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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Mission accomplie

Giants don’t live as long as other people.
Stephanie McMahon, au Big Show

 

Nelson Frazier, Jr., mieux connu sous les noms de Mabel, Viscera et Big Daddy V., est mort le 18 février dernier. Il n’entrera sans doute jamais au Hall of Fame de la WWE, mais il a toute sa place dans mon Panthéon personnel. 

 

 


Entre ici, Nelson Frazier, Jr., et ton cortège de... heu...

 

 

Quelques mots sur Nelson Frazier Jr.

 

En 1993, Edouard Balladur était le premier ministre de François Mitterrand et préparait un heel turn homérique contre son tag team partner Jacques Chirac dans la perspective de la présidentielle. Pierre Bérégovoy se tirait une balle dans la tête. René Bousquet en prenait une dans la poitrine. Un preneur d’otages surnommé Human Bomb semait la panique dans une école de Neuilly, l’occasion pour la France de découvrir l’avenant maire de la ville, Nicolas Sarkozy. Basile Boli envoyait les fans français de foot au septième ciel et Emil Kostadinov les renvoyait dans les sept cercles de l’enfer. Les Nuits Fauves nous servaient de campagne de prévention des MST. Bill Clinton inaugurait son mandat présidentiel par le siège de Waco. Une bombe explosait dans le parking du World Trade Center, qui tenait bon. Le président russe Boris Eltsine faisait donner l’assaut au Parlement où s’étaient réfugiés les députés rebelles. Brandon Lee, fils de Bruce, trouvait la mort sur le tournage de The Crow dans un stupide accident de revolver. River Phoenix faisait une overdose mortelle. Léo « le Géant » Ferré s’évaporait aussi. Dans les préaux, les fans de Nirvana méprisaient ceux des Guns n’Roses et de Metallica. La WWF lançait Monday Night Raw et moi, je découvrais, émerveillé, l’existence d’un colosse noir enrobé dans un emballage de bonbon.

 

 


1993 : Monday Night Raw, Bill Clinton, Michael Jordan, Mabel.

 

 

Nelson Frazier débarquait à la WWF sous le nom de Mabel, en compagnie d’un autre black, moins exceptionnel par son gabarit mais tout aussi jovial, Mo, et sous la férule d’un manager dansant répondant au sobriquet d’Oscar. Les trois comparses étaient des Cryme Tyme avant l’heure : des gars du ghetto venus apporter bonne humeur et positive attitude aux enfants des quartiers défavorisés ; venus apporter, aussi, énergie et bonhomie aux suiveurs de catch. Ils étaient en mission, comme leur nom l’indiquait (Men on a Mission, soit M.O.M., soit Mabel Oscar Mo, vous suivez ?), mais cette mission relevait moins de l’ambition sportive que de la propagation d’une vision du monde enjouée.

 

 


Personne ne comprenait ce que les MOM foutaient de leur temps libre, mais ç’avait l’air sacrément utile à la communauté.

 

 

Seulement, leur bonnes intentions ne rencontrèrent pas un accueil chaleureux. La WWF de l’époque possédait une solide division tag team. C’était le temps où les spécialistes du catch en double ne se produisaient qu’exceptionnellement en solo. Les duos étaient soudés, duraient longtemps et avaient tous un gimmick aussi marqué que celui des Men on a Mission. Il y avait là les Quebecers, méchants Canadiens membres de la police montée nationale ; les frères Godwinn, bouseux sympathiques, et les frères Blu, bouseux terrifiants (coachés par un certain Oncle Zeb dont on a appris depuis que c’était aussi un patriote de première) ; les Bushwhackers, bouseux néo-zélandais débiles ; les Headshrinkers, sauvages Samoans ; les Smoking Gunns, deux cowboys dont l’un est encore champion par équipes vingt-et-un ans plus tard ; les extraordinaires Two Dudes with Attitudes, à savoir Shawn Michaels et Kevin Nash ; et ainsi de suite. Les MoM allaient avoir maille à partir avec tout ce beau monde, évidemment.

 

 


Dansez avec nous, sinon on vous bat à mort.

 

 

C’était l’époque d’avant l’Internet. Il fallait se lever pour changer la chaîne de la télé, les téléphones étaient à cadran, quand les piles de ton walkman faiblissaient la chanson headbangeuse dans tes oreilles se muait en ballade langoureuse... Le catch passait sur Canal Plus (accessible via un petit boîtier trafiqué, sis dans deux emballages de cassettes vidéo et payé 400 balles à un type louche dans une gare) sans autre explication que celles fournies par les commentateurs, Raymond Rougeau et Chépluki, qui étaient évidemment à fond dans le kayfabe. La seule autre source d’informations était le WWF Magazine, publication peu propice au shoot, comme on peut l’imaginer. Bref, je peux maintenant vous l’avouer... Je ne savais pas si c’était complètement bidon ou quand même un peu vrai.

 

Evidemment, la scénarisation sautait aux yeux, mais en même temps bon nombre d’impacts semblaient crédibles ; je percevais tout ce spectacle comme une sorte de champ intermédiaire entre une compétition sportive sérieuse et un divertissement scripté. Dans ce contexte, je ne pouvais que me prendre de passion pour les géants de ces lieux, aux corps inouïs, surgis tout droit des pages de mes vieux Srange et Spidey. Fan absolu de Diesel avant même son premier combat, je tremblais comme une jeune fille à la vue de Yokozuna, Undertaker, Crush, Adam Bomb et autres Razor Ramon. Ils semblaient tous dégager une aura et une puissance d’un autre monde, et même si j’adorais Shawn pour ses acrobaties, son arrogance et son look d’épigone décomplexé de David Lee Roth, les titans étaient probablement la première raison pour laquelle je m’installais — samedi à midi, je crois — devant ma téloche pour contempler toutes ces conneries.

 

Mabel, dès le départ, m’a sidéré. Presque aussi grand que Diesel, presque aussi lourd que Yokozuna, c’était une montagne, mais à la différence du garde du corps patibulaire et du sumo impénétrable, il était fun, radieux même, et ça créait un sacré contraste avec les autres big men du moment, tous heels. Je ne me souviens guère de son travail dans le ring, si ce n’est d’un Irish Whip par lequel Mo l’envoyait s’écraser sur un pauvre adversaire bloqué dans un coin. Mais Mabel, c’était exactement ce que je voulais d’un top face : un type réellement sympa (putain, il passait tout son temps libre à jouer avec les gamins de Harlem et à repeindre les murs !) mais capable au besoin de réduire n’importe qui en charpie.

 

 


D’ailleurs je ne comprends toujours pas pourquoi la WWE n’a jamais commercialisé ses fringues, ça aurait fait un carton.

 

 

En quelques mois, les MOM allaient faire leur trou. Oscar était plutôt irritant, Mo quelconque, mais Mabel suffisait à lui seul à obtenir le soutien de foules où les smarts étaient fort rares et en tout cas inaudibles. A Survivor Series 1993, les gentils blacks s’allient aux Bushwhackers et se déguisent en Doinks (à ce propos j’ai commis ici une nécro du clown diabolique) pour affronter et vaincre dans un de ces comedy match dont ces temps-là avaient le secret les Headshrinkers, Bam Bam Bigelow et le Bastion Booger, sympathique équipe que voilà.

 

 


Le genre de vision que t’as plaisir à retrouver en pleine descente d’acide.

 

 

Suite à ce triomphe, les MOM gagnent les titres contre les Quebecers en house shows, les reperdent deux jours plus tard (ce sera leur seul règne), et Mabel commence à être testé en solo. Pas très longtemps, mais assez pour prouver qu’en tant que Monster Face, il a un rôle à jouer. L’équipe se réunit à l’automne 1994, tente de nouveau sa chance pour les titres, échoue et... turne heel en masacrant les Smoking Gunns et leur manager Oscar aussi pour la peine !

 

Les MOM sont heels, mais rapidement, leurs yeux jaunes se détournent du championnat par équipes. Mabel vise plus haut, et Mo, en bonne petite biatch, sera son âme damnée. Le push individuel est déclenché en juin 1995, où le géant remporte le King of the Ring, en passant sur les corps d’Adam Bomb, de l’Undertaker (qu’il est apparemment le premier à battre par tombé dans un ppv !) et de Savio Vega. Boum ! Il se proclame King Mabel et anoblit son sidekick, qui devient Sir Mo. Il est le top heel de la compagnie. Je suis aux anges. On veut toujours voir ce que va accomplir un gentil qui pète un fusible, non ?

 

 


Amenez-moi cet enfant ! Je veux le manger !

 

 

 

Mais la marche est trop haute. Mabel n’est pas le Big Show ou Kane. Il ne sait pratiquement rien faire dans le ring, et certainement pas amortir ses coups. Son match pour le titre WWF à Summerslam, contre le champion Diesel, est un désastre. Il le perd, mais il perd surtout la confiance du staff. Diesel se plaint de son style beaucoup trop stiff, qui étant donné son gabarit risque à chaque instant de causer une blessure grave à ses adversaires. La version du challenger est différente : d’après lui, il devait gagner le championnat ce soir-là, mais au dernier moment la Clique (Nash, Triple H, Michaels, Razor Ramon) a convaincu Vince de changer sa décision...

 

 


- Ouais, et Vince voulait aussi que j’épouse sa fille et que je devienne le prochain patron de la W...
- Silence ! Silence, chien !

 

 

Ce qui est sûr, c’est que Mabel recule d’un bon rang dans la hiérarchie, et vient prêter main-forte à Yokozuna dans sa feud contre le Taker. On lui demande d’aider le sumo à défoncer le big man : il y met tant d’entrain que sa série de descentes de la cuisse défonce l’orbite du cadavre ! C’en est trop pour Vince, qui patiente pour le virer jusqu’au retour de blessure du Taker, lequel prend sa revanche en écrasant Mabel dans un Casket Match. Le titan jobbe une dernière fois pour Diesel, en quelques secondes (spottez Jeff Hardy parmi ses porteurs, à la neuvième seconde), est sorti sans gloire du Rumble 1996, et prend la porte.

 

La suite, je ne l’ai apprise que des années plus tard, puisque c’est à peu près à ce même moment que j’ai cessé de suivre les aventures de tous ces golgoths, sans que cette décision soit liée à la disparition des écrans de mon gargantuesque favori. J’en parle donc rapidement, même si elle mérite sans doute tout un développement sur le thème « comment la WWE gère un obèse incapable de catcher ». Mabel revient en 1998, est incorporé au Ministry of Darkness de l’Undertaker sous le nom seyant de Viscera, et arbore désormais un look gothique et des lentilles de contact blanches.

 

 


Videur à l’entrée de l’enfer, un boulot comme un autre.

 

 

Une fois ce run fini, il passe un peu de temps en tag team avec Mideon (autre ancien du Ministry), gagne un instant le Hardcore Championship, splashe Mae Young et se fait défoncer par Mark Henry, bref la routine de l’Attitude Era. Nouveau départ en 2000, passage éclair à la TNA, et réapparition en 2004.

 

Arrive alors une période étrange, où il drague lourdement Trish Stratus, qui le rejette, ce qui le transforme en Face et en « World’s Biggest Love Machine », ce qui en dit long sur l’humour de corps de garde de Vince McMahon. Cela dit, les segments où il invite la magnifique blonde au restau et lui montre les capotes qu’il a préparées pour la suite de la soirée méritent assurément le coup d’œil.

 

 


- Waaah, douze capotes ? T’es une vraie machine, toi, mon grand, hein ?
-  En fait, non, c’est juste que j’enfile les douze en même temps pour que ça tienne.

 

 

Le lover pèse désormais bien 300 kilos mais multiplie les gestes lascifs et tente de mettre son gros boyau dans Lilian Garcia, ce qui occasionne une de ces storylines cocasses de lowcard que la WWE serait bien inspirée de réhabiliter.

 

 


Dans le remake WWE de La Belle et le Clochard, le rôle du spaghetti est tenu par une vieille croûte de fromage.

 

 

Suit une draft à l’ECW, un dernier simili-push sous le nom de Big Daddy V. et avec le soutien de Matt Striker qui le voit devenir First Contender au titre de la brand, mais le physique ne suit plus du tout et il quitte définitivement les lieux en 2008, quelques mois avant que je me remette au catch, snif.

 

 


Ca se trouve, si j’étais tombé là-dessus et non pas sur un match de John Morrison en ce soir maudit de l’automne 2008, je n’aurais jamais replongé, je n’aurais pas consacré des milliers d’heures à cette passion à la con et je serais aujourd’hui président de la France. A quoi ça tient, hein.

 

 

Frazier, qui a commencé le catch très jeune, ne sait rien faire d’autre, et illustre à merveille le propos tenu par Stephanie McMahon au Big Show : « Que deviendras-tu si tu quittes la WWE ? Le plus grand pompiste du monde ? » Malgré quelques apparitions dans des films de bas niveau (dont un péplum qui a l’air énorme, « 301: The Legend of Awesomest Maximus », qui s’inspire de Troie et de 300 !), les sirènes de Hollywood ne viennent pas le réveiller tous les matins, et il se retrouve dans diverses promotions secondaires, où ses dimensions et sa petite notoriété lui garantissent toujours un petit chèque et où il retrouve à l’occasion d’autres anciens de la WWE, comme Charlie Haas, avec qui il a fait équipe chez les Italiens de la Nu-Wrestling, ou encore René Dupree, contre lequel il a remporté, en octobre 2013, son tout dernier match, à la... Qatar Pro-Wrestling, fédération dont j’ai appris l’existence en écrivant ces lignes, qui a également embauché d’autres grands noms comme Bobby Lashley et Carlito, qui mérite sans doute un article à part entière et qui me permet ce cheap plug.

 

 


Typiquement le genre de spectacle dont les spectateurs du Qatar sont sans doute friands.

 

 

Et donc, le 18 février dernier, il est mort d’une crise cardiaque à 43 ans.

Il y a différentes façons de voir la vie et la carrière de Nelson Frazier, Jr. La plus répandue est probablement la plus juste : ce type n’était notable que par son physique hors du commun, et même s’il a su incarner avec un certain succès plusieurs rôles, il restera dans l’histoire comme l’un des plus mauvais catcheurs ayant jamais obtenu un push de niveau main event. Il émarge à la catégorie Great Khali / Bastion Booger / Giant Gonzalez et pas Big Show / Kane / Vader. Il incarne jusqu’à la caricature l’obsession de Vince pour les corps énormes, « bigger than life », et son destin aura globalement été, celui, pathétique, d’un phénomène de foire jamais respecté qui aura jusqu’au bout tenté de vivoter d’une gloire ancienne aussi éphémère qu’injustifiée.

 

 


Aubade, leçon n°44 : faites travailler son imagination.

 

 

Mais il existe évidemment une autre option, plus radieuse, s’inscrivant dans le récit insouciant offert par Mabel dans sa première incarnation de rappeur souriant du dimanche. Fan de catch depuis sa plus tendre enfance, ce mec a vécu son rêve à fond les ballons, a réalisé ce que des milliers d’autres catcheurs n’ont jamais pu, à savoir gagner le King of the Ring, main eventer Summerslam et combattre l’Undertaker dans un Casket Match, a mis ses lèvres sur celles de Trish Stratus et de Lilian Garcia, a fait le tour du monde, et a fait rire et applaudir petits et grands vingt ans durant.

 

Cette vie de patachon a-t-elle précipité son décès ? On l’ignore, mais le fait est que les hommes de cette corpulence n’ont guère de chances de vivre très vieux, comme l’indique la citation qui ouvre cette nécro. Frazier aurait tout à fait pu mourir de la même façon au même âge après avoir passé sa vie à être le plus grand pompiste du monde dans sa Caroline du Nord natale. En lieu de quoi, il a connu une existence sans doute plus riche que celle d’un type lambda. En tout état de cause, il avait l’air de s’en satisfaire, comme le montre cette interview de 2008  (même s’il y caresse l’espoir de percer au cinéma). Reste qu’une part non négligeable de l’héritage de ces saltimbanques réside dans le souvenir que les spectateurs gardent d’eux, et je suis sûr de ne pas être le seul à avoir été marqué par ce gars qui, en 1993, du haut de ses vingt-et-un ans et de ses 2m06, se donnait pour mission de nous faire croire béatement à un monde simple et heureux.

 

 


C’est bon Charon, j’ai fini, tu peux emporter son âme.

 

Viscera, sera...

Oui, j'ai fait un comm' uniquement pour ce jeu de mots. Je ne connaissais pas ce monsieur, mais le papier est très beau dans un style un peu nostalgique. J'espère vraiment que Neslon a réalisé son rêve en devenant catcheur même si je dois avouer que les freaks à la WWE, c'est pas chic.

Cool papier

Hommage touchant, je me suis remémoré ce pourquoi je regardais le catch gamin, les souvenirs sont revenus... J'vais chercher un kleenex.

Cachez ce Nelson que je ne saurais voir

Par Zeus et Hadès (tag team très côtée 200 avant JC)!!
Cette nécro amène un peu de nostalgie, mais pour le coup je suis aux antipodes de toi Axl!! Mabel fait partie des raisons qui m'ont fait arrêter le visionnage du catch (pas la seule raison quand même) et qui m'ont jeté dans une faille spatio temporelle catchesque durant 16 ans...Je m'explique:
En 1994, Owen Hart est King of the ring, et je suis au taquet avec la WWF, je regarde les émissions du mercredi, du samedi et parfois le dimanche aussi, je commande des VHS (enfin des V2000 plus précisément pour les connaisseurs), je suis un fan absolu de la famille Hart et du Macho man, Mabel à ce moment là n'est pour moi qu'un lowcarder (terme que je ne connaissais pas à l'époque) sans aucun intérêt.
En 1995 j'ai 24 ans, c'est le drame, juin arrive et je suis impatient de suivre la nouvelle édition du KOTR, je reçois la cassette (je l'ai tjrs) à la fin de l'été et enfin peut assouvir mon besoin irrépressible de suivre les aventures de la WWF, surtout que le tableau s'annonce alléchant, HBK Lex luger yokozuna Taker etc etc. Mais tout va mal se passer, ce pachyderme de Mabel va battre Adam Bomb, puis rencontre le Taker. Pour moi, ça ne fait pas un pli, Mabel va se prendre un squash 4 étoiles et on n'en parle plus...Oui mais non...Le pachyderme aux 3 moves va battre clean le Taker et me dégoûté profondément, comment ce monstre nul, gras peut il battre le fossoyeur génial? Ensuite ce benêt de HBK va faire match nul contre Kama et voilà Mabel dispensé de demi finale. En finale, il affronte Savio Vega pour qui je n'avais pas d'estime particulière mais bon, faute de grives on mange des merles...Et Paf le chien, voilà Mabel qui gagne KOTR dans un tournoi où il y avait de supers catcheurs et où l'on se retrouve avec une finale désespérante et un vainqueur que je trouvais indigne de la WWF.
A partir de là, j'ai commencé à suivre en pointillés la WWF pour définitivement la lacher à la fin de l'année, je n'y trouvais plus aucune crédibilité.
Nelson, je n'avais rien contre l'homme, niveau catch il était pour moi une bête de foire digne du 19eme siècle et ne devait en aucun cas gagner un titre prestigieux, alors le KOTR non pas question!!!
Alors RIP Nelson, tu meurs bien jeune, (tu avais un an de moins que moi) et ton héritage ne te permettra pas d'entrer au HOF, mais tu laisseras la trace d'un Bigger than life comme les aime tant VKM, mais qui aura contribué à m'éloigner de la chose catchesque, un peu comme avec la victoire de Bootista au rumble, quand tu as gagné le KOTR j'ai eu la sensation que la WWF se foutait de la gueule du public, sauf qu'après le rumble 2014 je suis resté devant ma tv à la différence de 95...
Très bonne nécro Axl, dommage que cet exercice soit si répétitif quand on voit la fréquence des disparus de la WWE...

Héhé ça c'est du témoignage!

Je dois t'avouer que je n'ai pas beaucoup de souvenirs du KOTR 95, mais que j'adorais l'idée du "gars énorme et sympa qui se rend compte qu'il est juste invincible et craque complètement" — 500 pound gorilla, pour reprendra l'une de mes citations préférées de Supreme Power! Mais c'est balaise — et compréhensible — que la victoire du patapouf t'ait dégoûté, à l'époque le KOTR était un truc sérieux et respectable...

J'ai absolument rien contre l'homme...

... loin de là, il faisait très bien ce qu'on lui demandait mais c'est ça le problème selon moi, c'est qu'il n'étair ni plus ni moins qu'un Khali ou Hornswaggle avant l'heure, c'était un monstre de foire...
Perso, au début de mon séjour dans le sport-entertainment, c'est dans les mêmes années que toi, c'était le samedi après-midis avant les dessins animés des Looney Toons sur Canal (autre religion chez moi) et des fois c'était le dimanche vers 16h, j'était ébahi par ces super héros flashys et bondissants, j'était fan de Razor Ramon et du 1,2,3 Kid qui était des superman(S) de chair et d'os alors que Mabel servait de bête effrayante, il symbolisait les monstres humain, avec mes yeux remplis d'innocence, il m'impressionnait... puis le catch s'est fait plus rare sur C+.
Jusqu'en 2003 (année de ma reprise...), là je redécouvre le catch, le plaisir est toujours là mais l'intéret est différent... Là, agé de mes 15 ans, je n'ai plus la même innocence, je vois les choses différemment, et ce qui m'a le plus frapper c'était que les catcheurs n'étaient égaux face au talent... tu voyais des mastodontes crédibles et des Viscera qui n'étaient que de la poudre aux yeux, passée l'entrée, le mec plombait le match par son manque de capacités In-Ring... c'était dérangeant par moments, mais j'était gêné pour l'homme, il n'était qu'une attraction grace à son physique BIGGER THAN LIFE, mais il n'était pas bon performer... c'était malgré un type qui prenait du plaisir à faire ça, il savait être drôle, était bon en promos mais ne vendais pas du rêve en match...
Je continu à me poser cette question, le catch U.S (et la WWE en particulier) symbolise dans l'imaginaire collectif la paroxysme de la démesure à l'américaine, mais gagnerait-elle pas mieux à employer des gens pour des critères autres qu'un gabarit hors norme? Même si ça permet à des gens comme M.Frazier de vivre un rêve évidemment...

A l'époque où je me suis re-re-mis au catch

(si je mets entre parenthèse les quelques mois de 2004 où je tombais sur Raw grâce à RTL9 en pleine excellente feud Benoit vs Evolution - matez le match à Raw où Benoit, Shawn Michaels, Foley et Shelton Benjamin s'en prennent à l'Evolution)

L'Undertaker avait une mini feud contre Big Daddy V et Mark Henry.
Et pourtant j'ai repris, c'est bizarre.

Sinon moi j'étais clairement du côté Guns & Metallica, surtout qu'en 1993 Cobain ne s'était pas encore suicidé et ses afficionados en France étaient encore peu nombreux.

Merci !

Merci Axl, je pense que c'est l'un des meilleurs articles que j'ai lu ici !
Raconter la vie de Frazier par le prisme de ta découverte du catch apporte une vraie plus-value à une nouvelle nécrologie ! En plus c'est magnifiquement écrit !
Alors merci Axl !

nostalgie

merci pour la nostalgie (même si je suis bien plus jeune, de nombreux passages ont ravivé quelques souvenirs).
.
Perso, étant très très jeune, je matais les VHS sur lesquelles mon oncle enregistrait le catch. Je me rappelle surtout de Jake Roberts, Yokozuna et le Taker.
.
Mais Mabel m'a laissé quelques (lointains) souvenirs. Notamment en Viscera (look), en gros roi, et en type sur lequel tout le monde se liguait pour l'éliminer au Rumble.
Et je le trouvais trop gros. Mais difficile de passer à coté, sans etre un grand nom, il m'a marqué dans cette époque de plus en plus lointaine.

C'est une évidence mais la

C'est une évidence mais la liste des catcheurs morts commence à être sacrément longue et ça devient de plus en plus brutal à encaisser.
Cet article m'a replongé au coeur de mon adolescence, c'etait diablement bon (cela dit, en suis-je vraiment sorti?!)

Les seuls

J'ai vécu exactement les mêmes années de découverte du catch et pour moi, les seuls commentateurs de l'époque étaient Raymond Rougeau (gentil) et Guy Hauray (méchant) dont je garde un souvenir ému et impérissable.

Je ne me souviens que de

Je ne me souviens que de George Eddy, qui pourtant, a pas du officier très longtemps au micro de cette discipline. Faut dire que j'étais pas un spectateur hyper assidu et on a rendu notre abonnement à Canal assez vite, mais je me rappelle que je kiffais Lex Lüger et Yokozuna à cette époque.

Boom Yeah Yeah

Comme chantait à l'époque le public, à l'arrivée de Mo et Mabel aux abords du ring (Comme quoi 20 ans plus tard on a peut être même un peu évolué avec le Yes Movement, qui l'eut cru..)
Et pour le sidekick de Rougeau, impossible de m'en souvenir non plus. J'ai que Marc Blondin et Michel Le Tourneur qui me reviennent, mais eux c'était quand Canal diffusait la WCW...

En tout cas, écrire un article entier sur Mabel, c'est peut-être ça la vrai poésie, le vrai romantisme, le vrai dandysme. Alors la classe.

Bel hommage

Ceci dit à part par son poids j'ai pas vraiment été marqué par le bonhomme. Après c'est toujours moche de voir un mec s'en aller si jeune, même si effectivement sa condition physique ne lui laissait de toute façon pas une espérance de vie bien longue...
Concernant Rougeau et Hauray je les aimais beaucoup étant plus jeune (la francisation des noms de prises avec l'accent québécois de Rougeau et la mauvaise foi de Hauray!), mais à ce jour pour avoir revu quelques matchs commentés par leurs soins je n'échangerai pas Agius et Chéreau contre eux! Et au passage bien d'accord sur le fait que Jean Brassard était assez insupportable.

Le collègue -horripilant au

Le collègue -horripilant au possible- de Rougeau, c'était Jean Brassard. Putain je pouvais pas le blairer ce mec! Puis a suivi Philippe Artman (pas sûr de l'orthographe), encore un autre que je pouvais pas piffer non plus!

Sidekicks de Rougeau

A cette période c’était Guy Hauray ,puis Jean Brassard.

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Brock Lesnar à propos de John Cena

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Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
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"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
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"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
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"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
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"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

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"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin