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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Daniel Bryan, un B+ à sa place

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Jean de la Fontaine

 

Depuis que Daniel Bryan est (vraisemblablement) sorti de la course au titre WWE, ça beugle de tous côtés, y compris sur nos pages. Crime de lèse-majesté, décision inique, booking insensé… c’est ce que hurlent les fans de l’American Dragon. McOcee ne partage pas leur avis, tant s’en faut, et tenait à le faire savoir. Pour elle, l’éviction de l’artiste à la barbe anarchique est logique. Et bonne pour le business.

 

 

No! No! No!

 

 

Lettre ouverte aux smarts qui se touchent sur Daniel Bryan

 

 

Le 27 octobre dernier, Hell in a Cell a cristallisé les mécontentements d’une partie du WWE Universe, du moins de sa composante la plus smart. En cause ? Quelques incohérences qui ont émaillé le show, de son opener à sa conclusion, un overbooking grossier et pompier en main event et surtout, une fin de PPV qui rend dingue et fou de rage les nombreux fans de Daniel Bryan. Car sa défaite dans la cage maudite du pay-per-view infernal ne laisse guère de place au doute : les carottes sont cuites pour le petit barbu bondissant. Alors que les fans hardcore réclamaient avec force un règne de l’ex-Petit Prince du circuit indépendant, que dis-je, alors qu’ils étaient persuadés que le temps du Dragon était enfin venu, qu’il lui appartenait désormais, et avec quelle légitimité, d’incarner la fédération de Stamford, d’en être le visage poilu, Vince et ses équipes ont balayé ce rêve de smart d’un vigoureux et dédaigneux revers de la main. Et depuis, ça couine de toute part sur les réseaux sociaux et sur le net en général, jusque sur nos pages virtuelles. Ainsi en est-il par exemple de notre lecteur Marc Raqheel, pour ne citer que lui, qui se remet visiblement difficilement de la déroute de son champion, si l’on en croit son commentaire à l’excellente nalyse de notre ami Henri Death : « Pour éjecter Bryan de la title picture comme ça, alors que depuis des mois, il prouve qu'il a sa place parmi les top guys de la compagnie, faut avoir sniffé une sacrée quantité de plâtre... » Et sur notre forum, les réactions sont à l’avenant ; on y entend hurler la légion de fans qui se meurent d’amour aveugle pour D-Bryan. Vous l’aurez sans doute compris, je ne partage pas ce sentiment. Ce choix de booking me semble même frappé du sceau du bon sens, logique et « bon pour le business ». Rien que ça.

 

 

Je vous ai présenté notre nouveau rédacteur, co-auteur de cet article?

 

 

Entendons-nous bien - jusque dans nos campagnes. Les qualités de Bryan, immenses, ne sont pas en cause. Ce mec respire le catch par tous les pores de sa peau de bébé et chacun de ses poils de barbe. Sa passion est sincère : il vit catch, dort catch, baise catch ; et continuerait probablement à simuler l’échange de mandales en slip de cuir devant trente personnes dans un gymnase pourri si l’aventure WWE devait s’arrêter brusquement. Rendons-lui ce qui lui appartient : il est certainement l’élément le plus technique du vestiaire de la compagnie de Stamford, se montre très à l’aise au micro et a surtout su fédérer dans son sillage une armée de suiveurs fidèles. Les smarts, bien sûr, qui ne jurent que par son habileté et la qualité de son storytelling entre les cordes. On les entendait déjà crier leur rage lorsque le Dragon récitait encore ses gammes à NXT. Mais, et c’est sûrement là la grande force de ce petit bonhomme à la détermination sans faille, il a également été capable de conquérir le cœur des marks qui peuplent les travées des arénas où la WWE pose ses valises toutes les semaines : ce public familial qui compose la plus grosse partie du WWE Universe et est pour beaucoup dans la réussite commerciale de l’Empire du Connecticut, il se l’est mis dans la poche avec un chant d’une simplicité extrême qui se résume en deux mots d’un basique à pleurer : « Yes » et « No ». C’est dire si cet artiste a du talent. Mérite-t-il pour autant de représenter la plus importante organisation de sport-divertissement, d’en être le nouveau « visage » ? De mon point de vue, pas le moins de monde.

 

 

- SALOPE!

- Calmez-vous Monsieur Daniel, c'est pas bien grave, c'est qu'un article.

- Putain, mais vous rigolez? C'est McOcee des Cahiers du Catch! Ma carrière est foutue. Demandez à Mercier où en est sa fédé depuis qu'elle s'est foutu

de sa gueule!

 

 

« Ben alors, pourquoi tu nous fais chier depuis 3500 signes si tu lui trouves toutes ces qualités, bitch ? » te demandes-tu sûrement la bave aux lèvres, l’œil noir et le regard mauvais, en te grattant nerveusement les couilles d’une main agacée ? Eh bien tout simplement parce que toutes ces qualités, aussi nombreuses et indiscutables soient-elles, ne vous autorisent pas à le croire légitime au sommet de la hiérarchie informelle de la WWE ni à réclamer à coups de beuglements outrés qu’il en soit le champion. Ou à défaut une pièce essentielle du grand puzzle de la fédération des McMahon. Pour une multitude de bonnes raisons, que je ne devrais pas avoir à transmettre si les fondus de catch amourachés du barbu pouilleux savaient faire fonctionner les quelques neurones qui leur restent encore, D-Bryan est aujourd’hui à sa place. Ayant bien conscience des limites de votre capacité d’analyse et de votre propension à ne pas savoir prendre de recul quand il est question de votre chouchou au format poche, je vais tenter de vous expliquer pourquoi, en quelques arguments simples et intelligibles, même pour des peine-à-penser obsédés par D-Bryan. Une gageure.

 

 

- Peine à penser, peut-être, mais sûrement pas à jouir. Si t'as des doutes, on se retrouve sur Twitter ou on se cam, bébé!

- Yo, Titus est chaud bouillant ce soir!

 

 

Commençons tout d’abord par la fameuse « title picture » dont il devrait faire partie. Comme tant d’autres, écrirais-je malicieusement. Car c’est une constante chez les amateurs de catch, un curieux principe que nous constatons depuis près de cinq ans sur ce site : chaque promesse de Stamford, chaque rookie talentueux devrait pouvoir disputer un titre, mondial si possible, à plus forte raison s’il détient un passé indy glorieux. Oui mais voilà, les places sont chères et les prétendants nombreux. Et selon un principe de vase communiquant, si une nouvelle tête squatte le haut de l’affiche, il faut bien que quelqu’un lui cède sa chaise. Il n’y a que quatre titres masculins individuels en jeu à la WWE et il est mathématiquement impossible de satisfaire tous les talents qui peuplent le vestiaire. Car les mêmes qui ne comprennent pas pourquoi D-Bryan n’est pas de tous les main event conchient la stagnation de Cesaro, regrettent le push avorté de Damien Sandow, se demandent quand vont débouler Neville, Ohno et Sami Zayn dans le roster principal, dénoncent la sous-utilisation d’un Kofi Kingston ou d’un John Morrison en son temps, désespèrent qu’un mec comme Cody Rhodes n’ait pas la consécration individuelle qu’il mérite, tueraient père et mère pour que Triple H se décide enfin à attirer dans ses filets des artistes tels qu’Austin Aries, Bobby Roode ou Kurt Angle, et ont envie de casser leur écran à grands coups de hache lorsqu’ils pensent à la disparition subite de Dolph Ziggler.

 

 

L'ex-chouchou de l'IWC, c'est lui, redescendu dans les profondeurs de la hiérarchie après son push réclamé par certains fans. En fait, la WWE aime bien se foutre de la gueule de ses smarts mais leur file de temps à autre un os à ronger.

 

 

Et à tous ces catcheurs qui rongent leur frein, il faut ajouter les Superstars établies que l’on peut difficilement écarter de la tête d’affiche, au premier rang desquels des mecs aussi confirmés et talentueux que CM Punk, John Cena, Sheamus ou Randy Orton. Les vendeurs de posters, magazines et t-shirts. Autrement dit, satisfaire tous les cadors de la WWE est mathématiquement impossible, à moins de multiplier les trophées. Ce qui serait parfaitement ridicule. Et le raisonnement est valable pour le titre suprême de Stamford, pris isolément : la title picture du Championnat WWE se résume à son titulaire et son prétendant et plus rarement à un troisième larron. Qui en exclure pour faire une place à la nouvelle coqueluche des smarts ?

 

 

T'inquiète McOcee, j'ai l'habitude.

 

 

Autorisons-nous un parallèle footballistique : si Lucas n’est pas titulaire au PSG, c’est que Cavani est meilleur. Si Rabiot ronge son frein sur le banc, c’est que Verrati, Motta et Matuidi lui sont supérieurs. Et si Menez boude à cause de sa condition de remplaçant, c’est bien parce que Lavezzi offre plus de garanties que le jeune international français. Et pourtant, ces trois jeunes gens ont un talent fou. Faut-il pour autant leur faire une place coûte que coûte dans le onze de départ du plus grand club de France et bientôt d’Europe ? Évidemment, non. Leur heure viendra, plus tard. Ou pas. Bref, vous voyez l’idée : réserver une place au pied du trône à Monsieur Oui à long terme signifierait qu’il la mérite plus que tout autre. Ce qui est plus que discutable et nous amène à examiner le deuxième élément qui plaide en la défaveur de Danny : celui qui a trait à sa « légitimité », concept quelque peu subjectif quand on parle de catch, j’en conviens bien volontiers, mais que l’on ne peut pas écarter sans en débattre au préalable.

 

 

De la même façon, le PSG aurait dû jouer la carte Chantome plutôt que de lancer Verratti. Nan, je déconne.

 

 

C’est indéniable : Bryan est « méritant ». Cela signifie-t-il qu’il « mérite » dès aujourd’hui sa place au sommet de la hiérarchie, au détriment de certains de ses concurrents ? Non, à l’évidence. Les qualités propres au Dragon ne sauraient faire oublier celles de rivaux parfois plus expérimentés et qui ont pour le moment plus prouvé que le natif d’Aberdeen. Citons dans le désordre CM Punk, John Cena, Randy Orton ou même Sheamus, quatre athlètes qui évoluent à la WWE depuis plus longtemps que Daniel Bryan et « méritent » tout autant de se voir confier le premier rôle. Pour le Marine, c’est une évidence, même si son objectif actuel est de redonner un peu de lustre à la ceinture de champion poids lourds : il n’est pas scandaleux de le voir plus haut que le Yes Man sur la carte, je pense que tout le monde en conviendra. Idem pour CM Punk, qui a brillamment et patiemment gravi les marches qui mènent au succès, de titres poids lourds acquis grâce à une mallette en règne record de Champion WWE, en passant par des promos enflammées et une capacité extraordinaire à se renouveler, ce que Bryan n’a pas encore démontré. Et pour cause, il n’en a pas eu le temps. C’est vrai aussi pour Sheamus, une force de la nature doublée d’un athlète accompli qui peut également se targuer d’années passées à écumer les rings du circuit indy et dont l’expérience, le charisme et le soutien des fans n’ont rien à envier à ceux de Daniel Bryan. Et qui a surtout connu des règnes individuels plus convaincants que le petit artiste à la vilaine coupe de hippie.

 

 

Daniel, vous êtes un athlète au palmarès déjà conséquent. Quel est le plus beau moment de votre carrière? Cette petite minute de règne à SummerSlam? Ce titre perdu dès le lendemain sur décision de Triple H? Votre première défense de championnat du monde à WrestleMania contre Sheamus?

 

 

Et, bien sûr, c’est également le cas de Randy Orton qui s’est finalement imposé et arbore fièrement autour de ses hanches le titre majeur de la WWE. Car les deux dernières années de la Vipère, en demi-teinte, ne doivent pas faire oublier le pedigree du personnage. Plus jeune champion du monde de l’histoire, il n’est aujourd’hui qu’à trois petites longueurs de John Cena en terme de ceintures mondiales gagnées, puisque RKO a déjà huit championnats WWE à son CV, auxquels s’ajoutent trois trophées poids lourds (contre onze et trois pour le Marine). Cela pose un peu ce que représente le Legend Killer à Stamford, depuis les onze années qu’il y exerce. Son histoire, son talent, sa relation avec la fédération, mais aussi l’attachement des fans et son charisme entre les cordes font que le voir battre Bryan pour redevenir champion WWE, non, ce n’est décidément pas choquant. C’est dans l’ordre naturel des choses à Stamford.

 

 

"L'ordre naturel des choses", un concept incertain et fluctuant à la WWE.

 

 

Je sais ce que tu vas me répondre, dès que tu auras fini de te curer le nez avec ton petit doigt pour déloger ce corps étranger solidement arrimé à ce long poil qui dépasse de ton tarin disgracieux : « ouais mais la WWE, elle ne se renouvelle jamais. », voire « John Cena et Orton, ça fait cinq ans que ça dure. », ce qu’affirme sans rire l’auteur de la nalyse de Hell in a Cell dans un élan de malhonnêteté intellectuelle que je dénonce et condamne vigoureusement. Déjà, oublier CM Punk et ses 434 jours de domination sans partage, c’est un crime impardonnable qui devrait valoir l’écartèlement sur la voie publique de son coupable. Mais il faut également citer Triple H, Edge, Sheamus, The Rock, Edge, Jeff Hardy, Batista, Alberto Del Rio et même le Miz (160 jours), qui ont frimé ceinture WWE à l’épaule ces cinq dernières années. Et apportent un démenti cinglant à l’affirmation hasardeuse de notre sarcastique et sémillant rédacteur. Les Champions de Stamford sont bien plus nombreux que l’on pourrait le croire à la lecture des inconditionnels supporters du Dragon miniature qui pestent en permanence autour du sempiternel « toujours les mêmes ».

 

 

Et rien que pour vous faire chier, j'ai décidé de gagner le titre poids lourds d'un seul bras.

 

 

Il me faut en revanche accepter une critique, que je juge infondée, mais là n’est pas la question : quand bien même une flopée de Superstars sont parvenues à inscrire leur nom au livre d’or de la compagnie des McMahon, ils sont peu nombreux ceux qui comptent vraiment et pèsent au quotidien de tout leur poids au sein des aventures des deux shows majeurs. Dans la liste que je viens d’évoquer, seuls John Cena, CM Punk, Randy Orton et Sheamus ont ce statut de pilier incontournable de la WWE, ce petit truc en plus dans la hiérarchie qui fait qu’ils sont plus souvent que tout autre les têtes d’affiche des principales rivalités, celles qui gravitent autour du titre suprême. Je comprends qu’on puisse le reprocher à Vince et ses équipes, mais il me semble que c’est oublier ce qu’est le catch : un sport-divertissement. Un spectacle qui simule une compétition sportive. Ce rappel est fondamental, à double titre. Il me semble que la stabilité des héros principaux de la fédération de Stamford, réunis dans un tout petit cercle, s’impose aux décideurs de la compagnie. Tout d’abord parce que c’est cette stabilité qui garantit la crédibilité du champion. C’est avant tout le nombre de règnes de John Cena, et parfois même leur durée, qui fait du Marine l’immense athlète qu’il est aux yeux du public et l’impose comme le Top Guy du Connecticut. Et cette consécration n’est rendue possible que par ces dix années passées sur le devant de la scène. Le raisonnement est valable pour CM Punk, devenu icône par la grâce d’une domination record. Lui aussi est parti pour squatter les écrans de télévision et se forger un palmarès hors du commun pendant les années à venir. Idem, enfin, pour Randy Orton, qui est aujourd’hui à sa place en tête de la chaîne alimentaire. On l’a dit : son CV, son aura et son palmarès en font un choix logique, même si celui-ci s’effectue au détriment de Bryan, qui n’est pas encore au niveau de ses rivaux.

 

 

- Tiens Dolph, tu devrais demander aux Cahiers du Catch de faire un article sur toi pour comprendre ce qu'il t'est arrivé.

- Pas con Kaitlyn, gimme five.

 

 

Et c’est là que le parallèle sportif prend tout son sens : le retour de Zidane en 2006 met tout le monde d’accord, malgré l’âge de ses artères. Parce que c’est Zizou. De la même façon, il n’est pas né l’attaquant qui délogera un Cristiano même vieillissant de son fauteuil de titulaire de la selecção portugaise ; et tant que Messi sera capable de coups de génie, jamais un entraîneur ne le sortira d’une équipe. À une autre échelle, un Hervin Ongenda devra patienter dans l’ombre d’un Lavezzi, même si en terme de qualités techniques pures, le jeune français semble mieux loti que l’Argentin. Autrement dit, un champion sportif indiscutable, cela se façonne sur la durée. Une place de titulaire, ça se mérite, cela demande du travail et de la patience. Et une fois cette construction achevée, il est inconcevable de ne pas en profiter à plein, en sport comme en sport-divertissement. Et la WWE a plus que d’autres cette obligation d’installer ses champions, pour la bonne raison que son caractère simulé est forcément un frein dans l’inconscient collectif du public. Stabiliser ses main eventers, c’est le moyen pour Stamford de crédibiliser le « sportif » et de suspendre un peu plus haut l’incrédulité de ses suiveurs réguliers ou occasionnels. C’est aussi pour cela que D-Bryan est condamné à ronger un peu son frein : à l’instar de Neymar à Barcelone, il n’est pas encore le messie, le Messi, le A+ Player de son équipe. Il n’est qu’un B+, peut-être déjà un petit A. Ce qui est remarquable à son âge et augure de lendemains qui chantent en main event des plus prestigieux PPV de la WWE.

 

 

- Ah, l'article devient enfin sympa!

- Euh... Attends de lire la suite Danny, tu y es comparé à un nain. Cette McOcee est plus redoutable que Stephanie McMahon.

- Et plus méchante que Djipi Bag O'Shit.

- Pas faux.

- Le plus sympa, c'est Jyskal, il aime tout le monde.

- Oui, et celui qui fait les blagues les plus connes, c'est Big Botch Man. T'as lu sa nalyse en images?

- Ah non, tiens, mais je vais lire ça. J'aime bien aussi Big Botch Man.

 

 

Ou pas. Car n’en déplaise aux amateurs de catch virevoltant, précis et perpétuellement inventif du natif d’Aberdeen, un ultime danger le guette. Quelques derniers et menaçants récifs pointent encore à l’horizon, qui se verraient bien théâtre du naufrage du navire D-Bryan et cimetière de ses ambitions. Il est petit. 1,73 m. Soit dix centimètres de moins que Bret Hart et Chris Jericho. Et à peine cinq de plus que Rey Mysterio. Dans un monde où les grands champions culminent à 1,90 m, voire plus pour certains d’entre eux. Et dans une discipline qui a toujours fait la part belle aux forces de la nature. Argument ridicule ? J’en conviens parfaitement : il peut paraître saugrenu ; mais il mérite mieux qu’un haussement d’épaules, de sourcils ou de sexe turgescent. Car dans ce sport-divertissement issu du milieu forain, ce qu’on aime par-dessus tout, ce sont les mastodontes, les colosses, les big men, le bigger than life ! Christophe Agius le résume d’ailleurs à la perfection quand il évoque les tournées de la ICWA sur les routes françaises : le public peu averti, familial, à la faible culture catch (nos marks bien de chez nous, en quelque sorte), ne jure que par la démesure, les musculatures saillantes, hors du commun, les mensurations exceptionnelles. Il veut qu’on lui vende du rêve et cela ne passe pas par le triomphe d’un type plus petit que tata Yvonne.

 

 

- Tain, t'as vu Horny? À 40 cm près, t'aurais pu être champion WWE.

- Ouais je sais Eva. Bryan a de la chance d'être grand pour un nain.

 

 

On dit souvent que la force de Daniel Bryan est d’incarner une sorte de monsieur tout le monde dans lequel tout fan pourrait s’identifier facilement. Son look, sa simplicité apparente y participent. Tout comme sa taille, d’une effroyable normalité dans un univers où la surenchère physique est permanente. Mais le public de la WWE tient-il tant que ça à s’identifier à ces super héros en slip de cuir qui ferraillent sur les rings de Stamford chaque semaine ? Ou préfère-t-il rêver de muscles parfaitement dessinés, de champions culminant aux alentours des deux mètres, au corps parfait et consciencieusement huilé ? Le fait que la fédération des McMahon exagère les mensurations de ses athlètes (les poids et les tailles sont aussi kayfabe) est un élément de réponse ; la norme n’est pas la norme dans le Connecticut. Osons un rapprochement audacieux : la France ne veut pas d’un président normal, pas plus que les suiveurs de la WWE ne veulent de monsieur tout le monde ceinture suprême autour des hanches.

 

Bonjour, je m'appelle John Doe et Daniel Bryan est mon inspirateur. J'ai décidé de devenir Champion WWE et d'incarner à mon tour la Monsieur Tout le Monde Era. Tout le monde me dit que j'ai un certain talent pour ça.

 

 

Métaphorons toujours un peu plus : le public accepte la victoire de David contre Goliath. Rey Mysterio a par exemple battu bien plus grand que lui. Mais à la WWE, neuf fois sur dix, c’est le géant de l’Ancien Testament qui l’emporterait contre le berger D-Bryan. Le WWE Universe achète l’exploit d’une miniature, mais à la condition qu’il ne soit pas renouvelé semaine après semaine. En ce sens, l’American Dragon régnant sur la plus grosse fédération de catch au monde jusqu’à en devenir le visage, ce ne serait probablement pas très bon pour le business. Et c’est pourquoi Daniel Bryan devra peut-être se contenter de quelques titres WWE arrachés çà et là et de règnes relativement courts, avec pour « compensation » une ribambelle de trophées « secondaires » accrochés à son tableau de chasse. À la manière d’un Chris Jericho (neuf breloques IC contre cinq titres mondiaux « seulement ») ou d’un Rey Mysterio (trois ceintures de champion du monde à son actif), le Dragon pourrait bien à l’avenir souffrir de la concurrence de plus costaud que lui. Et faire les frais d’une « banalité » peu attractive sur le long terme.

 

 

Bastonné par des rookies lowcarders dans un couloir, le depush a commencé pour le Dragon de papier.

 

 

Vous l’aurez compris, du moins je l’espère : sous les sarcasmes de cette lettre ouverte se cache une grande admiration pour l’ex-Petit Prince du circuit indy et un profond respect pour tout ce qu’il a déjà accompli. Ce qui ne doit néanmoins pas faire oublier l’essentiel : à la WWE, comme dans la vie sportive, le talent pur ne suffit pas toujours. L’apprentissage est long, la route difficile, construite d’étapes à franchir patiemment et parsemée de concurrents qui ont leur mot à dire. D’autant plus quand ils doivent baisser la tête pour regarder le Dragon droit dans les yeux. Et c’est sur cette dernière taquinerie que nous conclurons cette réflexion ô combien politiquement incorrecte, du moins si j’en crois les réactions outrées d’une bonne partie de notre lectorat le plus smart. Car c’est aussi une des missions des Cahiers du Catch : combattre sans relâche le politiquement correct, où qu’il se niche.

 

 

Léonarda, enfin de retour en France pour la fashion week.

 

 

Il manque à Orton le it

Il manque à Orton le it factor effectivement... Sùr l argument du public segmenté ça se tient même si Cena est la tête de gondole, la WWE a d autres produits d appel pour attirer le chaland. L individualisme de masse et le communautarisme empêchent t ils désormais la WWE d avoir un face absolu?

Le Mic-Skill d'Orton est solide...

Orton est vendu comme "The Baddest Man of the WWE" depuis quand? 2007 au moins?
Il défonce avec sadisme ses adversaires en heel et colle des rko à ses partenaires en tag team en face, il est le catcheur pur, pas entertainer à vendre des t-shirts, des casquettes ou des jeux vidéo, non lui c'est le ring qui parle...
Ses promos sont raccords avec son personnage in-ring, froides, lentes, methodiques et qui font passer ses intérêts personnels avant le reste, il ne sombre jamais dans la cheap pop ( coucou John), la cheap heat (trop de heel s'enferment dedans), ne cherche jamais à faire jouir les smarts de l'IWC (Cihaime si tu me lis...), il cherche à intimider et à inspiré la crainte, sa punchline sur un rko qu'il souhaitait porter à la grand mère de Sheamus datait de sa période face non? Alors son talent au micro est juste impeccable par rapport à ce qu'il représente !
Sur son alignement pendant la période de Mania, je pense que c'était un leurre, à cet époque tout L'IWC militait pour un heel turn, la creative team à donc fait croire qu'il était susceptible de Turner à tout moment...

Ya un truc que t oublies

Le seul huge de paid a la wwe pour determiner Si tu dois être Une des face de la firme c est combien tu Fais d'audience et combien de merchandising tu vends. C est aussi et surtout cela la wwe : il faut avoir le plus gros ca pour reste en haut! When 3H says I do what is good for business, he really means it!

Bryan est déjà un A-

"Et si Menez boude à cause de sa condition de remplaçant, c’est bien parce que Lavezzi offre plus de garanties que le jeune international français."
Non, non, franchement, le Lavezzi actuel, je vois pas ce qu'il a de plus que Menez.^^
*
Outre le ton de l'article qui me titille un peu (je sais que c'est fait exprès, hein, cette fausse condescendance), je trouve la réflexion un peu réductrice. Je crois que je vais reprendre des arguments d'Axl ou BBM, avec lesquels je suis bien plus d'accord, je m'en excuse auprès d'eux pour les redites occasionnelles.
En gros : Cena, Orton, Sheamus et Punk sont là pour tenir la baraque, et les autres doivent se contenter de savoir quelle place est la leur et s'y conformer en attendant que peut-être un jour on leur dise : "finalement on va compter sur toi". Sauf que c'est un peu réducteur. Bryan vend des goodies par dizaines de cargos, a un nombre incroyables de pancartes à son effigie, et peut être par son côté vegan un très bon personnage public pour la WWE. Peut-on rappeler aussi que Smackdown obtenait des ratings étonnamment élevés quand Mark Henry est devenu WHC? Evidemment, il faut des tauliers pour tenir la baraque, ce que Cena, Orton et Punk font fort bien ; il n'empêche que ça laisse tout à fait de la place pour ne serait-ce que tenter des expériences pour préparer l'avenir.
Et surtout, là où je suis endésaccord avec le coeur de ton article, c'est que beaucoup de fans de Bryan savent bien qu'il ne détrônera pas Cena. Tu places Sheamus et Punk sur le même pied d'égalité que le Marine, alors que ça ne reflète pas la réalité. La WWE actuelle, elle tourne autour de Cena. Et derrière on a quelques noms pour venir encadrer l'hégémonie actuelle de Johnny, que je ne remets pas en cause d'ailleurs au vu de son talent, sa dévotion, sa fanbase... tous ces éléments qui font qu'il mérite la place à laquelle il est aujourd'hui. Tu laisses à penser qu'il existe un carré magique au sommet de la fédération alors que celui-ci est déjà en lui-même déséquilibré. Pour moi, Bryan est beaucoup plus près de certains noms de ton quatuor infernal que ceux-ci ne sont proches du statut de Cena.
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"Autrement dit, un champion sportif indiscutable, cela se façonne sur la durée. Une place de titulaire, ça se mérite, cela demande du travail et de la patience."
En quoi la patience est-elle nécessairement une bonne chose pour établir qui doit être au sommet de la WWE? On parle de la compagnie qui a mis Brock Lesnar comme tête de proue en le surpushant quelques semaines après son arrivée dans le Main-Event dont il ne serait certainement jamais redescendu s'il était pas parti plus ou moins de son propre chef? Idem pour Sheamus (qui rappelons-le a fait ses débuts dans le main roster huit mois avant Bryan), qui au final a dû attendre, quoi, dix-huit mois pour accéder au statut que tu lui prêtes actuellement ? Voire Kurt Angle, même si la notoriété qu'il avait accumulé avant son entrée dans le monde du catch avec son titre olympique a forcément joué.
*
Je trouve aussi que tu surestimes énormément Sheamus. Et l'Irlandais est pourtant un de mes chouchous puisque je le considère comme l'un des tous meilleurs au monde dans son créneau. Mais le règne convaincant de Sheamus auquel tu penses sans doute, celui de sept mois à Smackdown, il n'a pas laissé de bons souvenirs à tout le monde puisque c'est à cette époque qu'on a commencé à entendre des huées et les premières critiques contre le personnage monolithique de face bully Sheamus. Aujourd'hui, je ne vois vraiment pas du tout en quoi Sheamus est plus incontournable que Daniel Bryan dans le produit WWE, hormis le fait qu'il renvoie l'image (fondée ou non), du type qui a toujours eu les faveurs du management et particulièrement de Triple H.
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Ce que Bryan est en train d'accomplir, c'est ce que Punk a fait il y a deux ans, quasiment trait pour trait. Je lui souhaite un règne de 434 jours, mais ce que tu dis de Daniel Bryan aujourd'hui, on aurait pu ressortir le même refrain à propos de Punk il y a deux ans. Et quand on compare avec la litanie de ceux qui se sont eux aussi heurtés au plafond de verre, on voit que Bryan a déjà eu beaucoup plus l'occasion que la plupart d'entre eux de prouver qu'il valait, que ce soit au micro ou dans la gestion de storylines qui leur étaient dédiées. Je suis d'accord sur l'idée qu'à l'heure actuelle, Bryan, en dépit de la trajectoire déjà miraculeuse que représente son parcours à la WWE depuis son arrivée, n'a pas encore le statut de Cena, Orton ou Punk. Mais contrairement à toi, je ne vois pas ce qui lui manque pour y accéder.

Daniel Bryan ne peut pas devenir the face of the company

Et la raison est assez simple : il l'est déjà.

Je m'explique quand même un peu histoire de pas être trop abscons.

La question est de savoir vraiment qui à la WWE est un top guy (établi et reconnu) :

Cena, évidemment.
Mais Cena a le rôle bien particulier du Hogan 2.0, celui du good guy absolu et ça pose un problème majeur. Si Hogan, en 1990, pouvait être le top guy qui monopolisait les titres et les main events de PPV (et pas ceux "on free TV", hein, Hogan était économisé en terme de temps d'antenne), Cena ne peut pas l'être en 2013 (ni même depuis 2010) parce que le public est plus "éduqué" par rapport à catch (en ce sens qu'il a une vraie connaissance de l'histoire du business même si elle est partielle et faite à coups de documentaires Made in WWE).
On est à un moment où l'archétype que représente Cena ne marche plus alors qu'il est quand même le modèle qui a quasiment toujours servi à la WWE depuis des années, celui du good guy bigger than life, du vrai american hero (un rôle qu'a été endossé par des tas de gens avant lui, hein, faut pas croire qu'il ya que Hogan, Backlund et Sammartino étaient construits sur le même moule auparavant même si la consonnance du nom, rajoutait au tableau en vantant les modèles de melting pot de l'assimilation américaine). A partir de ce moment là, donc, la WWE est dans une impasse si elle cherche à trouver un gars qui soit capable à lui seul de fédérer tout le monde. Elle ne le trouvera pas. Jamais. Si ça ne marche plus avec Cena, c'est pas unqiuement parce que la WWE nous a trop servi Cena, c'est que c'est plus possible, pas avec un public de fans éduqués, pas avec un environnement culturel où l'information et la parole sont libres et où les fans communiquent via Internet et peuvent tous s'improviser dans le rôle qu'avant seul les rédacteurs de magazines de catch à la Bill Apter avaient ...

A partir de cet instant là, donc, à mon avis la WWE a développé une stratégie où elle fait reposer son business non plus sur un top guy essentiel qui est le pivot de tout mais sur plein de types. Pour plaire à un public de plus en plus segmenté, la WWE, vu qu'elle ne peut plus ofrrir un type qui plaise à tous, offre à ses publics des types qui les représentent.

Evidemment, il faut donc ajouter à Cena, un gars comme CM Punk. Qui est, en gros, le pendant "adolescent rebelle" du Cena ami des enfants. La description est un peu sommaire, certes pour définir le personnage de Punk mais bon histoire faire un parallèle simple : quand Cena fait un marathon des Make Wish Wishes, Punk fait la tournée des Comicons. En celà, ils sont complémentaires.

A cette liste-là, j'ajouterais toute une liste d'autres top guys qui sont tous importants d'une manière ou d'une autre :

- Sheamus (pas parce qu'il a été si champion que ça mais surtout parce que c'est le seul qui permette à l'heure actuelle de draguer un peu le marché européen)

- Del Rio (parce que même si Beberto a pas été dans des storylines fantastiques, son long régne témoigne toujours de l'attention de la WWE au marché Latino)

- Orton parce que je pense que, même si la WWE n'a pas l'intention d'en faire un type comme Cena pour plein de raisons : celles-ci sont dues à ce que peut produire Orton hors des rings (c'est à dire un comportement backstage discutable et pas toujours top (Wellness Policy, etc ...)) et dans le ring (Je suis désolé d'écrire ça mais Orton a un souci de présence in-ring qui fait qu'il est incapable d'emporter le public dans l'histoire qu'il raconte et donc de générer une forte réaction du public dans un match)

- Bryan parce qu'au contraire d'Orton, justement, il sait faire réagir le public en fonction de ce qu'il fait dans un ring.

Et tous ces types-là sont complémentaires et indispensables. Et on remarquera au passage que la WWE, malgré la segmentation par age et catégorie culturelle, a cruellement besoin d'un type qui pourrait rejoindre ceux là et qui aurait une vocation à plaire surtout aux afro américains qui constituent son public

En gros, la notion de "the face of the company" est un truc complétement dépassé dans le business model de la WWE et n'est plus que pour le Kayfabe d'une storyline qui a pas été bien menée jusqu'à présent.

La question de savoir si Bryan sera mieux traité dans les semaines/mois qui viennent est à mon avis une autre question (et la réponse est à mon avis oui, trois fois oui) mais bon, il faut pas faire de plans sur la comète.

Ceci dit, histoire d'étayer un peu mon opinion, soyons honnêtes : la WWE a des PPVs qui vont mal, des shows weekly qui ont des audiences plus que médiocres mais encore intéressantes pour les chaines de télé qui trouvent une case à remplir à l'année, un projet de chaine de télé qui est dans les cartons depuis des années et qui n'aboutira probablement jamais malgré des tonnes d'annonces faites trop tôt et avec trop de tambours et de trompettes. Si on fait l'inventaire, c'est pas ce WWE Network qui va donner à la compagnie l'occasion de rebondir, ni les PPVs, ni même les RAWs et encore moins les Smackdown ou les Main-Events. La WWE doit inventer une nouvelle manière de faire aimer le catch en plus de RAW ou de SD ou d'un PPV. Pour l'instant, le seul truc couronné de succès, c'est Total Divas (qu'a un tas de défauts mais a quand même un vrai succès et répond visiblement à une demande d'un public puisqu'il est diffusé à la télé US alors que NXT non) et Bryan est un élément du truc. Donc, son chemin ne se terminera pas à mon avis en cul de sac. :D

Pas de souci Randy

Orton un souci de présence in-ring ? Tu rigoles ? Je sais bien que chacun ses goûts, mais mince, pendant 2 ans, Orton s'est tapé des matchs en PPV sans build, donc sans grande attente, et pour moi il a le plus souvent volé le show. Son enchaînement de prises, faut voir comme la foule s'excite !
(même si je reconnais qu'il m'emballe moins dans le ring en heel qu'en babyface).
 
Je trouve même que si Bryan sait quels sont ses moves qui font réagir la foule, il ne sait pas encore aussi bien jouer avec elle, la faire suivre l'histoire racontée dans le ring, qu'un Punk, un Cena ou, justement, un Orton.

Pas touche à Randy

Ca mérite carrément un article à part, mais en deux mots je suis d'accord avec toi, et pas avec SAT: Orton a le catch dans le sang, il sait parfaitement faire ce qu'on attend de lui dans le ring. Il a eu des pops monstrueuses pendant tout son run face, sans jamais le moindre "boooo" à la Cena. L'homme Orton a l'air d'être un sale con, mais il est extrêmement doué in-ring (et je le trouve très bon au micro, pour ma part).

Alors je m'explique

Orton est impeccable dans le ring (au micro, ça peut se discuter plus) mais je pense sincèrement que comparé à des gens comme Punk, Bryan, Jericho (même si Jericho a un statut particulier vu qu'il est là à mi temps et donc que le public apprécie sa rareté) ou même Cena, il a pas la capacité de déclencher une pop de tout un public comme il veut et quand il veut (même si ma phrase, là, veut rien dire puisque Cena est capable de déclencher une pop sur commande mais que c'est toujours une pop moitié pour et moitié contre).

Je vais prendre un exemple extrême mais le RAW du lendemain de Mania est une bonne illustration. Orton est dans une situation de booking qui est vraiment difficile (c'est le cas de le dire) et j'ai pas eu l'impression qu'il ait fait des efforts pour essayer de "récupérer" le public alors que ça fait partie aussi des attributions d'un catcheur, à mon sens, d'être capable de tirer le maximum de toutes les situations dans lesquelles il se trouve (Le meilleur exemple de ça, c'est par exemple, le cas MVP qui a réussi à transformer une longue loosing streak, juste bookée comme ça pour le punir en un truc où le public l'a pris en pitié et s'est rangé derrière lui alors qu'il était heel et que s'il avait pas fait des trucs insignifiants à chacun des squash matchs qui communiquaient son insécurité et le rendaient adorable alors qu'il était pas dans ce cas là au départ).

Comme le dit Axl : Orton sait parfaitement faire ce que la WWE attend de lui dans un ring, là dessus on est d'accord. Mais je suis pas sur que ce soit un type qui soit capable d'en faire plus que ce qu'on attend de lui si jamais il y a besoin.

Vrai qu'il est moche

Vrai qu'il est moche. Et petit. Moins moche et petit qu'Hornswoggle mais c'est quant même pas bon pour le business de trimballer un clodo pareil en tête d'affiche du cirque des don't be a bully. Cody Rhodes est beaucoup plus dashing. J'aime Cody. Cody doit être champion WWE parce que c'est bon pour le business.

Cody forever

Et puis c'est tout.

Dans l'ensemble je suis assez

Dans l'ensemble je suis assez d'accord avec ton analyse mais je crois que tu oublie un point important, ou alors que tu le sous-estime : celui de l'acceptation du public.
En fait, si j'ai bien compris tes propos, tu place Punk, Cena, Orton et Sheamus dans le Big 4 (Henry Death, si tu me lit) de la WWE, comme les incontournables. Je suis d'accord, la machine WWE tourne dessus et compte se faire encore pas mal d'argent dessus. Sauf que aucun de ces quatre là n'a eu sa place d'office, ils l'ont tous gagné, et au final, ils sont tous parti du stade Bryan, un type très doué qui rêve d'accéder aux hauteurs. Comme tu l'a très bien souligné, la WWE fait du sport-spectacle, ce qui signifie qu'elle a littéralement un contrôle total sur tout ce qui peut se passer. les bookers pourraient très bien décider de dépusher tout les membres du Big 4 et en refaire des simples lowcarders. Et si ils peuvent le faire, ils peuvent aussi faire l'inverse, c'est ce qui c'est passé pour eux d'ailleurs, les bookers ont choisis les meilleurs et les ont fait "accepter" au public comme étant les meilleurs des meilleurs. Le public de catch est assez passif dans l'ensemble, il mangera ce qu'on lui dit de manger en somme, et rien n'empêche donc virtuellement les bookers de faire de Bryan le nouveau Cena. Tu parle de mérite et du fait qu'il doive faire sa place, je ne suis pas d'accord là dessus, ce sont uniquement les bookers et les dirigeants qui décident de son avenir professionnel (avec bien sur des nuances), eux seuls sont à même de propulser Bryan, qui ne démérite néanmoins pas plus que les autres que tu as cité (Dolph, Kofi et j'en passe). Je ne nie pas qu'il faut bien sur le type ait du talent au départ mais, on le voit trop souvent, le talent ne fait pas tout à la WWE, il faut encore que le patronnat t'ait à la bonne. En résumé, Bryan a parfaitement les moyens d'être placé dans le Big 4, qui deviendra peut-être le big 5. à mon avis ce n'est pas une question d'adaptation, c'est juste que les bookers ont peur de changer trop la donne en incorporant Bryan en tête d'affiche mais encore une fois, si ils le faisait, le public suivrait.

Les bookers décident de tout

J'ai eu un peu de mal à suivre ton raisonnement, mais si globalement ce que tu veux dire c'est "les bookers décident de tout", je suis entièrement d'accord. Sheamus est littéralement sorti de nulle part et a été propulsé main eventer, puis imposé pendant des mois et des années, résultat: on le considère "naturellement" comme un main eventer. 90% des catcheurs auraient pu "réussir" s'ils avaient été aussi protégés (les 10% restants étant à chercher parmi les mecs vraiment incapables, comme Khali ou disons Sin Cara). Si la WWE avait fait la même chose qu'avec Sheamus avec un autre mec, disons Knox ou Masters, tandis que Sheamus végéterait en lowcard ou serait viré, ben on considérerait que Knox ou Masters est aujourd'hui naturellement l'un des meilleurs et a "mérité sa place" et que Sheamus est "naturellement" un lowcarder.

exagéré

On ne peut pas être aussi radical je pense. Evidemment que le booking est essentiel, par exemple quand je dois désigner les plus mauvais de chaque PPV pour le bulletin de notes j'ai du mal parce que je me dis souvent que le mec a été mal utilisé plutôt que vraiment mauvais. Mais il y a des essais qui ratent, la qualité des types est importante quand même. Regarde Ted DiBiase qui n'a jamais trouvé sa place, certes on ne nous l'a jamais vendu comme un main eventer mais il y a aussi le Miz que la WWE a voulu mettre très en avant et ça n'a pas marché, ou McIntyre qui n'est pas resté longtemps le chosen one. Sheamus a été soigné par les bookers, bien sûr, mais il a aussi progressé, au début il semblait un peu perdu comme champion alors que aujourd'hui il sait s'imposer, et je ne pense pas que 90% du roster saurait faire ça.

Là aussi ça mérite un article à part...

... mais en deux mots, quand je parle de booking, j'entends par là un peu plus que seulement "envoyer X ou Y en main event". Le booking, c'est un ensemble de choses: écrire une belle histoire, trouver les bons mecs pour la jouer, bien préparer les combats, les run-ins, etc etc etc. Tu parles du Miz: je pense justement que son cas va dans mon sens. Quand il splitte avec Morrison, en 2009, tout le monde s'attend à le voir chuter dans la carte. Mais on le builde intelligemment, on développe bien son personnage, en faisant d'une faiblesse (son catch peu spectaculaire) une force (il joue le heel opportuniste qui n'a pas besoin d'être bon pour gagner, ce qui ne fait qu'énerver davantage le public contre lui, dans le bon sens du terme). Le Miz est un super orateur mais un catcheur moyen: son gros run de 2009-2011 repose avant tout sur ses promos, son catch étant calibré pour servir son personnage de hyène. Et ça marche très bien: le public adhère à fond, et Miz finit par main eventer Wrestlemania avec la ceinture WWE autour des hanches.
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C'est ensuite que ça se corse: son face turn est complètement injustifié, et ce personnage qu'on a tous appris à haïr (et qui a vraiment une sale tête à claques d'ailleurs) devient d'un coup un type courageux et droit, ça ne colle pas, et en plus ses feuds sont moisies. De même qu'il faut saluer les bookers pour son succès initial, il faut ici leur reprocher leur mauvais jugement: s'ils voulaient turner le Miz, ils auraient dû s'y prendre autrement. Et pour moi le même constat vaut pour DiBiase, McIntyre, Barrett et ainsi de suite: c'est ce que j'ai essayé de dire avec mon article sur Ted, qui est là: http://www.lescahiersducatch.com/site/node/2448

Ouip, désolé pour le

Ouip, désolé pour le raisonnement un peu caothique mais tu a parfaitement compris mon point de vue! En effet, le talent du bonhomme est très important (d'ailleurs, à part une ou deux exceptions, tout les catcheurs de la WWE sont talentueux) mais c'est surtout comment ce talent va être utilisé par les bookers qui déterminera si le catcheur en question finira en main eventer accompli ou non. Ton exemple du Miz est bon, le type est pas excellent in ring mais un booking intelligent en a quand même fait un champion WWE, certes peu glorieux, mais champion tout de même. Mon avis est que "n'importe qui" peut devenir champion WWE, tout est une question de build. Et à mon avis, pour retourner sur le sujet principal, Bryan manque juste du build nécessaire pour être définitivement parmi les grands.

On ne peut pas vraiment se

On ne peut pas vraiment se plaindre de la place de la carte qu'a Daniel Bryan, qui s'est battu à presque tous les PPV depuis 2 ans, soit pour le titre par équipes, soit pour le WHC, soit pour le WWEC.

Et on oublie aussi que Orton s'est mangé deux ans de feud pourries (et de matchs en PPV magnifiques) de milieu de carte, avant de revenir dans le haut de carte. Tu peux pas mettre tout le monde en main-event en même temps, c'est tout. Même le grand Cena est resté loin du titre un bon moment, pendant le règne de CM Punk, perdant même contre Ziggler…

La taille du catcheur n'importe pas tant que ça. Bryan a un tel fighting spirit que, dans le ring, jamais tu penses qu'il est inférieur.

Tout d'accord avec toi Vinz !

Tout d'accord avec toi Vinz !

Hey!

J'aime bien cet article! Ca fait plaisir de voir que tu peux te sortir les doigts!

Yep

Je suis à peu près d'accord avec ce que tu écris, mais j'ai quelques points de réserve, dont un a déjà été très clairement énoncé par mes camarades d'en dessous : Je ne suis pas persuadé que Sheamus soit au dessus de Bryan ni dans la hiérarchie actuelle, ni rétrospectivement sur leurs carrières respectives... La rivalité en 2012 entre les deux et les 18 secondes à Mania ont paradoxalement fait beaucoup de mal à l'Irlandais, et leurs pops de début d'année semblent incomparables. Pour Punk c'est le même combat : évidemment, le straight edge est (largement) au-dessus en terme d'historique et de palmarès. Mais au sein de la WWE actuelle, leurs places me semblent comparables, tout comme les décibels provoqués à chaque apparition. Paradoxalement, Bryan bénéficie d'une image un peu plus lisse que le rebelle tatoué qu'est Punk.
Je ne suis également pas persuadé qu'attaquer les "smarts" (terme aussi large qu'imprécis, d'ailleurs) en leur reprochant de vouloir voir des mecs de l'indé à la WWE soit tout à fait judicieux. Quand on compare Punk/Bryan/Cesaro/Rollins à tous les autres rookies sortis dans le même temps, le constat est très dur pour les filières de formation "classiques" de la fédé. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de bons catcheurs qui en sortent, mais le taux de déchet me parait largement plus élevé. Mais bon, c'est un autre débat qui mériterait son propre article.
Enfin, tu railles la constatation d'Henri à l'issue du main event, mais évites quand même soigneusement le sujet de son désaccord : il faut bien avouer que le push de Bryan depuis Summerslam a été géré d'une drôle de manière. Rien à redire sur le cash-in d'Orton, hein, mais cette étrange victoire à Night of Champions du barbu, puis ce titre vacant, ce no contest à Battleground et la victoire finale d'Orton, le tout dans un overbooking constant, tout ça m'a paru assez foireux. Il faut dire que tout le monde espère ne pas voir la jurisprudence Ziggler s'exercer. En effet, comme dans le cas du Zig Zag Man contre Del Rio, on a fait gagner le heel afin de faire monter la frustration des fans et de rendre le feel good moment final encore plus énorme. Sauf que dans le cas du péroxydé, il n'est jamais venu. Pire encore, Ziggler est aujourd'hui plus bas que terre. Bryan en est encore loin (surtout que le Rumble arrive, après le trio des big men Sheamus/Cena/Ryback, finalistes l'an dernier, voilà venu l'heure de Punk/Ziggler/Bryan ?), mais les craintes me semblent quand même fondées.

Vis à vis de Punk

Comme je suis un vieux, j'ai le droit de radoter mais je pense que Punk est au dessus de Bryan (en revanche, comme beaucoup, je mets une réserve sur Sheamus que je juge au même niveau) et que si il provoque autant de bruit c'est qu'il est un peu plus bas dans la carte que Bryan. Faudrait voir ce que donnerait Bryan dans des feuds loin du titre en terme de succès auprès du public.
De plus, et c'est là où je dis que je radote, Punk me semble avoir une avance monstrueuse en terme de marketing. Malgré une image plus difficile à vendre au grand public (encore que la barbe de Bryan, ça plait aux petits mais probablement pas à la ménagère de 50 ans, qui ferait mieux de faire à bouffer plutôt que de regarder le catch soit dit en passant).

Bon je voulais pas mettre de

Bon je voulais pas mettre de com', car j'attendais de voir si Ocee allait vraiment se couper un doigt...
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J'ai résisté au cheap shot sur Chantôme...
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Mais je résiste pas à un truc...
Vous parlez de Bryan qui ne peut pas être "the face of WWE"...
Mais je pense que vous confondez le kayfabe et le hors kayfabe...
Car hors kayfabe, "The face of the WWE" c'est toujours Johnny Boy...
Le statut "Face of the WWE" d'Orton, c'est uniquement kayfabe, il va pas faire la com' Make a Wish à outrance comme Cena ou la Fondation G Komen ou encore Frutty Pebbles...
Et j'ajouterai même que Bryan ne cherche pas ce statut de "Face of WWE", il veut juste prouver qu'il est le meilleur, le WWE Champion...
Et quand bien même, s'il montrait de l'intérêt pour le statut, c'est le Kayfabe et non le vrai...
Donc il n'est en aucun cas question de savoir s'il est celui qu'il convient pour être le visage de la WWE, ce rôle n'est pas à prendre...
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Mais pour ma part, je pense qu'il ferait un très bon champion...

Accords et désaccords

Déjà, bravo pour ton papier McOcee. Ce genre d'article qui s'attarde sur un point particulier des storylines en cours à la WWE afin de prendre le temps d'en offrir une analyse complète est toujours très intéressant à lire.
Je vais essayer de reprendre tous les points de ton argumentaire maintenant.
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Bon déjà, ce n'est pas vraiment un argument mais je n'ai pas eu la sensation que les membres des CdC étaient si outrés que ça par la défaite de Bryan. Si le forum était bourré de posts négatifs, c'était surtout vis-à-vis de la qualité globale du ppv Hell in a Cell.
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Sur la title picture et le principe de vase communicant (et non pas communiquant ;) ), pas grand chose à dire à ce sujet. Je suis entièrement d'accord avec toi. L'IWC a toujours tendance à vouloir mettre une dizaine de mecs dans la course au titre WWE (ou WHC).
Avec quatre matchs de ppv d'affilés pour le titre WWE, Daniel Bryan a déjà marqué les esprits et fait mieux que bon nombre de types comme Ziggler pour ne citer que lui. Il est temps pour lui, étant donné son statut actuel, de laisser un peu la place à d'autres.
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J'aurai une objection par contre lorsque tu cites les quatre gars qui seraient au-dessus de Bryan en ce moment. Pas de souci pour Cena, Punk et Orton.
Pour Sheamus par contre, il me semble qu'il n'a jamais atteint le niveau de popularité de Bryan et je ne suis pas sûr qu'il ai plus convaincu les bookers que l'American Dragon. Sa défaite clean contre le Big Show alors qu'il était censé avoir un règne de top face indestructible me laisse aujourd'hui encore dubitatif.
Le Big Show justement, me paraît plus apparaître dans cette catégorie des main-eventers qui ont plus prouvé que Bryan.
Mais bon, au final, cette objection ne change rien au cas Bryan.
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Je suis aussi d'accord pour dire que les cinq dernières à la WWE ne se résument pas à Cena vs Orton. D'ailleurs, on ne sait toujours pas à l'heure actuelle si une telle feud va vraiment avoir lieu.
Néanmoins, il faut admettre que Cena et Orton ont eu le droit à quelque chose que je trouve rare de nos jours : une feud longue durée qui s'est étalée (de façon discontinue certes) sur au moins deux ans entre 2007 et 2009. Forcément, cela aide à marquer les esprits.
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D'accord aussi pour dire que la WWE doit avoir un socle de 4-5 (voir moins) main-eventers solides qui trustent les titres mondiaux pour donner une hiérarchie assez visible et cohérente de son roster. Cela afin de rendre le côté "sportif" plus réaliste.
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D'accord enfin pour dire que le physique de Bryan est un handicap. En terme de taille et de poids, il n'est même pas dans la catégorie des HBK, CM Punk et autre Bret Hart (sans compter que Bryan ne bénéficie pas des mêmes soutiens backstage que Michaels et Hart à leur époque).
Bryan est en effet dans la catégorie des Rey Mysterio. Son truc à lui, ce sera les exploits d'un soir comme à Summerslam, suivi d'un règne assez court. Le rôle de l'underdog quoi.
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Globalement, je suis donc largement de ton côté. Daniel Bryan est un excellent catcheur. Peut-être le meilleur d'un point de vu technique même. Mais il n'est pas celui dont la WWE a besoin en tant que "face of the company".

Soutiens backstage

Il se tape la belle-soeur de Cena, c'est au moins aussi balaise que la Kliq au grand complet ça!

Je l'avais oublié celle-là

C'est vrai. Mon argument ne tient plus si bien que ça finalement :)
Ceci-dit, je ne crois pas que Cena ait l'influence qu'avait la Kliq en son temps. Question d'ego surtout. La Kliq essayait d'écraser ses potentiels concurrents (comme la famille Hart par exemple) alors que Cena n'a jamais essayé d'imposer qui que ce soit dans le main-event que je sache.
Idem pour Bryan. Il n'a pas l'ego de HBK. C'est peut-être d'ailleurs par ça qu'il faudrait commencer. Bryan veut-il seulement devenir le visage de la WWE, avec tout ce que cela implique comme contraintes niveau comm ?

La vérite éclate au grand jour

Alors que je comptais argumenter par-ci par-là pourquoi l'éloignement de Bryan dans la title picture n'était pas forcément en mal, voilà que tu le fais avec brio dans cet article et je dis Bravo!
Le plus important avant de le faire devenir un champion à long terme est de vérifier si le public va vraiment embarquer avec lui sans pour autant qu'il soit qu'un simple effet de mode dont la lassitude au mouvement pourrait le faire régresser. De plus, sa défaite à Hell in a Cell n'est qu'une affirmation des news qui annonçaient qu'Orton resterait près du titre jusqu'en 2014.
Quant au palmarès, bien qu'il soit un argument de poids quant au statut d'une Superstar, il n'y a pas que les petits ou très moyens gabarits qui ont peu touchés au titre mondial tout en ayant une grande renommée comme Undertaker, Kane ou Big Show et ils ont une longue présence dans le milieu. Ce passage m'a d'ailleurs fait rire en apprenant dans la journée même qu'un lutteur venait de remporter son premier titre en dix ans de carrière.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

Ton papier part de plusieurs pré-supposés que je ne partage pas. A commencer par cette idée que puisque la situation est telle qu'elle est, c'est que c'est ainsi que les choses doivent aller. "Regardez, Cena et Orton ont 25 titres de champion du monde à eux deux, on ne peut pas décemment donner un règne significatif à Bryan", nous dis-tu en substance. Et de nous demander de prendre patience, le temps qu'il fasse ses preuves. Mais ses preuves, il les a déjà amplement faites. Il est là depuis trois ans et demi. Après trois ans et demi de carrière à la WWE, Sheamus et Del Rio, pour ne prendre que les plus récents parmi les champions WWE, avaient un palmarès autrement plus significatif que lui (Del Rio est même arrivé après Bryan, d'ailleurs). Bryan a commencé, disons, au milieu de l'échelle, avec entre Summerslam 2010 et sa montée vers le main event de SD, fin 2011, une année à chasser les titres secondaires contre Ziggler et autres DiBiase ou je ne sais plus qui. Il a ensuite effectué un heel turn génial autour de son cashin de sa mallette bleue, a créé un personnage aussi inattendu qu'hilarant de petit furieux, puis a connu un nouveau turn extrêmement réussi avec Hell No en 2012-2013, avant de monter harmonieusement vers le main event individuel ces derniers mois. Il a su rallier à sa cause les foules du monde entier, et se garantir des pops assourdissantes à mon sens supérieures à celles de Sheamus au sommet de sa gloire, et à coup sûr supérieures à celles de Del Rio du temps de son run face. Il a eu des dizaines de matchs exceptionnels contre tous les plus grands catcheurs de la WWE, qu'il s'agisse des highflyers, des brawlers, des big men... Il a effectué des tas d'excellentes promos seul micro en main, en duo avec ses adversaires ou alliés, il a su jouer le connard suffisant et le héros courageux, il a eu une excellente alchimie avec AJ, il a été brillant en solo et en équipe et en trio, il a main eventé les quatre derniers ppv en battant au passage Cena clean en ME de Summerslam pour le titre WWE, excusez du peu. Bref, il a plus que prouvé qu'il avait carrément la carrure, à tous points de vue, pour s'installer solidement dans le main event pour des années.
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Il est d'ailleurs tout à fait possible qu'il y reste, dans le main event. On n'en sait rien. Mais il est clairement devant la plupart des autres aspirants que tu cites: Ziggler, Rhodes, Sandow, Cesaro, Kingston et tutti quanti sont loin d'avoir accompli autant que lui. On ne peut plus le ranger dans leur catégorie, je pense. Il s'agit maintenant de le confirmer dans le ME, et de ne surtout pas le renvoyer un an en midcard, par exemple. Car la WWE a besoin de renouvellement: la génération précédente de main eventers ne catche presque plus (Undertaker, HHH) ou plus du tout (Michaels, Edge, Batista), et la génération suivante (Cena, Orton, Punk) n'est pas éternelle, notamment parce qu'elle est sur les routes depuis des années et que les blessures commencent à la rattraper. Il faut penser à ceux qui viennent ensuite, et Bryan en est indéniablement la tête de gondole. La WWE semble l'avoir perçu, à charge pour elle d'enfoncer le clou maintenant. Car la roche tarpéienne est proche du Capitole, toussa: il y a trois ans, on était tous certains que Wade Barrett serait rapidement un champion du monde établi, et il y a deux ans on pensait que Ryder allait faire une sacrée carrière. On sait ce qu'il en a été. Bryan est meilleur que ces deux-là, mais leur cas montre que rien n'est jamais acquis. Il lui faut maintenant une victoire décisive et emblématique à Mania XXX pour bien entériner son statut de ME, et j'espère bien que c'est ce qui est prévu (pourquoi pas après une victoire au prochain Rumble).
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Un mot enfin sur les gabarits: si le public veut absolument voir des colosses, comment expliquer les pops stratosphériques de Bryan? Moi je suis certain que les gens accepteraient sans souci qu'il ait un règne long, si ce règne est bien booké. Il n'est peut-être pas bien grand, mais à la différence de Mysterio, qui est avant tout un acrobate, il est présenté à la fois comme un type dont les coups font vraiment mal (ReyRey n'a jamais eu à sa disposition une attaque comme le Buisaku Knee qui étale des Orton et des Cena pour le compte) et comme le meilleur "soumetteur" du monde, ça assoit son personnage de catcheur réellement dangereux. Du coup, son gabarit ne me semble vraiment pas poser problème pour l'avenir.
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Enfin, je pense que tout ce que t'écris là sur Bryan, t'aurais pu l'écrire à l'été 2011 sur Punk: prenez patience, bande de smarts, votre champion sorti de l'indy est tout à fait à sa place dans l'ombre des grands, etc. Sauf que derrière, Punk a eu un règne de 434 jours, et le résultat, c'est que la WWE compte désormais en sa personne un main eventer définitivement établi de plus, sans que Cena et Orton n'aient été affaiblis dans le même temps.

A+ Pollux

Je ne suis pas convaincu. Déjà je ne pige rien à tes comparaisons footballistiques, mais bon je saisis l'idée. Ensuite tu places Punk, Orton et Sheamus au-dessus de Bryan dans la hiérarchie, et là je dis non !
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Randy a certes un palmarès bien fourni, a beaucoup de talent, mais en aucun cas il ne peut être en lice pour devenir le visage de la WWE. Déjà il n'est bon qu'en heel (on a vu ce que ça donnait en face, et c'est très loin derrière D-Bry), et surtout il a fait pas mal d'incartades à la wellness policy. Tout le contraire de Bryan, qui est un gentil vegan sur lequel on peu compter (un peu comme Punk, mais sans le sale caractère).
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Quant à Sheamus et ses règnes plus convaincants que ceux de Danny, je ne trouve pas qu'il ait montré beaucoup plus de choses à la WWE que la face de chèvre. Il a eu en gros deux personnages : un brawler heel un peu trouillard, et un brawler face rigolard. autant dire la même chose, mais en plus souriant. Bryan a lui été un rookie courageux, le membre le plus vicieux de la Nexus, un porteur de mallette honnête, puis un traître, un vegan qui se voulait role-model, un heel caractériel hilarant, puis un face caractériel qui a formé une équipe géniale, et il est désormais l'underdog qui résiste à l'autorité. Et on a bien vu avant sa blessure que le public soutenait de moins en moins le personnage de beauf de l'irlandais, et même avant on était loin des pops de Bryan. Il n'en est pas moins un main eventer crédible, mais pas plus que D-Bry.
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Punk est un cas à part : son ascension a été gâchée par la tournure débile qu'a pris le summer of Punk, et je pense qu'à cause de ça il n'aura jamais la stature qu'il aurait pu (et dû) avoir. C'est exactement ce qui se passe en ce moment avec Bryan, et j'ai peur qu'il ne parvienne plus à être aussi over s'il est retiré de la title picture. Et c'est triste à dire, mais Punk a l'air tout cassé. Ses dernières prestations n'étaient pas folichonnes (faut dire qu'il n'était pas aidé, avec Ryback et Axel), et j'ai peur qu'il ne dure plus très longtemps.
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Et bon, l'argument sur la taille, c'est justement ce qui fait de lui l'underdog ultime. Son personnage de spécialiste des soumissions le rend bien plus crédible que Rey Mysterio. Et quand je vois que c'est maintenant le Big Show qui se dirige vers une lutte pour le titre, je me dis que les mecs bigger than life, ça va bien 5 minutes.

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"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin