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The Nexus : L'armée du ruban jaune, 2010-2015

You're either Nexus or you're against us.

Wade Barrett

 

Juin 2015. Kevin Owens fait une entrée fracassante dans le monde de la WWE en détruisant l’indéboulonnable Cena. Pendant ce temps, Neville fait ses premières classes dans le grand bain et la ceinture suprême se dispute entre Seth Rollins, Dean Ambrose et Roman Reigns. La jeunesse est clairement en train de révolutionner le paysage catchesque mondial et les anciennes Superstars en place semblent ne servir que de faire-valoir. Mais ce n’est pas si nouveau. Juin 2010. La WWE, qui ne s’y attend pas, voit débarquer un gang de furieux rookies décidés à en découdre : The Nexus. Issus de l’émission de téléréalité NXT, les jeunes lions souhaitaient mettre à mal les codes et renverser la hiérarchie établie des lutteurs de Stamford. Leur croisade a duré presque un an. Ont-ils mené à bien leur mission et accompli leurs objectifs ? Cinq ans après, que sont-ils donc devenus ?

 

 

Leurs coachs n’ont pas forcément mieux fini.

 

 

Bilan des membres du Nexus, cinq ans après

 

RAPPEL DES FAITS

 

 

Le soir où tout a commencé

 

Nous sommes donc le lundi  7 juin 2010. Ce soir là c’est un Raw spécial « vote du public » et le champion de la WWE John Cena affronte CM Punk, préféré par la foule à Rey Mysterio et Jack Swagger (alors champion du monde poids lourds). Le Straithedge Savior est accompagné de Luke Gallows et de la délicieuse Serena.

 

 

Pour la petite histoire, c’est aussi l’époque où Jimmy Uso était remplacé par son frère triamois John.

 

 

Soudainement, en plein main event, huit hommes porteurs d’un brassard représentant un N noir sur un fond jaune débarquent de nulle part. Sans mot dire, et en moins de temps qu’il n’en faut au Rock pour reprendre son souffle après une Clothesline, ils massacrent méthodiquement toutes les personnes présentes autour du ring et détruisent le mobilier : Gallows, Punk, les commentateurs, les agents techniques, la sécurité et bien sûr Cena en prennent pour leur grade. Les fauteuils sont détruits, c’est même la seule fois à ma connaissance que l’on voit en quoi est fait le ring quand on soulève le tablier. Tout est là.

 

 

C’est du bois, en fait.

 

 

Mais pourquoi tant de haine ? Ces rebelles sont les récents participants de la nouvelle émission d’académie de catch lancée par la WWE et nommée NXT. Lors de ce show étalé sur presque quatre mois, le public a pu suivre les débuts des huit rookies en compétition, chacun épaulé par une Superstar expérimentée. Le 1er juin, après plusieurs semaines de phases éliminatoires, un vainqueur est déclaré. Celui-ci se voit offrir un contrat à la WWE ainsi que, excusez du peu, un match du championnat qu’il désire, quand il le désire ! Les autres sont censés retourner pointer à The American Pole Emploi. Sauf que cela ne s’est pas passé comme prévu.

 

 

Non jeune homme, merci pour la participation mais vous n’avez pas gagné votre contrat à la WWE. Merci de retourner d’où vous venez et laisser faire les pros.

 

 

La croisade

 

Le Nexus, c’est le nom de cette bande de jeunes, accuse les officiels de les avoir pris pour des guignols et de les avoir utilisés dans un but marketing sans se soucier d’eux. Dans les premières semaines, l’armée du ruban jaune s’en prend à toutes les figures de la fédération de Stamford. Destruction de Bret Hart (GM de l’époque) et de Vince McMahon, tabassages de légendes et superstars (Rickie Steamboat mis en miettes, Edge, Jericho et le Great Khali pris pour cibles…), parasitage de shows (ils interviennent notamment dans un Fatal Four Way pour le WWE Championship en coûtant le titre à Cena), rien n’arrête la meute de guerriers, bien aidée par la force du nombre.

 

 

Une armée de courageux.

 

 

A Summerslam, leur défaite contre la Team WWE marque un premier coup d’arrêt. L’équipe du N se tourne désormais vers un adversaire de prestige : John Cena. Figure de proue de l’entreprise, le Marine est logiquement leur victime préférée. Les rebelles arrivent même à le contraindre de rejoindre leurs rangs.

 

 

Je lis : Article 1, les membres du Nexus doivent se vêtir de jaune et de noir. Pff, ces jeunes n’ont vraiment aucun goût vestimentaire.

 

 

Tout cela, on le comprend par la suite, n’a en fait qu’un seul but : faciliter l’accès du leader du Nexus au titre suprême de champion de la WWE alors détenu par Orton. Cela restera un échec, et perdant peu à peu l’effet de surprise, le gang devient moins efficace. Cena regagne sa liberté, le clan change de chef, mais rien n’y fait. En août 2011, lorsque la musique d’entrée pourtant super classe du Nexus disparait des radars, la planète catch est déjà passée à autre chose, puisque se joue le moment historique du hold-up du titre WWE par CM Punk.

 

 

Ça valait le coup de gâcher la fin d’une stable, non ?

 

 

QUE SONT-ILS DEVENUS ?

 

 

Le soir de la Nexus Invasion, les huit jeunes catcheurs de la première saison d’NXT étaient présents. Puis, par la suite, le clan s’est épuré de ses éléments faibles et a pallié certaines blessures en recrutant de nouveaux membres. Cinq ans après, voici la carrière des « Nexus Originals » dans l’ordre de leur parcours dans l’émission jaune.

 

Huitième : Daniel Bryan

 

Bilan dans le Nexus : Zéro victoire, dix défaites, premier éliminé, dernier au classement. Le bilan de l’ancien Bryan Danielson à NXT est des plus piteux, malgré une importante popularité. Au sein du Nexus, le petit barbu fait acte de présence un soir seulement. Le lendemain même de l’Invasion légendaire, il disparait du groupe. Officiellement, il est viré par la WWE pour avoir étranglé Justin Roberts avec sa cravate sous les yeux choqués des nenfants. Explication douteuse puisqu’en guise de punition, le traumatiseur de foules se retrouve quelques semaines plus tard membre surprise vedette de la Team WWE qui bat le Nexus à Summerslam.

 

 

Ne fais pas ça Bryan, tu signes l’arrêt de mort de ta carrière ce soir !

 

 

Parcours depuis le Nexus : Faut-il rappeler la trajectoire de l’enfant chéri du public depuis lors ? Si non, à quoi ça sert que je fasse ce genre d’article, je vous le demande ?

 

Comme par ironie, le moins marquant des membres du Nexus est de loin celui qui a le mieux réussi depuis. En cinq ans, l’American Dragon a tout gagné à la WWE et atteint le statut envié de véritable légende du business, à coups de matchs hors du commun et d’instants historiques.

La carrière du petit barbu peut se découper grosso modo en trois étapes :

 

- Dans un premier temps, il s’installe en tant qu’honnête lutteur de midcard, sans réelle identité autre que celui d’un grand technicien. A peine entré dans la cour des grands, il devient champion des Etats-Unis en battant Le Miz. Il ne cédera ce titre que six mois plus tard sous la force de Sheamus. Il rebondit en glanant la mallette bleue du Money In The Bank qu’il encaisse en décembre 2011 contre le Big Show pour remporter le titre poids lourds.  En un an et demi à Stamford, le barbu se crée déjà un beau palmarès.

 

 

Il ne ressemblait à rien. Un peu à Ted Dibiase. A rien, donc.

 

 

- 2012 est l’année charnière pour le roi de la soumission. Auréolé par son titre mondial, il se forge un personnage de petit prétentieux imbuvable, accompagné par la timide AJ Lee. Il crée à cette époque son fameux cri « Yes/No » qui deviendra des années plus tard une référence planétaire. Daniel Bryan devient alors réellement un entertainer. Son règne s’achève à WrestleMania où il perd en 18 secondes face à… Sheamus, encore. Suite à cette humiliation, le barbu entre en conflit avec sa dulcinée et, se tournant vers le championnat WWE, plonge dans une complexe affaire à quatre où lui, Kane et CM Punk se font tourner en bourrique par la belle aux shorts en Jeans. Le Chicago Saint gagnant la ceinture et la gonzesse, Bryan scelle une étrange alliance avec le Big Red Machine. Ainsi naquit la team Hell No, où chacun revendique être meilleur que l’autre, ce qui vaut aux coéquipiers de participer à des séances de thérapie de groupe. Bryan montre qu’il sait aussi bien jouer dans le registre humoristique qu’entre les cordes. Cette drôle d’équipe gagne le soutien du public et remporte rapidement les ceintures TagTeam.

 

- A la mi 2013, Kane et Bryan se séparent. Ce moment marque le tournant de sa carrière. En proie à une petite déprime, persuadé d’avoir été le maillon faible qui a causé la perte de la HellNo, Daniel reçoit le soutien sans faille du public qui le pousse à devenir challenger au titre de champion WWE détenu par John Cena. La suite est connue : Vince McMahon ne veut pas prendre le risque que sa fédération soit représentée par un nabot barbu et fait tout pour empêcher l’affiche d’avoir lieu. Triple H est plus mesuré et rompt avec son beau papa-patron en officialisant la rencontre avec lui comme arbitre. Le soir venu, porté par une foule acquise à sa cause, Bryan vient à bout du Marine et devient champion. Pas longtemps. Orton surgit avec la mallette rouge et, aidé par un Hunter machiavélique, dérobe le trophée à la chèvre volante.

 

S’ensuit alors une longue guerre contre l’Autorité. Il lui faudra déclencher une véritable révolte au début de l’année 2014, aidé par l’entière communauté de fans, pour enfin obtenir une revanche et intégrer le main event de WrestleMania XXX. Ce soir là fait partie de la légende : après avoir fait chuter Triple H lui-même, le barbu vient à bout de Batista et Orton pour remporter sous un tonnerre de vivats le championnat du monde poids lourds de la WWE. C’est le sommet de sa carrière.

 

Mais, comme s’il fallait s’arrêter là, sa carrière depuis lors est bien fragile. Handicapé par de lourds problèmes au cou, Bryan est contraint de rendre son titre et de partir plus de six mois en soin. Lorsqu’il revient début 2015, il se tourne vers le titre Intercontinental qu’il remporte dans un nouveau moment de gloire à WrestleMania. Ça y est, Bryan a détenu tous les trophées de la fédération. La victoire est brève, puisque l’histoire se répète, et il retourne à l’infirmerie en mai.

 

 

J'aime ces moments-là. On est là, tous ensemble.

 

 

De tous les membres du Nexus, Bryan est largement celui qui a le mieux réussi. Héros de la scène indépendante, il était voué à réussir à la WWE et son très court passage dans le gang jaune n’a pas été déterminant pour sa carrière. Très doué dans le ring, il a bénéficié d’un incroyable soutien populaire, au-delà de l’explicable. Les réticences réelles ou amplifiées des décideurs à lui donner de l’importance ont contribué à son statut unique d’underdog suprême. De technicien hors pair timide et emprunté, il a su devenir un personnage charismatique, populaire et apprécié. Bryan a d’ores et déjà vécu dans sa carrière des victoires grandioses que peu de catcheurs connaitront et fait figure de légende de la profession.

 

 

Septième : Michael Tarver

 

Bilan dans le Nexus : Vous vous souvenez de lui ? Non, moi non plus. Avant-dernier de la première saison de NXT, le catcheur au foulard reste dans les rangs du Nexus jusqu’en octobre, où il est blessé par Cena qui le torture longuement pour fêter son entrée dans l’équipe jaune.

 

Parcours depuis le Nexus : Ensuite ? C’est tout pour la WWE. En juin 2011, presque un an après ses débuts tonitruants, il est le premier membre de l’équipe jaune à quitter Stamford en catimini et rejoint le circuit indépendant. On espère pour lui qu’il a savouré son passage au milieu des plus grandes légendes du métier.

 

 

Je savais pas du tout quoi prendre comme gimmick pour être original, et là ma maman m’a dit « Mets un foulard. » Eh ben voilà.

 

 

Sixième : Skip Sheffield

 

Bilan dans le Nexus : Le cowboy d’NXT est la force brute du gang de rebelles. Violent, méchant et agressif, Sheffield détruit tout sur le passage de sa Clothesline. Malheureusement, peu après la défaite de son clan à Summerslam, il se fracture la cheville et quitte ainsi le ring momentanément et le Nexus définitivement.

 

 

Avoir l’air con peut être utile, l’être vraiment est plus facile.

 

 

Parcours depuis le Nexus : Lorsqu’il retrouve la compétition, Skip renoue avec une gimmick utilisée à la FCW, le personnage de Ryback. Encore plus impressionnant physiquement, il ancre son personnage de force de la nature à l’aide de quelques phrases bien placées : « Wake up » lorsqu’il arrive, « Finish it » lorsqu’il s’apprête à achever son adversaire, et « Feed me more » un peu tout le temps. Populaire, le Human Wrecking Ball est propulsé rapidement challenger au titre WWE de CM Punk. Hélas, le catcheur de Sin City est trop vert et son rival trop intelligent. Jamais il ne parvient à faire plier le protégé de Paul Heyman. Pire, il est la première cible du Shield qui ruine à plusieurs reprises ses chances de devenir champion. Après des mois de défaites face aux Huissiers de la Justice, Ryback en a marre. Jouer les héros, ça ne rapporte rien. Rempli de rancœur, et toujours tenté par le titre WWE, il s’en prend au champion Cena. Il est victime de la plus grande arnaque non signalée de la fédération lorsque, durant un Last Man Standing Match à Extreme Rules 2013, il détruit le Marine, se relève… et voit l’arbitre signaler un no contest pour incapacité du champion à poursuivre le match.

 

 

Les règles sont claires, tout catcheur restant au sol plus de dix secondes est éliminé, sauf si c’est Cena.

 

 

Encore une fois passé proche du sacre, Ryback rejoint Paul Heyman et reprend sa rivalité contre CM Punk. Hélas à nouveau, l’alchimie est nulle entre les hommes et leur feud est inintéressante. Pour la première fois, le Big Guy plonge dans le fond de la carte. Il fait équipe avec Curtis Axel et si leur alliance dure plusieurs mois, elle n’aboutira à aucun résultat probant et Ryback se blesse à nouveau. Mais c’est en fait une bonne nouvelle que cette pause forcée puisqu’à son retour, le Big Guy trouve à nouveau grâce aux yeux du public et de l’équipe créative : membre de l’équipe Cena qui envoie momentanément l’Autorité au chômage en novembre 2014, il obtient la plus grande victoire de sa carrière il y a quelques jours en sortant Intercontinental champion de l’Elimination Chamber.

 

Malgré son impressionnante musculature, Ryback est un catcheur moyen qui traîne une réputation d’homme dangereux. Certains collègues lui doivent des passages à l’infirmerie. Pourtant, petit à petit, il a gagné sa place à Stamford, sans avoir le statut de main eventer dont il rêvait. Limité techniquement, il a pourtant prouvé qu’il était capable de sortir de bons matchs ces derniers mois et surtout, il a une gouaille et une envie d’interagir avec le public à mon avis encore sous-exploitée qui peut lui garantir une bonne place pour les prochaines années.

 

 

Cinquième : Darren Young

 

Bilan dans le Nexus : Excepté le cas particulier de Bryan parti silencieusement, Darren Young est le premier membre du Nexus officiellement exclu par ses pairs, suite à une défaite contre John Cena en août 2010. Il subit un passage à tabac collectif en guise de pot de départ.

 

 

Les mecs, je suis pas sûr qu’avec cette coiffure-là je sois bien le Cena noir ?

 

 

Parcours depuis le Nexus : Une fois sorti du groupe, « Mr. No Days off » n’a plus grand intérêt et s’enlise dans les bas-fonds de la carte avant de participer à la cinquième saison de NXT, baptisée Redemption, dont le but est bien de donner une seconde chance aux losers. Suite à cette émission, Darren s’associe avec le grand Titus O’Neil et trouve enfin un créneau intéressant : à eux deux, ils forment les Prime Time Players. L’équipe semble partie vers le succès, d’autant plus qu’elle obtient les services d’AW, un manager volubile et charismatique. Las, ce dernier est rapidement viré par la WWE, et le soufflet retombe. L’équipe se sépare début 2014, pour se reformer un an plus tard.

 

A l’Elimination Chamber par équipes, Darren et Titus livrent peut-être la performance la plus remarquable de leur carrière. Toujours est-il que Young a toujours un palmarès vierge. Il a cependant marqué l’Histoire à sa façon en devenant en août 2013 le premier employé de la WWE à faire officiellement son coming out.

 

 

Quatrième : Heath Slater

 

Bilan dans le Nexus : Lors de la première saison d’NXT, le rouquin prend la pire des places, celle juste avant le podium. Mais au sein du Nexus, les cartes sont redistribuées : Slater est de tous les bons coups et obtient même le titre de champion par équipes avec son partenaire Justin Gabriel.

 

Parcours depuis le Nexus : Fidèle jusqu’au bout, il quitte le Nexus début 2011 lorsque celle-ci change de leader et rejoint son mentor Barrett au sein du clan The Corre qui dure quelques mois sans obtenir de grands résultats avant d’imploser. Au passage, il gagne à deux nouvelles reprises les ceintures par équipe.

 

Par la suite, le sosie de Lilian Laslandes est cantonné aux vignettes humoristiques où il est tourné en ridicule. Persuadé d’être une star du rock, celui qui se proclame le « One man band » enchaine les humiliations contre Santino Marella, Hornswoggle ou des lutteurs retraités. Lorsque fin 2012 il s’associe à Jinder Mahal et à Drew McIntyre, ils deviennent les Three Men Band (3MB). Au bout de deux ans à jouer les lowcarders, Heath est le seul qui évite le licenciement. Il disparait un temps pour cause de problèmes judiciaires avant de réintégrer la place qu’il a toujours eue : celle d’un bouffon. Sa dernière performance ? Être assommé par Bret Hart.

 

 

Oh mon dieu. C’est le Suicide Squad ?

 

 

Que penser de la carrière du rouquin à la WWE ? Tout le monde ne peut pas devenir un main eventer et n’en a pas forcément les capacités. Heath Slater a indéniablement un talent pour jouer la comédie qui lui a ouvert les portes du registre humoristique. Registre malheureusement souvent restreint à Stamford, où catcheur drôle équivaut souvent à mauvais catcheur. Slater est cantonné aux segments de transition, et n’est jamais impliqué dans aucune rivalité digne de ce nom. Il n’empêche qu’avec ses pitreries et sa tête à claques, le jeune homme a pu partager le ring avec des noms comme Rikishi, The Road Warrior Animal, JBL ou même Lita.

 

 

Troisième : Justin Gabriel

 

Bilan dans le Nexus : Gabriel est la caution spectaculaire du gang au brassard. Aérien et acrobate, son style de catch en faisait un gentil naturel. Difficile de croire, avec le recul, que le parcours du virevoltant Sud-Africain soit si semblable à celui du rouquin rocker. Pourtant, c’est bien avec Heath Slater que le maître du 450-splash devient à trois reprises champion par équipes, au sein du Nexus puis du Corre.

 

Parcours depuis le Nexus : Lorsque les clans explosent, le beau gosse du Cap se sépare de son clownesque partenaire. Il rejoint le camp des gentils mais cela ne lui réussit guère. Gabriel se blesse assez souvent, et entre deux passages à l’infirmerie, n’arrive pas à imposer son style pourtant spectaculaire. Après des années d’errance dans les bas-fonds de la carte et une courte exposition en duo avec Tyson Kidd, le jeune homme jette l’éponge : en janvier 2015, il quitte la WWE.

 

 

A ma maman qui me regarde, je lui dis que je l’aime et je ferai mieux la prochaine fois.

 

 

Deuxième : David Otunga

 

Bilan dans le Nexus : Incroyable, non ? Le deuxième homme au classement de la première saison d’NXT, et qui devient le sous-chef du Nexus, est David Otunga. Avec le recul, difficile d’imaginer ce qui attendait la montagne de muscles. Au sein du clan jaune, l’A-List devient champion du monde par équipes avec John Cena ! Titre qu’ils détiennent une seule journée avant de le transmettre à Slater&Gabriel.

 

Otunga a les dents longues et supporte mal la domination de Barrett. Il pousse clairement le Nexus au changement en sollicitant CM Punk comme nouveau chef. Sous les ordres du Chicago Saint, il redevient champion par équipes avec Michael McGilligutty. Lorsqu’en août 2011, le Nexus disparait des écrans, Otunga aura été le seul athlète à rester dans le clan durant toute son existence.

 

 

Vous avez vu cette endurance ? Le Nexus, c’est moi en fait !

 

 

Parcours depuis le Nexus : La fin de l’armée du ruban jaune signe presque le glas de la carrière de catcheur de David. Il troque le slip pour un pull jacquard et un nœud papillon en devenant conseiller juridique de Raw, rôle qui correspond à sa réelle expérience dans le droit. Sa plus grosse victoire à ce jour est sa participation à la team John Laurinatis à WrestleMania XXVIII qui bat l’équipe de Teddy Long. Vous êtes d’accord avec moi pour dire que ça fait léger. Depuis, il remonte sur les rings de manière hyper épisodique, pour une bataille royale par exemple. Il parait que sa femme,  la chanteuse Jennifer Hudson, ne souhaite pas le voir catcher. A vrai dire, nous sommes nombreux à partager son avis car Dave n’a jamais été transcendant entre les cordes.

 

 

Premier : Wade Barrett

 

Bilan dans le Nexus : Avec son air hautain, sa stature et sa voix charismatique, Wade Barrett avait tout d’un vainqueur et d’un leader. Le Nexus, c’est sa créature et même s’il mène ses hommes de main de maître, il apparait vite évident que seuls comptent ses intérêts personnels. Après avoir réalisé un tonitruant impact avec sa troupe, il montre son intérêt pour le titre de champion de la WWE. Il pense arriver à ses fins en incorporant Cena dans ses rangs, mais le Marine est un élément de discorde. En décembre 2010, il perd contre John dans un Chairs match et est exclu du Nexus par ses subordonnés. Il part alors à Smackdown former The Corre, nouveau clan qui inclut ses deux fidèles lieutenants, Slater et Gabriel. Grâce à ses subalternes, il gagne le titre Intercontinental avant que l’entente n’explose.

 

Parcours depuis le Nexus : En solo, alors que tout le monde voit en lui un grand espoir et un futur champion, sa carrière stagne et connait un parcours en montagne russe.

 

 

Pourtant, Cena lui avait donné l’impulsion nécessaire au démarrage de sa carrière

 

 

Anglais à la rose, bagarreur de rues, « Barrett Barrage », il enchaine les gimmicks sans réellement décoller. En fait, à chaque fois que l’Anglais semble sur une pente ascendante, il se blesse et tout recommence à zéro. Une rivalité contre Randy Orton, c’est la seule chose notable qui sort sa carrière du marasme pendant les trois premières années, durant laquelle il remporte à nouveau le titre Intercontinental mais ne s’extirpe jamais de la midcard. Il faut attendre fin 2013 pour qu’il se fasse remarquer à nouveau avec son personnage de « Bad News Barrett ». Pendant plusieurs semaines, il ne catche pas mais apparait à son tribunal, flanqué d’un maillet pour asséner quelques méchantes contre-vérités précédées de la phrase « I’m afraid I've got some bad news… ».

 

Mais là où beaucoup voient un enterrement de première classe pour le Mancunien, c’est en fait un formidable trampoline qui le singularise aux yeux du public et marque son redémarrage. S’il est doué sur un ring, Wade est avant tout un formidable orateur.

 

 

Il a obtenu le plus grand hashtag de tous les temps par la même occasion.

 

 

Il remporte à nouveau la ceinture blanche début 2014, se défait de Rob Van Dam, semble proche du face turn… et se blesse. Cette fois, à son retour, il a gardé la confiance des scénaristes et remet la main sur son trophée IC qu’il garde jusqu’à WrestleMania 31. En avril, il devient King of The Ring et se promène avec ses attirails de roi, toujours aussi suffisant, toujours aussi délicieusement détestable.

 

Barret n’a pas eu la carrière que présageaient ses débuts. Depuis la fin du Nexus, l’Anglais s’est installé bon an mal an dans la midcard, glanant les ceintures intermédiaires, parfois dans le rôle d’un athlète dominant, parfois en tant que lâche grotesque  et prétentieux. Le temps passe vite à la WWE, et avec la montée des jeunes talents, il fait presque figure de vétéran. Son parcours est tout de même honorable, mais sera-t-il un jour un champion du monde et un main eventer ? Cela commence à paraitre difficile…

 

 

BILAN

 

Chris Jericho, enthousiasmé par la création du Nexus, le disait en août 2010 : « la grande idée a été d’associer tous ces jeunes. Pris séparément, ils ne signifient pas grand-chose, tandis qu’ensemble, ils forment la grande storyline de l’année. »

 

Y2J avait raison. Si le Nexus a marqué l’histoire de la WWE, les individualités qui la composent ont eu bien du mal à s’en sortir une fois livrés à eux-mêmes. Ce n’était pas le but de la manœuvre.

 

L’armée de rebelles avait pour rôle de rajeunir le roster et de proposer quelque chose de différent et rafraichissant. Le niveau des protagonistes était globalement trop moyen pour espérer en faire des piliers de l’entreprise. Même le leader Wade Barrett n’a pas obtenu la place que laissait espérer son statut. La plupart des enfants du Nexus ne fera pas une carrière marquante. Seuls trois semblent sortir du lot : Ryback/Sheffield, parti pour une honorable carrière de midcarder, Barrett qui devrait obtenir mieux que ça, et l’intouchable Bryan qui ne fut qu’anecdotiquement un membre du gang. Mais c’est le Nexus en tant que tel qui a véritablement semé les graines des révolutions à venir, et le succès de leur entreprise a très certainement favorisé l’éclosion du Shield et le développement de la brand jaune. Merci à eux.

 

 

Défait par CM Punk et Bryan. Humilié par Lesnar et Owens. Hué par la foule contre Bray Wyatt et Rusev. Purée, pour moi aussi c’est une sacrée malédiction depuis le Nexus.

 

 

Darren Young

Comme dit plus haut, les PTP ont été champions par équipe en 2015.
Super récap sinon, merci

update

Ca date de si loin cet article....
Gabriel est maintenant a la tna/gfw. Il feudait pour le titre de king of mountain. J'ai jamais compris à quoi ca servait mais bon, on le voit quoi.
Young a gagné le titre
Otunga est tjs pas viré.
Tarver je crois qu'il a du arreter le catch mais j'aimais bien son look de mechant tout droit sorti de street fighter. Il avait une espece de gymmick de boxeur plutot pas mauvaise
Barrett, cest dommage quand meme. Il aurait merité de gagner le titre supreme a l'epoque. Et putain le corre ....

New update

Suite à une discussion sur le forum, nous voici bientot au sixième anniv du Nexus.
Bon, ça semble définitivement cuit pour Barrett, quel gâchis inexplicable. Le mec a toujours été correct sur le ring, et a montré mille fois ses talents au micro. Il lui manque tout de même un vrai match référence ou une vraie feud marquante... C'est son passage en Bad News Barrett qui fut un peu le sommet de sa carrière post-Nexus, il partait pour un bon push avant de se re blesser.
Fini aussi pour Bryan, mais bon le barbu est déjà dans la légende.

La réponse de Sforcina!

On s'était demandé sur la tribune, à la suite de cet article, ce qui se serait passé si Bryan n'avait pas été mis sur la touche pendant deux mois à la suite de l'attaque originelle du Nexus. J'ai posé la question à Sforcina, l'oracle de 411, et bingo, il me répond dans son post d'aujourd'hui. C'est là (y a la vidéo) http://411mania.com/wrestling/ask-411-wrestling-should-wwe-have-a-face-o...
Pour ceux qui ont la flemme de cliquer, ça donne ça.
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Axl From Paris isn’t Against Us.
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Five years ago, on June 7th, 2010, the Nexus invaded Raw. As everybody knows, Daniel Bryan went a little overboard with his attack on Justin Roberts and — if I got the story right — there was some backlash from some WWE sponsors in the next days because the strangulation was too graphic, and Bryan was fired, or suspended, and came back as a face at Summerslam, two months later. My question is a “what if”? What was the original plan for Bryan during the Nexus Invasion? If you watch the scene, he is the guy that spits into Cena’s face and puts him down for good with a roundhouse kick, he looks to be at least Barrett’s equal in terms of leadership… What would have happened had he not been suspended? What would have changed for him, for Barrett, for the Nexus as a whole? Any additional thoughts on the Nexus storyline would be appreciated, of course.
Ce à quoi il répond:
He was fired, with an unspoken general agreement that he’d be back once the smoke cleared, provided he kept his nose clean, as it were.

Anyway, there’s a lot of rumors and original plans floating about revolving around Nexus, about what the original aim was (Nexus were supposed to rule everything at one point) and what was changed and when, so it’s hard to work out what is true and what isn’t, although given that this all involved future booking, true and false are perhaps the wrong terms.

Bryan’s role, originally, was the role that Otunga eventually filled in a slightly different way. He was meant to be the real force behind the throne, the guy who carried the weight and did all the heavy lifting while Barrett got the spoils. Slowly but surely, Bryan would start to get more and more frustrated, and eventually would fracture the group by leaving it and then helping to bring it down. So basically what happened, just with more time spent with Bryan in the group first.

As for my thoughts on the storyline… The Nexus Riot was one of the best debuts for anything in wrestling history, but the follow up just sucked. The core concept of Nexus was strong, and the group could have been awesome and carried storylines for years if they paced it right. But some questionable booking choices (Team WWE winning at Summerslam 2010 was just asinine) and a lack of clear focus, both in and out of character, ruined any chance for it to be truly effective.

But hey, if it had gone off without a hitch, Bryan might not have gotten over quite as well, his career path might have been longer but reaching less height, so who knows if it was for the best or not…
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Voilà voilà. Donc je crois que Cécé avait raison: le plan était de le rendre face à moyen terme (ce qui est logique vu que son perso avait été présenté avec beaucoup de sympathie pendant la phase 1 de NXT) puis de le faire feuder avec Wade. Je pense d'ailleurs que c'est à cause de cette suspension que le Nexus a fini par couler: le retour de DB à Summerslam devait nécessairement s'accompagner d'une victoire pour lui, donc d'une défaite pour le Nexus, et de là ce ne fut plus qu'une vallée de larmes ou presque...

Merci pour la

Merci pour la question/réponse mon bon.

Une storyline qui avait bien démarré

Haaaaa, l'apparition du Nexus ! Comment oublier cet espèce de raz-de-marée qui a tout emporté sur son passage ? Cena qui se fait massacrer, la Straigh Edge Society également tabassée, les commentateurs assommés (ou étranglés, provoquant le "renvoi" de Daniel Bryan), le ring démonté....
Puis peu de temps après Edge, Jericho, Bret Hart... conduisant à la création d'une équipe face/heel inédite à Summerslam. De quoi présenter le Nexus comme une menace vraiment exceptionnelle.
Enfin Cena battu et obligé de collaborer avec la stable heel. Evidemment le sommet de cette stable qui ne pouvait donc que chuter après ça.
Dommage que le Nexus ait connu une fin longue et laborieuse. La "libération" de Cena, le New Nexus de CM Punk, le Corre : tout cela a été globalement raté. Le New Nexus m'avait même fait douter de la capacité de CM Punk a être un bon heel, c'est dire.
Heureusement les bookers n'ont pas fait la même erreur avec le Shield qui aura connu une fin nette et sans bavure.
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Entièrement d'accord avec ton bilan. Le Nexus n'aura finalement pas aidé les membres de la première saison de NXT à intégrer le main-event.
Mais cela est dû au niveau des protagonistes plutôt qu'aux bookers. Et cette stable a eu le mérite de permettre l'intégration de plusieurs jeunes, c'est déjà ça.

Fantastique, merci !

Nostalgie. Joie. Bonheur.

Trop bien ce flash back :)

Merci pour ce retour en arrière qui m'a rappelé plein de souvenirs (certains étaient bien présents dans ma mémoire, d'autres moins). C'est toujours agréable de se replonger dans les moments forts du passé, même si je me rappelle ne pas avoir été aussi bouleversé qu'ont pu l'être les Cahiers à l'époque par l'arrivée du clan. J'imagine que le fait qu'il ne soit composé que de visages totalement inconnus a dû me refroidir un peu et a probablement empêché que je les prenne véritablement au sérieux.
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Et des années plus tard, le grand dessein non accompli et non avoué que nous avait promis Barrett me reste toujours en travers de la gorge! Tu n'as pas abordé cet aspect mais je n'ai pas oublié le mystérieux "bigger plan" du clan... qui n'aura finalement jamais été suivi d'effet. J'en veux encore à la WWE de nous avoir menés en bateau sur ce coup là, grrr.
Et dans le même registre, évoquons aussi l'aide que le groupe a apportée à Kane pour défaire le Taker lors d'un Burried alive match si ma mémoire est bonne. Pourquoi? Pour qui? Je cherche encore...

On ne saura jamais

Quelques jours avant le Buried Alive, The Nexus s'était invité dans un match Undertaker-Bret Hart qui n'avait du coup jamais eu lieu (dieu Barrett merci !), et le Dead Man avait renversé la peur en tabassant le chef du clan.
ça peut expliquer l'intervention... Ou aussi tout simplement le fait d'avoir été ceux qui décident la fin du match, c'est assez bon en terme d'impact.

Complément avec quelques liens

Du coup je me suis replongé dans nos archives, dont je vous recommande la (re)-découverte: ça commence avec cet article là: http://www.lescahiersducatch.com/site/?q=node/583: nalyse du Raw du 7 juin par Spanish, le début du Nexus.
Pour la suite, je conseille aux curieux d'aller dans notre rubrique "archives 2010", c'est là http://www.lescahiersducatch.com/site/?q=node/976 et de remonter le temps à partir de la nalyse du 7 juin, ça se lit avec plaisir et ça rend nostalgique!
Bonus: la nalyse de Fatal Fourway (premier ppv après l'apparition du Nexus, où ils ont bien sûr effectué un run-in http://www.lescahiersducatch.com/site/?q=node/618)

Beau rappel

Cette storyline était magnifique jusqu'au contact avec Cena comme souvent malheureusement. Le début était énorme tout simplement. Mais avec le recul et en voyant ceux qui sortent de NXT aujourd'hui, on se dit que ce qui a beaucoup limité le Nexus est le talent individuel de ses membres, un peu limités à deux-trois exceptions près.
Tu fais la même storyline avec Neville, Zayn, Balor, Owens, Itami, Breeze et les SAWFT par exemple et c'est pas du tout la même chose.

Cena, Midas à l'envers

Le Cena de cette époque-là était affreux, jusque dans sa soumission de deux jours et demi au Nexus et son renvoi qui a duré une semaine. Il a tué le Nexus bien plus sûrement que la défaite collective de Summerslam. J'avais cependant adoré la prise de pouvoir de Punk — et pour pinailler un peu sur l'article par ailleurs très intéressant de Rapha, je regrette qu'il s'arrête au Nexus "historique", tant le New Nexus et le Corre en ont été des prolongements naturels. Mais c'est peut-être pour une autre fois!
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Je suis d'accord avec toi Kennard (et avec l'auteur qui ne dit pas autre chose) quand tu soulignes la faiblesse individuelle de plusieurs membres du groupe, qui limite forcément leurs ambitions; n'empêche que ç'aurait pu être mieux géré tout ça, on en a écrit des caisses à l'époque sur le sujet... Mais ça reste l'une des deux storylines les plus marquantes de mémoire de récent suiveur, avec évidemment le summer of Punk 2011, c'est déjà énorme. Ce sentiment de panique lors de leur première attaque, les caméras qui vont dans tous les sens, les annonceurs et catcheurs éparpillés au sol, brrr...
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Soit dit en passant, Rapha, l'ami Bryan n'a pas "officiellement" été renvoyé pour avoir étranglé Roberts, bien au contraire. Officiellement, c'est-à-dire en kayfabe, Barrett a expliqué que Bryan avait eu un cas de conscience et des remords après l'attaque collective du 7 juin et que le Nexus l'avait viré sur le champ. En réalité, sauf erreur, des sponsors (Mattel?) avaient trouvé l'attaque de Bryan sur Roberts trop violente (pas comme si Cena avait une prise d'étranglement dans son arsenal depuis des années :roll:) et VKM l'avait donc mis à l'écart pour quelques mois — la proclamation par Barrett qu'il avait été viré pour insubordination ouvrant la porte, à terme, à un retour en mode face, ce qui s'est produit à Summerslam.
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Une dernière chose: il me semble que, assez longtemps, le Nexus a fait figure de groupe d'égaux, Barrett n'étant au mieux que le primus inter pares. C'était un fonctionnement intéressant, qui a permis notamment de mettre pas mal over les membres les moins connus du groupe, qui avaient la parole au même titre que les autres. La preuve que quand tu traites un catcheur sérieusement, il est pris au sérieux, qu'il soit fort ou pas. Si on nous vend qu'une droite de Tarver vaut une droite du Big Show, ben on y croit. A terme, un catcheur moyen ne fera pas une carrière énorme mais c'est pas un handicap absolu — cf. le Miz...

J'aurais pu

Les dates font que j'avais surtout envie de parler des membres de la Nexus originelle, les huit envahisseurs de ce soir de juin.
J'avais pensé à finir par une rubrique "eux aussi y sont passés" avec Michael McGuillicuty, Husky Harris, Mason Ryan et CM Punk. Mais bon, finalement je me suis recentré.
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Avec le recul, oui la Nexus a perdu son intérêt quand elle a commencé à se frotter uniquement à Cena. Je ne comprends vraiment pas. Le Marine n'avait pas spécialement besoin d'être pushé, et il a battu Barrett sans arrêt. La WWE aurait dû avoir le courage de donner à l'Anglais un titre suprême, ne serait ce qu'un mois ou deux.
Il y avait aussi le très bizarre GM anonyme qui défendait la Nexus sans vraiment trancher...
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Par contre, Barrett laissait le micro à ses camarades mais il était clairement le leader. C'est dans The Corre que tout le monde était égal.

What's up?




2009 - 2018
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Les Vignettes des Cahiers


Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
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"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin