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Le vrai catch selon l'Ultimate Georges Michaels

La volonté du Ciel, c’est moi !

Gong Er

 

3 heures du matin. 
Dans ma cuisine, appelée aussi l’Ultimate Georges Michaels’ Kitchen.

 

Deux chaises. Deux hommes assis. Deux tasses de café fumant. Une paire de charentaises. Une paire de pieds nus. Une paire de cernes, sous les yeux de Sébastien. Et moi qui noue la ceinture de ma robe de chambre en laine de mouton.

 

 

"Le catch était reconnu comme une œuvre athlétique sans équivalent, l’expression de la puissance pugilistique maîtrisée, du geste technique intelligible par excellence."

 

 

Le vrai catch selon l’Ultimate Georges Michaels, épisode 6

Le rêve

 

- Si je t’ai fait venir à une heure pareille, Sébastien, c’est parce que je viens de rêver un truc incroyable !


- Ah !? Vraiment ?


- Puisque je te le dis, idiot ! Un rêve long, sinueux et sanglant... avec Brock Lesnar en guest star !

- Waouh !

- Parle moins fort, gredin ! Les rêves s’évanouissent si vite après notre réveil qu’il est primordial de les transmettre dans l’heure qui suit. Veux-tu que je te conte celui que je viens de vivre pendant qu’il est encore frais, crapule ?


- Cela va sans dire maître. Je vous écoute.

- Très bonne réponse, jeune homme. De toute façon, valait mieux pour toi que tu me répondes par l’affirmative, je ne t’ai pas commandé de me rendre visite à cette heure-ci pour que tu me refuses cette faveur...

 

Sébastien soupira. La fatigue, probablement.

 

- Bien ! Alors... Par où commencer ? J’aime beaucoup tes chaussons. Mon grand-père avait les mêmes, sauf que c’était un vieillard de 95 ans. Donc, ne nous égarons pas... Euh... Attention, ça va partir... Et quand je pars, je ne m’arrête plus. Surtout, je t’avertis, ne m’interromps pas sinon je te claque le beignet... C’est bien compris ?

- ...


- Alors... Je me souviens... Je me souviens... Je me souviens de... d’une pluie de confettis. Nous étions dans la lumière. Moi, Brock et l’arbitre. Nous étions le centre de l’univers. Autour de nous la foule se déchaînait dans le noir. Les applaudissements étaient assourdissants. Les flashs crépitaient. Ça gesticulait au bord du tapis. Les cameramen avaient le sourire. L’annonceur hurlait dans son micro. Sa voix grelottait. Il scandait mon nom et le mot « Champion ». Dans la même phrase. Et puis journalistes et photographes se sont lâchés. Ils ont osé monter sur le ring. Ça leur est interdit par le règlement, mais ce match n’avait rien de commun avec tout ce que le business du catch avait connu auparavant. Ce n’était pas une affiche produite par la WWE. L’événement revêtait un tout autre niveau. L’échelon supérieur...

 

 

Le Highlight de la carrière de Brock : figurer dans un rêve de l’UGM.

 

 

...Mon promoteur avait déclaré à la presse que le monde entier s’arrêterait de tourner pour me voir détrôner Lesnar. Il avait raison. Alors les photographes m’ont encerclé. Ils m’ont aveuglé. Je ne voyais plus rien. La lumière froide des flashs me renvoyait à l’intérieur de mon propre corps. Devant les objectifs chauffés à blanc, je caressais mon flanc droit et je sentais une bosse quelques centimètres à peine sous mon pectoral. Je peinais à reprendre mon souffle. Chaque fois que j’inspirais, la bosse me faisait un mal de chien. Ce n’était pas la première fois que je me pétais une côte. Or, ce coup-ci, j’étais bien amoché. C’était cassé net. Pas une petite fracture, non. Une blessure de guerre. Et j’avais fini le match. Et le public en était chamboulé. Un boxeur, un fighter, un judoka auraient arrêté. Au pire, leur manager aurait jeté la serviette en signe d’abandon. Nous, les catcheurs, nous étions d’un tout autre métier. La réalité n’avait pas le droit de prendre le pas sur l’art. Il fallait aller jusqu’au bout de la catastrophe. Il fallait respecter ce combat, l’aimer jusqu’à la dernière minute, le construire à chaque geste, chaque regard, chaque coup et chaque projection.

Brock n’était pas un tendre. Une tête d’affiche qui avait bouleversé les codes du sport-spectacle. Il avait tout gagné chez Vince McMahon et Dana White. Ce n’était pourtant qu’un début. Aussi, à 38 ans, son recrutement par un milliardaire russe avait contribué à propulser le catch au-dessus de toute autre discipline sportive. Un plan média phénoménal financé par la mafia, des fuites sur des rencontres truquées du côté de la FIFA et des scandales en boucle autour du CIO avaient littéralement transformé les habitudes des amateurs de sport. Le catch était devenu plus vrai et plus sincère que tout ce qu’on avait vendu au peuple jusqu’à présent. Le catch était reconnu comme une œuvre athlétique sans équivalent, l’expression de la puissance pugilistique maîtrisée, du geste technique intelligible par excellence. Il dégageait une image à ce point noble que les pratiques extrêmes dérivées de la lutte professionnelle avaient disparu d’elles-mêmes. Le catch hardcore ne montrait plus le bout de son nez, s’effaçant définitivement au profit des duels purs à mains nues. On faisait chialer les vieillards, glapir les cadres et les professions libérales, on émoustillait les adolescentes et on serrait la pince du Président de la République et de son ministre. Après un combat de catch, le reste de l’existence devenait secondaire. Les JO, la Coupe du Monde de football, le foot US, c’était du passé. Au Japon, le base-ball s’enlisait. En Nouvelle-Zélande, les gamins qui achetaient des bottines de catch les fourraient avec du papier arraché dans des revues de rugby. Au Brésil, le MMA perdait des licenciés par centaines tous les jours...

 

 

- M. Blatter, la FIFA est dans la merde. D’après l’UGM et son promoteur russe mafieux, des matchs de foot ont été arrangés...

- Quoi ! Impossible ! Quel intérêt de truquer des résultats de foot ? Ce promoteur russe est un vieil ami, il raconte n’importe quoi !

 

 

... C’est pour toutes ces raisons que ce rêve m’a paru si intense. Je brandissais la ceinture au-dessus de ma tête et le peuple criait mon nom. Ce n’était pas seulement le stade que j’entendais, mais une rumeur terrestre qui acclamait l’avènement d’un nouveau Dieu. J’avais battu Brock Lesnar. Je l’avais cloué au tapis avec un Brainbuster exécuté de la deuxième corde. Trente-cinq minutes d’échanges et, en équilibre sur le coin du ring, je concluais les débats en réussissant une chandelle sur un adversaire de 140 kilos. Juste avant l’impact, j’avais rabattu contre moi la nuque de Brock, afin d’amortir sa chute. Le choc avait dégagé un bruit inquiétant. 95 000 personnes debout dans le stade, 4 milliards devant leur TV. Et toute cette tribu d’esthètes qui compte jusqu’à trois en même temps. Un raffut intersidéral.

Lors de la conférence d’après-match, Brock avait affirmé aux journalistes qu’il n’avait pas pu percevoir distinctement le décompte. Il n’était pas K-O, juste étourdi, et le brouhaha ambiant l’avait empêché de réagir. C’était la faute de la foule. Le stade avait été mon complice et le Champion déchu exigeait déjà une revanche devant un parterre de reporters qui buvaient son chagrin et sa haine comme on buvait les saintes paroles d’un homme d’église au Moyen Âge.

Dans mon bain de glace, quelques minutes après avoir quitté l’arène, je me concentrais sur la voix de Gibson, mon manager. Pendant une minute, il m’a raconté ce qu’il avait vécu intérieurement pendant l’affrontement. Il parlait lentement comme pour m’hypnotiser et ainsi m’aider à résister au froid :


« Tu as perdu connaissance sur une corde à linge. Il t’a touché sous le menton. J’ai cru que c’était terminé, que tu ne reviendrais pas. L’arbitre a repoussé Brock dans le coin, puis il a accouru te demander si tu souhaitais continuer. Tu lui as tapoté l’épaule en signe d’approbation, sans savoir où tu étais. T'en voulais encore. Mais tes yeux... comment dire... tes yeux, ils n’étaient plus là. Ils étaient loin du ring, loin du match, à la frontière entre la vie et la mort. Tout aurait pu s’achever sur ce coup, mais tu es revenu et tu as encaissé sa prise de finition, sa tornade F5. La sixième de la rencontre. Là, c’est ta côte qui a explosé. Je ne sais pas où tu as trouvé la force de te relever, ni comment tu as pu te dégager de son tombé. Au premier rang, il y avait un homme avec des lunettes rondes, du genre professeur d’histoire. Il hurlait. "Relève-toi, Michaels... je t’en supplie ! Relève-toi..."  Rends-toi compte, il te suppliait de ne pas abandonner. Il projetait sur toi tout ce que son corps pouvait contenir d’émotion. Il avait mal avec toi, peur avec toi, il aurait accepté volontiers de mourir avec toi. C’est dingue ! Carrément dingue !

Demain, tu passeras au journal de 20 h sur la première chaîne. Ton interview sera retransmise dans 115 pays. Plus que ton match, c’est ce moment que j’attendais. J’en viens à me demander si l'on parle de catch ou s’il s’agit d’autre chose, d’un autre sport... Moi qui m’arrachais la peau dans des gymnases miteux pour gagner ma croûte. Au moins, j’aurai vu ça, j’aurai vu mon poulain vaincre et être acclamé, provoquer une vague d’enthousiasme comme nulle autre auparavant, grâce à ce sport pour lequel j’ai tout donné pendant tant d’années. Mon accomplissement, c’est toi, Georges. J’ai toujours eu l’impression que le catch était important. Cette impression n’est plus. C'est une réalité. Je te remercie et je t’aime. Allez, sors d’ici ou tu vas finir par te transformer en esquimau glacé. »

 

 

Short flow du rappeur Cena avant impact au tapis : « La tornade F5 te pète les côtes, te pètela rate, te pète le foie, te pfffrarghouille...»

 

 

- Quand j’ai quitté mon bain, je suis passé devant le vestiaire de Brock. J’ai regardé dans l’ouverture de la porte et je l’ai vu, la tête calée dans ses grosses paluches. Il pleurait. Vois-tu Sébastien, quand on rêve, on sait ce que pensent les autres personnages de nos songes. Veux-tu que je te dise ce que pensait Brock ?


- Bien sûr, maître...


- Je t’ai dit de ne pas m’interrompre... Bon... Ce n’était pas des larmes de tristesse, mon garçon. C’était de la félicité qui lui sortait de la tête. Il y en avait trop pour lui, même dans une aussi grosse caboche que la sienne. Y’en avait trop. Quand tu arrives à l’ultime seconde de l’effort, les particules de ton métabolisme, ta chair, tes muscles se vaporisent sous ta peau. Tu chauffes à un million de degrés pendant quelques minutes, tu revois ta vie, les étapes qui t’ont mené jusqu’à ce moment fatidique et tu réalises à quel point tu as avancé. C’est comme être abasourdi devant les milliers de détails d’une somptueuse fresque et apprendre soudainement que tu en es l’auteur. Brock a réussi le match parfait. Il a perdu et malgré cela personne ne peut lui adresser le moindre reproche. Il a réalisé brutalement l’ampleur de son travail et il a tout pris dans la gueule quand la main de l’arbitre a tapé le tapis pour la troisième fois. Et dans ce vestiaire, la vapeur dont je parlais a refroidi. Elle est retournée à l’état liquide. Elle devait absolument trouver un moyen de s’échapper. Elle est sortie par tous les pores de sa peau. Il sanglotait de bonheur à l’idée d’être entré dans l’histoire, d’être reconnu pour son travail. Ce n’était pas sa célébrité qui lui importait, mais la reconnaissance de son travail. Pour la première fois de sa vie, il estimait mériter tout ce qu’il avait. De l’amour de sa femme aux sponsors qui criblaient son short de combat, en passant par les petits plats que sa mère lui servirait dans sa ferme familiale. Il mesurait enfin la valeur de ses efforts. Tout devenait normal, logique et c’était à en crever d’allégresse. La béatitude de Brock Lesnar naissait de ce que les médias allaient pourtant relater comme une défaite. Pleurer de joie après avoir perdu, ça ne te semble pas complètement fou ? Tu veux que je te dise, cette défaite n’en était finalement pas une, même si aux yeux du monde Brock avait bel et bien cédé sa ceinture. Dans un match de catch réussi, personne ne perd. Les protagonistes construisent des images qui restent. Ils manipulent la mémoire collective et la gravent. C’est ce que j’appelle le « Puzzle de la Victoire ». Pour que la dernière pièce de ce puzzle soit posée, il faut que quelqu’un perde. Garder les épaules au sol est un sacrifice que le vaincu accepte pour que l’œuvre soit complète. Brock a atteint la grandeur suprême en demeurant allongé sur le tapis.

- Je n’aurais jamais imaginé que Brock puisse aimer à ce point son métier.


- Imbécile, c’est un rêve. Il reflète ma psyché. Mon amour conscient et inconscient du catch professionnel. Pas le sien. D’ailleurs, sais-­‐tu ce qui me tue le plus dans cette partie de mon rêve, Sébastien ?
— Non, maître.
— Je me doutais que tu n’y comprendrais rien. M’enfin, tu es encore jeune... Ce qui me tue le plus dans ce rêve, c’est que j’ai appréhendé l’humanité comme un groupe capable de conscientiser la beauté de ce geste, sa dimension dramatique. Mon subconscient m’a permis de vivre une popularité du catch tout bonnement utopique.


- C’est ouf !

- Oui. Je suis verni.

 

Un ange passa. Sébastien but son café. J’en fis autant. Je me demandais s’il saisissait réellement la foi que j’avais en ce que les Japonais surnommaient affectueusement « le Roi des Sports ». J’avais aussi envie de dormir.

 

- Voilà. J’ai fini, mon garçon. Il me semblait évident qu’il fallait partager cela avec toi pour que tu comprennes l’importance que j’accorde au catch ! Même si pour ça j’ai dû te réveiller de si bonne heure.


- J’en suis honoré, maître. Me lever n’est pas un problème. Je ne serai pas en retard au turbin, pour une fois.

- Maintenant, tire-toi !


- Oui, je m’en vais de suite. Par contre, je voulais vous demander une chose.

- Quoi donc, petit impertinent, ne vois-tu pas que je suis épuisé ? Casse-toi d’ici !


- Pardon... mais, saviez-vous que j’avais des origines russes ?

- Non, et je m’en balance complètement... Que fais-tu chez moi à cette heure si tardive ? Je devrais être au lit, bordel !


- Maître... et si c’était moi, le milliardaire russe auquel vous avez rêvé ?

- Où veux-tu en venir ?

- Je crois, après vous avoir attentivement écouté, que nous devrions nous mettre au boulot et créer notre propre fédération de catch. C’est à cela que nous sommes destinés.


- Pauvre fou... pauvre fou... Je perds mon temps avec toi. J’aurais dû laisser la patronne des routiers te corriger un peu plus !

 

Sébastien se leva de sa chaise. Il fit un tour sur lui-même avec la grâce d’un mauvais magicien.

 

- J’ai 50 000 € sur un compte épargne. Suffit d’un « oui » de votre part pour que je débloque les fonds !

 

Je considérai les coups de soleil que mon apprenti avait attrapés sur le parking du restaurant routier. Son front pelait. Son nez pelait. Le coin de son œil était encore violet. Il m’énervait avec sa tête de victime. Mais, j’admis qu’il avait un sacré paquet de blé l’enfant de salaud. J’adorais les idées à la con et avec lui, j’étais servi. J’ai décollé mon cul de la chaise et ai fait également un tour sur moi-même. Avec bien plus de classe que mon invité cependant. Je le regardai droit dans les sourcils (je ne pouvais pas faire autrement sachant que j’allais le foutre dans une merde totale) et articulai très calmement :

- Mon adorable Sébastien, à 9 heures pétantes, passe un coup de fil à la banque.

- Et je dis quoi ?


- Que tu y passeras dans l’après-midi récupérer 50 000 € en petites coupures !

 

 

Avant cette chronique, j’étais comme ça

 

 

Après cette chronique, une meuf et deux chats sont rentrés chez moi. Donc, j’étais comme ça.


 

 

Après cette chronique, Sébastien était comme ça.

 

 

 

Sébastien, sponsor du rêve

En voilà un développement inattendu! Il n'est pourtant que très logique Seb l'esclave docile doive remettre toute sa fortune à son gourou, surtout quand celui-ci a des rêves aussi prometteurs. Ta prose est grande, UGM, puissent tes visions oniriques s'incarner! (et puis, quel meilleur emploi pour les pauvres ressources de Seb? Il aurait fait quoi sinon de son pognon, ce misérable? Il aurait acheté un pavillon en banlieue de Romorantin?)

UGM et le catch français

Mon Dieu le rêve de l'UGM c'est d'aller créer sa fédération au milieu du panier de crabes qu'est le catch français. Eh ben il va pas être déçu!
Je suis impatiente de voir son rêve tournait en cauchemar.

Les aventures de l'UGM sont

Les aventures de l'UGM sont devenus incontournables pour moi. Depuis l'épisode du Darty, j'attends toujours la suite avec impatience. En plus, j'aime bien quand la première vignette du récit arbore un côté "sexy".

Merci!

Oui, merci Georges. Tes aventures et celles du petit Sébastien (ne me demande pas pourquoi, mais pour moi, il ne peut s'agir que du "petit" Sebastien) sont un vrai régal pour les grands amateurs de nawak que nous sommes. Puisse l'UGM nous fournir pendant très longtemps des chroniques de cette qualité. Rien que pour ça, je suis prête à tricher et à corriger le nombre de suffrages obtenus par Bretouze au concours du catcheur le plus gna gna gna de la WWE.

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


Retrouvez ici toutes nos vignettes !


Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin