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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

La fin d'une illusion

Une grande carrière se mesure de nos jours au nombre des échecs.

Henri Jeanson

 

Si la formule du grand Henri Jeanson est juste, alors Ted DiBiase aura eu un parcours absolument formidable à la WWE. Si en revanche on mesure la réussite d’une carrière de catcheur au nombre de ses titres, de ses grandes feuds et de ses participations à des pay-per-views, alors le Fortunate Son, dont on a appris aujourd’hui qu’il raccrochait sa Million Dollar Belt au clou, peut être considéré comme le plus grand loser de sa génération.

 

 

Bon ben, heu, au revoir et merci pour tout.

 

 

Retour sur la carrière de Ted DiBiase

 

 

C’est difficile à croire aujourd’hui, mais il y a quelques années, disons début 2009, il se trouvait pas mal de suiveurs, dans l’Internet Wrestling Community, pour prédire un avenir glorieux à Ted DiBiase Jr. Ils avaient leurs raisons : l’homme était bien né (fils du Million Dollar Man, l’un des heels les plus charismatiques des années 1980 et du début des années 1990, et resté en bons termes avec les McMahon) ; il avait le gabarit de l’emploi (1m90 pour 100 kilos) ; son catch était propre et relativement puissant... Et, clairement, la WWE croyait en lui : il était devenu champion par équipes (avec Cody Rhodes) dès son premier match officiel, à Night of Champions 2008, à l’âge de 25 ans ; il avait ensuite été apparié à deux autres catcheurs au sang bleu, Randy Orton et ce même Cody Rhodes, au sein de la Legacy, la principale faction heel du moment ; et la Fédération lui avait même confié, quelques mois à peine après son arrivée, le rôle-titre dans le Marine II ! DiBiase en nouveau Cena, le raccourci était tentant : jeune, blanc, musclé, visage un peu niais de gendre idéal... le fils du millionnaire allait, croyait-on, faire honneur à son prestigieux daron, voire le surpasser.

 

Mais ça ne s’est pas passé comme ça.

 

 

- Ted, mon fils, je veux que tu deviennes comme moi.

- OK papa ! Je vais devenir gros et porter des lunettes !

- ...

 

 

Ted DiBiase Jr, qui vient d’annoncer, ce 26 août 2013, qu’il ne renouvellerait pas son contrat avec la WWE, aura eu une carrière extrêmement décevante. Jetons pour commencer un coup d’œil à son palmarès, particulièrement étique pour un catcheur resté aussi longtemps avec la compagnie. Nous l’avons dit, il a conquis le World Tag Team Championship le 29 juin 2008, à son premier match avec la WWE. Un titre perdu le 4 août contre l’alliance flippante Cena-Batista, regagné une semaine plus tard, puis perdu définitivement le 27 octobre contre le duo Punk-Kingston.

 

Ensuite, au cours des presque cinq années écoulées depuis, Ted DiBiase n’a plus jamais porté la moindre ceinture, si ce n’est la symbolique Million Dollar Belt refilée par papa en désespoir de cause. Pas un règne par équipes, pas un titre Intercontinental ou US, rien du tout. Et presque pas de title shots, d’ailleurs : une participation à l’Elimination Chamber en 2010, une chance pour le titre US de Daniel Bryan en décembre de cette même année, une tentative de prendre son titre IC à son ex-partenaire Cody Rhodes à l’automne 2011, et c’est tout. Ces dernières années, entre deux blessures, le pauvre Ted passait son temps entre Superstars et les house shows. Dans le meilleur des cas.

 

 

Janvier 2009 : Ted DiBiase vient de jeter un coup d’œil dans une boule de cristal.

 

 

Les raisons de son échec ne sont pas évidentes à déterminer. Hormis un léger accident de bagnole en état d’ivresse début 2008, le bonhomme ne traîne guère de casseroles, et semble plutôt un bon gars. Pour ce que ça vaut, c’est un fervent chrétien (à l’instar de son daron, devenu depuis la fin de sa carrière ministre du culte), paisiblement marié et père de famille depuis l’année dernière — il justifie notamment sa décision de quitter la WWE par la volonté de passer plus de temps avec bobonne et le bébé. Ce n’est donc sans doute pas dans un comportement foireux en backstage qu’il faut chercher l’explication à sa déroute.

 

Son catch, en tant que tel, n’était certes pas scintillant, mais il ne faut pas oublier que c’est surtout en heel qu’on l’a vu, et en plus dans un rôle de laquais lâche peu propice aux séquences glorieuses. Pour son gabarit, il était plutôt rapide, ses dropkicks étaient plus que corrects, et il savait se hisser au niveau de l’événement quand c’était nécessaire (on se souvient, par exemple, de sa belle victoire, avec Rhodes, sur DX dans un mémorable Submissions Count Anywhere Match à Breaking Point 2009). On avait le sentiment d’avoir en sa personne un catcheur maîtrisant bien ses fondamentaux (timing, selling, bumps) et capable, le cas échéant, d’étoffer son arsenal de prises. En tout état de cause, il n’était certainement pas inférieur dans le ring à un Miz, son contemporain, dont la carrière aura été autrement plus brillante.

 

 

- Regarde-moi faire, Miz, et apprends. Et ne demande même pas le tag, je vais gagner le match à moi tout s... Eh mais tu m’écoutes ?

- Non, tocard. Personne ne peut t’écouter plus de deux secondes sans sombrer dans la catalepsie.

 

 

L’explication de l’échec de celui qui était programmé pour réussir est en fait double. Elle tient autant à l’incapacité des bookers à lui écrire des histoires prenantes ou à lui faire prendre le bon tournant au bon moment qu’à ses propres carences en termes de charisme. Car il faut l’admettre, le sculptural DiBiase a toujours eu un mal fou à faire transparaître une personnalité forte. Avec ses oreilles décollées et son air un peu benêt de Dany Boon sous stéroïdes, on devait vraiment se forcer pour voir en lui une incarnation du mal sur Terre du temps où il semait le dawa au sein de la Legacy. Mais son face turn ultérieur ne lui a pas non plus permis d’engendrer un suivi massif, et son DiBiase Posse restera désespérément virtuel, à l’inverse de la fanbase très réelle que s’est forgée un Zack Ryder qui partait pourtant de plus bas... Problème rhédibitoire pour percer au plus haut niveau à la WWE, bien sûr.

 

Mais c’est — comme d’habitude — aux bookers qu’il convient d’adresser les reproches les plus sévères. Car c’est peu dire que le gars Ted n’a pas été mis dans les meilleures conditions. Ce n’est pas que la creative team l’ait tout simplement négligé, du moins jusqu’à la fin 2011, disons ; c’est seulement que tous les programmes concoctés pour lui étaient particulièrement mal ficelés.

 

Je vais découper sa carrière en plusieurs grandes étapes et tâcher de voir ce qui a merdé, et quand. (Non, pas tout, tout le temps, bande de mauvaises langues ; quoique...)

 

 

Manque de pot, ses cours d’art dramatique lui ont été dispensés par le Great Khali.

 

 

 

Phase 1 : Lancement d’une fusée

 

Entre les débuts de Ted DiBiase, Jr, à l’été 2008, et les premières tensions au sein de la Legacy, début 2010, le personnage a été plutôt bien géré. De son alliance initiale avec Cody Rhodes (lequel trahit son camarade du moment, Hardcore Holly, pour former le duo Priceless avec son pote millionnaire) à la naissance de la Legacy, vite expurgée des Polynésiens Snuka et Manu pour se réduire à un trio blanc huilé de partout Orton-Rhodes-DiBase, l’histoire est cohérente : Ted est un aristo du catch, qui méprise le tout-venant et se lie à ceux qu’il considère comme ses égaux, à savoir Rhodes et Orton, eux aussi rejetons de grands anciens. Même la soumission des deux jeunots à Orton est cohérente : le Legend Killer est l’aîné, il a été plusieurs fois champion du monde, il est naturellement le leader, ils le suivent car il leur permettra d’atteindre les sommets. Et cela, alors même qu’il les a tous deux puntés dans les mois précédant leur alliance, ce qui en dit long sur la mentalité servile des deux chiots. On ne les déteste que plus, c’est bien vu.

 

L’apogée de la Legacy, c’est bien sûr le Rumble 2009, où le trio fait bloc tout au long du combat et compte parmi les quatre derniers hommes en présence, l’intrus étant leur ennemi mortel Triple H. Rhodes et DiBiase se sacrifient, Orton gagne le Rumble, les CDC qui viennent de naître exultent, le futur est pavé de roses. Ce soir-là, DiBiase, entré en dixième position, aura passé plus de 45 minutes dans le ring.

 

 

- J'ai gagné grace à vous! Bravo les gars!

- Tu vas nous récompenser, Randy?

- Bien sûr! Double ration de Pal ce soir!

- Chouette!!!

 

 

La suite le voit, avec Rhodes, servir de bouclier humain à Orton dans sa feud sanglante contre le clan McMahon (marrant à écrire dans le contexte actuel). Si cette période offre à Rhodes et DiBiase des matchs de prestige contre entre autres Triple H, Cena, Batista et autre Michaels, on peut regretter que les Priceless ne se soient jamais parés de ceintures tag team pendant l’ère Legacy. A l’époque, les titres WWE Tag Team (il y avait alors deux titres par équipes distincts, les WWE Tag Team et les World Tag Team) étaient sur Carlito & Primo, qui étaient face et n’en faisaient rien d’intéressant. Les ceintures auraient été bien plus utiles sur Rhodes et DiBiase, surtout aux moments où Orton était de son côté champion WWE.

 

 

- Ted, ça te dit pas qu’on aille défier les Colon pour devenir champions par équipes ?

- Et si Randy a besoin qu’on aille lui chercher un coca précisément pendant notre match contre les Colon ? T’y as pensé ? On aurait l’air bien malins !

- Oui, t’as raison, c’était une idée à la con.

 

 

Car sans jamais être champions par équipes, et à force de prendre des raclées (la victoire contre DX à Breaking Point en 2009 n’étant qu’une exception dans une litanie de défaites), les deux chienchiens de la Vipère finissaient par apparaître bien faibles. Quand début 2010, ils coûtent par stupidité le titre WWE à Orton au Rumble contre Sheamus, la rupture devient inévitable. Encore plus quand à Elimination Chamber, Ted se rebelle et élimine son boss dans la cage ! Reste à savoir qui des trois fera un face turn...

 

 

Document d’archive : à Elimination Chamber 2010, un inconnu s’introduit dans la cage et agresse John Cena et Randy Orton à coups de barre de fer !

 

 

N’écoutant que la pop du public, les bookers turnent Orton, qui était pourtant le heel le plus efficace de la WWE depuis deux ans. Rhodes et DiBiase restent du mauvais côté de la force et affrontent leur mentor à WrestleMania 26 dans un drôle de Triple Threat où Orton les défonce.

 

 

Ici, en regardant bien, vous verrez la première participation de Ted à Wrestlemania. La dernière, aussi.

 

 

 

Phase 2 : Un heel sans saveur

 

Au lendemain de son échec de Mania, Ted tâche de se réinventer. La Legacy n’existe plus, Priceless n’existe plus, il doit être un homme nouveau. Alors... il essaie de refaire exactement ce que son père avait fait vingt ans plus tôt. Il se pavane paré de la Million Dollar Belt et tente de se payer un serviteur noir, en l’occurrence R-Truth. Qui rejette ses avances, provoquant une feud de midcard sans grand intérêt (dont Truth remportera le seul match de ppv, à Over the Limit). Le père DiBiase avait un sacré bagout et du temps d’antenne ; le fils en a bien moins. Alors, on exhume le vrai Virgil originel, mais ça ne change rien à l’indifférence que suscite Ted Jr. Le public a les yeux braqués sur le Nexus ; à côté, les historiettes de Ted sont datées et fades. Il vire Virgil, récupère Maryse en guise de valet, feude avec Goldust (et Aksana....) autour de la ceinture dorée, mais rien n’y fait : le public s’en moque. Parce que tout cela est vu et revu, parce que tout le monde se fout de Virgil, parce que l’exubérante Maryse l’éclipse, parce que Truth et Goldust sont des midcarders de bas de tableau...

 

 

- Prends garde à toi, Hogan ! Le Million Dollar Man te réserve une sacrée surprise !

- Maître Ted, si je puis me permettre...

- Ta gueule négro ! Hahaha, comment je le tiens trop bien, le personnage de papa !

 

 

Les bookers se ressaisissent un peu fin 2010, se rappelant que Ted sait aussi catcher. Boum, le voilà lancé à l’assaut du champion US, un certain Daniel Bryan. Il obtient un match à Survivor Series, le perd, puis est vaincu à plusieurs reprises par le vegan le plus fort du monde. Fin du mini-push, et retour une case plus bas : il se retrouve pro à NXT saison 4, et hérite comme élève du meilleur élément de cette saison, Brodus Clay.

 

Qui le dégage violemment quelques semaines plus tard, pour prendre comme mentor Alberto Del Rio.

 

 

Tu m’en veux pas hein Ted ? Bon, comme tu dis rien, j’en conclus que tu m’en veux pas.

 

 

Ted n’est plus rien, ou presque. D’ailleurs, Maryse le largue comme une merde. Il s’acoquine de nouveau avec Rhodes, mais cette fois il est clairement le second de son ancien égal. Au bout de quelques semaines, nouvelle déconvenue : déçu par une énième défaite concédée par le millionnaire, Cody l’attaque... ce qui a pour effet de le rendre face, mécaniquement. On va voir ce qu’on va voir !

 

 

Ah non, moi je vois rien du tout, j’ai pas les yeux en face des trous.

 

 

 

Phase 3 : un face sans saveur

 

Ted veut se venger de Cody, normal ! Mais le public a du mal à spontanément applaudir un DiBiase qui, depuis son arrivée il y a trois ans, n’a cessé de se conduire comme une ordure finie doublée d’un lâche. Il obtient un match pour la ceinture Intercontinentale de Rhodes à Night of Champions, mais est défait par un Disfigured One qui a, lui, le vent en poupe. Que fait un millionnaire face ? Il feude avec un millionaire heel, pardi !

 

Sauf que DiBiase ne s’en prend pas à Alberto Del Rio, mais à Jinder Mahal. Lequel lui reproche de trop traîner avec la plèbe. Au terme d’une rivalité qui aura royalement emmerdé le public, c’est... Mahal qui l’emporte, battant DiBiase par soumission lors du dernier Smackdown de 2011, illustration d’une année proprement désastreuse.

 

La suivante sera pire.

 

 

Quoi, je dois feuder avec... DiBiase ?! Bon sang, les bookers ne m’ont pas à la bonne.

 

 

 

Phase 4 : vers les tréfonds

 

Début 2012, voilà Ted, et voilà Hunico. Et voilà un flag match ! Ted gagne ! USA USA ! Oui mais bon, y a d’autres incarnations du patriotisme dans ce roster. Hunico finira par gagner la feud, profitant d’une blessure réelle de son adversaire.

 

 

Ted DiBiase fact : Ted DiBiase est tellement nul que quand on l’affronte, on peut se permettre de tenter de le pinner n’importe comment.

 

 

Que fait-on quand on reste sur des feuds perdues contre Mahal et Hunico ? On se fait soigner pratiquement toute l’année d’une épaule bien abîmée, on revient l’espace d’une soirée, en octobre, le temps de se faire démolir par Antonio Cesaro, on fait quelques apparitions à Superstars... Allez, on se reblesse, ça vaut mieux.

 

A ce stade, plus personne ne croit à DiBiase, et surtout pas les bookers. Son retour contre Cesaro le montre bien : Ted revient de plusieurs mois d’absence, sans être annoncé, sans changement de gimmick ou d’alignement, et perd rapidement. Il est devenu un jobber éternel, c’est l’évidence. Si même là, après une absence de longue durée, on ne cherche même pas à le relancer, c’est que la cause est entendue.

 

 

- Le DiBiase posse ! Content de vous retrouver les mecs ! Topez là !

- Attends, machin. D’abord tu nous files les 50 dollars promis, après on te tape dans la main.

 

 

La fin 2012 et 2013 le confirment : on le voit un peu à Superstars, un peu à Saturday Morning Slam (...), parfois dans des dark matchs de Smackdown. Son statut à la WWE est désormais celui du plus mauvais des jobbers, au niveau d’un JTG ou d’un Yoshi Tatsu. Alors que d’autres sont repackagés (Curtis, Young, les 3MB), lui reste englué dans un gimmick de face qui n’a plus rien à dire, plus rien à proposer, plus rien à espérer.

 

A trente ans, il est sans doute sage de sa part de prendre du recul, quitte peut-être à revenir plus tard, une fois qu’il saura exactement ce qu’il veut et que les bookers auront une histoire solide à lui mettre entre les mains. Ted DiBiase a toujours un nom et un savoir-faire qui lui garantissent une place dans à peu près n’importe quelle fédération dans les dix ans à venir. Reste à ce fils de star qui a commencé à catcher très jeune à décider si c’est vraiment ce qu’il a envie de faire toute sa vie. S’il retrouve une vraie motivation et parvient à la matérialiser suffisamment pour obtenir un beau push lors d’un éventuel retour, on suivra la suite avec attention. Mais si la seule perspective que peut lui offrir la WWE dans quelques années consistera à recommencer à faire le paillasson à Superstars, on espère qu’il aura la présence d’esprit d’éviter de replonger dans une mare aux requins où il n’aura pas fait illusion longtemps...

 

 

Discussion entre historiens du catch en 2030 :

- C’est qui le mec entre Maryse et Alicia Fox ?

- Heu... Je sais pas... Sa tête me dit quelque chose... Ricky Ortiz, non ?

- C’est pas Eric Escobar des fois ?

- Je sais ! C’est Curtis dans sa période pré-Fandango !

- Ah ben ouais, ça doit être ça.

 

 

Très chouette papier.

Article très sympa qui pourrait lancer une série sur les raisons de certains gros loupés comme celui de DiBiase. À la WWE, y a matière, ce qui est logique quand on dispose d'un effectif aussi pléthorique.
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Il y a cependant un point de ton argumentation sur lequel je voudrais revenir. Même si tu reconnais que Ted a tout juste un peu plus de charisme qu'une huître, tu accables principalement les bookers. J'aurais tendance à penser au contraire que cette absence de charisme est la principale raison de l'échec de DiBiase. Les bookers ont d'autres chats à fouetter que de se faire chier pour un mec destiné à la lowcard des house shows. J'écoutais récemment une interview de Ouellet, qui expliquait justement que Vince attend de ses superstars et de ses divas qu'elles lui proposent en permanence de nouvelles idées de gimmicks, d'évolutions de personnage, d'angles de storyline. Et qu'il apprécie les plus insistants. C'est peut-être ça qui a précipité la chute de Teddy: un manque d'idée et de volonté de convaincre le patron. L’assurance idiote que la bonne histoire allait forcément tomber du ciel, en bon fils à daddy. Je crois qu'à la WWE, il ne faut justement surtout pas attendre que la storyline de feu te soit offerte sur un plateau. Il faut la provoquer, l'obtenir en coulisse. Argumenter, se battre. Harceler le vieux jusqu'à ce qu'il cède. Toujours selon Ouellet, il n'en veut jamais à quelqu'un qui défend son idée, même si évidemment, il ne dit pas toujours oui.
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Bref, pas de chance pour Ted DiBiase. Je m'étais rappelé de son existence en le voyant en house show, en novembre dernier. Un match agréable. Enfin je crois: j'en avais profité pour aller faire pipi.

Charisme / storylines

Déjà, faudrait définir le charisme. Ca mérite carrément un papier entier, voire plusieurs, car voilà une notion qu'on emploie tous sans y réfléchir à deux fois, comme si elle correspondait à une réalité parfaitement claire et circonscrite. Or rien n'est plus subjectif, a fortiori dans le monde de la WWE.
Je me souviens de la période où Bryan était un champion US face relativement terne et de celle où CM Punk était un gentil face un peu bêta: ils ne suintaient guère le charisme à ce moment-là. On sait ce qu'il en est advenu... Je ne dis pas que DiBiase était un potentiel Punk ou Bryan, mais je suis persuadé qu'avec la bonne storyline, le bon personnage, un catcheur correct peut emporter l'adhésion. Ted est né dans le business, son père était l'un des heels les plus charismatiques de tous les temps (non seulement Hall of Famer, mais headliner de la promotion du HoF de son année), je ne peux pas croire qu'il soit incapable de bien jouer un rôle qui aurait été bien pensé pour lui. Après, les blessures, la paternité et la lassitude aidant, il a probablement cessé d'y croire lui-même, et c'est un autre débat, celui de l'implication des catcheurs, qui doivent être à fond tout le temps. Bref, j'exonère pas Ted de son échec, mais je pense qu'une fois la Legacy piteusement démantelée, il n'a plus eu droit qu'à de la merde en boîte en terme de storylines, et que ça doit être imputé avant tout à la creative team.
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A ce sujet, quoi que dise Ouellet, y a quand même toute une creative team qui est là pour écrire des histoires. Jim Cornette disait que si une creative team ne trouvait rien pour tel ou tel catcheur, il fallait virer la creative team. J'irai pas jusque là, mais la responsabilité première d'impulser les grandes histoires leur incombe quand même dans 90% des cas, disons — le restant étant des cas à part, et encore, on a bien vu avec le cas Ryder à quel point Vince est super enthousiaste quand un catcheur se crée son perso tout seul.
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Toute façon, pour résumer, j'en reviens à mon mantra: le problème majeur de la WWE, ce n'est pas la gestion de l'upcard, qui est globalement correcte, parfois brillante comme en ce moment même, mais la gestion de la midcard et de la lowcard. Case in point: personne ne veut les ceintures US et IC en ce moment, ce qui est complètement anormal, vu qu'on a un roster de 50 bonshommes. Si les auteurs faisaient bien leur boulot (et si la direction les poussait dans cette direction), tous les catcheurs auraient une direction claire, un perso cohérent, des buts précis, et DiBiase aurait son petit rôle à lui où son catch et son pedigree feraient merveille...

Ouais

Et ça m'a toujours semblé bizarre : pourquoi la WWE ne s'occupe jamais de la lowcard ? (et jusqu'il y a peu, on pouvait dire la même chose des divas et des tag teams) Ils ont une tonne de mecs talentueux pour faire vivre les ceintures US ou IC, que ce soit Hawkins, les 3MB, Kidd, Gabriel, Tatsu (mais plus DiBiase, malheureusement)... et on les voit une fois de temps en temps pour jobber. à mon sens ça ne devrait pas demander un gros boulot aux scripteurs, et ça permettrait à la WWE de proposer de la qualité dans tous les domaines.

Charisme, oh charisme... Où es-tu maudit charisme?

"[...]parce que l’exubérante Maryse l’éclipse"... Tout est dit.
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Il est bon dans un ring (mais pas exceptionnel) et c'est tout. En fait, ce qui lui aurait fallu, c'est Paul Heyman. Parce que la différence entre les deux 'fils de' que sont DiBiase Jr et Perfect Jr, c'est que le second a pu être confié au bon moment au manager le plus charismatique ever. Ted n'a pas pu avoir la chance de Curtis. Parfois ça tient à peu de choses...

Un Heyman... ou un Colter

A la réflexion, il aurait très bien pu bénéficier d'une association avec Colter et Swagger, remplaçant Cesaro dans les Real Americans. Colter expliquant qu'un vrai Américain est un homme immensément riche et ainsi de suite. Le duo DiBiase - Swagger aurait pu fonctionner dans ce cadre, avant qu'un Ted ainsi ragaillardi se lance dans une carrière solo à la JBL — riche, arrogant, brutal. En tout cas, ses valets n'ont jamais parlé pour lui, ce qui était une erreur. Quant à Maryse, je suis sans doute en minorité, mais je trouve qu'elle jouait pas mal du tout la connassse vénale et bitchy, mais du coup, quand elle était avec Ted, c'est elle qui attirait l'attention...

Effectivement

Colter, Swagger, DiBiase, ça aurait pu grave le faire (et laisser Antonio s'exprimer à sa pleine mesure en solo).
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Et sinon, je rejoints la minorité dont tu fais partie: autant Maryse n'était pas folichonne dans le ring (sans être catastrophique non plus dans mes souvenirs), autant son personnage était parfaitement interprété (j'adorais sa gestuelle).

Ceinture de plomb

Bon ben ça fait un concurrent à la ceinture de plomb en moins. Quoique, il n'aura même pas été assez intéressant pour pouvoir y prétendre cette année.

Au pied du podium

Il aura été nominé deux fois, en 2010 et 2012, où il finit au pied du podium, la place du con... On en tirera les conclusions qui s'imposent. Sur cette année, je me demande si on va l'inclure, il n'a pratiquement jamais été vu à Raw et SD et a longtemps été blessé. A vrai dire je suis comme ça à son égard sur 2013: http://www.kayfabenews.com/wrestling-fans-shocked-to-learn-ted-dibiase-j...

Sur la première vignette il a

Sur la première vignette il a quand même la tête d'un Benoît Pedretti qu'on aurait élevé aux hormones.

Blessure surtout

Son gros problème aussi, tu l'as mentionné, c'est sa carte d'abonnement à l'infirmerie. Du coup les bookers vont pas s'enquiquiner à bosser un truc de fou pour un type qui se blesse tout les 3 matchs.

Bon après, quand tu fais un flag match et une feud face à Jinder, tu te dois de réagir et de trouver une solution.

Merci Axl

C’était très intéressant comme article.
Mais moi je serai pas aussi sévère avec les bookers. Il semble quand même que le DiBiase Jr il a jamais été intéressé pour proposer quelque chose. Oui son perso de fils à papa était pas génial, mais il avait l'air de s'en contenter très bien. On a pas mal d'exemples de mecs qui ont construit leur perso ou ont été cherché les fans (Zack Ryder que tu cites) pour forcer la WWE à leur trouver une utilité. Il aurait pu lui aussi mais il s'est contenté de ce qu'on lui proposait.
Et puis quand on est eclipsé par le charisme de Maryse c'est bien qu'on en a aucun à la base...

J'ai pas parlé de son show youtube

Mais il a essayé de faire du Ryder, avec bien moins de talent. Quant aux bookers, je reste sur ma position: quand t'as sous les mains un type avec ces caractéristiques là — peu de charisme, orateur moyen, mais catcheur solide et doté d'un background qui parle à tous les fans —, tu te dois d'en faire quelque chose. Fous le en tag team, bon sang, emploie son pognon! Je me souviens qu'en 2010 pendant sa feud avec Truth, il paie les Colon pour tabasser son antagoniste. Y avait quelque chose à creuser par là, dans la lignée de son père: un catcheur qui est bon mais qui en plus a plein de fric et aucun scrupule. C'est ça qui avait mis Senior over, plus que son rire satanique et sa Million Dollar Belt.
Donc, option 1: - Ted en tag team avec un mec qui parle bien et qui a lui aussi un gimmick de riche sans scrupule. Del Rio étant propulsé direct au main event dès son arrivée, ça aurait pu être un Drew, un Miz, un JoMo heel, whatever.
Option 2: Ted membre d'un groupe d'enfoirés, finançant les activités sordides dudit groupe de temps à autre.
Option 3: Ted en face super riche, employant son pognon pour retourner des heels mercenaires et protéger les bons.
Certes, le pognon doit être utilisé avec parcimonie dans le catch, mais tout ça aurait pu marcher.
Ou alors: Ted est d'abord un heel riche entouré de plein de courtisans, valets et autres gardes du corps autoproclamés, qui le portent disons à un statut de champion IC. Mais catastrophe, il est ruiné, devient un mec sans le sou et redécouvre les vraies valeurs de la vie simple grâce à ses potes — ses vrais potes, pas les parasites qui l'ont toujours entouré. Puis on apprend qu'en réalité il n'a pas perdu son pognon, il s'est seulement fait passer pour pauvre histoire de vérifier si ses amis étaient dignes de confiance. Maintenant qu'il sait, il va employer ses moyens au service du bien, whatever.
Tout cela ne l'envoie pas au main event, j'ai conscience qu'il n'a probablement pas le niveau, mais ça peut nous donner un midcarder marrant à suivre. Toute façon, mon grand problème à la WWE, c'est leur gestion de la midcard et de la lowcard. Aucun match ne devrait être balancé sans raison, aucun catcheur ne devrait catcher juste comme ça, tous doivent avoir un but précis, et c'est loin d'être le cas. DiBiase, au cours de ces dernières années, en a fourni une belle illustration — même si son manque de personnalité et sa propension à se blesser peuvent aussi justifier le fait que les bookers n'aient pas voulu se casser la nénette autour de lui, alors que tant de nouveaux talents de la même génération arrivaient (depuis ses débuts à la WWE ont débuté, entre autres, Bryan, Barrett, Sheamus, Del Rio, le Shield, Cesaro, Sandow) ou explosaient (Punk, Ziggler, Swagger, Miz, Morrison, Rhodes, etc).

espoir

J'espère qu'il ne va pas retourner faire du cinéma, mon ophtalmo me le conseille.
"Bienvenue chez les nippons"!

Jour de gloire

Tout un article sur les Cahiers pour DiBiase Jr, qui l'eut cru !
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Très intéressant cas d'école ce Ted. Comme tu le dis il n'est pas plus mauvais qu'un autre, et pourtant ça n'a jamais pris. Je me demande si son héritage ne l'a pas finalement desservi : s'il n'avait pas été le fils de son père on lui aurait peut-être construit un autre gimmick, là il est toujours resté dans son costume de millionnaire "flamboyant" (oui je sais). Enfin, il est jeune, on ne sait jamais...

C'est possible

En même temps, Rhodes est vite est sorti de l'orbite paternelle, de même qu'Orton. Ted, même face, est resté un millionnaire du ring tout fade. Je crains un sort comparable pour Curtis Axel, soit dit en passant, mais au moins il avait tenté sa chance avec un gimmick différent au départ...

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Brock Lesnar à propos de John Cena

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Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

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"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin