Sondage

Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Les Japonais à la WWE : un bilan nippon… nippon

Hate me
Do it and do it again
Waste me
Rape me, my friend

Nirvana, Rape me

 

Depuis plusieurs mois, la WWE garde un œil sur un jeune talent japonais, en passe de devenir l’une des plus grosses stars de la décennie à venir d’une Puroresu en pleine renaissance : Kazuchika Okada, actuel champion poids lourds de la NJPW. Potentiellement une bonne pioche, vu le pedigree de l’intéressé, mais qui n’occulte pas les antécédents désastreux des compatriotes ayant signé chez Vince McMahon avant lui.

 

 

Et ce n’est vraiment pas beau à voir.

 

 

L’histoire des catcheurs japonais à la WWF/WWE

 

 

A l’instar des marchés mexicain et europée, le marché japonais — et, par extension, le marché asiatique — représente pour la WWE un terrain prometteur, mais pas encore exploité à son potentiel maximal. Pourtant, l’exposition du Great Khali (et à degré moindre,  de Jinder Mahal) dans le paysage catchesque s’inscrit dans cette initiative. Même si le béhémoth indien est désormais cantonné à des segments de comédie de second plan,  il demeure une figure extrêmement populaire dans son pays natal, et est régulièrement amené à s’impliquer dans les relations publiques qu’entretient la WWE dans le deuxième pays le plus peuplé au monde.

 

 

 - …  John et Nikki se marièrent, vécurent heureux dans leur palace. Et ils eurent beaucoup d’enfants, fin.

- Bwaaa bwa bwa !

 

 

Aussi, la WWE a tendance à multiplier ses tournées en Asie et en Moyen Orient, qui affichent systématiquement complet. Mais elle ne dispose pas de figure de proue à laquelle le fan asiatique puisse s’identifier, à l’instar d’un Rey Mysterio pour les mexicains. En réalité, la quasi-totalité des catcheurs japonais venus s’essayer à la WWE se sont révélés être des échecs cuisants.

 

Avant de procéder au cas par cas, citons les multiples raisons communes : la première nous renvoie à la tendance grotesque qu’ont les officiels de la WWE d’abuser des stéréotypes en confiant aux catcheurs « étrangers », un personnage qui les renverra inévitablement à leurs origines. Si tu es mexicain, alors tu rentreras sur une musique latino et  tu veilleras à insérer des mots en espagnol pendant tes promos ese ! Si tu es noir, on te flanquera du bon gros rap comme musique d’entrée, et on se servira de n’importe quelle occasion pour montrer au public que tu as le rythme dans la peau !  Et de la même manière, si tu es japonais, tu rentreras sur une saleté de musique traditionnelle japonaise, et tu imprimeras un drapeau japonais sur ta tenue.  En bref, les catcheurs jaunes ont une gimmick de jaunes, ce qui les conduit à souffir d’un booking catastrophique.

 

 

Sans déconner, vous l’imagineriez se battre avec une marinière et un bérêt?

 

 

Une autre raison est la barrière de la langue. Au Japon, et en général en Asie de l’Est, aussi bizarre que cela puisse paraître, l’anglais est très peu parlé. Il est enseigné à l’école, sans pour autant qu’il soit pratiqué régulièrement dans la vie active, comme nous le faisons avec nos langues LV2 choisies au lycée. Cette difficulté est d’autant accrue que les Japonais ont un alphabet et une prononciation différente des langues occidentales. Il suffit de voir par exemple, un Yoshi Tatsu galérer au micro avec un accent incompréhensible pour se rendre compte de l’ampleur de la tâche que doivent se coltiner les catcheurs japonais dans un univers où les storylines et les promos représentent le point focal des émissions hebdomadaires.

 

Nous pouvons également citer le rapport qu’entretiennent les Japonais avec le catch. Vu comme un spectacle par les Américains, comme une religion pour les Mexicains, il est apprécié en tant que sport à part entière par le public japonais, qui valorisera avant tout la performance physique sur le ring. Ce public est d’ailleurs bien loti sur son territoire avec trois grandes promotions (NJPW, NOAH et AJPW, bien que les deux dernières soient en nette perte de vitesse) offrant un spectacle de qualité. L’équivalent du Wrestlemania de la NJPW, Wrestle Kingdom 7, est à juste titre, considéré comme l’un des tout meilleurs PPV de l’histoire du catch par les spécialistes. Et les combattants y sont bien, voire très bien payés. Dès lors, pourquoi un aspirant japonais quitterait sa famille, ses proches, et un pays natal qui lui offre déjà d’immenses opportunités pour percer, avec une fanbase fidèle et connaisseuse, pour aller dans un pays avec une culture et une mentalité diamétralement opposées à la sienne, dans une entreprise qui est certes, la plus grosse du monde, mais qui a une vision du catch fondamentalement différente de ce qui se fait au pays du soleil levant ? Cela explique en tout cas le faible nombre de kamikazes venus se crasher sur les rings américains, et le fait que la majorité de ces hommes n’ont ni la renommée, ni le talent d’un Mitsuharu Misawa.

 

 

Et pourquoi pas ? On s’amuse bien ici.

 

 

Le classement qui suit ne comporte que les catcheurs étant apparus régulièrement à l’antenne, et sera dévoilé par ordre chronologique de leur arrivée à la WWE. Je négligerai volontairement les catcheurs américains avec une gimmick de Japonais. Donc exit les Tensaï, Rikishi et Yokozuna. Notez quand même que ces deux derniers ont eu une carrière honorable, avec en point d’orgue un double titre de champion du monde pour le défunt Yokozuna. J’ai également choisi de ne pas mentionner les managers/valets associés aux catcheurs, car peu pertinents dans ce contexte, comme les inoubliables Mr. Fuji et Yamaguchi-San ou le nettement plus oubliable Sakamoto. Enfin, nous ne tiendrons compte que des catcheurs ayant évolué à la WWE à partir du rachat en 1982 par Vince McMahon Junior. Donc pas d’Antonio Inoki, qui a fait quelques incursions à la fin des années 1970 et membre du Hall of Fame, et pas de catcheurs ayant évolué à la ECW ou à la WCW sans faire le saut chez Vince McMahon à leur faillite, comme Masato Tanaka, Kaz Hayashi ou the Great Muta.

 

 

 

LITTLE TOKYO

 

Comme un symbole, le premier catcheur japonais à fouler les rings de la WWE est un nain, affublé du doux pseudonyme de Little Tokyo. Parce qu’il est originaire de Tokyo. Et parce qu’il est tout petit. Ah ah ah… Nous ne savons que peu de choses sur son parcours. Il a passé le plus clair de son temps dans des petites fédérations régionales de catch, avant de connaître la consécration à la WWE à 46 ans grâce à une participation à Wrestlemania III dans un combat « mixte » par équipes avec King Kong Bundy et Lord Littlebrook, contre Hillbilly Jim, the Haïti Kids et Little Beaver. Pour la petite histoire, le match s’est fini sur une disqualification en faveur de cette dernière équipe, car il était interdit aux big men de combattre les nains, et King Kong Bundy n’avait pas pu s’empêcher d’écrabouiller le pauvre Little Beaver devant 93000 spectateurs.

 

Dommage que certains n’aient pas eu la même présence d’esprit dans leurs heures les plus sombres.

 

 

 

AKIO SATO

 

Après avoir accumulé les clients américains comme AJ accumule les boyfriends, Mr. Fuji décide enfin d’introduire une équipe heel tout droit débarquée du Japon nommée Orient Express, composée de Akio Sato et Pat Tanaka (d’origine hawaïenne hors kayfabe).

 

Les débuts sont prometteurs : Orient Express se lança immédiatement dans une longue feud avec les jeunes Rockers Marty Jannetty et Shawn Michaels. Dotés d’un niveau technique très correct pour l’époque, ils offrirent l’un des meilleurs matchs de Wrestlemania 6 contre les Rockers. Akio Sato est même reconnu comme étant le premier lutteur à introduire la Sit Out Powerbomb sur le sol américain.

 

Malheureusement, le début de la fin intervient lorsqu’ils se retrouvent impliqués dans la feud opposant la Legion Of Doom et Demolition, ces derniers étant revedenus entretemps clients de Mr. Fuji. Orient Express passa alors au second plan dans une feud décevante. L’équipe Demolition disparut progressivement des écrans, laissant les pauvres Sato et Tanaka enquiller les raclées contre Hawk et Animal. La suite ne fut pas plus glorieuse, avec des rivalités sans relief contre les Bushwhackers, Jim Duggan, Tito Santana et autres anciennes gloires passant le plus clair de leurs temps à jobber. Dégoûté, Akio Sato décide de quitter la WWE en décembre 1990, remplacé par le catcheur masqué Kato, alias Paul Diamond. Il revint en 1991 pour une série de matchs 3v3 en house shows, pour un résultat non concluant, puis en 1995 pour à son tour devenir manager d’un autre catcheur japonais, Hakushi.

 

 

Et se faire porter pâle au bout de quelques mois. Une habitude chez lui.

 

 

 

BULL NAKANO

 

Première, et jusqu’à présent, seule catcheuse japonaise à avoir signé à la WWE, Bull Nakano gravit vite les échelons en trustant les titres majeurs à la All Japan Women’s Pro Wresting, puis au CMLL en devenant la première championne féminine de l’histoire de la fédération mexicaine. Elle débarque à la WWE en août 1994 en tant qu’arme secrète de Luna Vachon, alors en pleine rivalité avec la championne Alundra Blayze. Elle détone d’entrée par son look extravagant, son catch puissant et ses qualités athlétiques malgré un gabarit imposant, ce qui était une véritable innovation dans le catch féminin américain de l’époque. Nakano remporte la feud et le titre féminin à Tokyo en novembre 1994. Elle conservera alors le titre pendant cinq mois. Aujourd’hui encore, elle est considérée comme l’une des meilleures catcheuses ayant foulé le sol américain.

 

Pas de chance pour elle, son run de championne intervint à une époque où la WWE est au creux de la vague, délaissée au profit de ses concurrents en raison d’un produit vieillissant et ringard. Son aventure prit brusquement fin en mai 1995 lorsqu’elle fut surprise en possession de cocaïne dans les vestiaires de la WWE et renvoyée fissa. Deux ans plus tard, elle décide de mettre fin à sa carrière suite à des blessures récurrentes aux genoux.

 

 

Quelle déchéance pour Desireless.

 

 

HAKUSHI

 

Certainement un des talents les plus sous-estimés des nineties. Hakushi incarne un pèlerin bouddhiste silencieux drapé de blanc, et son corps est entièrement recouvert de tatouages représentant des symboles japonais. Avec une gimmick travaillée et un style athlétique, Hakushi fait très vite réagir le public, et sa carrière démarre sur les chapeaux de roue : après une série de victoires en midcard, il vient s’attaquer à nul autre que Bret «The Hitman » Hart après que Jerry Lawler a accusé le Canadien d’être raciste. S’en suit alors une série de matchs exceptionnels durant l’été 1995, qui n’aboutira à rien du tout…

 

Hart remporte évidemment la rivalité, ensuite Hakushi feude brièvement avec The 1-2-3 Kid avec de nouveau un excellent match à Summerslam, puis fait un face turn foireux le mois suivant qui amorce une descente inéluctable dans la carte. Il subira même une défaite humiliante contre le jobber attitré Barry Horowitz. Pour sa dernière apparition, Hakushi perdra contre Justin Hawk Bradshaw, et se fera littéralement marquer au fer rouge alors qu’il est inconscient !

 

Retourné au Japon la queue entre les jambes, il occupe toujours un rôle important sur la scène catchesque japonaise, puisqu’il est président de la réputée Michinoku Pro Wrestling. Mais on ne peut que déplorer le depush incompréhensible dont il a été victime, alors qu’il aurait pu faire un midcarder tout à fait crédible. Pour vous rendre compte de l’ampleur du gâchis, je vous recommande chaudement sa première confrontation contre Bret Hart lors de l’opener du PPV « In Your House 1 ». 

 

 

- Ô venerable maître, comme disait Confucius, la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute.

- Franchement, ta gueule.

 

 

 

TAKA MICHINOKU

 

C’est Mick Foley qui en parle le mieux : "If the WWE was all about who was the most talented, then Taka Michinoku would be the WWE Champion." En écho à l’ouverture des fédérations concurrentes aux poids moyens et au high flying, la WWE décide de lancer en 1997 un tournoi pour une nouvelle ceinture faisant son apparition : le Light Heavyweight Championship. Le tournoi est remporté par Taka Michinoku, 23 ans, over auprès du public (et de la gent féminine), et surtout très spectaculaire. Il conservera son titre jusqu’en octobre 1998 et une défaite contre Christian, pour un total de 315 jours.

 

Sa carrière part ensuite en sucette. Il feude avec le catcheur porno Val Venis contre Kaientai, puis se joint à eux sur un twist tout pourri où on découvre qu’il est en fait le beau-frère du manager de Kaentai (pour vous remémorer cette feud qui restera dans les annales du WTF, allez vous marrer devant cet article http://www.lescahiersducatch.com/site/node/2270). Il passa le reste de son temps en équipe avec Funaki en low card comme comedy jobbers. A chaque entrée, les deux zigotos servaient une promo en japonais pour intimider leurs adversaires, mais étaient volontairement mal doublés en anglais par une voix-off cartoonesque et complètement désynchronisée. Il obtient un derner baroud d’honneur en avril où il affronte le champion de l’époque, Triple H, et livre un match convaincant dans le rôle de l’underdog ultime. Pas suffisant pour rester dans les petits papiers de Vince. Il retournera définitivement au Japon quelques semaines plus tard.

 

 

- Vous Américains être tellement gros que quand vous sauter dans Grand Canyon, vous rester coincés surface! Hahaha !

- INDEEEEEEED.

 

 

 

FUNAKI

 

Douze ans dans la fédération et une crédibilité aussi mince qu’une feuille de papier à cigarette. Voilà comment on peut résumer la carrière de Funaki, alias le plus gros jobber des années 2000.

 

Arrivé avec la stable Kaentai (en compagnie des éphémères Dick Togo, Mens Teioh, leur manager Yamaguchi-San et sa ravissante femme), il choisit de continuer en solo après le départ de son compère Taka Michinoku. Il restera cantonné dans la division cruiserweight, en se présentant comme « the Smackdown! Number one announcer » alors qu’il sait à peine articuler une phrase en anglais, et sert de chair à canon pour à peu près n’importe qui dans le roster. Deux éclaircies quand même : un titre Hardcore détenu pendant quelques secondes, dans un Hardcore scramble match à Wrestlemania 2000 (où le titre a changé de mains dix fois en quinze minutes), et un titre Cruiserweight pris aux mains du gringalet Spike Dudley. Le meilleur pote IRL de Steve Austin se relancera en 2008, habillé en kimono avec un nouveau nom et une nouvelle musique: Kung Funaki. Vous savez, pour faire le jeu de mots avec la chanson Kung Fu Fighting. Ah ah ah. Il obtient un petit push qui le voit, ô miracle, enchaîner quelques victoires. Sans suite, il apparaîtra de moins en moins à la télé avant que la WWE ne mette fin au carnage et à son contrat en 2010.

 

 

Douze ans vous dites? Je peux continuer à me la couler douce !

 

 

 

TAJIRI

 

Celui qui s’en est le mieux sorti sous les ordres de tonton Vince. Jouissant d’une excellent réputation acquise à la ECW, Tajiri débarque comme assistant personnel du commisionner William Regal en 2001 et remporte très vite le titre Light Heavyweight. Face ou heel, il fait constamment partie des piliers de la division cruiserweight par son style reconnaissable à base de kicks et surtout sa prise de soumission, la tarentula, et son green mist, que Tensaï a brièvement remis au goût du jour. Il est ensuite promu en division par équipes et remporte les ceintures avec William Regal et Eddie Guerrero, s’il vous plaît. Il quitte la fédération en bons termes en 2005 pour passer plus de temps avec sa famille, restée au Japon.

 

Le bonhomme n’avait évidemment pas les attributs d’un main-eventer, mais était convenablement utilisé, faisant au final un midcarder respectable et très apprécié. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé en lui réservant une standing ovation le soir de son dernier match.

 

 

Désireux de se conformer aux limites du PG, Tajiri est prêt à  aspirer le sang de ses adversaires pour le faire disparaître, et éviter la censure.

 

 

 

ULTIMO DRAGON

 

En 2003, Ultimo Dragon est au crépuscule de sa carrière, et a atteint le statut de légende du catch mondial lorsqu’il signe à la WWE. Son rêve : catcher au Madison Square Garden, à Wrestlemania. La WWE lance une série de promos annonçant comme il se doit son arrivée, et on se lèche déjà les babines à l’idée de voir Ultimo Dragon feuder avec Rey Mysterio dans la division cruiserweight. Une première victoire contre Shannon Moore, une élimination au premier tour d’un tournoi pour le titre US, et c’est tout. Il restera bloqué à Velocity (le B-Show de Smackdown à l’époque) jusqu’à Wrestlemania XX, qui deviendra le symbole de son passage raté à la WWE : il se rétame comme une merde sur le sol glissant de la rampe d’accès au ring, se ramasse une deuxième fois quelques secondes plus tard en montant sur le coin, et ne restera que quatre minutes sur le ring, dans une bataille royale réunissant dix superstars pour le titre poids moyens. Il quittera la WWE à la suite de ce PPV.

 

En réalité, Ultimo Dragon était déjà loin de son meilleur niveau, atteint au Japon, au Mexique et à la WCW avant une blessure au bras et une opération qui a mal tourné. Il n’arrivait pas à faire réagir le public en dehors de son spot traditionnel, l’Asaï Moonsault, et souffrait de la comparaison avec Rey Mysterio, l’autre catcheur masqué qui était déjà très populaire. Huit ans plus tard, l’Histoire se répètera avec un certain Mistico…

 

 

Au moins, ce que Triple H  imagine dans ses rêves les plus fous, cet homme l’a fait pour de vrai.

 

 

 

KENZO SUZUKI

 

L’histoire d’un fail complet avant même qu’il n’apparaisse à l’antenne. Kenzo Suzuki devait faire ses débuts en 2004 sous une gimmick de militaire anti-américain, baptisé Hirohito. Flairant la grosse controverse par rapport à Pearl Harbor, tout ça, les bookers décident qu’en fait ce n’est pas une bonne idée, se rétractent au dernier moment, et retardent de quelques mois les débuts de leur nouvelle recrue. (Ils retenteront quand même le coup casse-gueule un an plus tard avec Muhammad Hassan).

 

Kenzo Suzuki  débute donc sur Smackdown comme noble japonais, accompagné de sa femme Hiroko. Un avantage est qu’il possède un gabarait très WWE-compatible (190 cm, 113 kg), contrairement aux lutins japonais l’ayant précédé. Par contre, sur un ring, c’est une grosse purge. Suzuki endort le public à chaque match. Les officiels s’en rendent vite compte et pour compenser, lumineuse idée, ils décident de lui faire (mal) chanter des chansons populaires américaines avant chaque match. Il remporte un titre par équipe avec Renée Duprée, feude contre Cena (pas encore la top star qu’on connaît actuellement) pour le titre US, est drafté à Raw et se fait renvoyer sans même faire ses débuts  dans le show. La série noire continue…

 

 

C’est vraiment devenu n’importe quoi, American Idol.

 

 

 

JIMMY WANG YANG

 

Je dois admettre que ce n’est qu’en rédigeant cet article que je me suis rendu compte que Jimmy Yang était en fait d’origine coréenne et non japonaise. Pas grave, il est probable que le grand public ne le sache pas non plus, donc Yang n’échappera pas à ce Hall of Shame. Arrivé très jeune à la WCW au sein des Jung Dragons, il fait forte impression dans une division cruiserweight qui représentait à peu près la seule bonne raison de suivre cette fédération avant son rachat.

 

En 2003, il débarque avec Ryan Sakoda sous le nom d’Akio, dans une stable Yakuza menée par Tajiri, mais n’offre rien d’intéressant en dehors de son travail dans le ring. Il est renvoyé en 2005, mais re-signe l’année suivante après s’être refait une santé à la ROH. Et là, c’est le drame : Il se retrouve affublé d’une gimmick de... cowboy. Aaah vous voyez qu’à la WWE, on ne se limite pas qu’à donner des personnages de niakoués, on sait faire preuve d’originalité de temps en temps !!! Oui, mais non. Jimmy « Wang » Yang est ridicule. Pas crédible pour un sou en asiat’ qui renie ses origines pour adopter un mode de vie de cowboy redneck, il passe son temps à feuder pour la ceinture Cruiserweight jusqu’à ce qu’elle soit retirée, et est tout prêt de remporter le titre par équipes avec Shannon Moore contre Miz et Morrisson. Yang ne servira plus à rien ensuite, à part jobber sur Superstars, et est renvoyé une deuxième fois en 2010.

 

 

It's fun to stay at the Y-M-C-A !
 

 

 

YOSHI TATSU

 

Le dernier rejeton de la liste. Yoshi Tatsu arrive dans une ECW en pleine déliquescence en 2009. Peu de choses à raconter sur le sympathique Japoniais en somme, si ce n’est qu’il passe le plus clair de son temps à jobber sur NXT (ancienne et nouvelle formule) dans l’indifférence générale. C’est tout. Il a quand même tenté d’introduire un nouveau personnage plus classe : accoutrement noir, dégaine de ninja, peinture blanche et rouge sur le visage, un beau masque, une nouvelle intro musicale suggérant quelque chose d’énorme... puis cet ersatz de J-Pop bubblegum dégueulasse qui accompagne son entrée, ruinant de suite tous ses efforts pour paraître badass. Bien essayé, mec.

 

Aux dernières nouvelles, il est retourné au WWE Performance Center pour travailler sur un éventuel repackaging. A déjà 36 ans, on fonde peu d’espoirs sur lui, mais qui sait...

 

La gimmick du Great Muta et le finisher de Santino. Dommage, le mélange aurait pu être sympa.

 

 

Voilà. Le bilan est famélique sur trente ans. Seuls dix Japonais ont réussi à se faire une place permanente dans le roster, pour un palmarès total n’allant jamais plus haut que le titre par équipes. Peu de considération à l’égard des gabarits moyens, rang moyen de low-carder, booking désastreux, barrière de la langue, style peu WWE-compatible… C’est peu dire que les catcheurs japonais n’ont pas été gâtés au cours de leurs aventures à la WWE.

 

Donc, si nous étions ce bon Okada, nous enverrions bouler Vince, Triple H et consorts, pour rester écrire notre propre légende au pays du soleil levant. Son talent mérite mieux que ça.

 

 

Elle est marrante sa teinture… Et si on lui donnait un personnage de mutant qui a vécu à Fukushima ?

 

Oublis

Tout d'abord merci pour vos compliments et vos "likes", pour une première - et j'espère, pas la dernière - ça fait vraiment plaisir ;)


Rainmaker, je ne savais vraiment rien dire sur Sakoda. En réalité, le nombre de fois où je l'ai vu catcher se comptent sur les doigts d'une main amputée. Même dans les matchs par équipes avec Yang, ce type ne servait à rien, donc aucun intérêt de lui consacrer un paragraphe, comme pour les autres losers de Kaientai, Togo et Teioh. Si tu as lu l'article entretemps, t'auras vu que j'ai délibérement nié les managers, donc pas d'Hiroko :)


Par contre, UGM, j'aurais effectivement du citer les Jumping Bomb Angels. C'est même assez gênant comme oubli, car elles ont connu un certain succès, et ça m'aurait permis d'insérer une vignette avec de la jolie donzelle Japonaise dedans. My bad, et merci pour l'info !

salaud :p

Pour hiroko je sais qu'elle est manager, mais je suis quasi sur de l'avoir vu lutté. Il me semble meme qu'elle a été "virée" suite a une defaite...
Sinon pour Mr. Fuji, j'ai reverifié sur sa page wiki, et tu aurais pu en parler. Espece de fourbe, je suis sur que c'est à cause de lui que tu as precisé 82 :p
Il est quand mr 5 fois champion tag team.
Pour Hakushi je pourrais pas etre neutre, c'est un de mes catcheurs préféré. JE suis d'ailleurs sûr que la gymmick de tensai est un petit clin do'eil
.
Pour tajiri pareil qu'hakushi, j'adore ce catcheur. D'ailleurs j'ai choppé un match de lui au japon, visiblement il a un clone avec qui il faisait equipe (le cone etait sappé en noir)
*
Jimmy yang je l'ai vu en vrai, putain il est aussi impressionnant en vrai. Son moonsault cest un truc de dingue, t'as l'impression que le temps s'arrete. Souple, aereien ... putain ils font chier à lui avoir filé cette gymmick de pecor.
*
Tatsu je l'ai revu recemment a nxt ou superstar je crois. Mais bon a part remplir un quota il fait rien ce mec. Et in ring il a pas non plus prouvé qu'il avait le talent pour s'imposer....
Au final le seul jap qui a eu les honneurs a la wwe c'est le cousin du rock, yokozuna :(
*
En tout cas je te le redis, bravo pour cet article :) Faudrait faire la meme chose avec tous les pays :p Surtout les russes

"Au final le seul jap qui a

"Au final le seul jap qui a eu les honneurs a la wwe c'est le cousin du rock, yokozuna :("
.
Tu veux donc dire que le seul japonnais qui à réussi était samoan? (donc techniquement, le seul japonnais qui a réussi n'était pas japonnais... :roll: )

C'est exactement ce qu'il veut dire oui

Bravo Captain Obvious!

Nan, mais je soulignais juste

Nan, mais je soulignais juste qu'en fait, aucun vrai japonnais n'a eu les honneurs de la WWE...

Et c'est justement ce que faisait Rainmaker ;-)

(et c'est japonais, pas japonnais, boudiou, c'est écrit dans le titre de l'article :x)

Passionnant Sadam!

Question bête et naïve : y-a-t-il un intérêt à ce que la WWE fasse signer une megastar japonaise ? Je veux dire par là : quelle est l’influence de Stamford au Japon ? Les Japonais apprécient le catch qu’on kiffe ? Car le Puro est si éloigné de ce qui se pratique sur les rings US que j’imagine mal les nippons se passionner soudain pour le grotesque qui est un peu la marque de fabrique de la fédé des McMahon. Non ? Je sais que nos amis japonais sont aussi de grands déconneurs, mais une fois sur le ring, ils ne sont pas là pour rigoler. Et péteraient certainement leur écran à la première feud entre Okada et Hornswoggle. Du coup, je m’interroge. En tout cas, merci beaucoup pour cette lecture très intéressante.
.
J'en profite, comme on parle du Japon et que je n'y connais pas grand-chose. Je crois savoir qu'entre le Puro et le MMA, les frontières y sont très poreuses. Et qu'il existe une fédé, le PANCRASE, qui se prétend(ait) organisation de "Hybrid Wrestling". Son créateur Minoru Suziki (lui-même ancien catcheur comme son associé Funaki) disait d'ailleurs à son propos: "Du Puroresu avec de vrais combats, c’est le PANCRASE." Et même si cette structure a depuis évolué vers le MMA, j'aimerais bien comprendre en quoi consistait cet hybrid wrestling précisément. Parce que j'ai du mal à imaginer un Tombstone porté pour de vrai.

Règles catch du Pancrase

Le sens Hybrid Wrestling du Pancrase se tenait en vertu de ses prises de soumission "stiffs" et ses matchs censés ne pas être fixés (mais vraisemblablement arrangés quoi qu'ils aient prétendus, les premières années au moins), sauf que des principes catch étaient appliqués : Coups de poings avec mains ouvertes, prises de soumission brisés quand un combattant tenait une corde, d'où peu de K-O par rapport aux vraies orgas de MMA. D'ailleurs à vue d'oeil c'est dur à distinguer du Puroresu, juste le côté spectaculaire en moins.

UWF

La version shoot-martial arts du puro a duré un temps au Japon avec l'UWF. Il me semble qu'une des têtes de proue de cette organisation était Takada... bein connu par Warrior "30-12" au Pride.

Mouais

Personnellement je souscris totalement à la théorie de Mercier dite "de la pute qui te suce la bite". Le catch Japonais et Américain ne sont en rien si différents que ça (c'est plus la façon de booker qui va changer un peu), et d'ailleurs les nippons ne sont pas avares en gimmicks funky, en clans heels d'étrangers et tout simplement en show en général (il faut bien s'imaginer que les PPV de la NJPW ont lieu devant 10 000 personnes, et totalisent 10 fois plus d'achats que ceux de la TNA !). J'en veux pour preuve de cette similarité globale le nombre de catcheurs Ricains ayant réussi aux Japon : Lance Archer, DH Smith, Tensaï, Shelton Benjamin, MVP, Karl Anderson, Prince Devitt (Irlandais, OK), les Young Bucks, Alex Koslov (ouais ouais, Bielorusse) ou plus récemment Luke Gallows, autant d'hommes qui ont tous réussi à faire leur trou. D'ailleurs ce qui transparait en lisant l'article de Saddam, c'est que les japonais passés à la WWF/WWE ne se sont pas plantés parce qu'ils manquaient de talent ou ne pouvaient pas s'adapter au catch à l'Américaine, mais parce qu'on leur filait des gimmicks foireux et des storylines moisies...
.
Pour revenir un peu sur le catch Japonais et sur ce qui se pratique dans le ring, c'est globalement ressemblant à ce qu'on voit aux USA : des signature moves, des finishers, des contres, de la psychologie, des coups de pute. Il est vrai cependant que le public nippon (plutôt connaisseur) a une appétence particulière pour les mouvements un peu stiff, qui claquent bien. Mais après tout, ça ne me paraît pas si différent la WWE : si on est à genou devant Lesnar, ce n'est pas en partie pour sa capacité à donner l'impression qu'il est vraiment brutal et que ses coups sont vrais ? Donc effectivement, les Lariats sont un peu plus portés, les powerbombs un peu plus violentes. De là à parler de ressemblance avec le MMA, il y a un GRAND pas. Effectivement, certaines fédérations ont commencé un peu à mélanger les choses, celle d'Inoki en tête. Mais elles sont à la fois très petites et très mineures dans le paysage catchesque.
La NJPW ne fait pas vraiment dans le créneau du simulacre de MMA, et tous ses combats sont à 100 % bookés à l'avance. Par contre, effectivement, la fédération commence à signer pour catcher des gens issus du free fight, comme Sakuraba ou deux Gracie dont tout le monde se fout pour Wrestle Kingdom. Et de la même façon que quelqu'un issu de la lutte va utiliser des suplex et du travail au sol, ces mecs là catchent en utilisant des prises de MMA, et on retrouve donc certains aspects du fight dans leurs combats (mais encore une fois, comme dans ceux de Brock Lesnar à la WWE). Ils n'en restent pas moins 100 % scénarisés, comme n'importe quel match de catch.
.
Pour un petit clin d'oeil, Minoru Suzuki catche (catche, puisque lui n'est pas vraiment dans le style MMA, c'est plus un badass costaud) toujours à la NJPW, toujours en upcard. Il est accessoirement le catcheur préféré au Japon de l'ami TDS.

Il faudrait faire un article inverse

Sur les catcheurs ricains au Japon. Avis aux amateurs!
(Et Major, tu intitules 9 comms sur 10 "mouais", ça va certes bien avec ton totoz mais ça n'aide pas ceux qui prétendent que tu serais un mec qui se renouvelle tout le temps)

Question pas si évidente que ça...

La WWE est effectivement populaire au Japon, mais pas autant que les fédérations locales. Même si le catch mainstream américain est différent du Puro, le public japonais reste fidèle aux house shows de la WWE, et apprécient globalement leurs grandes stars. Par exemple, un Hulk Hogan est toujours très populaire là bas, au point d'avoir déjà tourné des pubs pour des produits Japonais (http://www.youtube.com/watch?v=xpJjCR0u5jk attention, on tient du lourd ici !). Aussi simpliste que cela puisse paraître, je pense que le Japonais aime le catch en général, et adhère quand même au produit qu'offre la WWE, même s'il est différent d'ici, d'où l'intérêt de la WWE envers la grande star Okada pour le fidéliser...


Pour le Pancrase, je n'en sais pas beaucoup plus, si ce n'est que la fédération d'Antonio Inoki propose ce type de combats, et que cela donne en général une bouillie sur le ring... Peut-être un spécialiste pour nous confirmer?

Pas rassurant

C'est sûr qu'à la lecture de cet article, on se dit que voir Okada signer à la WWE ne serait pas rassurant pour l'avenir de ce dernier.
Pour moi, de toutes les raisons que tu donnes en fin d'article, c'est la barrière de la langue qui est la plus problématique.
On peut répéter à l'envie que le catch c'est avant tout des mecs qui font semblant de se battre dans un ring. Mais à la WWE, savoir parler dans un micro est essentiel.
On peut toujours dire que mêmes certaines légendes de la WWE ne sont pas des foudres de guerre au micro (Taker), mais il y a un gouffre entre ça et ne pas être du tout capable d'assurer une promo.
En dehors de Brock Lesnar qui a une aura particulière, qui peut réussir à la WWE sans jamais dire un mot ?
_____
Au passage, un grand merci pour cette idée d'article très intéressante. J'ai découvert pas mal de catcheurs grâce à toi.

Les grands muets

Les monster heels peuvent être muets, comme ce fut le cas d'Awesome Kong à la TNA ou de Khali à la WWE. Ou bien les luchadores, comme Sin Cara. Kane a aussi longtemps été muet, sauf erreur. Tout est affaire de gimmick et de soin apporté à l'écriture par les bookers, y a plein de moyens d'utiliser un catcheur ne parlant pas anglais...

..... KANE !

En effet, Kane ne parlait pas pendant les 2 premières années de sa carrière. Sauf avec X-Pac, où il utilisait un electrolarynx pour modifier sa voix.


Cela dit, le point commun entre tous les noms que vous venez de citer, c'est que ce sont des gros balèzes. A part Sin Cara, tout ces personnages pouvaient se permettre de rester muets parce qu'ils sont suffisamment intimidants physiquement pour le compenser. Par exemple, si la WWE était capable d'importer un Hong Mam Choi (combattant coréen de K1, qui mesure 2m18), de le convertir en catcheur, et d'en faire un monster heel, là, ça pourrait fonctionner malgré la barrière de la langue !

ElectroLarynx

J'ai trouvé le cadeau de Noël de mes neveux... Merci !

Sur les trois noms donnés par

Sur les trois noms donnés par Axl, je suis désolé, mais ça va plutôt dans mon sens pour au moins deux d'entre eux.
Khali : un monster heel plus grand que le Big Show ! S'il savait faire une promo correcte, il ne serait pas limité à un rôle de comedy wrestler dans des segments lourdingues. Je suis sûr qu'il aurait gagné deux-trois titres de plus s'il savait parler anglais (je ne parle pas forcément de titres mondiaux).
Sin Cara : énorme flop de la WWE. Pas seulement parce qu'il ne sait pas parler anglais bien sûr. Mais s'il était en mesure de faire des promos convenables, ses feuds contre Chavo Guerrero et black Sin Cara auraient été plus intéressantes. Et son association avec Rey Mysterio aussi.
Kane : je ne savais pas qu'il avait fallu attendre deux ans pour l'entendre parler. C'est vrai que ça semble aller contre mon argumentation.
Mais aurait-il réussi à perdurer plus de quinze à la WWE s'il n'avait jamais prononcé un mot ? S'il était resté avec un gimmick de big red monster muet, la team Hell No n'aurait pas été aussi géniale.

Ouais enfin... Aussi bien

Ouais enfin...
Aussi bien pour Sin Cara que pour Khali, c'est pas leurs faibles qualités oratoires qui ont plombés leurs carrières, mais plus surement leurs qualités in-ring et leurs booking...

Okada à la WWE!

Moi je pense que tout n'est pas gravé dans le marbre. Si d'aventure Okada débarque à la WWE, c'est qu'elle aura raqué cher et voudra vraiment en faire quelque chose. Il est jeune et c'est le top catcheur japonais. Je le vois vraiment pas réduit à des concours de vomi contre Titus. Après, un échec à la Sin Cara n'est jamais à exclure, mais je suis pour le coup assez confiant dans la volonté de la WWE de lui conférer un rôle à sa mesure. Super article sinon, tu reviens quand tu veux! Et merci de m'avoir remis Hakushi en mémoire, il me foutait les boules lui.

Qu'il y reste

Okada n'a rien à faire à la WWE. Son rythme est trop rapide, il a une alchimie parfaite avec Tanahashi et ça me ferait chier de le voir en Wyatt ou dans un concours de goinfrage face à Titus.
Parce que son côté "sportif de haut niveau" qui caractérise le puro fait partie de son charme.
.
Par contre si la WWE et la NJPW s'unissent le temps d'un PPV, je serais le premier à fapper devant un Okada/Bryan-ou-Ziggler-ou-Rollins-ou-Cody-ou...

pas encore lu

Ultimo dragon j'ai tjs cru qu'il etait mexicain. J'aurai bien aimé que tu fasses un encart sur sakoda et la femme de suzuki.
Par contre c'est dingue mais je pensai que y'en avait eut plus de jap

Bravo

Bel article!
Je me souviens parfaitement d'Hakushi, son entrée très cérémoniale, ses tatouages sur le corps à la "the pillow book", son match contre Hart. Love.
-
Et, complètement d'accord sur la conclusion, si c'est pour faire le guignol, ça ne sert à rien que la WWE signe Okada. Je l'ai jamais vu, mais je fais confiance à Major Tom (et toi aussi) sur son niveau et ses qualités.
-
D'ailleurs, ça me fait penser qu'ils ont tout pris à Alberto Del Rio avec son passage heel-face, mais qu'avec son retour coté "méchant", ils lui ont rien rendu. Il y a toujours ces sordides petits drapeaux mexicains sur les turnbuckles. Et ça m'énerve.

On aurait pu ajouter...

Les Jumping Bomb Angels, catcheuses adorées par Chris Agius, auraient pu entrer dans ce classement car elles ont eu un run de quelques mois entre 87 et 88. Championnes par équipe de la WWE, elles étaient particulièrement bonnes ! Je parle sur le plan technique. Elles n'hésitaient pas à faire du petit bois avec leurs rivales. Sinon, super intéressant et conclusion tout à fait logique. A part l’appât du gain, rien ne vaut la NJPW pour Okada.

Jumping Fu**ing Bomb Angels

Les JBA ne sont pas uniquement des catcheuses adorées d'Agius (J'ai déjà entendu Nigel McGuinness en dire le plus grand bien et qu'elles avaient au moins dix années d'avance dans le catch qu'elles pratiquaient).

A mon sens, c'est tout simplement la meilleure équipe que la WWE ait jamais eu (oui mieux que la Hart Fondation, les Rockers et autres LOD ou Road Warriors).

Un classement des meilleures équipes WWE

Fais ça mec!!!

What's up?



31 janvier

Il était bien cool, ce Rumble, non? Venez dire dans les comms de la nalyse ce que vous en avez pensé, et n'oubliez pas que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

Connexion utilisateur

Commentaires récents

Les Vignettes des Cahiers


Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


Retrouvez ici toutes nos vignettes !


Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin