderick formait un partenariat avec Tex Rickard en vue d’organiser des rencontres de boxe au Madison Square Garden.

 

Mais dès 1948, le catch se fraye finalement un chemin jusqu’au Madison Square Garden. Détail intéressant : l’organisateur du premier spectacle de cette discipline d’origine foraine dans la mythique salle new-yorkaise est Joseph Raymond Mondt ; Vincent Jess McMahon ne le rejoignit que plus tard dans cette activité.

 

Ensemble, McMahon et Mondt devinrent les principaux promoteurs de la National Wrestling Alliance sur le territoire nord-est des États-Unis avec leur société, la Capitol Wrestling Corporation. Ce territoire couvrait notamment la Nouvelle-Angleterre, New York, le New Jersey et la Pennsylvanie. Ils signèrent leur premier contrat télévisuel majeur en 1956 avec la WTTG, et diffusèrent un show live hebdomadaire, qui deviendra quelque temps plus tard itinérant dans la région.

 

 

Toots Mondt, de faux airs d'Undertaker avant l'heure.

 

 

Naissance de la World Wide Wrestling Federation

 

En 1963, l’histoire du catch allait être bouleversée. Buddy Rodgers était alors le NWA World Champion. Il était sur le point d’abandonner le titre NWA, et le nom de son successeur était encore inconnu. À cette époque, le NWA World Champion voyageait de territoire en territoire afin de défendre sa ceinture. Mondt et McMahon, qui géraient alors l’emploi du temps de Buddy Rodgers, autorisaient rarement le « Nature Boy » à se produire en dehors de leur territoire du Nord-est, ce qui rendait furieux les autres promoteurs de la NWA. Lorsque fut venu pour Buddy Rodgers le moment de rendre son trophée, il était évident que le NWA Board of Trustee ne se rangerait pas à l’avis de Mondt et McMahon. Et c’est qu’il advint : alors que la Capitol Wrestling Corporation souhaitait qu’un powerhouse italien du nom de Bruno Sammartino devienne le nouveau champion, les autres membres du NWA Board choisirent de donner la ceinture à Lou Thesz.

 

Le duo Mondt-McMahon décida alors de quitter la NWA et de former la World Wide Wrestling Federation. Leur première décision fut de désigner Buddy Rodgers comme le tout premier WWWF World Champion. Contrairement à Triple H en 2002, ils ne lui donnèrent pas tout simplement la ceinture, mais expliquèrent que le « Nature Boy » original avait battu Antonio Rocca en finale d’un tournoi fictif qui se serait déroulé à Rio de Janeiro, le 29 avril 1963. Mais plutôt que Buddy Rodgers n’abandonne le titre NWA à Lou Thesz, la toute jeune WWWF souhaitait jouer à la NWA le même petit tour que lui joueraient avec succès Vince McMahon Jr. et Ric Flair une trentaine d’années plus tard. Malheureusement, Buddy Rodgers voulait récupérer son dépôt de 25 000 dollars laissé en caution en échange de la ceinture et perdit donc son titre face à Lou Thesz, le 24 janvier 1963, à Toronto, Canada.

 

 

Mais ils m'ont permis de garder mon écharpe, trop cool!

 

 

Le premier show de catch présenté au Madison Square Garden sous l’égide de la nouvelle World Wide Wrestling Federation (WWWF) se tint le 25 février 1963. Le premier match vit Jerry Colt battre Gordo Chihuahua en quelque 10 minutes. Le main event, lui, opposa Skull Murphy et Brute Bernard à Pedro Morales et Miguel Perez. Le match se termina sur une égalité au bout de vingt-quatre minutes en raison du couvre-feu imposé à cette époque à la « ville qui ne dort jamais ». Également sur la carte, le désormais ex-NWA Champion Buddy Rodgers battit Dory Dixon, tandis que Bruno Sammartino et Bobo Brazil défirent Johnny Barend et The Magnificent Maurice deux tombés à zéro au cours d’un Best Two out of Three Falls Contest.

 

Le 17 mai 1963, devant 19 639 fans massés au Madison Square Garden, à l’occasion de sa première défense officielle de titre au MSG, le « Nature Boy » Buddy Rodgers fut battu par Bruno Sammartino par soumission au bout de quarante-huit secondes de match, soit à peine deux fois plus longtemps qu’il n’en fallut à Chris Benoit pour battre Orlando Jordan pour le United States Championship, à SummerSlam 2005. Egalement au programme, Bobo Brazil et Dory Dixon affrontèrent les WWWF United States Tag Team Champions, Skull Murphy et Brute Bernard. Le match s’acheva encore sur une égalité en raison du couvre-feu. Ce match a son importance, car le WWWF US Tag Team Championship est précisément le titre qui deviendra par la suite le WWWF World Tag Team Championship.

 

Tout au long des années 1960, Bruno Sammartino fut la force dominante de la WWWF. Bien qu’il battait la plupart de ses adversaires par tombé, il lui arrivait occasionnellement de perdre par décompte extérieur ou par disqualification. Le match le plus controversé du premier règne de champion de Sammartino eut lieu au cours du dernier show de la décennie au Madison Square Garden. Le 9 décembre 1969, Ivan Koloff battit l’Italien suite à l’arrêt du match par l’arbitre en raison d’un saignement excessif du champion. Malheureusement pour lui, le titre WWWF ne pouvait changer de mains que par tombé ou soumission. Bruno Sammartino demeura donc le WWWF World Champion, alors que la décennie touchait à sa fin.

 

 

Le Tabasseur, Rodin.

 

 

La fin d’une ère ?

 

Le 18 janvier 1971, Ivan Koloff triompha finalement de Bruno Sammartino pour le WWWF World Championship. Le match se déroula au Madison Square Garden, où une foule ébahie assista à la défaite de Bruno après une descente du genou depuis la troisième corde au bout de presque quinze minutes d’action. Mais le règne de terreur de Koloff ne dura pas bien longtemps. Lors du show suivant, qui se tint le 8 février 1971 au MSG, le WWWF United States Champion Pedro Morales battit le nouveau champion et unifia les deux titres. C’est également cette année que la WWWF réintégra la grande famille de la NWA. Le titre de champion du monde de la WWWF redevint alors un titre régional. Après le retour au sein de la NWA, Pedro Morales ne fut donc reconnu "que" comme le WWWF Champion. Au cours de cette même année, il fut déchu de son titre.

 

Le 30 juin 1971, Luke Graham et Tarzan Tyler défirent les champions par équipe Dick the Bruiser et The Sheik à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Ils conservèrent les titres pendant un peu plus de six mois, jusqu’à leur défaite face au duo formé de Karl Gotch et René Goulet.

 

Comme pour Bruno Sammartino, l’un des matchs de défense de titre les plus controversés de Pedro Morales fut interrompu pour cause de saignement excessif du champion. Comme pour Bruno, le match se tint au Madison Square Garden. Il eut lieu le 30 août 1971. Ce même show vit les débuts de Terry Funk au MSG, en équipe avec son père, Dory Funk Sr. lors d’un match de quarante-cinq minutes contre Al Costello et Don Kent, arrêté en raison du… couvre-feu.

 

Le 30 septembre 1972, la WWWF présenta sa toute première « super carte » non officielle appelée « Showdown at Shea ». Le match de main event fut probablement le premier dream match de l’histoire de la WWWF. Le WWWF Champion Pedro Morales rencontra l’ancien champion Bruno Sammartino au cours d’un match de soixante-cinq minutes, qui se termina sur une égalité. Dans la WWE actuelle, un dream match d’un tel niveau pourrait probablement remplir un stade entier à lui seul. Toutefois en 1972, cet affrontement entre les deux lutteurs préférés des fans n’attira que 22 508 personnes, pour une recette totale de 140 923 dollars.

 

 

Prise numéro 852: Armbar.

 

 

 

Retour au sommet

 

Comme Bruno Sammartino avant lui, Pedro Morales abandonna son titre WWWF à la suite d’un match qui se termina dans un bain de sang. Le 1er décembre 1973, il perdit sa ceinture au profit de Stan Stasiak. Son règne, tout comme celui du dernier heel à avoir été couronné WWWF Champion, fut de courte durée. À peine neuf jours plus tard, au Madison Square Garden, Stasiak abandonnait son trophée au tout premier double champion de l'histoire de la WWWF, Bruno Sammartino.

 

Le premier house show télévisé enregistré au Madison Square Garden eut lieu le 29 avril 1974. Le commentateur du show était un jeune homme nommé Vince McMahon Jr. Le main event vit Bruno Sammartino affronter Killer Kowalski pour un no contest, la bataille s’étant propagée en dehors du ring, les autres catcheurs ayant dû intervenir depuis le vestiaire pour rétablir l’ordre.

 

Le 26 avril 1976 fut l'une des soirées les plus mémorables de l’histoire de la WWWF au Madison Square Garden. Ric Flair y fit ses débuts au MSG en battant Frankie Williams, qui deviendrait plus tard connu comme le premier catcheur ayant été interviewé par Roddy Piper durant l’un de ses tout premiers segments « Piper’s Pit ». Lors du main event, Bruno Sammartino fit face à Stan Hansen, dans un match pour le WWWF Championship. Durant ce match, un atterrissage raté après un bodyslam de Stan Hansen valut à Sammartino une fracture du cou. Du point de vue du kayfabe, la célèbre « Lariat Clothesline » de Hansen fut rendue responsable de la blessure de Sammartino. À son retour de blessure, une revanche historique eut lieu au Shea Stadium et fut suivie peu de temps après d’un match en cage au Madison Square Garden.

 

 

4040 jours de règne pour Sammartino. Continue de compter, CM Punk.

 

 

 

Les années Backlund

 

Le 30 avril 1977 restera dans l’histoire comme la dernière journée de WWWF Champion de Bruno Sammartino qui abandonna son titre à Baltimore à « Superstar » Billy Graham. Graham conserva la ceinture pendant près de dix mois. Ce règne resta pendant longtemps le plus long règne d'un « rulebreaker » de l’histoire de la WWWF/WWF/WWE. Il perdit son titre de la même façon qu’il l’avait gagné : le 30 avril 1977, il s’était aidé des cordes pour effectuer le tombé sur Sammartino ; le 20 février 1978, l'arbitre ne vit pas son pied posé sur les cordes pendant le pin de Bob Backlund, ce qui lui valut la perte du titre.

 

 

Il ne te manquait que la moustache, brother.

 

 

Le 18 décembre 1978, le NWA World Champion Harley Race défendit son titre au cours d’une des rares apparitions du porteur du titre NWA au Madison Square Garden. Un mois plus tard, le 22 janvier 1979, Roddy Piper fit ses débuts au MSG contre Frankie Williams. Le 17 décembre 1979, Ted Dibiase combattit pour la dernière fois au MSG avant son retour en 1987 en tant que Million Dollar Man. Avant son départ, il mit over  un jeune lutteur nommé Hulk Hogan qui faisait, lui, ses débuts au Madison Square Garden.

 

Au cours de l’année 1979, la World Wide Wrestling Federation connut une transformation historique. Abandonnant le « Wide » de son nom, elle devint en effet la célèbre « World Wrestling Federation ». C'est à ce moment qu'elle se dota d’un titre secondaire. Invoquant une nouvelle fois un tournoi fictif à Rio de Janeiro, un lutteur nommé Pat Patterson fut couronné WWF Intercontinental Champion. Alors que la décennie s’achevait, Bob Backlund était le mâle alpha de la fédération et conservait d’une main de fer ce qui était devenu le World Wrestling Federation Championship.

 

 

Le mâle alpha qui tenait la fédération d'une main de fer, donc.

 

 

Toutefois, à cette même époque, deux feuds exceptionnelles éclipsaient toutes les storylines autour de la ceinture. Le 22 janvier 1980, au cours d’une exhibition scientifique entre le professeur Bruno Sammartino et son protégé Larry Zbyszko, l’élève attaqua par surprise l’homme qui l’avait pris sous son aile. Leur violente feud dura sept mois et culmina lors du dernier Showdown at Shea, à l’intérieur d’une cage de cinq mètres de haut dans laquelle Bruno Sammartino battit Zbyszko devant 36 295 fans. Sur la même carte, un heel, « Incredible » Hulk Hogan, affrontait sa Némésis du moment, Andre the Giant.

 

 

 

- Je ne te trahirai jamais Bruno, foi de Zbyszko!

- A tes souhaits.

- Haha, c'est la deux centième fois que je l'entends celle-là, mais elle est toujours aussi drôle ! (je te tuerai un jour pour ça, salopard)

 

 

Bien que la WWE ne reconnaisse que deux règnes de champion à Bob Backlund, le premier s’étendant du 20 février 1978 au 26 décembre 1983, cela ne fut pas réellement le cas. En effet lors d’une tournée au Japon, Backlund défendit le WWF Championship contre le champion NWF Antonio Inoki. Le tenant du titre NWF effectua le tombé sur Backlund et remporta la ceinture. Ce changement de titre, qui ne fut jamais reconnu par la WWE, eut lieu le 30 novembre 1979. Backlund combattit ensuite Inoki lors d’un rematch pour le WWF Championship le 6 décembre 1979. En raison de la fin controversée du match, le titre WWF fut déclaré vacant. Le véritable second règne de Backlund débuta le 17 décembre 1979. Ce soir-là, Bob Backlund affronta Bobby Duncum dans un Texas Death Match. Bien que la perte du titre par Backlund ne fut jamais annoncée à la télévision, il arriva au Garden sans la ceinture, et ne fut jamais investi champion.

 

Il laissa échapper le titre une seconde fois durant son premier règne officiel. Le 19 octobre 1981, Bob Backlund combattit Greg Valentine. Après la triomphe de Backlund, un arbitre distrait leva la main de Valentine en signe de victoire, en pensant qu’il s’agissait de celle de Backlund. Celui-ci défit Valentine lors du rematch, qui eut lieu le 23 novembre. Durant cette période, la ceinture fut déclarée vacante à New York, mais Backlund continuait de défendre son titre dans la région. Ce fut lors du « premier » règne de Backlund que la Capitol Wrestling Corporation décida que le titre WWF serait à nouveau un « World » Championship. Il ne fut alors plus reconnu comme un titre régional.

 

Bob Backlund affronta le « Who’s Who » des catcheurs de la fin des années 1970 jusqu’au début des années 1980. En plus de combattre des athlètes tels que Don Muraco, Pat Patterson et Greg Valentine, Backlund fit ce qu’aucun autre WWF/E Champion n’a réalisé depuis lors. Durant son règne de champion, Bob Backlund fut booké dans match World Title Unification contre le AWA Champion Nick Bockwinkel et les tenants du titre mondial de la NWA Hartley Race et Ric Flair. Mais bien plus que tous ces matchs de légende, la plus grande feud de la carrière de Backlund, ainsi que son match le plus mémorable eurent lieu contre « Superfly » Jimmy Snuka.

 

 

Bob Backlund, une certaine idée de la dignité.

 

 

Le 28 juin 1982, au Madison Square Garden, le WWF Champion Bob Backlund défendit son titre contre Jimmy Snuka dans un match en cage qui resta dans les mémoires en raison de son épilogue. Alors que Backlund était étendu sur le dos au milieu du ring, Jimmy Snuka monta sur la troisième corde. Une fois atteint le turnbuckle, il grimpa en haut de la cage. La plupart des matchs en cage à la WWF de l’époque avaient deux règles : le match pouvait être gagné en sortant de la cage par le haut ou bien par la porte. Du fait de l’avantage dont bénéficiait Snuka de par son agilité, il avait été stipulé qu’il ne pourrait obtenir la victoire en s’en échappant. Lorsqu’il atteignit le haut de la cage, il réalisa un mouvement jamais vu dans l’histoire du business : Jimmy Snuka s’envola à travers les airs pour infliger son Superfly Splash à son adversaire. Malheureusement pour lui Bob Backlund esquiva et Snuka s’écrasa sur le ring. Backlund remporta la victoire en s’échappant par la porte. Ce mouvement était si dévastateur que Jimmy Snuka ne le réalisa qu’une seule autre fois au cours de sa carrière. Ce fut lors d’un match en cage contre le champion intercontinental Don Muraco, un an plus tard au Madison Square Garden. Aucun autre lutteur ne tenta un saut depuis le haut de la cage, jusqu’à ce que Mankind ne réalise un Elbow Drop du haut de la cage, à Summerslam 1997. Aujourd’hui les sauts, Backflips, Elbow Drops et Headbutts du haut de la cage sont devenus choses communes dans le monde du catch moderne.

 

 

- Opa Gangnam st...

- Ta gueule et saute!

 

 

Fin de la première partie. Dans le deuxième opus, vous découvrirez comment Vince McMahon a pris le pouvoir.

 

 

Faut admettre qu'à l'époque les opérations Grant a Wish avaient de la gueule.

 

Merci!

Merci pour les commentaires sympathiques, et je partage tous ces big up et autres high fives avec les très estimables et estimés Panda et Kovax qui ont participé à la traduction (parties 3 et 4 qui correspondront il me semble aux parties 5 et 6 des papiers publiés sur les CDC, considérant que les parties 1 et 2 sont hyyyyyyper longues). Et également merci aux vignetteurs, fallait trouver les images d'archives, 411mania ayant fait tout de même preuve d'un beau manque d'imagination en ce qui concerne les illustrations.
.
Ca n'enlève rien à l'ampleur du travail de rédaction de Ronny Sarnecky, cela dit. C'est énorme d'avoir fait ça pour la beauté du geste. On pourra déplorer certaines erreurs ou imprécisions, mais dans l'ensemble c'est absolument phénoménal. Je suis 100% d'accord avec MKC, il ouvre pas mal de pistes de réflexions, je trouve ça plutot positif dans le sens ou ça encourage à aller chercher des infos soi même, et à les partager avec ses ptits amis des CDC :).
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En espérant que la série continue de vous plaire.

Beau boulot

Voilà, juste un commentaire pour dire que c'est du beau boulot Jayson.

juste pour etre sur

"la toute jeune WWWF souhaitait jouer à la NWA le même petit tour que lui joueraient avec succès Vince McMahon Jr. et Ric Flair une trentaine d’années plus tard."
Flair s'est barré avec la ceinture c'est bien ca ?

Oui. Mais nous aurons

Oui. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler ;)

GOD!

BREAKING NEWS : Après s'être auto-proclamé divinité, Punk aurait décidé de rendre son titre à la lecture du travail titanesque d'un certain Jayson Ofabeach!
.
Super instructif. Perso je ne connaissais absolument pas cette période, j'ai commencé à regarder le catch après, milieu des années 90, quand j'étais tout piti devant Anal +.
C'est passionnant, c'est bien traduit, c'est bien vignetté.
Ce que j'adore notamment c'est l'attention apportée dans la description de certains moves, de certaines performances, de stipulations... qui à l'époque étaient extra et décrochaient les machoires. Mais qui maintenant sont monnaie courante presque. Le contraste est à la fois un peu triste - car on aimerait revoir quelques séquences d'antan ou tout simplement que des choses plus simples nous fassent vibrer sans qu'on ait besoin d'un Corkscrew Super Triple Flip carpé du haut d'une échelle de 20m pour se lever et applaudir, sans pour autant être taxer de vieux con - , mais aussi super intéressant car ça nous permet de prendre conscience de l'évolution incroyable du "sport entertainment" depuis nos jeunes années!

Mondt le co-promoteur de la WWWF

a plutôt mal fini.
http://en.wikipedia.org/wiki/Toots_Mondt
N'aurait-il pas sa place au HoF ?
Il est déjà présent aux Wrestling Observer Newsletter Hall of Fame et au Professional Wrestling Hall of Fame and Museum.

Big up Jayson

Merci beaucoup Jay, c'est absolument passionnant. Je connaissais déjà (un peu) l'histoire de la WWE pour avoir déjà écrit quelques bêtises à ce sujet, mais je n'avais jamais encore lu quelque chose d'aussi complet. Et en français, ce qui est assez reposant pour moi. Y a bien deux ou trucs qui me font tiquer dans le papier (mais ce reproche ne s'adresse évidemment pas au traducteur), mais j'ai kiffé. Au chapitre des trucs qui me laissent un peu sur ma faim, j'aimerais par exemple savoir ce qui a poussé la WWWF a réintégré le giron de la NWA. Intérêt financier? Simple volonté d'apaiser les tensions? Peur d'affronter l'association sur la durée? Bref, on sait pourquoi ils se barrent, mais pas la raison de leur retour. De la même façon, j'aurais bien aimé que l'auteur développe un peu le sujet de Showdown at Shea, qui de très loin ressemble un peu à l'ancêtre de Mania. Enfin, je crois que la TV avait déjà une influence considérable sur le business et l'article en parle très peu. Bref, j'ai bien conscience de pinailler, mais ce sont quelques détails que j'aimerais bien connaitre (perche tendu aux érudits comme Seifer qui ont sûrement toutes les réponses à mes interrogations)

wouf!

Quel taf de traduction! Du très beau boulot !

sympa

Des noms que tout le monde connait, mais ce petit résumé est sympa et simple.

On s'approche de l ere Hogan, et du catch que l'on connait mieux.

Ah ah ah!

Oui, ah ah ah! Car je suppose que c'est une blague? Je veux dire, "des noms que tout le monde connait", tu n'y crois pas vraiment, en fait? Perso, y a quantité de mecs dont je n'avais jamais entendu parler avant cet article. Et je pense ne pas être la seule dans ce cas, sauf si bien sûr notre lectorat n'est composé que d'érudits connaissant l'histoire du catch sur le bout de leurs fucking fingers. J'ai relevé une autre blague dans ton commentaire. Car quand tu parles de "petit résumé", je suppose que c'est de l'humour. L'oeuvre entreprise par les mecs de 411 est absolument phénoménale. Pas forcément dénuée de défauts, mais très complète. L'expression "petit résumé" ne me parait pas super adapté en fait. Je dirais plutôt "super truc de ouf super complet".

Hi hi hi!

il resume 50 ans d awesomeness en quelques pages, le truc de super ouf serait de faire un bouquin, et je pense qu il y a la matiere pour ca. Donc oui ca reste un resume, et un resume demande un sacre boulot pour condenser tout ce qui s est passe a la WWWF/WWF/WWE, je trouve pas ca reducteur, bien au contraire.
Surtout que c est une partie donc on ne connait que des noms au mieux. Il nous la rend plus accessible ca reste un resume de l oeuvre, comme quand un historien, doit resumer l oeuvre d`un Clobert ou Richelieu, il y a un gros boulot derriere, mais un resume reste un resume.

Pour les noms, tu avais jamais entendu de noms comme Snuka, Funk, Backlund, Sammartino, (citer dans l`article)? Je pensais qu ils etaient plus connus que ca. Je dis pas que je connais tout les noms, mais perso ca me permet de mettre des actions sur certans noms, c est toujours sympa.

La première partie fait 30

La première partie fait 30 000 signes et raconte ce qu'on pourrait appeler la Préhistoire de la WWF. Si la période couverte est si grande, c'est parce qu'il y avait moins d'évènements qu'aujourd'hui (déjà tu n'avais pas de PPV ou de shows weeklys). Et le plus intéressant arrive dans les années 80, et là y aurait beaucoup de choses à raconter.
Là ça n'est qu'une mise en bouche, surtout quand tu vois que certaines parties futures ne couvrent qu'une année.

Bravo

Magnifique article et merci de nous l'avoir fait découvrir. C'est quand même hallucinant le chemin parcouru...

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CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

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"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin