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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

2014, année maudite

Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur.

Coluche

 

A travers le monde, le 14 est plutôt un nombre positif. Valant deux fois le chiffre 7, porte-bonheur réputé, il évoque le Roi-soleil aussi bien que le plus génial joueur de football européen. Mais il est un lieu où sa bonne réputation disparait : la WWE, où le numéro 14 est synonyme de désolation. Malheur au catcheur qui entrera en quatorzième place lors du Royal Rumble. L’histoire prouve qu’il est voué à subir les pires épreuves : retraite prématurée, carrière foutue, alcoolisme, accidents mortels, départ de l’être aimé… Les exemples sont légion et ont été fort bien résumés il y a quelque temps par mon confrère Spanish Announce Table. En l’occurrence, il semblait évident que la fédération de catch toute entière n’échapperait pas au mauvais œil en cette année 14 du troisième millénaire. Impossible de conjurer le sort : 2014 aura bien été une immense galère pour le personnel de la WWE.

 

 

Les plus malchanceux vont même être réduits en cendres.

 

 

Résumé d'une année de malédictions à la WWE

 

 

Janvier, le gros début des emmerdes

 

Ha ça, la WWE n’aura pas attendu longtemps pour comprendre que 2014 sera une bonne année de merde. Je ne vous ferai pas de résumé détaillé de la situation, pour cela je vous renvoie au talent de notre maître Axl, mais il y a comme un malaise entre l’équipe dirigeante et le public.

 

Déjà, en décembre, le terreau était en place. Rappelez-vous: Randy Orton bien aidé par l’Autorité, avait réussi ce que tous les fans attendaient, espéraient ou au contraire redoutaient depuis bien longtemps : fusionner les deux ceintures majeures pour n'en faire qu’un seul titre suprême. Un tel sacre aurait dû avoir lieu au terme d’une longue storyline qui aurait concerné toute la fédération et aurait débouché sur un match de légende à la fin d’un PPV historique.

 

Mais non, tant pis pour l’Histoire, Orton a conquis les titres en battant Cena lors du final de TLC 2013, sans tambours ni trompettes, au terme d’un match sans grande passion. Résultat, cette union des ceintures, tout le monde a l’air de s’en foutre.

 

Le public rejette en bloc cette énième feud entre le natif du Massachusetts et son fourbe adversaire du Missouri. Pas grave, la WWE a de la ressource. Pour le trentième anniversaire de Wrestlemania qui approche, elle a prévu le grand spectacle, avec un retour très attendu. Et pas n’importe quel retour : celui de Batista. L’Animal, celui qui a fait exploser Evolution et battu Triple H lors d’un match magnifique à WM 21, l’homme qui détient le plus long règne du titre Poids Lourds avec 282 jours, l'homme qui a connu des rivalités légendaires contre Edge, l’Undertaker, Orton ou encore Cena. L’homme dont le retour est sans cesse réclamé par les fans depuis son départ en 2010, et qui est espéré comme le messie à chaque arrêt de la WWE dans sa ville de Washington DC.

 

Vince et ses sbires jouent sur du velours : on tient le héros, celui qui battra Orton à WrestleMania et mettra fin à la domination des méchants.

 

Sauf que.

 

 

C’est quoi ce bordel ? J’avais exigé la présence d’un styliste personnel dans mes vestaires en cas de retour !

 

 

Les débuts du futur Drax sont bookés avec les pieds. Peut-être les scripteurs pensent-ils que la popularité de Dave suffit à elle-même. Plus certainement, la surprise prévue est gâchée par des fuites qui obligent la WWE à précipiter le retour. En tout cas, le come-back manque grandement de dramaturgie. Batista revient en serrant la main de Triple H et Stephanie, les méchants absolus depuis plusieurs mois. Choix plus qu’étrange qui commence à dérouter une partie du public.

 

 

Ouéch gros, ça va ou bien, tranquille ? On se fait la bise ?

 

 

Au Royal Rumble, la malédiction du 14 débute vraiment. Le match entre Cena et Orton reçoit les pires réactions de fureur de la part d’un public qui ne veut plus voir ces deux-là squatter la tête d’affiche. Finalement tant mieux, puisqu’il est programmé que cet affrontement sera le dernier entre eux, avant de démarrer la nouvelle rivalité du champion contre Batista.

 

Mais le reste de la soirée ne se passe pas comme prévu. Hors de forme, Batista entre en 28ème position et passe dix minutes à souffler comme un bœuf. Son dernier opposant sur le ring, Roman Reigns, vient de battre le record du nombre d’éliminations et reçoit un soutien sans faille de la part de la foule. Gênant vis-à-vis d’un suppôt du pouvoir, membre d'une faction obéissant encore à Triple H. La gêne gagne encore un cran lorsque Batista remporte le match. La sensation que l’ex-MMA a monnayé son retour contre l’assurance de quelques heures de gloire laisse un goût amer. Dans l’esprit des fans, l’ex-retraité vole la place du nouveau chouchou des foules, le barbu Daniel Bryan.

 

 

Heureusement, l’entrant n°27 se destine toujours à une année exceptionnelle

 

 

La soirée s’achève donc par un vainqueur du Royal Rumble tendant ses deux majeurs envers une foule hostile. Les médias se font l'écho du mécontentement du public, principale information de la soirée. Des légendes comme Mick Foley relaient le malaise général, certains qualifiant même le show de « Worst PPV ever » (normal donc qu’il ait gagné le Slammy du pire match de l’année). Pour couronner le tout, CM Punk décide ce soir-là de prendre une pause loin des rings, meurtri par des blessures non soignées. 

 

 

Si je veux pas mourir d’une saloperie, je crois qu’il est temps de se casser.

 

 

Explosés en plein vol

 

La misère continue tout au long de la saison 2014. Le meilleur symbole en est l’accumulation particulièrement importante de blessures.

 

Tous les catcheurs connaissent durant leur carrière un passage plus ou moins long à l’infirmerie.

 

Le pire moment pour une blessure, c’est au début d’un push.  Quand la fédération place sa confiance en un catcheur et qu’elle le lance vers les sommets, un arrêt brutal oblige les scénaristes à revoir tous leurs plans et bouleverse l’équilibre hiérarchique des athlètes. Très rares sont les lutteurs qui regagnent leur rang immédiatement après une convalescence. 

 

Problème, en 2014 tout le monde s’est blessé au mauvais moment.

 

Ecoutant finalement la voix du peuple, la WWE décide de faire passer Batista du côté des méchants et intègre Daniel Bryan dans le main event de Wrestlemania. Face à une telle opposition, la partition du héros est parfaite : le barbu volant remporte le trophée suprême au terme d’un show bouillant et historique, succès indiscutable. Les bookeurs ont parfaitement rattrapé leurs erreurs et le public est ravi.

 

 

Ouille, c’est… c’est un peu lourd deux ceintures. Personne n’aurait une minerve ?

 

 

Un mois plus tard, c’est la douche froide. Le 12 mai, on apprend que le nouveau champion du monde est blessé et doit se faire opérer du cou. Pour ne rien arranger, la durée de l’arrêt n’est pas claire. Au lieu de retirer d’emblée le titre à l’American Dragon, les officiels tergiversent. Un premier PPV passe sans que la question ne soit réglée. Finalement, à Money In the Bank, le titre de champion du monde est mis en jeu dans un Ladder Match, et Bryan est donc officiellement dépossédé de son bien. Jusqu’au bout la WWE espérait le retour du héros du peuple, allant jusqu’à prévoir un match contre lui et Kane au cas où. Dieu merci, cet affrontement nous sera épargné, et la suite donne raison aux officiels : en octobre, Daniel se fait opérer à nouveau. Celui qui devait tout exploser en 2014 sera finalement tombé peu après son heure de gloire.

 

Dans le même temps la WWE déplore la blessure d’un autre champion : Wade « Bad News » Barrett, éternel espoir depuis sa victoire à NXT en 2010, doit céder sa ceinture de champion Intercontinental le 30 juin suite à une blessure à l’épaule droite. L’Anglais était alors en plein boom. Auréolé d’une extraordinaire popularité depuis la création de son personnage annonceur de mauvaises nouvelles en décembre, il avait remporté la ceinture blanche à Extreme Rules.

 

 

- T’as pas peur qu’avec ma gimmick de Bad News je te porte la poisse pour mon premier match ?

- Penses-tu, j’en ai connu d’autres !

 

 

Toujours heel depuis le début de sa carrière, il amorçait semble-t-il un début de face turn en entrant en guerre contre les racistes Colter et Swagger. Mais ce dernier blesse bêtement le grand mancunien sur une barrière de sécurité. Nous ne saurons jamais jusqu’où aurait pu aller Bad News Barrett en 2014. L’Anglais a réapparu aux Survivor Series pour promettre un retour prochain. Tout ce que l’on espère, c’est qu’il récupère bien vite le rang qui lui est dû. Pétri de talent, il mérite le haut du tableau… Mais la malédiction du 14 lui aura fait perdre une année de plus.

 

 

Rassurez-vous, mon épaule va mieux. Je peux à nouveau taper avec mon maillet.

 

 

Daniel Bryan étant out, il faut un nouveau héros à la fédération. La transition est facile, d’ailleurs : depuis le lendemain de WrestleMania, le petit barbu s’est fait voler la vedette par le trio des rebelles en noir, la faction du Shield en guerre contre Triple H et l’Autorité. Par deux fois les mercenaires gantés battent Evolution. A l’explosion du trio, un homme est envoyé vers la lumière du main event. Il s’agit de Roman Reigns.

 

 

Pourtant, au début, il semblait plus apte à se faire chier dessus par l’Autorité.

 

 

L’homme fort du Shield bénéficie d’une grande popularité auprès du public et en interne. Vince McMahon veut faire du cousin du Rock sa nouvelle tête d’affiche. Il est intégré dans la bataille des échelles pour le titre WWE. Même si le titre lui échappe, Reigns surnage dans les semaines à venir. Il éclipse le nouveau champion John Cena et chacune de ses entrées sur le ring, qu’il effectue depuis les tribunes comme à l’époque du Shield, déclenche la liesse dans la foule.

 

 

Ric Flair lui propose même sa fille en cadeau.

 

 

A Summerslam, il confirme son statut de nouvel homme à battre en venant à bout de Randy Orton. La suite ? Une hernie l’écarte de toute compétition pendant l’automne alors qu’il débutait une rivalité prometteuse contre son ancien allié Seth Rollins.

 

Revenu en cette toute fin de 2014, Roman semble retrouver rapidement les sommets. Qu’il n’aurait sûrement pas quittés sans cette malédiction…

 

Outre ces trois prometteurs jeunes hommes qui auraient joué les premiers rôles si le sort les avait épargnés, d’autres lutteurs ont vu leur année gâchée par une blessure.

 

Héros inattendu de l’Elimination Chamber match, Christian aurait certainement eu droit à une belle place dans les rivalités secondaires sans une nouvelle commotion qui lui coûte pour le moment sa carrière.

 

L’amuseur public Santino Marella ne sort plus son cobra depuis qu’il a annoncé sa retraite des rings en juillet, consécutive à une blessure au cou.

 

Son ancienne amoureuse Tamina aurait possiblement bouleversé l’année féminine sans une vilaine blessure au genou.

 

Bo Dallas avait enfin réussi à convaincre avec un amusant personnage de motiveur de foules lâche et sournois, mais il passe la fin de l’année sur le banc de touche.

 

Sheamus était parti pour figurer en bonne place sur la carte des Survivor Series, nanti d’une belle popularité, avant que Mark Henry ne le brise.

 

 

Ca va mec ? Ca va ? Désolé, je me suis emporté… Control-Z, putain, Control-Z !

 

 

Histoires inachevées

 

Quand les scripteurs de la WWE se lancent dans une histoire… qui finalement doit s’arrêter, c’est un peu irritant. Outre tous les changements de scénario qui ont suivi les blessures précédemment citées et dont nous ne saurons jamais rien, il y a eu des retouches de taille cette année.

 

La plus importante, je l’ai évoqué, est bien entendu le changement complet de la carte pour WrestleMania 30. Vince McMahon aime avoir une affiche bien établie plusieurs mois avant le plus grand événement annuel. Cette année, il a dû faire de nombreuses nuits blanches.

 

Son grand match de légende Batista Vs Randy Orton a été complètement réduit en miettes par le rejet des fans.

 

A peine un mois après un retour censé être héroïque, Batista est finalement forcé de devenir méchant par une foule qui adore le huer. Il devient Bootista, top heel de la fédération.

 

 

Puis ce sera Bluetista. Mais il continuera à en prendre plein la gueule.

 

 

Extrêmement rare, un tel écriteau se vend désormais à prix d’or sur Ebay.

 

 

Pendant ce temps, Triple H devait croiser le fer avec CM Punk, figure de rébellion contre l’Autorité. Mais le lutteur straightedge prend son rôle tellement à cœur qu’il tourne le dos à la fédération qui le nourrit et part prendre du recul dans sa maison de Chicago.

 

 

- Je vous promets que si vous ne me donnez pas ce que je réclame, vous le regretterez !

- Génial Punk, tu le tiens bien ton personnage, c’est le rôle de ta vie.

- Tu crois pas si bien dire, chevelu.

 

 

Bon, la conclusion réfute un peu l’hypothèse de la malédiction. Après un peu de flottement, la WWE décide de suivre la voix du peuple et intègre Bryan dans la bataille pour le championnat, non sans lui avoir donné un superbe affrontement préalable contre Hunter Double H.

 

L’Histoire retiendra le résultat, et pas forcément le cheminement qui l’a précédé, mais ce fut quand même un beau camouflet à la figure des dirigeants.

 

Un peu plus tard, en juillet, Kofi Kingston et Big E associés en équipe essuient une énième défaite. Leur duo ne décolle pas. Ils sont alors rejoints par Xavier Woods, réduit jusque-là à jouer les danseuses avec R-Truth et les Funkadactyls. Ce dernier est vêtu très officiellement et semble sérieux. Il prononce alors les mots suivants :

 

 

Vous n’avancerez pas en agitant les bras, en embrassant les bébés, en dansant et sautillant comme des marionnettes. Vous n’avancerez pas en continuant de faire ce que vous avez toujours fait.

Maintenant, c’est notre heure, c’est notre lieu. Il est temps pour nous d’avoir un objectif.

Désormais, nous ne devons plus demander et attendre qu’on nous donne. Nous devons prendre.

 

 

Les paroles sont éloquentes et le regard lourd de menaces. Il semble évident que l’équipe créative a décidé de se lancer dans un nouvel exercice délicat de funambulisme : le cas de la gestion des Noirs à la WWE a souvent été polémique. Bien que le roster soit une belle preuve de mixité, les catcheurs afro-américains sont très rarement vus au plus haut niveau. Pour ma part, en six ans de suivi catchesque, je n’ai vu que Mark Henry toucher à une ceinture mondiale (non, The Rock n’est PAS noir !). Woods et consorts vont donc sûrement créer une faction de Negmarrons rebelles et revanchards.

 

Sauf que.

 

Quelques jours plus tard, suite à un banal contrôle, deux policiers blancs de Ferguson, Missouri, abattent un jeune homme noir. D’importants mouvements de protestation s’ensuivent dans tout le pays et les USA se déchirent entre défenseurs des forces policières et population dégoutée par une nouvelle preuve du racisme permanent sur la terre de l’Oncle Sam.

 

Comme si ça ne suffisait pas, de nouvelles bavures coûtent la vie à plusieurs membres de la communauté noire, tous du fait de policiers blancs. L’année 2014 se finit sous grande tension sociale.

 

Du coup…. Alors qu’elle persévère dans le polémique personnage de Rusev, la WWE décide de calmer le jeu. Woods, Kofi et Big E disparaissent de la circulation pendant une longue période.

 

Avant de ressurgir sous la bannière « New Day », un groupe de chanteurs de gospel surexcités et sautillants vêtus d’ignobles tenues bleues.

 

 

- Alors les mecs, il est pas bien ce changement ?

- Siiii Xav’ il déchiiire on s’éclate !

- Venez on va faire des selfies avec des petits enfants !

- Génial, frère !

 

 

Eh oui. La stable de Xavier Woods est devenue exactement tout ce qu’elle était censée détester : un groupe de Noirs joyeux et sautillants qui débarque sans avoir d’objectifs précis. Aucune déclaration au micro ne viendra définir un peu l’âme du groupe : les New Days bondissent, et c’est tout.

 

Le public finit par comprendre que cette équipe sent le produit pas fini et ses récentes prestations recueillent au mieux un silence poli, au pire des huées comme lors du Raw du 15 décembre.

 

Alors, va-t-on vers un nouveau heel turn forcé par la foule ? Ou vers un enterrement en low card d’une équipe qui mériterait tellement mieux ?

 

Clairement, sur ce coup-là, sans les événements sociaux indépendants de sa volonté, la WWE aurait donné autre chose au trio. Mais la malédiction, quand ça prend…

 

 

La parole est à l’accusation

 

La WWE ne passe pas pour un modèle d’entreprise humaine où il fait bon travailler.

 

Mais jusqu’à présent, la gestion des coulisses restait secrètement gardée par une savante politique de contrôle de l’information. Les témoignages venaient souvent de vieux catcheurs de seconde zone, dont on pouvait penser que le discours était teinté d’amertume plus que de raison.

 

En 2014, les langues se sont déliées et les accusations ont émané d’anciennes gloires de la fédération, de vrais potentiels Hall of Famers. Le plus grand coup de tonnerre vient bien sûr de CM Punk, parti de la WWE un peu par écœurement, un peu poussé dehors par les officiels.

 

 

- Ca y est, vous m’emmenez à l’hôpital, vous allez me soigner ?

- Non non Punk, on nettoie juste l’arène, ya match de basket demain soir.

 

 

Dix mois après les faits, le Chicago Saint raconte sa version de l’histoire au micro de Colt Cabana, et la plus grande fédération de catch au monde n’en sort pas grandie. Favoritisme scénaristique et avantages pour les catcheurs proches du pouvoir, gestion désastreuse de la santé des athlètes qui a failli lui coûter la vie, contradictions des discours officiels, changements de dernière minute, opacité sur les redistributions financières suite au Network… La coupe est pleine. Si la WWE a réussi à dégoûter l’homme à qui elle a quasiment tout donné, difficile d'en attribuer entièrement la faute à un Punk exagérément capricieux. La plupart des vétérans passés par Stamford accueillent positivement le podcast et saluent le courage du rebelle. Un mauvais signe pour la fédération…

 

 

- Allons chérie, oublions tout ça et profitons au maximum de notre douce lune de miel !

- Euh, attends, tu viens de recevoir du courrier…

 

 

Moins fortes en terme d’impact, les déclarations du fraîchement licencié Alberto Del Rio confirment les propos du plus long champion de la décennie. Elles ne donnent pas vraiment envie de travailler pour Vince et sa compagnie, même si d’après CM Punk, le Chairman est plus honnête que son gendre.

 

Difficile évidemment de connaitre le vrai du faux, l’amplifié du réel… Mais l’image lisse et familiale de la WWE en sort salement écornée.

 

 

L’échec féminin

 

2014 n’est pas l’année de la femme à la WWE. Comme les précédentes, me direz-vous. Mais l’espoir était grand avec l’arrivée programmée des jeunes talents de NXT, la déception est d’autant plus forte.

 

Orpheline de sa rivale Kaitlyn, AJ détient la ceinture papillon pendant presque un an sans jamais trouver une adversaire à sa taille. Nous sommes donc pleins d’espoir lorsque la talentueuse Emma débarque dans le show principal en février. Hélas, elle garde sa gimmick de danseuse ridicule et s’associe à Santino Marella. Rien de honteux à faire rire en lowcard, et la jeune femme s’en sort plutôt bien les premiers temps, mais l’on attend beaucoup mieux de la nouvelle garde féminine. Sanctionnée pour une stupide histoire de vol en magasin, l’Australienne ne réussit pas à s’imposer et après presque un an de carrière, ses apparitions restent très limitées.

 

 

- SNNNIFF Ha en effet c’est d’la bonne Emma ! Tu te la payes comment ?

- Chut moins fort voilà les vigiles de WalMart !

 

 

A l’inverse, la surdouée Paige s’impose en force en devenant championne féminine pour son premier soir à Raw. Malheureusement, quand on commence très fort, on ne peut que stagner. Pendant trois mois l’Anglaise fait une AJ en se débarrassant de ses rivales sans vraiment trembler. Problème, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Lorsque l’ancienne championne revient, une guerre psychologique s’installe sur fond de jalousie-admiration de la rookie envers son ainée. On sent bien que les bookeurs veulent faire de cette rivalité un summum comparable aux plus grandes bastons masculines. Mais la sauce a du mal à prendre : les matchs entre Paige et AJ nous font toujours espérer que le prochain sera mieux.

 

 

- Ok Paige merci pour la photo ça fera une affiche géniale pour Extreme Rules !

- Cool, je peux aller tabasser ma rivale avec le bâton maintenant ?

- Hein ? Mais non, t’es une fille. Tu vas aller te balader en bikini au bord d’une piscine.

 

 

Passée du côté obscur, la belle blanche parvient difficilement à se faire huer tant la foule l’apprécie. La femme de Punk gagne la rivalité pour perdre rapidement la ceinture au profit de Nikki Bella, dont la guerre avec sa jumelle finira dans les oubliettes, les deux sistah revenant des bestah. Lol.

 

Finalement, la femme la plus importante de l’année reste Stephanie McMahon, qui forma avec son mari un parfait duo de pourris. Son match à Summerslam est peut-être le meilleur combat féminin de l’année.

 

Avec tous les talents qui poussent à NXT et le potentiel des stars comme AJ, Paige, Emma, Naomi, Tamina ou Natalya, les filles de la WWE doivent nous proposer mieux.

 

 

Une ceinture suprême dont personne ne veut

 

La fusion des deux titres majeurs de la WWE aurait dû conduire à la création d’un Championnat du monde unique au prestige sans égal, récompense absolue recherchée par tous les lutteurs comme le Graal d’une carrière.

 

Finalement, la valeur du titre suprême ne s’est ressentie qu’à deux moments, il est vrai particulièrement réussis : l’euphorie de la victoire de Daniel Bryan sur le toit du monde à Wrestlemania, et le frisson de la domination de Brock Lesnar à Summerslam.

 

 

Alors, elle se cache où votre chèvre volante extraordinaire, là ?

 

 

Le reste du temps, le prestige du trophée est souvent passé au second plan au profit d’une guerre pour le pouvoir. Pire, les matchs de championnat censés achever en beauté les PPV ont souvent été dénués de suspense. Qui pensait réellement voir Kane battre Bryan à Extreme Rules, ou Cena perdre son nouveau titre à Battleground ?

 

Et encore, estimons-nous heureux lorsque le précieux trophée a été mis en jeu. Avec 4 PPV sans match de championnat, la ceinture dorée a souvent été la grande absente. La mauvaise gestion de la blessure de Daniel Bryan est la première cause.

 

 

Visiblement le public préfère te voir en minerve et blessé avec les titres plutôt qu’avoir un champion en forme et actif, donc vas-y garde les encore un mois…

 

 

Et le cas Brock Lesnar ensuite. Lorsque le Minotaure s’empare du joyau après une âpre dérouillée infligée à Cena à à Summerslam, certains pressentent la catastrophe. Il faut dire que la Bête a toujours profité d’un emploi du temps très libéré à la WWE, à raison de deux-trois matchs par an. Les plus optimistes, dont moi, espèrent que Brock a accepté d’assurer le minimum syndical une fois par mois en échange d’un beau règne dominateur. C’était trop demander : après une revanche à Night of Champions où il manque de se faire piéger par Cena puis Seth Rollins, Lesnar le champion « régnant et défendant » disparait des écrans pendant trois mois.

 

 

En même temps, on peut comprendre que ça l’ait un peu refroidi.

 

 

Personne ne s’en soucie ni ne réclame un match pour le titre. Il faut attendre le lendemain de TLC pour voir la Bête ressurgir face à son futur adversaire John Cena.

 

L’éclat du titre de WWE World Heavyweight Champion a donc rarement ébloui cette année. La faute à la malédiction ?

 

 

Conclusion

 

Le résultat est sans appel. Le nombre 14 qui maudit l’entrant portant ce numéro au Rumble a plané sur toute l’année et a frappé avec constance sur les têtes d’affiche de la WWE, obligeant sans cesse les scénaristes à modifier leurs plans et parfois même à improviser.

 

Le summum de la panade est atteint dès janvier, avec le total rejet du retour gagnant de Batista et le départ de CM Punk. Par la suite, de nombreux pushs sont stoppés net du fait de blessures intempestives, des catcheurs virés ont abîmé l’image de l’entreprise et les champions sont aux abonnés absents.

 

Estimons-nous heureux : à part le triste départ de l’Ultimate Warrior, aucun catcheur n’a trouvé la mort durant cette année maudite. Seth Rollins n’a pas été empalé par la cage qui descendait, Zeb Colter n’a pas brûlé lors de l’entrée de Kane.

 

Mais plus encore que lors des saisons précédentes, ce cru 2014 aura été marqué par les changements de dernière minute et les ajustements parfois bancals.

 

Et qu’aurait été cette année sans tout ça ? Si Bryan avait pu défendre son bien tout l’été, à quoi aurait-on occupé Cena ? Une feud contre Cesaro ? Bryan aurait-il subi lui aussi 16 souplesses avant de mourir entre les mains de Lesnar ? Ziggler aurait-il eu la fin d’année qu’on lui connait sans une belle rivalité intercontinentale au préalable ? Et imaginons la situation si une vraie discussion avait permis de conserver le surdoué de Chicago dans la maison au prix de quelques concessions…

 

Mais il est tard, 2014 touche à sa fin et déjà arrive le Rumble 2015 !

 

Alors… qui va entrer en quatorzième ?

 

 

Allez-y. Je m’en fous. Elle me fait pas peur votre malédiction. Je suis le maître du monde !

 

Trop indulgent?

Malgré toutes ces galères qui lui sont tombées dessus, la WWE a su mettre les petits plats dans les grands à chaque moment clef de l'année. Je l'ai déjà mentionné mais j'en remets une couche tellement je trouve ça notable: Rumble, Mania, SummerSlam et Series ont tous les quatre considérablement marqué les esprits et c'est suffisamment rare pour être souligné.
J'ai cru comprendre que beaucoup considéraient le premier quart de l'année très explosif et le dernier beaucoup trop mollasson. Moi je la trouve pas si mal équilibrée que ça cette cuvée 2014 dans son ensemble (à fortiori quand on prend en compte toutes les avaries rencontrées par la fédé et auxquelles les bookers ont dû faire face).

Trop indulgent !

Honnêtement, de 2014 je sauve principalement les bons matchs, parce que sinon c'est une catastrophe : les bookers ont fait de la merde de bout en bout, et leurs rares éclairs de génies (Summerslam, SuSe) ont été gâchés moins d'un mois plus tard systématiquement, le champion suprême a été absent les trois quarts du temps sans aucune explication, les feuds de midcard sont toujours inexistantes, et le roster a franchement été handicapé par la perte de certains de ses meilleurs éléments (Punk, Bryan, ADR) non remplacés par la promotion médiocre de rookies.
Finalement, la meilleure période de l'année l'a été parce que la WWE avait fait tellement de la merde que les fans se sont révoltés... Après tout l'avenir est peut-être là. Quant à un Rumble qui a marqué les esprits, c'est comme pire PPV depuis dix ans ? Les Survivor Series et Summerslam valent surtout (uniquement ?) pour leur main event, pas de quoi sauter au plafond.
2014, année maudite sur le côté créatif. Rien à voir avec des "galères qui lui sont tombées dessus", la fédération a simplement été d'une incompétence rare avec une constance qui force l'admiration.

Trop dur

La WWE a raté pas mal de trucs mais certains doivent être indéniablement portés à son crédit.
- La gestion du Shield, avec ce duel de heels rarissime contre les Wyatt qui donne un match de l'année potentiel, puis un squash à Mania et deux superbes et incontestables victoires sur Evolution, avant une séparation qui, même si tout n'a pas été parfait, a joliment installé chacun des trois dans le paysage.
- Le courage de mettre en scène une branlée totale infligée à Cena par Lesnar à Summerslam.
- Et quand même, même si ça sera débattu jusqu'à la fin des temps, la fin de la Streak.
Faut y ajouter sa capacité à changer son fusil d'épaule avec Bryan pour Mania, qui a conduit à un moment de jouissance collective absolue et, un cran plus bas, le fait qu'ils se soient acharnés avec Rusev, alors qu'en général le méchant étranger qui bashe les USA se fait très rapidement remettre le cerveau en place.

ça mériterait un article

Mais c'est vrai que les Big Four sont rarement tous aussi marquants.
*
Selon les années, Summerslam ou les Survivor Series sont parfois de grosses purges. Souvent, la "road to" le PPV est plus intéressante que le show en lui même. Cette année, les grands événements ont tenu leur promesse.

Merki Rapha-Hell yeah

Un bon récapitulatif à travers cet angle de la malédiction qui fait très très peur!
Alors pour être un peu bisounours car c’est de saison et nawakesque as usual, je donne 14 raisons de voir 2015 en rose:
1) Heyman va devenir le manager général de Raw.
2) Lesnar va perdre son titre et ira en prison après avoir mangé le dernier-né de la famille Levesque.
3) Ziggler va toucher le titre suprême (ouais on se refait pas).
4) The Ascension va toucher le titre tag team.
5) VKM cédera à la vox populi et fera entrer le Macho man ET l'Undertaker au Hall of Fame 2015.
6) Lucha Underground verra l'arrivée d'El Patron.
7) Kane et le Big show seront partenaires de tag pour le plus grand plaisir des petits et des grands.
8) Le Rumble 2015 sera anthologique, après la malédiction, la rédemption.
9) Le 14 sera le Bunny qui sera consommé à la moutarde sur le ring par Ryback séance tenante.
10) Cesaro va gagner un match.
11) Rusev va perdre un match. Par tombé.
12) Zayn et Owens feront partie du main-roster et ça va piquer.
13) L’Autorité prendra 30 minutes de temps de micro à chaque début de show.
14) Naomi plaquera tout, et viendra s’installer dans un microscopique village de l’Essonne…hum…
Ok je sors.

A propos du numero 14 au Rumble...

Je me demandais si cette histoire de malédiction du numéro 14 au Rumble était quelque chose de connu de l'iwc en général ou de la WWE elle même?
Ou est ce principalement une découverte des Cahiers du catch?

Le 14 est patent mais les CDC

Le 14 est patent mais les CDC ont découvert le 17.
Faut demander aux vrais connaisseurs.

la reponse

Action ? Réaction !

Merci Raph pour cette sacrée rétrospective sous le signe de la malédiction.
C'est sûr que sous forme de liste, c'est impressionnant !
J'aurais retiré le chapitre Ceinture du champion de la WWE, car il s'agit avant tout d'une mauvaise négociation des apparitions de Brock Lesnar plutot que d'un coup du sort. A la place, le décès du Warrior suivant son retour après des années de haine est un pur coup de pute !
Finalement, il faut reconnaitre aux bookers d'avoir su ravaler leur fierté en début d'année et faire un sacré ajustement avec Batista et Bryan. Ils auront été moins inspirés en fin d'année. Surement plus préoccupés à savoir qui interpretera le Pere Noel ou se prendra un saut de merde sur la tête (même si j'ai cru entendre du bien de l'épisode du 29 décembre..)
J'aime ta conclusion : ce qu'il faut retenir, c'est bien tous ces moments de bravoure qui nous ont été offerts malgré tout, en dépit d'un scénario initial fantasmé par les fans. Après tout, la feud de Bryan post-WM était lamentable. Qui sait ce qu'on nous aurait infligé si la malédiction n'avait pas encore frapper ?

Une année WTF

Merci Rapha pour cette excellente rétro du côté obscur, c'est effectivement sidérant, et je me demande finalement si la WWE a déjà connu dans un passé proche une année aussi remplie de petits et gros pépins. Il me semble même que t'aurais pu accentuer certains points — j'ai foutu le Warrior dans le wazzup parce que si c'est pas de la malédiction de première, ça, le mec qui revient après des années de haine réciproque pour la plus grande des réconciliations et claque le lendemain, alors je sais pas ce que c'est; et les accusations de racisme balancées par Del Rio sont également à mon sens un vrai coup porté à la fédé, d'autant que ça provient d'un main eventer établi et emblème d'une communauté que la WWE pourrait bien laisser échapper au profit par exemple de Lucha Underground, surtout s'il vient y faire un tour un de ces quatre... A propos de Mex, y a aussi eu les déclarations peu amènes de Mistico, le Sin Cara originel, idole au Mexique et parti en mauvais termes cette année, et bien sûr la nouvelle blessure longue durée, voire définitive, de l'emblème Mysterio (que les bookers ont trouvé le moyen de faire conspuer au Rumble). On pourrait aussi, je pense, parler des difficultés du Network, pari énorme dont je peine aujourd'hui à évaluer le degré de réussite. Au final, ce qui a démarré comme une année historique dans le bon sens du terme aura quasiment été une annus horribilis, mais ce qui est sûr, c'est qu'on se souviendra longtemps de 2014...

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Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin