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Du mythe à l’humain : la désacralisation selon la TNA

Aujourd'hui, tout le monde veut détruire les mythes : je trouve ça vulgaire et bête. Il est tellement plus facile de détruire une légende que d'en construire une - et quand on l'a détruite, je me demande bien ce qu'on y a gagné. En revanche, je sais ce qu'on y perd. 

Amélie Nothomb, Attentat

 

Et si le problème venait de là ? Durant sa grosse décennie d’existence, la petite fédération floridienne, qui décidément monte à son rythme, a connu le passage d’une multitude de stars de la discipline. Sans que cela ne se traduise par une progression d’audience significative. Faute à un périlleux et vain exercice consistant à vouloir faire tenir de trop gros poissons dans une trop petite mare.

 

 

- (Hmm… il ne serait pas en train de me planifier un no show lui ?)

- (Hmm… elle ne serait pas en train de me proposer un faux plan elle ?)

 

 

Ou comment la TNA brise ses icônes

 

 

Hulk Hogan, Ric Flair, Kevin Nash, Scott Hall, Jeff Hardy, Kurt Angle, Booker T, Christian, Rob Van Dam, Mick Foley, Dudley Boyz, tous ces big names ont foulé les rings de la TNA, tous ont eu un gros temps d’exposition et pour la plupart décroché des ceintures importantes. À chaque fois le même effet d’annonce pour leur venue, et à chaque fois, le même sentiment ambigu sur le rendu de leur pige à Orlando, les mêmes interrogations sur l’apport de ces figures reconnues sur la croissance de la Ligue 2 du catch américain. Le constat est implacable : non seulement l’aura de ces stars n’a pas déteint sur la compagnie pour lui faire gagner un nouveau public, mais elle a semblé les abandonner eux-mêmes, comme si leur passage à Dixieland avait perverti leur légende.

 

Nous ne parlons pas ici de résultats sportifs, souvent autant voire plus favorables en terres floridiennes que du côté de la WWE, mais bien de gimmick, de la part mythologique renvoyée par les catcheurs. On pourrait synthétiser le postulat de cette théorie en une formule : la TNA n’a pas été starifiée par la présence de ces grands noms, ce sont ceux-ci qui ont été TNA-isés. De là à conclure que la fuite de cette aura explique la stagnation de notoriété/popularité de la compagnie…

 

 

Le fameux come-back de Jeff Hardy… coupé par Spike pour cause de mauvais timing !

 

 

Un cas d’école : Hulk Hogan

 

Commençons par illustrer le propos avec le traitement qui a été réservé au plus emblématique, au plus éternel, au plus célèbre d’entre tous, alias le Hulkster himself. Depuis son dernier run de catcheur « à part entière » de 2002-2003, le célèbre moustachu n’apparaissait qu’épisodiquement dans les programmes de la WWE, le plus souvent en lien avec la promotion d’une activité (le show télé Hogan knows best, la carrière musicale de sa fille, etc.). Au passage il a pu aussi s’enorgueillir de succès sur Shawn Michaels et Randy Orton en PPV. Ainsi chacune de ses apparitions était-elle auréolée d’un caractère événementiel, d’une espèce de vista, magie consistant à émerveiller aussi bien le vieux fan que le kid actuel en passant par le puriste de l’Attitude Era. Par définition, l’Immortel Hogan était intemporel et intouchable. L’annonce fin 2009 de son débarquement imminent à la TNA suscite de nombreux espoirs : que va-t-il y faire ? Sa signature va-t-elle redistribuer les cartes ? Aura-t-il un rôle majeur hors antenne ?

 

 

Ou se contentera-t-il de réchauffer les plats ?

 

 

Première erreur : le timing de la communication entre la conférence de presse et ses débuts sur les rings de la compagnie. Faute notamment à une tournée aux côtés de vieilles gloires en Australie, Hogan débarque sur Spike TV plus de deux mois après l’annonce initiale. Si l’attente est énorme, risque est de voir le soufflet retomber de plus haut.

 

Deuxième impair : son discours inaugural, le 4 janvier 2010, est aussitôt brouillé par les présences des Outsiders et autres catcheurs estampillés WCW. Un peu comme si la WWE avait pris soin cette année de marquer la transition entre le GM qu’il a été à Impact et l’ambassadeur de WrestleMania XXX qu’elle en a fait.

 

En kayfabe ou non, Dixie Carter est incapable d’expliquer clairement le rôle de la star, il serait chargé de superviser l’ensemble des opérations strictement liées au sportif. À l’écran, cela se traduit par un interventionnisme sélectif : il prend la responsabilité de supprimer le ring à six côtés, il s’immerge dans un rôle de manager ne disant pas son nom auprès d’Abyss, mais ne porte aucune idée neuve majeure. Pis, sa vieille feud avec Sting (entre 1996 et 1998 à la WCW) est réamorcée, or l’état du Hulkster ne lui permettait pas de livrer bataille. Le match finira par avoir lieu à Bound for Glory 2011.

 

En guise de première entre les cordes à la TNA, Hogan dispute un pâle tag team match avec Abyss lors d’une édition d’Impact. Il s’agit là de la troisième erreur de la direction : l’absence de traitement différencié pour vendre la plus grosse star de l’industrie. Hogan ne se situe pas au-dessus de la mêlée et devient, sans que le scénario ne le justifie, un personnage récurrent du show hebdomadaire. Ce qui est rare est cher, ce qui est permanent se fond dans le décor à en être aspiré.

Pour couronner le tout on utilise sciemment ses problèmes de dos (réels) pour l’afficher en train de se déplacer difficilement sur des béquilles. Image idéale si l’on veut stigmatiser le côté rouillé du personnage. L’homme du passé s’efface devant l’homme du passif, comme dirait l’autre.

 

 

Pfff ! Les imbéciles !

 

 

Passons sur la redite nWo déguisée sous l’appellation Immortal à la suite de BFG 2010. La TNA fera encore pire à partir de 2012. Après un come-back-surprise dans un house show anglais (cela ne s’invente pas), Hogan se consacre un temps au coaching de Garett Bischoff, le jobber de service. De faire-valoir, il passe quelques semaines plus tard au rôle de GM, pas une mauvaise idée en soi. Hélas, nous retombons dans la répétition de segments banals et creux, mal servis par une production cheap à souhait. Nous ne comptons plus les plans « capturées en toute discrétion » à travers les stores de son bureau ou les débats menés pour désigner, au final de manière arbitraire, les challengers aux différents titres. Les faibles moyens techniques et le manque de diversité du studio d’Orlando sautent aux yeux. Cette faiblesse structurelle achève de démythifier la présence du Hulkster. Comme ses congénères l’icône s’est fondue dans le décor plus qu’elle ne l’a transcendé. À l’impossible nul n’est tenu, et il y a fort à parier que Barack Obama himself soit moins charismatique pendant le repas de famille du dimanche que lors d’une intervention officielle.

 

 

Ce n’est pas parce qu’il s’appelait Suicide qu’il fallait changer l’identité du porteur du costume chaque semaine.

 

 

L’exemple Hogan rappelle que le cadre domine les individus, accroît ou minore l’importance de leurs paroles et accomplissements. Rien ne pourra remplacer une arène comble ou pallier le manque d’historicité d’un lieu ou d’un titre. Le nouveau passage aux allures féériques d’Hogan sur les écrans WWE pour la Road to WrestleMania confirme le poids de l’empire McMahon, apte à construire les stars et redorer leur blason après des années passées loin de la Big League. Alors qu’il apparaissait à bout de souffle depuis longtemps, Kevin Nash/Diesel renaît de ses cendres par sa seule participation au Royal Rumble 2011. Et que dire de l’ascension express de Jeff Hardy en 2008-2009, alors que son style semblait le réduire éternellement à un rôle de midcarder talentueux ? Plus proches de nous, les actions de Rob Van Dam autour du titre Intercontinental lui confèrent davantage de stature que son gain du titre suprême à Dixieland. Quant à l’intronisation de Kurt Angle au Hall of Fame de la TNA, c’est limite si elle ne dessert pas sa carrière. Alors que celle-ci approche de son crépuscule, il compromet une affiliation prochaine au Temple de la Renommée de Stamford. Difficile de ne pas pointer la différence de nature et de portée entre les deux cérémonies. Surtout une année où l’Ultimate Warrior, rabaissé à outrance depuis son départ de 1996, a été réhabilité par un splendide tour de force communicationnel (qui n’inclut pas sa mort, précisons-le au cas).

 

 

It’s fake, it’s dawn fake !

 

 

Absence de magnificence, un possible avantage ?

 

Pour en venir à une comparaison qui m’est chère, celle du catch avec le soap-opéra, la TNA serait assimilable à un daytime soap (type Les feux de l’amour ou Amour, gloire et beauté) quand la WWE s’approcherait d’un prime time soap (type Dallas ou Melrose place).

Nulle question ici de hiérarchiser en termes de qualité, il s’agit juste de deux écoles différentes, empreintes de codes du genre qui leur sont propres. La classification fait référence aux horaires de diffusion aux USA, mais aussi à la périodicité. Quand l’un fonctionne à flux tendu de tournages accélérés, l’autre distille ses épisodes à raison d’une trentaine maximum par an. Les moyens de production du premier sont bien moindres, d’où la prédominance de scènes de studio visuellement « cheaps » et un ensemble plus uniforme.

 

Les arcs scénaristiques s’en ressentent aussi : là où une discussion entre deux personnages peut s’étaler sur plusieurs segments dans le daytime, elle sera synthétisée à l’essentiel dans le prime. Par essence beaucoup moins ambitieux, le daytime a un mérite principal : il crée une plus forte empathie avec ses personnages. Son récit de la moindre de leurs turpitudes entraîne une plus grande identification du public, impose les protagonistes comme une seconde famille. Il se caractérise par sa tendance à appuyer fortement, pour ne pas dire de manière grossière, sur les intentions et les sentiments. Tels ces fameux plans frénétiques sur un visage suggérant une vengeance prochaine ou une insupportable douleur.

 

Pour sa part, le prime time s’accorde de plus amples ellipses, peut évoquer dans un dialogue un évènement ignoré des téléspectateurs. Autrement dit, le récit existe en dehors de ce qui est montré. Les ficelles scénaristiques sont souvent plus élaborées, encore que se composant des mêmes ingrédients (intrigues sentimentales échevelées, batailles financières, etc)

De manière générale, le catch s’apparente au premier nommé dans son écriture, sans posséder un calendrier aussi resserré puisque les house shows figent l’avancée des storylines. La WWE possède en sus une aura cinémato-mythologique qui lui confère une reconnaissance publique supérieure. Pour ne pas dire un label mainstream indépassable, quand seules quelques niches underground vivotent autour d’elle. Avec une forme de charme assez unique chacune.

 

 

Un brawl filmé avec la même qualité que le caméscope de Tatie Josette ça créé une certaine familiarité. Et si les protagonistes éprouvent les mêmes difficultés que les agents de sécurité pour séparer les fauteurs de trouble ils ont l’excuse de pas être du métier.

 

 

Il n’empêche que la reconnaissance est bien moindre. Des hommes chevronnés comme Scott Steiner, Booker T ou Rob Van Dam ont ainsi témoigné dans des interviews de certaines rencontres impromptues (pendant leur période TNA off course) avec des fans leur demandant s’ils allaient bientôt reprendre leur activité de catcheur. Spike TV n’est pas aussi marginal aux États-Unis que Ma Chaine Sport ne l’est en France, mais il est loin de toucher un panel aussi large que celui d’USA Network. La nécessité de fidéliser son auditoire est donc encore plus cruciale. Un public complice et conscient des défauts et limites inhérents au programme, suivant les péripéties racontées par un mélange d’addiction et de curiosité.

Voir Kurt Angle s’échauffer dans des couloirs miteux ou jouer un mauvais numéro de poursuite dans un parking fantôme est de prime abord un repoussoir. Mais cela génère une deuxième perception, celle d’une proximité avec le téléspectateur, qui fait de lui un individu plus palpable que n’importe quel personnage WWE, si mythifié qu’intouchable. Héros ordinaire contre héros de papier glacé. À ce titre la sobre intronisation du champion olympique de lutte au Hall of Fame d’Orlando était touchante, à sa façon. Sans bénéficier d’une mise en scène semblable, les cérémonies déclinées des Oscars accomplissent la même mission : honorer ses pairs. Chacune à son échelle, chacune selon ses propres codes.

 

 

Même si la proximité avec ses héros est un bienfait à géométrie variable.

 

 

Pourquoi chercher une expansion douteuse quand un succès – même mineur – est au rendez-vous ? La RoH a de son côté revendiqué clairement son statut de fédération indépendante, orientée en faveur d’un catch technique, limitée niveau storylines, et vouée à laisser partir ses meilleurs éléments à moyen terme. Mais quelle est l’identité de la TNA ? À ne pas avoir su trancher entre deux stratégies, alternative sans prétention ou concurrente affirmée de la WWE, elle subit aussi bien les foudres des amateurs de catch mainstream que de ceux du circuit indy. Elle se noie à trop vouloir copier la fédération de Stamford plutôt que d’assumer un statut de Ligue 2 du catch US qui n’a rien de péjoratif. Dans cette position d’outsider, elle peut se permettre d’oser des angles et situations impensables en mainstream : effusions de sang, gimmicks controversées ou particulièrement tordues, segments donnant dans le burlesque le plus total. Or, l’enseignement des dernières années, c’est que la TNA ne s’est jamais autant distinguée que lorsqu’elle affuble Abyss d’un dédoublement de la personnalité nommé Joseph Park, lorsqu’elle organise une cérémonie de funérailles dans une église pour solder la fin d’un clan heel, lorsqu’elle transforme Jeff Jarrett en instructeur zélé des arts martiaux mixtes, lorsqu’elle ose mettre en avant via ODB ou Awesome Kong des catcheuses allant à l’encontre des standards esthétiques.

Via un processus contrôlé de désacralisation, la TNA ne gagne-t-elle pas en attachement affectif ce qu’elle perd en charge symbolique ? Vous avez quatre heures.

 

 

Dans Les lois de l’attraction James « Dawson » Van Der Beek chie littéralement sur son statut d’icône de la jeunesse fleur bleue.

 

 

Très intéressant mais...

... mais si tu permets, et ce n'est que mon opinion personnelle, c'est un peu décousu. Y a énormément d'idées super intéressantes et, pour ce que j'en sais, totalement originales dans ton article, et je pense que j'aurais préféré les voir traitées dans deux voire plus articles séparés que condensées en un seul. Mais peut-être que j'ai lu avec un mauvais filtre, vu que je pensais au départ que t'allais revenir sur la carrière TNA de chacun des monstres cités au début pour expliquer comment Dixieland a mal géré leur notoriété, et j'ai donc été décontenancé en voyant que tu ne réservais ce traitement pratiquement qu'au seul Hogan — alors qu'en fait Hogan est juste la meilleure illustration de ce que t'avances, à savoir que la TNA n'a pas su faire de sa faiblesse (moyens moindre que la WWE) une force (en épousant crânement le modèle des daytime soaps au détriment des prime time). Quoi qu'il en soit, c'est vraiment passionnant, hésite pas à développer tel ou tel aspect dans un ou plusieurs papiers ultérieurs!

It's true it's dawn true

Remarque tout à fait judicieuse, j'aurai voulu rendre ça plus limpide et il manque sans doute une partie de transition, qui nécessite un travail plus en profondeur pour illustrer avec d'autres exemples etc
Je prends d'autant bien ta critique que j'ai ressenti, comme ça m'arrive souvent dans l'écriture, cette impression d'être débordé par le sujet initial et ai conclu mon papier sans la certitude d'avoir fait passer l'idée générale. D'où cette question ouverte de conclusion, sorte de fuite un peu pleutre je l'avoue.
Une suite ? Peut-être moyen de quelque chose de complémentaire oui, j'en laisse le soin aux autres "résistants" TNA du site. Unissons-nous et nous doublerons l'audience d'Impact sur Ma Chaine Sport (de 5 à 10 téléspectateurs donc).

Respect

Exciter l’œil des lecteurs par des calembours racoleurs, de l'ironie facile et des saillies de pop-culture, c'est facile et moi je sais rien faire d'autre. Écrire une vraie analyse profonde, intelligente, pertinente, et pas péteuse pour un sou, qui plus est dans le cadre d'une mission quasi de service public pour mettre en lumière quelque chose dont beaucoup se contrebranlent (il faut être souple) et qui s'appelle la TNA, je trouve que c'est beau, je trouve que c'est grand, je trouve que c'est émouvant. Une statue pour Warrior31, et une leçon pour moi.
Notamment le paragraphe sur "le cadre domine les individus", tellement vrai, tellement évident, et pourtant tellement balaise de l'avoir si justement remarqué.

Instructif

Merci pour ces réflexions pertinentes, la comparaison entre les deux fédérations et le parallèle avec ton exégèse du soap sont très bien vus ! J'ai suivi la TNA un bon moment mais plus maintenant, c'est une fédération qui a son charme, à laquelle on s'attache comme tu le dis, mais dont on a souvent l'impression qu'elle ne réussit pas à exploiter tout son potentiel.

Warrior31 et la TNA

C'est un gâchis monstre, il devrait vite se faire offrir un contrat à la WWE. Quelques mois à nalyser NXT et il file droit vers le main event des Cahiers.
.
Plus sérieusement c'est non seulement et comme toujours très bien écrit mais surtout ça tape dans le mille. Perdant-perdant pour la TNA qui aura bien du mal à s'en relever.

Oui,bravo

Juste un mot pour te féliciter pour tes analyses d'Impact, que j'attends toujours avec impatience.
Je dois être un des rares lecteurs à suivre davantage la TNA que la WWE, alors vraiment, un grand merci à toi.

Superbe article bravo

Superbe article bravo !
.
C'est clair que la TNA a raté un sacré tournant, au moins avec Hogan. La TNA auait d'abord dû commencer par faire ce qu'elle a fait en 2013 avant de le faire venir, à savoir sortir de l'Impact Zone, commencer à se faire connaître petit à petit, mettre en valeur son côté non-PG et surtout ne pas chercher à entrer en confrontation directe avec la WWE. Ensuite elle aurait pu faire venir d'anciennes gloires avec un rôle bien précis (j'étais assez fan du Hogan GM et de Ric Flair en manager de Styles -même si ça a vite dégénéré par la suite-, même si c'était basique au moins ça permettait de les mettre en valeur sans qu'ils accaparent le show. Bon après c'était trop tôt pour la TNA. Pis les faire venir en sacrifiant tout ce qui faisait la spécificité et le charme de la fédération c'était un peu du suicide.

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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Quotes of the Cahiers

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Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

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The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
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The Miz

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CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

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Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

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Michelle McCool à propos de Mickie James.

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"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin