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Les confessions catchesques d’Artémis d’Ortygie

Un seul arbitre au monde est incorruptible : celui que vous essayez d’acheter. Et Artémis d’Ortygie.

Loi de Murphy

 

Il y aurait six femmes arbitres de catch au monde. Et il n’y en a qu’une seule en Europe. C’est dire notre fierté de l’accueillir sur nos pages. Récit captivant du parcours d’une passionnée dont la garde-robe se conjugue en noir et blanc.

 

 

Après une interview pour Planète Catch, enfin la consécration d'un premier article pour les Cahiers du Catch

 

 

Le catch vu de l’intérieur

 

 

Avant-propos de la rédaction :

 

Artémis d’Ortygie est une jeune arbitre âgée de vingt-trois ans que nous avons l’immense plaisir de recevoir sur notre site. Mieux : cette ravissante bordelaise est à ce jour l’unique femme en Europe à officier en noir et blanc. Ancienne catcheuse reconvertie arbitre à la suite d’une vilaine blessure, elle impose sa loi sur les rings là où le vent la porte, en France (notamment à la ICWA), mais aussi outre-Manche. Passionnante et passionnée, elle n’est guidée que par son amour pour les échanges de gnons entre quatre cordes, ce qui tombe plutôt bien : en France, on ne vit pas de ses cachets. Son rôle sur le ring ? Le même que celui de Charles Robinson ou Brian Hebner, deux de ses modèles : faire appliquer les règles sur le ring avec fermeté, s’assurer que les catcheurs ne sont pas blessés après une grosse prise ou une chute maladroite, garder un œil sur le timekeeper afin de faire le lien entre le staff et les athlètes. Bref, arbitrer un match de catch.

 

 

Le screwjob de Montréal ? Oui, c’était une idée d’Artémis.

 

 

Les Cahiers du Catch ont rarement l’occasion de se plonger dans les arcanes du catch made in France. « Incollables » sur le traitement de l’actualité de la fédération de Stamford, nous ignorons tout ou presque de ce qui incite un(e) jeune fan, comme vous et nous, à pousser un jour la porte d’une école de catch pour y vivre pleinement sa passion. Alors, quand s’est présentée la chance d’interviewer Artémis, nous n’avons pas hésité une seule seconde. McOcee s’y est collée avec son enthousiasme et sa fougue habituels, mais, de fil en aiguille, les deux jeunes femmes ont changé leur fusil d’épaule. Car celle qui a choisi pour nom de scène celui de la déesse de la chasse* a les idées parfaitement claires et les exprime à merveille. Par conséquent, plutôt que de vous proposer une traditionnelle entrevue « questions / réponses », nous avons préféré donner carte blanche à Artémis pour qu’elle nous raconte son parcours. Et nous avons réduit les consignes à leur plus simple expression.

 

 

Vazy Arté, dis-nous tout, nous boirons tes paroles.

 

 

Le résultat est à la hauteur de ce que nous en attentions et nous sommes certains que vous prendrez autant de plaisir à lire cet article que nous en avons pris à le mettre en forme. Nous vous souhaitons une bonne lecture et espérons que ce témoignage suscitera votre curiosité et de nombreux commentaires. Enfin, nous remercions mille fois Artémis pour sa patience et sa disponibilité. Et nous lui cédons à présent la parole, sous un tonnerre d’applaudissements !

 

 

Ben c’est pas trop tôt…

 

 

Naissance d’une passion

 

Je regardais déjà le catch quand j’étais petite, mais de façon plus que sporadique, au point que j’en avais oublié jusqu’à l’existence ; jusqu’au jour où, vers seize, dix-sept ans, je suis retombée dessus sur NT1. Révélation ! Les souvenirs sont remontés à la surface, Hulk Hogan, Ric Flair, tout ça... Je me suis mise à suivre la discipline de manière assidue et je suis devenue totalement fan. Au-delà des Edge, Chris Jericho, Rey Mysterio, Jeff Hardy (oui bon, j’étais ado !), j’étais en complète admiration devant des femmes telles que Lita, Victoria ou Trish Stratus ! Ce sont elles qui m’ont donné envie de catcher.

 

Au début, j’accompagnais exclusivement la WWE : j’adorais le côté grandiose du spectacle et, je l’avoue, les physiques fort télégéniques des protagonistes ! Ensuite, je me suis mise à la TNA, avec l’âge d’or de la X Division et des Daniels, Samoa Joe, Motorcity Machinegun et AJ Styles, au top de leur forme. Et puis un beau jour, un ami m’a fait découvrir la Chikara… Mon intérêt pour l’Indy a été piqué au vif et tout s’est enchaîné : Shimmer, ROH, Dragon Gate, PWG, etc. Au-delà du comedy wrestling (parfois très décrié par les fans), ces fédérations sont l’occasion de voir des prises inédites, considérées à juste titre comme bien trop risquées pour les promotions majeures. Pour faire simple, l’Indy c’est mon fondant au chocolat du catch, le truc que tu te réserves pour le dessert après avoir regardé un Raw ou un SmackDown.

 

Et si je devenais catcheuse ?

 

J’ai toujours été très sportive et j’ai toujours aimé pratiquer les sports que je regardais à la TV. À la fin du lycée, cela devait faire deux ans que je ne faisais plus de sport en club et je m’étais dit que je me lancerais à fond dans une nouvelle activité après le bac. Résultat, je n’ai pas pu attendre et j’ai commencé en terminale ! J’ai d’abord fouillé sur internet, pour voir s’il y avait une école de catch à Bordeaux, et ô surprise, il y en avait une. J’ai donc demandé à faire un cours d’essai et je n’ai plus quitté cette discipline depuis ! À l’époque, j’étais la seule fille, là où je m’entraînais, c’est pour cela que j’ai débuté en tant que manager sur les shows, avant d’avoir des adversaires féminines.

 

 

C'était ça ou cogner des mecs.

 

 

J’ai commencé les entraînements en mai 2008 et j’ai effectué mon premier combat en juin 2009. J’étais déjà intervenue en tant que manager sur des shows, ce qui m’a aidée au niveau des réactions du public. L’acquisition des bases et des chutes a été la plus longue partie de ma formation. Une fois que tu as ça, tout roule. Bien que très sportive, je n’ai jamais eu le côté aérien ou gym qui est très utile pour débuter, donc les chutes qui ressemblaient le plus à celles des arts martiaux ont été rapidement maîtrisées, mais le reste a été plus délicat ! Alors, cent fois sur le métier, j’ai remis mon ouvrage, jusqu’au jour où s’est présentée l’occasion d’enfin disputer un premier match !

 

Premier match

 

Tomber contre une adversaire expérimentée, c’est le top pour un premier combat : elle te met en confiance, elle prend les choses en main et tu n’as plus qu’à suivre. Le hic, c’est que c’était également le premier affrontement de ma rivale. Donc aucune ne pouvait rattraper l’autre en cas de pépin. Heureusement, tout s’est très bien passé. Évidemment, le duel était perfectible, j’étais vraiment stressée et je sais que je n’ai pas assez interagi avec le public, mais au niveau technique, le combat était propre !

 

Cette joute a été le début d’une petite aventure comme catcheuse. Les roadtrips ont été l’occasion de souder des liens très forts avec certaines personnes de ce milieu, et j’ai eu la chance de me retrouver dans les vestiaires avec Britani Knight (NDLR : aujourd’hui plus connue sous le nom de Paige, elle officie désormais à NXT et est présentée à juste titre comme le futur de la division féminine de la WWE), Sylvain Grenier, Thumbtack Jack et bien d’autres encore. Ces moments sont magiques et constituent de superbes souvenirs.

 

 

Si je suis à NXT, c’est qu’Artémis m’a tout appris.

 

 

J’ai également eu la chance d’avoir accès aux backstages de la TNA lors de leurs shows de 2010 et 2011, à Paris. C’est là que j’ai rencontré l’une des femmes qui m’a donné envie de faire du catch : Tara.
Que dire d’elle sans passer pour une groupie ? Difficile affaire que voilà… Pour faire simple, elle m’a donné énormément de conseils et a même insisté pour que j’aille parler à Dixie Carter, en ne cessant de répéter « we never know ! ». Bien évidemment, je n’avais pas le niveau requis donc je ne suis pas allée importuner la big boss, mais l’attitude de Tara m’a vraiment fait chaud au cœur ! (L’instant émotion est terminé, promis) Mais une vilaine blessure est venue bouleverser tous mes plans.

 

 

Blessure et reconversion en noir et blanc

 

Devenir arbitre, ce n’est pas une vocation à la base. Je voulais catcher, j’ai accepté de commencer en manageant, mais mon but a toujours été la performance physique, donc l’arbitrage ne m’avait jamais traversé l’esprit jusqu’au jour où l’on m’a proposé un remplacement. L’expérience était bonne à prendre, j’ai apprécié de le faire, mais ça s’arrêtait là. Loin de moi l’idée de m’y consacrer à 100%.

 

Et puis catastrophe. La blessure. Aux urgences, on me dit que c’est une entorse de l’épaule. Soit, dix jours de repos et ça repart ! Sauf qu’un an et cinq médecins plus tard, l’entorse fait toujours mal… J’ai continué à catcher malgré cette douleur, mais je savais que quelque chose clochait. Et le sixième médecin que j’ai consulté a enfin décelé ce qui n’allait pas : ce n’était pas une entorse, mais une luxation qui avait embarqué un bout d’os au passage (ça n’aurait pas été drôle sinon). Mais passons sur l’extrême incompétence du corps médical, ce n’est pas l’objectif de ces quelques lignes. Soulagée, je me dis qu’une opération et quelques mois de kiné seront suffisants pour me remettre d’aplomb, mais lors de la visite post-op, le chirurgien me fait part de l’état du cartilage, incompatible avec toute  pratique sportive. Bon, là, c’est un peu le ciel qui me tombe sur la tête… Hors de question d’arrêter, bien sûr ! Et puis, les nombreux mois de rééducation me font prendre conscience de l’état de l’articulation.

 

 

Aie.

 

Dilemme : est-ce que je continue, quitte à bousiller mon bras à vingt et un an, ou est-ce que j’accepte d’arrêter ? Je finis par admettre l’ordre des médecins et je me coupe alors de tout rapport au catch. Il était trop douloureux de voir les autres faire ce que j’aimais le plus, et de rester simple spectatrice.

 

Mais on ne quitte pas le catch si facilement lorsqu’on est passionnée ! Si bien que je décide de retourner vers ce rôle de l’ombre qui m’offre la possibilité de garder une place active dans le ring. Soyons clairs, voir les matches de si près sans toutefois y prendre part en tant que catcheuse a été très dur. Mais ce sentiment s’est atténué avec le temps et l’arbitrage marchant plutôt bien pour moi, j’ai enfin accepté de ne plus combattre et j’incarne mon personnage avec beaucoup de plaisir. Cela me permet de rester sur le ring et de continuer à divertir le public, d’une manière différente, certes, mais l’interaction est toujours là. Et l’arbitrage m’ouvre de nouvelles portes, y compris en dehors de nos frontières.

 

 

T'as pas le droit, j'ai un certificat de mon médecin!

 

 

Expérience outre-Manche

 

L’été dernier, j’ai eu vent des « British trials » organisés en septembre par l’IPW: UK. Il s’agit d’une sorte d’audition, où les catcheurs font des matches devant les dix plus gros bookers d’Angleterre. Ces essais étaient également ouverts aux arbitres et aux managers et je me suis rendu compte que l’IPW prévoyait le même week-end un séminaire d’arbitrage avec Chris Roberts, qui a officié pour les plus grandes promotions britanniques, dont la Dragon Gate UK, pour ne citer qu’elle. J’ai bien évidemment sauté sur l’occasion.

 

Le séminaire était l’endroit rêvé pour gagner en expérience et progresser, et les essais étaient la meilleure manière de me faire connaître outre-Manche. Chris nous a donné tout un tas de conseils, a partagé son savoir-faire et nous a exposé des cas pratiques. Ensuite ont eu lieu les essais. Après chaque passage, les promoteurs débriefaient rapidement chaque personne et Chris redonnait des conseils aux arbitres. Il a remarqué que j’avais trop tendance à m’effacer pour mettre en valeur les catcheurs dans le ring. C’est ce qu’il faut, bien sûr, mais il m’a conseillé de donner plus de voix et de vraiment me mettre en avant lors des interventions (décompte de coups illégaux, par exemple), en accentuant ma gestuelle notamment, afin que toute la salle puisse me voir quand c’est nécessaire.

 

 

Arrêtez, mademoiselle, je crois que vous lui faites mal.

 

 

J’ai pu apprendre énormément grâce à cette expérience et avoir une base de travail pour m’améliorer. J’ai également noué des liens de sympathie (l’amitié est un bien grand mot dans ce milieu) avec les gars que j’ai arbitrés.

 

Le soir, l’IPW: UK organisait un show auquel j’ai assisté et à la fin, le promoteur est venu me voir en me disant qu’il avait également un événement prévu le lendemain, et qu’il aimerait me faire travailler dessus. C’est comme ça que j’ai eu ma première expérience d’arbitrage hors des frontières françaises !

 

Lors de ce show, j’ai pu arbitrer Sora, un high flyer britannique, contre Paul Ryker, un beau bébé canadien. Il devait me dépasser d’au moins deux ou trois têtes et j’avais vraiment l’air minuscule à côté ! Mais ce match a été l’occasion de mettre en application les conseils de Chris, à savoir donner de la voix pour faire respecter les règles et ne pas s’effacer excessivement devant les catcheurs. Par la suite, j’ai arbitré un Triple Threat et le Royal Rumble (main event) avec Chris. Cela a été une formidable expérience : le booker a été satisfait de mon travail et je compte bien retourner en Angleterre prochainement !

 

 

C'est le problème d'être très grand. Tu ne peux pas célèbrer les bras levés trop haut sinon les pieds de l'arbitre ne touchent plus le sol.

 

 

Mon nouveau rôle, ma nouvelle vie

 

Quand j’ai débuté l’arbitrage, j’étais partie dans l’optique de l’arbitre qu’on ne voit pas. C’est nécessaire pour ne pas gêner les mouvements et actions des catcheurs, mais je ne m’imposais pas assez, lors des décomptes de coups illégaux par exemple. J’ai travaillé là-dessus et j’incarne mieux la figure d’autorité à présent, tout en sachant me rendre invisible quand il le faut pour laisser les catcheurs évoluer et faire le spectacle.

 

 

Pour affirmer son autorité, Artémis a tout essayé.

 

 

L’arbitrage me permet de bouger un peu partout. Les trajets sont parfois épuisants ; quand tu n’as que le week-end pour te reposer et que tu passes la moitié du temps sur la route, ça peut être lassant. Heureusement, les shows et le public te redonnent tout de suite la pêche et tu sais pourquoi tu fais tout ça lorsque tu montes sur le ring et que l’adrénaline revient.

 

Pour me faire connaître un peu mieux, j’ai eu l’idée de diffuser une série de vidéos sur Youtube appelées ArteFact. L’idée s’est concrétisée en Angleterre, lorsque je me suis rendue compte que les gars n’arrivaient pas à prononcer mon nom. Ça a été le point de départ de la série ; d’autres sont en préparation, mais je n’ai pas eu le temps de m’occuper du montage, ce qui ne saurait tarder.

 

 

 

En ce qui concerne ma tenue, on me pose souvent la question de la personnalisation. Certains me disent qu’un arbitre ne doit pas se voir et que par conséquent, je devrais porter un maillot d’homme classique. Le fait est que je ne suis pas un homme, et qu’il n’y a pas d’arbitres femmes à tous les coins de rue. J’ai essayé de faire le compte récemment et je suis arrivée à six… seulement six femmes arbitres de catch dans le monde ! Donc évidemment, une arbitre femme se remarque, on ne peut pas lutter contre ce fait. Après, tout dépend des promoteurs, certains veulent du classique, d’autres au contraire, jouent sur cette différence. C’est pour pouvoir m’adapter aux demandes que j’ai fait personnaliser plusieurs hauts, plus ou moins visibles. Bref, aujourd’hui, je me sens parfaitement accomplie dans ce nouveau rôle que je ne m’attendais pas à incarner un jour. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes si des guerres d’égos démesurés et certaines structures peu (voire pas du tout) professionnelles ne ternissaient pas l’image du catch français.

 

 

Quand elle personnalise un peu trop ses tenues d'arbitre, le problème c'est que plus personne ne fait attention à l'action in ring.

 

 

Les maux du catch français

 

Il y a guéguerre et guéguerre. Personnellement, je ne m’implique pas dans les luttes de clans. Je veux juste faire mon travail, arbitrer, et je me contre-fiche de savoir si c’est la guerre froide entre untel et untel. Je ne vis pas au pays de Candy, mais il y a tellement plus grave dans la vie que ces histoires me passent au-dessus de la tête.

 

La seule chose que je ne supporte pas, ce sont les structures non professionnelles qui s’ouvrent n’importe où, dirigées par des personnes non qualifiées. Les réponses du style « on veut juste se faire plaisir, laissez-nous exercer notre passion tranquilles » sont irrecevables pour deux raisons majeures : d’une, ils mettent en danger les jeunes (ou moins jeunes d’ailleurs) qu’ils « forment » et les blessures sont légion dans ce genre de club. De deux, si ces personnes arrivent (par l’opération du Saint-Esprit ?) à vendre un show, cela a des conséquences sur TOUT le milieu. Le public sera déçu et n’ira plus assister à des spectacles en live. Les communes seront déçues et refuseront les offres ultérieures d’autres structures, aussi professionnelles soient-elles. Donc si tu aimes le catch, si c’est vraiment ta passion, arrête de lui faire du mal…

 

 

Compris?

 

 

Évitons toutefois de terminer sur un point négatif ! Il y a des structures très compétentes en France, qu’il faut soutenir. Toi aussi, sois un fan activiste, va voir du bon catch français et contribue à sa survie !
Personnellement, je me vois continuer encore un bon moment dans ce milieu. Je n’ai pas encore atteint mes objectifs, donc il est hors de question d’arrêter avant de m’être donné les moyens d’y parvenir. J’ai, entre autres, l’intention de retourner en Angleterre dans les mois à venir, et l’idée d’arbitrer dans d’autres pays européens me plaît bien. Je vais explorer toutes les options possibles et en attendant vous pourrez me voir un peu partout en France cet été.

 

Le mot de la fin sera pour remercier McOcee : l’intérêt que tu me portes me fait plaisir, bonne continuation dans l’aventure ! Et message au staff et lecteurs des Cahiers du Catch : vous tenez là une très bonne chroniqueuse, ne la laissez pas filer !

 

* Selon la mythologie grecque, Artémis, déesse de la chasse, fille de Zeus et sœur jumelle d’Apollon, est née sur l’île d’Ortygie. Mis bout à bout, ça donne Artémis d’Ortygie. C’était la minute culturelle offerte par les Cahiers du Catch.

 

Pour en savoir plus :

www.facebook.com/artemis.dortygie

 

 

Avec de telles photos de classe, pas étonnant qu'Artémis baigne aujourd'hui dans le milieu du catch.

 

Vote for Artémis

Artémis n'ose sûrement pas le faire, alors je me charge de sa pub. Son autre grande passion est l'airsoft et elle est actuellement en plein concours pour être élue airsofteuse de l'année. Sa photo : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10151651567590813&set=o.13443431...
.
Que les Cahiers du Catch votent massivement pour elle ici : https://www.facebook.com/questions/204936916321138/

Merci Artémis

Oui, merci pour cette tranche de vie. Travailler avec toi sur cet article a été un plaisir de bout en bout.

Merci pour cette bio express,

Merci pour cette bio express, c'est intéressant et on ne peut qu'être respectueux de ce parcours de vie.

Très intéressant

cet article :D

En plus d'être passionnée par le catch elle est très mignonne, la TNA pourrait bien aller chercher une remplaçante pour l'arbitrage dans la division féminine ! Merci d'avoir partagé tout cela :)

Réponses en vrac

Tout d'abord merci pour vos commentaires et l'intérêt porté à cet article!

Je vous confirme que McOcee et moi-même sommes bien 2 entités différentes (ce post m'a fait sourire).

SuperCena : Tara ne me connaissait pas, lorsque je suis allée lui dire bonjour (et glâner une photo, forcément!), l'une des personnes avec qui j'étais en coulisse lui a dit que j'étais catcheuse. C'est là qu'elle m'a proposé d'aller parler à Dixie, je lui ai précisé que je n'avais pas encore le niveau, mais elle a insisté. Je lui ai dit ok par politesse mais je ne suis jamais allée voir Dixie! D'ailleurs pour la petite anecdote cocasse, elle n'avait pas compris mon nom et m'a appelée Octopus par la suite :)

RainMakeR : Je ne sais pas exactement de quand date la blessure. J'avais une fragilité au niveau de l'épaule et elle se déboîtait régulièrement (plusieurs fois par semaine). Ce qui est certain c'est qu'il y a un match où j'ai eu plus mal que d'habitude et où je suis allée aux urgences. J'ai regardé ce match des dizaines de fois et impossible de trouver LE moment fatidique...Donc mystère!

Major Tom : J'ai déjà dû prendre des bumps en tant qu'arbitre, en général je m'arrange pour chuter en préservant mon bras. Ce n'est pas gênant si cela reste sporadique mais il est certain que si un booker un peu cinglé veut placer des ref bumps dans tous les matches de la soirée, cela risque d'être problématique!
Niveau vie privée, je termine un Master et je travaille également à côté. Je te cache pas que ma vie est bien remplie et que je n'ai pas vraiment de temps morts ou de grasses matinées, mais j'en profite tant que je peux encore le faire!

Awesome

Je rejoins l'avis de Spanish, c'est particulièrement intéressant d'avoir le regard avisé d'Artemis sur le milieu du catch en plus de son parcours. Je suis toujours preneur de ce genre d'articles sur le catch français/européen d'ailleurs, en espérant qu'en France ça se structure et se développe encore, il y a un potentiel à mon avis.

Sky is the limit

Très honnêtement, il faut lire l'article d'Artémis avec une vraie attention parce qu'il y a tous les mots importants qui font qu'elle peut devenir un bon acteur du catch indépendant. Il y a les mots plaisir et passion. Si on ajoute à ces deux mots essentiels : la conscience exacte de ce que doit être son rôle dans le business (ce qui transparaît bien dans cet article et manque à beaucoup de catcheurs même au plus haut niveau), de l'ambition bien définie avec des objectifs clairs et un égo pas trop démesuré (pour l'avoir croisée rapidement en vrai, ça je le confirme), il faut pas tourner autour du pot, Artémis a tout pour réussir. Guettez bien, si aujourd'hui ou demain elle arbitre près de chez vous, c'est le gage d'une bonne fédération qui sait ce qu'elle fait quand elle booke un show. Mais surtout guettez bien après-demain, les grandes promotions féminines, c'est pas impossible du tout qu'elles aient envie de booker une arbitre, jetez aussi un coup d'oeil dans les rings de la TNA quand elle catchera en Europe, cette fédération s'efforce toujours de faire bosser un peu des workers locaux et Artémis ne serait pas du tout un mauvais choix pour eux dans quelques temps.

Bienvenue!

Salut la nouvelle! Maintenant on t'attend dans les comms de tous les papiers et dans le concours de pronos, et on te fait une place sur la tribune quand tu veux! :-)
Blague à part, encore merci pour ce récit, et nos colonnes te sont bien sûr ouvertes si tu veux raconter encore d'autres anecdotes ou partager tes analyses. Et si t'as dans ce milieu des potes qui, à ton avis, pourraient et voudraient raconter à leur tour leur parcours dans un format similaire, n'hésite pas à leur passer le mot. (Et s'ils écrivent aussi bien que toi c'est royal :D). Bonne continuation en tout cas, on va suivre tes aventures avec attention!

Super article

C'est toujours intéressant d'avoir un article qui nous donne le point sur le catch d'une personne "de l'intérieur". Surtout quand c'est très bien écrit comme c'est le cas ici.
Bonne continuation Artémis.

Passionnant

C'est toujours très, très intéressant d'avoir des témoignages de "l'envers" du catch, et de la vie de ceux qui en font. C'est d'ailleurs un sujet trop peu abordé : les documentaires Beyond the Mat (pour le côté négatif), The Wrestling Road Diaries (qui se rapproche du papier pour le côté positif et "road trip" du catch), Wrestling With Shadows... et c'est à peu près tout. Le milieu du catch reste encore très opaque, et d'autant plus quand on parle du grand W. Bref, merci beaucoup. Quelques questions/remarques :
1) T'es-t-il déjà arrivé, dans ta qualité d'arbitre, d'avoir dû subir des bumps ? De nombreux arbitres en reçoivent, plus ou moins violents d'ailleurs, est ce que l'état de ton épaule ne pourrait pas s'avérer un frein un jour ?
2) On comprend en filigrane dans le papier que tu ne vis pas de ta passion. Est ce que tu as des études/un boulot en parallèle ? À quel point est ce que c'est possible de concilier les deux ?
3) On ne le répètera jamais assez : Charles Robinson est un génie.

Très intéressant

Voilà un article qui aborde plein de sujets : les femmes dans le catch, les arbitres (discrets mais essentiels au spectacle) et le catch en France, voire en Europe (et je te souhaite bonne chance pour tes pérégrinations arbitrales). Merci de ce témoignage !

Après avoir lu ça, on ne peut

Après avoir lu ça, on ne peut que lui souhaiter de réussir sa carrière d'arbitre!

Bonne continuation

Une passionnee, une vraie

On ne peut que le souhaiter bonne route sur le chemin qu`elle a choisi.

Joli papier

Je lui souhaite une gestion de carrière "à la Kayane", toute proportion gardée elle officie dans un registre similaire, mine de rien. Elle a donc son épingle à tirer du jeu. :)

Qui est Kayane?

T'as ds références qui m'échappent, tu peux m'en dire plus?
A part ça, super récit, merci beaucoup, tueuse de biches! (et non pas de bitches comme Awesome Kong)

Une légende de l'e-sport, une

Une légende de l'e-sport, une nana d'à peu près le même âge qui s'est imposée dans le monde ultra-misogyne des jeux vidéos "de baston", d'abord en tant que joueuse, puis dans sa gestion de carrière. Etant reconnue comme "la fille dans un monde de garçon", elle a géré son image et sa com' pour se créer une réelle activité professionnelle, intervenant en tant que "Kayane, LA joueuse" dans des animations diverses et variées, auprès de diverses structures d'e-sport, d'éditeurs, de médias, etc.
Elle a su profiter de son statut assez particulier qui n'est pas sans rappeler celui d'Artémis.

Pour plus d'infos je te renvoie ici :
http://www.millenium.org/home/esport/esport/kayane-decouvrez-en-plus-sur...

tu vas un peu loin

quand tu dis legende. Oui elle est un peu connue, apres je sais pas si sa notoriete depassé les frontieres francaises.
.
Pour en revenir à l'article c'est tres sympa, j'ai quand même un doute concernant Artemis/McOcee. sont ce 2 personnes differentes ou pas ? ^^
*
23a ca fait super jeune, surtout quand elle parle de hogan et flair, si elle les a connu à l'adolescence aussi ca doit correspondre à leur mauvaise période :p Enfin hogan je cherche encore une bonen periode ... :p
*
Sinon derniere question, la blessure à l'epaule c'est lors d'un match ou dans la vie de tous les jours ?

Oh Déesse!

Bon ben j'ai tout lu (même les 3 paragraphes de présentation), et je trouve ton parcours super intéressant. En plus tu as une très bonne plume qui rend la lecture agréable, c'est un vrai bonheur. Merci
Et sinon tu dis que Tara t'as conseillé d'aller voir Dixie. Tara t'avais vu catcher? En tant qu'arbitre ça te dirait de tenter ta chance à la TNA ou pas?

Tout pareil

Pas grand-chose à dire, les autres commentaires le font très bien. Je suis très admiratif devant autant de passion, et ton parcours impose le respect. Bravo, et merci d'avoir partagé ton histoire ici. :)
.
++

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin