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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

La perfection faite Raw

La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.

Antoine de Saint-Exupéry

 

La dernière fois que j’ai eu le plaisir de chroniquer un épisode de Raw, c’était le 8 avril, au lendemain de WrestleMania. Emballée par ce que j’avais vu à l’écran, je m’étais imprudemment avancée, dictionnaire de superlatifs à l’appui, persuadée que j’étais d’avoir assisté au meilleur show hebdomadaire de l’année. Me voilà donc bien ennuyée au moment de qualifier l’opus de lundi dernier.

 

 

Visiblement, Kaitlyn est fermement décidée à se trouver un nouvel amoureux secret. Perso, plutôt que de montrer ses nibards, je lui conseillerais surtout de couper les couilles de son coiffeur.

 

 

Nalyse du Raw trop, trop, trop swaggy du 17 juin

 

 

« Meilleur Raw de la planète » ? « Meilleur lundi soir de tout l’univers » ? « Meilleur show depuis la nuit des temps » ? J’ai désormais peur de la surenchère. Et maintenant, je me méfie. Après tout, nous ne sommes qu’en juin et statistiquement, il y a de fortes chances que je relate encore les péripéties catchesques du début de semaine d’ici à la fin de l’année. Prévoyant certainement que je serai aux manettes de la nalyse, la WWE et ses bookers ont en effet envoyé du lourd, nous ont offert un véritable feu d’artifice scénaristique qui a pété dans tous les sens pendant près de trois heures, sans aucun temps mort. « C’était si bien que ça ? » te demandes-tu le regard vide et l’air bovin ? C’était bien mieux que tu ne le penses, te répondrai-je.

 

J’ai même lu ici ou là que la fédération de Stamford en aurait trop fait. Trop de bouleversements, trop de surprises, trop d’événements objectent ces comptables de l’émotion qui souhaiteraient imposer des quotas de passion pour chaque show que Vince fait. Calculatrice ou boulier en main, ils voudraient que la WWE gère son contenu en petit épicier ou en bon père de famille. À la petite semaine. « Pas trop à la fois, il faut en garder pour la semaine prochaine. » Voilà ce que ces tristes sires grisâtres et sinistres nous proposent. « Halte là ma petite dame, Brigade de Contrôle du Kif, vous venez d’être surprise en plein excès de jouissance sur la voie publique. ». Ils désireraient limiter notre plaisir, le distiller à petites doses, ne pas tout dépenser d’un seul coup. Quitte à devoir s’emmerder ferme pendant une bonne moitié d’un show notoirement trop long. Ces contrôleurs de gestion du bonheur catchesque, je les conchie avec force. C’est la première fois depuis le 23 juillet 2012 que je n’accélère pas un épisode et il faudrait que je reproche à la creative team d’en avoir trop fait ? Bullshit. Trois heures de Raw sans se faire chier une seule seconde, hors de question que je boude mon plaisir. Alors, ressortons les dicos de superlatifs et de synonymes.

 

 

Alors pour les étrangers qui vivent dans notre pays, en synonymes, j'ai bicots, bougnoules, bouffeurs de bananes, singes, dos mouillés, voleurs de boulot, accrocs aux prestations sociales, pédés, racailles, voleurs, violeurs, terroristes, bamboulas, suceurs de sang, envahisseurs, vauriens, sidéens... C'est ce qui me vient tout de suite à l'esprit sans réfléchir, mais je peux en trouver d'autres.

 

 

Le plus dur est finalement de décider par quoi commencer. Il s’est passé tellement de choses lundi dernier que l’auteure est forcément prise de vertiges au moment de se saisir de sa plume virtuelle pour la plonger dans un encrier qui ne l’est pas moins. La logique (ou serait-ce la fainéantise ?) me souffle à l’oreille de démarrer par le début, ce qui me semble sage. Je cède donc à cette facilité stylistique et initierais mon laïus par la séquence d’ouverture d’un show « presque » parfait (y avait les 3MB dedans).

 

Lundi 17 juin, Monday Night Raw

 

La veille au soir, Payback a offert son lot d’émerveillement au public de Chicago. Dolph Ziggler y a notamment cédé son titre à Berberto Del Rio, les deux hommes se payant au passage un double turn subtil et soudain : à la manière de « Stone Cold » Steve Austin et de Bret Hart à WrestleMania 13, c’est en cours de match qu’ils ont échangé leur costume de heel et de face. Ce n’est donc pas une surprise de retrouver notre aristo latino en début de show, accompagné par un Ricardo Rodriguez col ouvert, cheveu gras et torse glabre. Et si certains discutaient encore de la réalité de la révolution comportementale des deux gars, la WWE, bonne âme, s’est empressée de mettre les points sur les i. Quelques minutes et une promo bien puante plus tard, pas de doute : le Mexicain est back dans les bacs à crapules. Et il l’a joué tout en finesse, le bougre - enfin, avec toute la finesse permise à la WWE, puisqu’il faut bien que le public suive. Car il n’a pas tout à fait tort, Del Rio, lorsqu’il rappelle que lui aussi a été lâchement agressé par le Show-Off, au lendemain de WrestleMania. Ce qui a l’époque n’avait ému personne, mais provoqué au contraire les hurlements de joie de la foule. Tout comme ses arguments sonnent plutôt juste quand il souligne que certains avaient trouvé le moyen de chanter à la gloire des « USA » tandis qu’il affrontait ce « porc » de Jack Swagger. Les fans ont sifflé, Bébert s’est énervé, bref, il est redevenu heel, un turn de circonstances, probablement plus lié à celui du blondinet bondissant qu’à une problématique liée au personnage d’Alberto. À mon sens, si Ziggler n’avait pas rejoint le camp des bisounours ravis de la crèche, jamais son rival du moment n’aurait parcouru le chemin inverse.

 

 

Moi, perso, j'ai turné pour me taper AJ. Il parait qu'elle préfère les heels.

 

 

Turnez manèges !

 

Voilà donc notre amateur de tequila pérorant sur le thème « je suis le meilleur, d’ailleurs la preuve, je suis Champion du monde poids lourds. » Ce que l’Essence de l’Excellence n’avait pas prévu, c’est que CM Punk pointerait le bout de son nez pour tenter de l’intimider, lui, le Gaz de schiste de la Perfection. Car s’il y a quelque chose que le Second City Saint ne supporte pas, ce sont les Best in the World autoproclamés. Suite logique de cette provocation indigne, notre natif de Chicago en vient rapidement à défier l’impétueux Master of Chili Con Carne, right here, mais en main event de la soirée. Paul Heyman aimerait que son poulain renonce à l’affrontement, mais se fait méchamment rembarrer par Cihaime. « Lâche-moi la grappe Paulo, c’est moi qui décide. » Alberto, lui, ne dit pas non. Mais ne dit pas oui non plus. Le lâche. Il faudra attendre, EXCUSE ME, l’arrivée de Vickie Guerrero et de son boy pour officialiser le duel, qui servira donc de conclusion au show. Le segment d’ouverture s’achève enfin, après s’être poursuivi quelques secondes en coulisse histoire de confirmer ce que nous pressentions : Punk ne veut plus de son manager en ring side. Il n’est ni Brock Lesnar, ni Curtis Machin, il n’a besoin de personne pour gagner ses duels (l’ex-champion de MMA appréciera). Il souhaite tracer sa route en solitaire, « bye bye Paulo, je ne suis plus ton client. Je t’aime toujours, je serai un éternel Paulo Guy, mais je ne veux plus voir ta sale gueule de fourbe. » À ce moment du récit, pas de doute : l’ex-gourou bio a bel et bien rejoint les forces du bien aux côtés de Luke Skywalker, François Hollande et John Cena. Virer sa crapule de mentor et affronter un born again heel, c’est l’apanage du face. D’ailleurs, pour les plus distraits des spectateurs, ou les plus débiles, les bookers enfonceront le clou en fin de Raw.

 

 

- Mais enfin, Cihaime...

- Désolé Paulo, mais ta présence devient un peu etouffante. Tu vois, un exemple tout con : hier soir, quand je faisais la brouette hongroise à Kaitlyn, j'avais pas besoin que tu lui tiennes les pieds.

 

 

Flash forward : c’est l’heure du main event, Del Rio et Punk s’en mettent plein la gueule pendant quelques minutes quand Alberto décide soudain qu’il a autre chose à foutre que de se faire bastonner par un type doté d’une barbe bizarre. Et que fait un méchant quand il a peur de se prendre une dérouillée ? Il se barre. Un, deux, trois (…) dix, count-out, baissez le rideau. That’s what they do, les heels. De toute façon, on s’en tape, ce match n’avait d’autre ambition que de servir l’histoire, ou plutôt les histoires. Car pendant que Bébert se faisait lâchement la malle, Dolph Ziggler a surgi de nulle part pour éclater la tronche de son pleutre de rival. Tandis que CM Punk se mangeait un bon gros F5 de Brock Lesnar, revenu du diable Vauvert pour faire son malin et conclure l’épisode de Raw. Ouf, c’est terminé. Respirons un grand coup, offrons-nous une pause « vignettes » et réfléchissons ensemble quelques secondes. Pas plus, c’est promis.

 

 

Putain, Brock va parler!

 

 

Cette fois-ci, c'est sûr, il a un micro dans la main !

 

 

Euh... On voit pas ses lèvres bouger là? Comme s'il prononçait quelque chose?

 

 

Ah non, il va peut-être pas parler en fait.

 

 

Dites monsieur Cihaime, il a dit quelque chose? C'est juste pour être sûr.

 

 

Le doute demeurait autour du turn de Ziggler. Après tout, il ne s’est toujours pas exprimé et nous ne connaissons rien de ses motivations. D’autant plus qu’AJ ne semble pas partie pour l’accompagner sur une route faite de pureté et de bons sentiments. Elle, son truc, c’est d’être une sacrée biatche, ce qu’elle a confirmé avec talent comme nous le verrons un peu plus bas dans cette nalyse qui n’en finit pas. Mais si Ziggy n’a pas eu l’occasion d’entériner son nouveau positionnement, tout indique cependant qu’il a bel et bien changé de costume. Pourquoi la WWE s’acharnerait-elle à le dresser contre cette brutasse de Del Rio si le blondinet était encore une ordure malfaisante ? C’est axiomatique : si le Mexicain est heel, alors c’est que son adversaire est devenu face. CQFD, fermez le ban. Idem pour CM Punk. Vous pourriez ergoter, m’opposer que le divorce entre le natif de Chicago et Heyman n’est pas un gage de turn. Ah ouais ? Et les sbires l’ont booké contre Alberto par hasard ? Tout comme la feud qui se profile entre le Straightedge et ce taré de Lesnar ne prouverait rien ? Ben si, le monde est ainsi fait à Stamford. Si tu te bats avec un bad boy, c’est que tu es toi-même un good guy. Reste encore à savoir si le Freak a défoncé le Best in the World de son propre chef, juste pour le fun, ou s’il était en service commandé, Paul Heyman tirant les ficelles en coulisse. Certes, le manager au catogan huileux a longuement serré son ex-poulain dans ses petits bras dodus, ce qui tendrait à accréditer la thèse d’un Brock agissant seul. Mais pour cet habitué des coups tordus, pour ce menteur né qui ferait passer Cahuzac pour un mec intègre et droit, jouer du pipeau est une seconde nature. En tout cas, la perspective d’un duel entre les deux Paulo’s Guys me comble de plaisir et je ne serais pas surprise si l’ex-champion de MMA réalisait son meilleur combat depuis son retour contre Punk, probablement à SummerSlam. L’été sera chaud à la WWE.

 

 

Son dépush terminé, les bookers ont décidé de fusiller Wade Barrett.

 

 

Conflit familial à Stamford

 

Puisque l’on parle de température, abordons le cas quelque peu surprenant des McMahon. Car le mercure grimpe en flèche au sein de la famille régnante du Connecticut. C’est d’abord la divine Stephanie qui s’est rappelée au bon souvenir, pour le plus grand plaisir de l’auteure de cet article. Alors qu’AJ se la pétait sur le ring sur l’air de « je suis la meilleure Diva de tous les temps », accompagnée de son black nounours, la Billion Dollars Princess a déboulé dans l’arène pour lui expliquer – je résume – qu’une Championne WWE ne se conduit pas comme une sale pute avec ses collègues. Malgré tout le talent qu’elle reconnaît à la Crazy Chick, le message est clair et direct : « arrête de faire ta bitch, bitch. » Oh, la girlfriend de Dolph a bien essayé de la jouer bravache, en tentant le coup du regard noir, mais il en faut un peu plus pour impressionner la sainte femme, qui lui a opportunément remémoré que quand on a McMahon pour patronyme, on ne baisse pas les yeux devant une petite pimbêche, fut-elle coutumière des pétages de plomb en série. Lorsqu’on mesure deux têtes de plus et que l’on pèse deux fois le poids de son interlocutrice, les arguments ont en général un certain impact : AJ a jugé plus prudent de ne pas la ramener.

 

C’est à ce moment précis de l’histoire que Kaitlyn, qui attendait sagement et entourée de ses copines que la patronne fasse le boulot, a décidé de mettre son grain de sel dans un segment impliquant désormais la totalité du roster féminin. Qui a dit « une de plus, et elles faisaient un tarot. LOL » ? Bref, la chevaline ex-championne s’est précipitée sur le ring pour une courte baston débridée avec sa Némésis, dévoilant au passage une de ses pulpeuses mamelles (ayons une pensée pour Kovax, qui a succombé, noyé par son propre foutre), avant que Big E prenne les choses en main (AJ, pas les nichons de Kaitlyn) et exfiltre autoritairement une Crazy Chick qui ne demandait pourtant qu’à en découdre.

 

 

- Couvrez ce sein que je ne saurais voir, par de pareils objets les âmes sont blessées, et cela fait venir de coupables pensées.

- Putain, mais ta gueule, Molière. Tu commences à faire chier à jouer le Tartuffe. À POIL LE CHEVAL !

 

 

Bon. Parlons-nous franchement. Les yeux dans les yeux. Je sais que beaucoup sont ceux qui, parmi les fans, n’ont pas apprécié ce segment. Les cons. Vous vous en doutez, en inconditionnelle fan transie de Stephanie que je suis (après tout, c’est en très grande partie grâce à elle que je m’intéresse aux aventures de mauvais acteurs qui font semblant de se battre sur un ring), je ne fais évidemment pas partie des râleurs professionnels, bien au contraire. Que reproche-t-on au juste à cette séquence menée de main de maitresse ? La présence, ou plutôt l’omniprésence de l’héritière qui ferait de l’ombre au vestiaire féminin ? Excuse me ? J’ai bien du mal à comprendre ces critiques acerbes. La catégorie des Diva, on le sait, on s’en plaint à longueur de nalyse (pire encore, on ne s’en plaint même plus), est à l’agonie depuis le départ de Michelle McCool et il faudrait se plaindre du supplément de charisme offert par une Billion Dollars Princess qui maitrise le job comme personne et dont le CV ferait pâlir d’envie la première Kaitlyn venue ? Il me paraît surprenant de dauber en permanence sur le désert scénaristique que traverse les Amazones de Stamford et de rejeter la première tentative de construire une storyline solide et excitante. Que les esprits chagrins se rassurent, Steph n’est pas Hunter. Elle ne remontera pas sur le ring, pas plus qu’elle n’a la prétention de voler la vedette aux meilleures éléments du roster. D’autant que l’intervention de Madame McMahon s’inscrit plus largement dans l’histoire des bisbilles familiales qui semblent déchirer le clan régnant sur la WWE.

 

 

- Si tu continues, je te retire ton titre, c'est moi le boss.

- M'en fous, na.

- Si tu insistes, je te vire.

- M'en fous aussi. Et toc.

- Ok, j'appelle ta mère et t'es punie d'ordi. Pas de minecraft en ligne pendant une semaine.

- NO! NO! NO!

 

Haters gonna hate : les McMahon sont de retour à l’écran dans une storyline un peu surprenante où chacun paraît vouloir imposer son leadership à la fédération de Stamford. Triple H, boudeur et bougon, s’en prend vertement à Vickie et à son boy, tandis que Vince, au contraire, encense chacune de leurs décisions, notamment celles qui avantagent les heels du vestiaire.  Stephanie, elle, semble vouloir profiter de cette opposition frontale pour s’imposer comme un recours, comme un Nain surexcité, traqué et revanchard souhaiterait profiter de la misère intellectuelle qui frappe l’UMP pour imposer un retour dont personne ne veut, à part les nostalgiques de Maurras et d’Adolf Hitler. En résumé, les tribulations des McMahon ressemblent à un joyeux bordel prenant la forme d’une lutte d’influence feutrée, du moins pour le moment. Se dirige-t-on vers une retraite forcée de Vince et une lutte sournoise et familiale pour la prise de pouvoir à la WWE, avec un résistance acharnée du vieux boss ? Miam, je signe des deux mains, de ma plus belle croix. Et encore une fois, je ne comprends pas bien les reproches faits à une storyline qui ne monopolise pas l’antenne et apporte un vent de fraicheur bienvenu sur nos lundis soir parfois aussi mornes qu’une plaine belge en pleine débâcle napoléonienne.

 

Honey, dad is coming home…

 

L’autre grand événement de la soirée, c’était le speech de Mark Henry, dont la publicité n’a cessé d’être faite à grand renfort de vidéos. Ce n’était pas dit clairement, mais tout laissait entendre que Marko allait ce soir-là tirer sa révérence, après quelque deux décennies de bons et loyaux services. Séquence émotion garantie : une annonce pareille, ça vous file toujours le frisson, à moins d’être un électeur de droite dépourvu de cœur et fustigeant sans relâche la déliquescence d’une société qui glorifie le départ à la retraite d’un gros noir de 42 ans seulement, accro aux prestations sociales comme tous les gens de sa race qui n’est pas tout à fait entrée dans l’Histoire. Et comme en plus, le World's Strongest Man a mis le paquet… Vêtu d’une veste rose absolument hideuse, c’est avec des sanglots dans la voix que le nounours des rings nous a brillamment expliqué les raisons de sa décision. Après 17 ans de carrière, l’appel de la famille s’est fait de plus en plus pressant et a terrassé Marko, tout simplement. Je n’ai pas pour habitude de me laisser entraîner sur le chemin pavé de roses de la mièvrerie, mais je me dois d’avouer que la promo d’Henry a visé extrêmement juste.

 

 

Quand un mec porte une veste pareille, c'est qu'il n'a plus rien à perdre. Et que sa retraite, c'est pas du pipeau.

 

 

Un mastodonte qui essuie quelques larmes sincères, il n’y a que les libéraux que ça n’émeut pas. Même son petit laïus sportif, autour de son palmarès, a touché le monstre de froideur que je suis. Après tout, comment ne pas partager la peine d’un grand athlète qui, malgré tout ce qu’il a apporté à la compagnie de Stamford, n’en a jamais porté la ceinture suprême ? On en serait presque à souhaiter que ce niais de Cena, curieusement invité à la célébration et discrètement présent dans un coin du ring, en vienne à lui accorder un title shot, en honneur aux nombreux faits d’armes émaillant le parcours du Bibendum en costard rose. Mais la vie est ainsi faite qu’on s’en tiendra là ; et puis merde, y a pas que les breloques en toc et les titres bidons dans l’existence. Vous l’avez entendu ? Il en a marre de trimballer son quintal et demi en collant. Il n’en peut plus de voir pleurer sa fille, de n’être auprès des siens qu’un jour ou deux par semaine. S, T, O & P. Stop. Alors, le fan qui sommeille en nous se résigne, se prépare à une standing ovation pour saluer le départ d’un mec intègre et fier du chemin parcouru. Une dernière poignée de main à John Cena et ce sera terminé. Voilà, c’est maintenant, le Champ lève le bras d’un Mark Henry qui, au comble de l’émotion, LUI ECLATE SA FUCKING GUEULE d’un World's Strongest Slam !

 

 

...

 

...

 

PERDU JOHN! J'avais pas dit "Jacques a dit: Mark Henry, prend sa retraite."

 

 

Ben ouais, c’était du pipeau. Et Nounours aura donc droit à son ultime run, ceinture WWE en ligne de mire. Putain que c’était bon. Si vous avez raté ça, précipitez-vous sur cette séquence : elle sera à coup sûr très bien placée quand viendra l’heure de remettre nos Awards des meilleurs moments de l’année. En attendant, le Marine est occupé pour l’été. J’avoue qu’une perte de son titre à Money in the Bank suivie d’une revanche victorieuse à SummerSlam est le scénario qui a ma préférence. Car bidonnée ou pas, cette promo était foutrement efficace et a touché mon petit cœur fragile et délicat. Résultat, j’aimerais voir Marko ceinture WWE à l’épaule.

 

He’s back !

 

Oui, il est de retour. Pas Brock Lesnar. Ni Mark Henry. Encore moins Stephanie. Non, c’est bien de Christian dont il s’agit ici ! Entre deux avancées scénaristiques d’envergure, le Captain Charisma, qui selon moi en manque terriblement, a en effet effectué un come-back remarqué, du moins par ses fans les plus inconditionnels. J’aimerais vous faire plaisir, soyez en assurés. M’enflammer, user avec force de superlatifs ou d’adverbes percutants. Louer ce grand athlète, son habilité in ring, son expérience sans égale. Mais en vrai, je m’en fous. La WWE aussi, d’ailleurs, à en croire ce retour organisé à la va-vite et aussitôt oublié, enseveli sous des tonnes de séquences bien plus importantes que ce fait divers banal et sans guère d’intérêt pour le futur proche de la fédération. N’attendez pas que devant ce Canadien je me pavane, même si vos désirs vers lui partent en caravane. Ses yeux sont les citernes où je me meurs d’ennui, et c’est lorsque son match commence que j’ai envie de faire pipi.

 

 

Baudelaire, je crois.

 

 

Turnera bien qui turnera le dernier

 

Ce Raw n’a pas brillé par son action in ring, c’est un euphémisme que de l’écrire. Comme ce n’était pas l’objectif de ce formidable épisode, nous ne le reprocherons pas aux bookers. D’autant qu’au milieu de ce feu d’artifice émotionnel et scénaristique se cache tout de même une véritable pépite catchesque : le match entre Randy Orton et Daniel Bryan, remporté par le premier sur arrêt de l’arbitre après de violentes embrassades entre l’American Dragon et les balustrades marquant la frontière entre le ring side et le public. D-Bryan a été fidèle à son habitude, proche de la perfection, tandis que Randy Orton a de nouveau prouvé qu’une Vipère motivée est capable de renverser des montagnes entre quatre cordes. Ce duel, interrompu par l’homme en noir et blanc et le médecin de la WWE, n’a d’ailleurs pas valu que pour sa technique léchée, son rythme endiablé et sa partition parfaitement interprétée. Il me semble en effet servir à merveille une storyline qui s’annonce passionnante et devrait à mon sens déboucher sur le turn d’un des deux protagonistes. Un de plus. Car il serait étonnant d’opposer le barbu au glabre sans que ne soit prévu un rebondissement scénaristique mahousse costaud. Bryan pétant les plombs peu à peu, excédé par son statut fantasmé de maillon faible ? RKO qui rejoindrait enfin les forces de mal, là où son potentiel s’exprime sans doute le mieux ? Je ne sais pas encore comment s’y prendra la creative team, mais je veux croire que la seconde hypothèse aura ses faveurs, même si la première serait plus logique à la lecture du comportement récent de l’ex-partenaire du Big Red Monster.

 

 

- Monsieur Doph, je dois arrêter le match, vous avez une commotion cérébrale.

- Putain, Dean, c'est la storyline de Ziggler d'il y a trois semaines, ça.

- Eh merde, j'ai imprimé la mauvaise fiche.

 

 

Last and least

 

Vous l’aurez compris, le catch n’était que secondaire lundi dernier. Comme vous le verrez plus bas, les combats n’ont pas manqué, mais n’étaient là que pour servir d’agréables interludes aux considérables avancées scénaristiques que nous venons de balayer ensemble. Ne m’en voulez donc pas trop si je ne m’attarde pas sur le match entre Curtis Axel et Sin Cara ou sur celui qui a opposé la Team Rhodes Scholars à Sheamus. Même pas un petit paragraphe, m’objecterez-vous ? Non, on s’en fout, vous répondrai-je. De la même façon, ne vous attendez pas à ce que je vous narre dans le détail la victoire de Chris Jericho sur cette tête de crétin de Slater, ni que je me perde en conjectures pour tenter de comprendre par quel miracle Antonio Cesaro (vainqueur de William Regal), jusque-là doté d’un profil d’anti-américain primaire, a désormais pour mentor Zeb Colter, gros nationaliste de merde et Real American de son état. Le paradoxe de la situation pourrait amuser le chaland pendant une semaine ou deux, mais après ? Enfin, ne croyez pas non plus que je vais multiplier les signes pour commenter l’affrontement entre Dean Ambrose et Kane, une nouvelle fois interrompu par Seth Rollins et Roman Reigns et qui s’est conclu par une Triple Powerbomb du Shield. Il va falloir passer à autre chose, ce Bouclier de la Justice commence à devenir lassant.

 

 

- Regal, je te renvoyer chez toi, sale Européen. Les USA n'ont pas vocation à nourrir des vermines d'Anglais comme toi.

- Bien dit, Antonio. Et balance lui aussi que les Européens nous font chier avec leur exception culturelle.

- Bien vu, chef, mais du coup, mon nouveau gimmick d'Allemand?

- On s'en fout, kid, c'est la WWE. Dis leur que l'Allemagne n'est pas en Europe et le tour est joué.

 

 

Cet épisode de Raw a tout pour entrer dans les annales des shows hebdos de la compagnie du Connecticut. Il a lancé des pistes nouvelles dans tous les sens et augure d’un grand chambardement storylinesque à la fédération de Stamford, figures d’autorité et clan McMahon inclus. Les turns, ou leur confirmation, ont été si nombreux que ce sont toutes les principales cartes du jeu de Stamford qui s’apprêtent à être redistribuées cet été. Ce qui ne peut que nous réjouir. Cet opus du Supershow aura probablement même fait office de Draft, cet événement annuel qui redonnait de l’énergie au vaisseau amiral de la WWE comme à SmackDown en faisant souffler un vent de fraîcheur sur les vestiaires rdes deux programmes. Privés de cet artifice depuis la fin officieuse de la séparation des Brands, Vince et ses troupes peinent parfois à proposer un profond renouvellement à un public qui se lasse vite. Mais ce lundi, en bouleversant aussi fortement et soudainement le positionnement de ses catcheurs vedettes, leurs alliances et leurs objectifs, l’équipe créative a frappé un grand coup et a marqué les esprits. À part les plus chagrins, qui reconnaîtront tout de même que la Road to SummerSlam est lancée de la meilleure des façons.

 

 

À la citation qui illustre cet article, Saint-Exupéry ajouterait certainement aujourd'hui "allez Vince, un dernier petit effort".

 

Cachez ce sein...

Kaytlin, gyaaaaaaaaaaaaaaaah...

T'as vu?

Tu associes Sarkozy à Hitler, et je ne vais même pas te traiter de grosse truie violette!
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Bon, en quelques mots:
- D'abord, la perspective de voir Koko se noyer dans son foutre m'a fait recracher mon caviar par le nez.
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- Pour Punk, à mon TRES humble avis, il y a un ou deux points que tu occultes. D'abord, il a dit, textuellement, que combattre pour le titre ou pas n'avait aucune importance, alors qu'Heyman aurait voulu que la ceinture soit en jeu. Ce genre de comportement, ça fait un peu tweener, un peu lonesome cowboy, comme le Taker à une époque, comme Austin à un autre moment (auquel Punk fait évidemment de plus en plus penser), le mec qui cherche toujours l'adversaire le plus fort, Ken le Survivant quoi! Face, je suis pas sûr, mais tweener... A la suite de Payback, il était clair que tout conduirait à une feud avec Heyman via Lesnar comme champion, et pour une fois la WWE fait montre de cohérence. J'adorerais une promo confession de Punk qui dirait qu'il a souffert de sa défaite face au Taker et qu'il éprouve le besoin de faire ses preuves, encore, contre tous ceux qui sont dignes.
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- On a eu un panneau (avant une pub) annonçant la retraite de Henry pendant le show. On ne dira jamais assez, d'ailleurs, combien ce type est mésestimé, tant ses promos sont géniales.
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- Voir HHH et sa meuf au pouvoir... j'ai peur. Quant on voit l'opinion de HHH sur son roster ou tout le bien que la patronne a fait à l'équipe créative...
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- Enfin, sur Christian, hélas, tu as raison : ils le ressortent à l'approche de MITB parce que c'est un pro de la discipline, et puis ils le remettront dans la naphtaline pour 11 mois. Je voudrais vibrer, mais ce serait le premier pas vers une déception annoncée...
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Et d'accord sur le reste!

Cricri n'était pas dans la naphtaline

Il était blessé, pas quelque part au fond du roster à croupir à Superstars. Je pense pas du tout qu'ils le foutront dans la naphtaline, mais il jouera tranquillement les tauliers de la midcard, grattant peut-être un titre secondaire de-ci de-là, il est trop précieux pour qu'ils s'en passent quand il est en état de marche.
Le pouvoir de HHH et "sa meuf" (c'est plutôt lui qui est "le mec" de la patronne hein!) est déjà réel en coulisses, donc c'est pas leur éventuel rôle on stage qui y changera quelque chose. Mais je pense que la storyline est pour l'instant bien moisie, ouais.
Enfin, je vois pas trop de tweenisme de la part de Punk dans son attitude face à Del Rio. Il veut le combattre, il sait que l'autre va l'envoyer chier s'il demande un match pour le titre (ne serait-ce que parce que Ziggler a droit à son rematch), donc il dit à Heyman de pas se faire chier à ramener le titre dans l'histoire, qu'il veut Del Rio en combat singulier épicétou... J'espère juste qu'il ne sera pas ce face un peu niais qu'il a campé fin 2011-début 2012, ça m'avait bien gavé ça.

- Il me SEMBLE que Christian

- Il me SEMBLE que Christian était remis depuis longtemps non?
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- Pour Punk, en dehors du fait que je ne trouve pas qu'il ait été un peu niais, je vais tâcher d'expliciter : on est d'accord, il attaque un heel, c'est donc, en théorie, un face. Pourtant, il reste dans sa logique "je prouverai que je suis le meilleur", mais avec davantage d'humilité dans la démarche, un peu plus d'honneur. Du coup, ça me fait un peu penser à ces héros populaires qui arpentent le monde pour affronter les meilleurs, qu'ils soient face ou heel. Ce même Punk, avec la même attitude, peut tout aussi bien défier un Cena ou un Sheamus, tu ne trouve pas? Du coup, je penche pour le tweener, et donc le lonesome cowboy.

Un Punk tweener, j'adorerais

Mais on n'en prend clairement pas le chemin, là, je le crains. Bon, la feud intra-Heyman guys devrait envoyer du lourd, notamment in ring, donc miam, et on verra ensuite!
Sur Christian, je ne sais pas depuis quand il est remis, mais m'étonnerait qu'ils l'aient laissé la touche s'il était en état de catcher...

Triple H a dit à l'antenne

Triple H a dit à l'antenne qu'il était medically cleared depuis 1 mois et demi. Est-ce que c'était un troll ou pas, après, je sais pas...

Le meilleur Raw de l'année ?

Je partage ton enthousiasme sur ce show, qui fut franchement très bon. Mais dans l'ensemble, je trouve qu'il y a une belle progression depuis Extreme Rules : Payback bénéficié d'un excellent build up, parfaitement concrétisé pendant le PPV, et perso j'ai trouvé plein de belles raisons de regarder Raw et Smackdown depuis plus d'un mois (il fallait juste enlever les McMahon et Cena/Ryback). Les joutes entre Hell No et le Shield sont l'une d'elles (facilement la meilleure rivalité de l'année), et le match entre Daniel Bryan et Seth Rollins il y a déjà deux semaines n'aurait pas dépareillé en PPV. Idem pour Smackdown, sorte de version condensée des meilleures storylines du moment (le Go-Home nalysé par Bastoune a vu un énorme événement se produire, en plus d'avoir été très solide de bout en bout).
Finalement, ce show là est dans la continuité des précédents, avec un peu moins de bons matchs et un storytelling un peu meilleur. Sur ce dernier point, y a un vrai, bel effort qui a été fait à Payback, et le Raw qui a suivi est à l'image du Ziggler/Del Rio qui a eu lieu pendant le PPV : bien écrit, bien exécuté, mais pas éblouissant entre les cordes (et paradoxalement, le Smackdown qui a suivi a été trois crans en dessous de ce que nous avait produit ces derniers temps le show du vendredi soir). Encore un petit effort et on atteindra enfin la "perfection" mentionnée par le titre de l'article.

Les McMahon

Je suis le seul à voir un retour de Shane qui viendrait out of nowhere pour piquer la compagnie à HHH et Stéph !
S'en suivrait une méga-feud impliquant tout le roster, avec des gros clans chacun à la solde de son favori pour la succession du vieux Vince !

Sur ceux qui craignent le too much

Je voulais faire un laïus à part sur ton intro, que je partage carrément. J'entends les commentaires que tu évoques — ils ont mis trop de trucs dans un épisode, ils auraient dû diluer et délayer... — mais je ne suis pas d'accord. C'est un peu le même argument qu'on entend parfois à propos d'un ppv: tous les matchs ont été bons, et c'est un problème parce que le public n'a pas pu redescendre émotionnellement pour mieux repartir vers le sommet du kif. A mon avis, quand la WWE sort un grand show, elle fixe en quelque sorte une nouvelle norme, elle crée un précédent, et elle doit se tenir à ce standard élevé, car désormais la foule sera plus exigeante!
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Alors certes, il ne sera pas évident, chaque semaine, de réussir à employer la même "shock value" que lundi dernier, qui a vu Henry nous berner (et même berner cette fine mouche de Cena) et Lesnar revenir sans être annoncé et détruire celui dont on attendait qu'il devienne son allié; mais ce n'est pas un problème en soi. La WWE concentre aujourd'hui, allez, une dizaine d'histoires:
- Cena-Henry
- Lesnar - Punk avec Heyman au milieu
- Les bisbilles des McMahon
- Les imminentes qualifs pour MITB
- ADR - Ziggler
- Colter avec Cesaro et j'espère un retour prochain du Swagman
- Le Shield qui fout le dawa
- Les Hell No qui implosent, avec Orton pas loin
- Sheamus qui n'en a pas fini avec les deux intellos
- AJ et Kaitlyn
- Le push de Curtis Axel
- Le retour de Christian
Avec tout ça, sans oublier le reste du roster qui fout rien et pourrait être utilement employé, on a laaaaargement de quoi fournir chaque semaines plusieurs heures de programmes enthousiasmants et addictifs. C'est vraiment ma conviction: les bookers ne font pas un très bon travail, en règle générale. Les histoires devraient être écrites à l'avance et bien expliquées aux catcheurs, puis harmonieusement déployées. Pas la peine de nous faire d'énormes turns ou d'énormes surprises chaque semaine: développez logiquement les persos, et on suivra, putain! Donc oui, espérons que ce Raw a mis la barre haut et que la WWE restera longtemps à ce niveau d'excellence (perso je prendrais sans problème chaque semaine un show comme ça, avec plus de progression de storyline que de catch), et zut aux flipettes du kif qui arrêtent les jouisseuses sur la place publique!

Une nalyse à la hauteur du spectacle

Show moyen = bonne nalyse
Big show = Paul Wight (non, je n'en suis pas fier de cette vanne mais comme ça c'est fait)
GREAT show = GREAT nalyse
Merci pour ce petit moment de plaisir à lire

Vivement ce soir

Oui, vivement ce soir et le nouveau Raw ; et franchement ça fait plaisir d'écrire ça parce que ça faisait un bail que je n'avais pas vraiment été impatient de regarder le show du lundi.
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Je te rejoins sur l'essentiel Mco, sur Stéphanie par exemple, je pense aussi que son implication montre que la division Divas reçoit enfin un peu de considération de la part des boss, c'est bon signe. Punk contre Lesnar je prends aussi ; j'aime bien le nouveau look de CM, et de façon générale j'aime le fait qu'il trouve toujours des barbes différentes mais qui collent bien au personnage, vive le poil !
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Quant à Henry la séquence était bien sûr mémorable. Au début je me suis dit "bon c'est peut-être une storyline, mais c'est peut-être une blessure comme Edge et dans ce cas-là son speech d'adieu risque de souffrir un peu de la comparaison". Et puis je suis rentré dans le truc, voir un malabar ému par 17 ans de ce qui est quand même souvent un métier de chien ça le faisait. Et soudain bam ! Génial.
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J'aime aussi beaucoup ta citation de Saint-Ex, très juste.

J'applaudis...

... avec tout ce qui me permet d'applaudir !
Superbe nalyse, comme mes camarades, je le répète, ça valait le coup d'attendre!
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Bon outre le retour de Lesnar pour foutre Punk en vrac qui est bien évidemment un dénouement retentissant et promesse de beaux lundis cet été, je retiens surtout de ce show le Orton/Bryan et ce qui en découle.
Tant bien même j'avais prié pour les voir gagner les ceintures et former un duo conflictuel au possible pour 2-3 semaines, passer directement à la case FEUD ne me dérange pas le moins du monde bien au contraire. Je pense qu'on s'oriente vers une histoire travaillée et originale.
Peu importe les bruits de couloir sur le finish obscur de leur match et de l'altercation avec Triple H, je reste persuadé que comme tout ce qui touche au catch, doit bien y'avoir 90% de scripté puisque c'est arrivé à nos oreilles. Du coup, je mise sur un réel travail de fond des bookers.
Et ce qui est beau, c'est que bien malin celui qui pourra faire l'ébauche de la trame sur 2 mois, comme c'est bien trop souvent le cas avec les storylines de la WWE, plutôt convenues depuis le début d'année.
Turn de Randy ou de DB, comme tu l'as dit tout est possible et cela semble bien embarqué !
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Je trouve en revanche un peu dur sur Christian!
Moi non plus je ne suis pas un inconditionnel, et son retour est probablement passé inaperçu pour toute la frange du public qui ne se considère pas "peeps". Néanmoins, son retour fait énormément de bien à la midcard, peu importe si ses fans voudraient le voir plus haut. Christian est un formidable worker, bourré d'expérience et fort d'un style et d'un moveset propre à mettre over les jeunes comme c'est pas permis. Balancez du Christian/Ambrose, du Christian/Cesaro, du Christian/Axel et vous verrez que le bougre remplira sa part du contrat.
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Bon sinon j'ai toujours du mal avec le "jeu d'acteur" de AJ, mais quoiqu'il en soit j'ai adoré le segment avec Stephanie, et Axl fait bien de souligner la symbolique d'une telle séquence à mon sens. Le tout n'était peut-être qu'anecdotique dans un RAW aussi fou, mais le public retiendra qu'une des rares apparitions de la Billion Dollar Princess dans un ring aura été avec AJ, fraichement couronnée, et ça c'est le plus important.
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En tout cas, félicitations pour cette nalyse qui fait plaisir et qui donne envie de renouer avec le produit. Je pense que regarder le dernier épisode de RAW et faire lire ton papier dans la foulée aux sceptiques du moment est le meilleur des remèdes !
Néanmoins, je rejoins un peu les craintes de Latrell sur l'ultra enthousiasme contagieux qui émane de ton papier. Bien que totalement justifié à mon sens, il amène aussi la question de la pérennité d'un tel niveau !
Alors la WWE a encore quelques cartes à jouer, notamment dans les développements des turns récents (Ziggler & Del Rio), avec l'histoire DB/Orton, avec les possibles péripéties de la saga McMahon et surtout avec de possibles arrivées à venir (Wyatt Family). Mais gare à l'excès de confiance !
Enfin ce n'est certainement pas moi qui vais jouer l'oiseau de mauvais augures, profitons profitons !

Quelle soirée!

Je comprends qu'il t'ait fallu quelque temps pour la chroniquer, ç'a été intense! ;) Je partage en tous points ta nalyse, à l'exception du cas Christian (j'avais kiffé son run de WHC en 2011, mais c'est vrai que son retour en face de midcard n'a pas beaucoup d'intérêt à première vue) et des bisbilles des McMahon, pour lesquelles j'ai du mal à m'enthousiasmer. C'est confus, ça part dans tous les sens, ça revient sur ses pas, c'est relou... Hormis ça, Raw ressemble enfin à ce qu'on est nombreux à vouloir depuis des lustres: un show cohérent, avec des développements de personnages qui donnent envie de voir la suite! Les turns — à voir encore pour Zizi, j'exclus pas qu'il reste heel, même si la tendance est inverse — sont logiques et tout bouge sans que ce soit nawak. La promo d'Henry est géniale, j'espère seulement qu'on ne s'oriente pas vers quelque Title vs Career (ce que je vois venir, c'est Cena qui gagne à MITB et Henry qui obtient une nouvelle chance à Summerslam en mettant cette fois sa carrière en jeu, et perd). Bryan et Orton suscitent une grande curiosité, et je me demande bien où va Cesaro, en espérant qu'il va bien quelque part. A terme, Swagger et lui pourraient former une équipe absolument formidable. Enfin, AJ est cent coudées au-dessus de tout le monde, et c'est cool que son règne ait coïncidé avec l'un des retours de Steph à l'écran, ça l'inscrit quelque part dans la grande Histoire, qu'elle est amenée à marquer à la manière d'une Trish ou d'une Lita! Merci pour la nalyse, ça valait le coup de patienter :D.

clap clap clap

Belle Nalyse ocee. Comme toi, j'ai plus que kiffé cette promo de Mark Henry. Je me faisais bien à l'idée de voir son départ acté et puis POUM, BOUM, SCHLAA... ben non en fait.
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Par contre, je trouve qu'il y a eu trop de choses dans ce Raw, des retours, des turns... booooh... Est ce que ce Lundi se sera la même?

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
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"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

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"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
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"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
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"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin