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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Ô sombre Raw de l'amer!

Je n'ai pas aimé la pièce, mais les conditions ne s'y prêtaient pas: le rideau était levé.
Groucho Marx

 

Malheur. Trois mois après lui avoir confié la rédaction d'une review de Smackdown qui fit date, nous avons demandé, une fois de plus, à notre atrabilaire ami Djipi Bag O'Shit de se jeter dans le grand bain de la WWE à l'occasion du dernier Raw, espérant que la qualité actuelle du show rouge le pousserait à abandonner son dédain pour notre divertissement favori. Comme vous allez le découvrir à la lecture de son article, notre calcul s'est révélé quelque peu erroné.

 

 


And I quote: "Ce show, c'est de la merde!"

 

 

Contre-nalyse de Raw du 18 octobre

 

 

Faible esprit que le mien. Je m'étais bien juré, sur la tombe de mon idole Gérard Languedepute, de ne plus jamais poser mes chastes yeux sur le déplorable spectacle intitulé "catch professionnel". Ma première immersion dans cet univers vulgaire, fait de bruit, de fureur et de silicone, m'avait laissé pantelant, déprimé pour de longues semaines. J'ai eu beau me rincer la cervelle au Château des Rentiers, rien ne pouvait effacer les terribles images gravées dans ma rétine: le regard vide d'un bibendum nommé Matt Hardy, l'expression de profonde débilité arborée par une femme en plastique répondant au nom de Rosa Mendes tandis qu'elle sautait par-dessus une corde tenue par deux abrutis se proclamant "Dudebusters", le clip consternant promouvant le charisme de VRP de Province d'un certain Alberto del Rio, vague sosie de l'acteur de seconde zone Sergi Lopez… Jamais plus, me promis-je alors, ne me laisserai-je embarquer dans un visionnage de ces émissions intellectocides!

 

 


Et figurez-vous que les CDC ne m'ont même pas remboursé mon ordinateur après m'avoir forcé à regarder Smackdown!

 

 

Mais mes amis des Cahiers du Catch ne voulaient rien entendre. D'après eux, je n'avais pas su appréhender sous le bon angle ce formidable reflet de la vie qu'est le monde selon la WWE. Je devais, juraient-ils en vidant ma cave à vin, suspendre mon incrédulité au lustre de leur enthousiasme! Un homme comme moi, féru de culture, de géopolitique et de réalisme social ne pouvait décemment pas passer à côté d'un phénomène d'une telle ampleur! Je tins bon, au début. Mais les mois passant, leur insistance ne faiblissait pas. Entre les péroraisons de Spanish sur la correspondance entre code chromatique et comportement humain, les larmes de Silvernights m'entretenant, tremblant, du terrible destin de son idole John Cena aux mains d'une version américaine du gang des barbares, les poses plastiques d'Axl imitant Randy Orton en se juchant sur un tabouret et le seyant petit top "Flawless" de McOcee, les raisons de donner une seconde chance à la WWE s'accumulaient et finirent par faire céder la digue de ma résolution. Raw, m'expliquaient-ils, était bien meilleur que Smackdown, surtout en ce moment où les histoires poignantes s'enchevêtrent aussi sûrement que dans Guerre et Paix. Ce mardi, donc, dûment instruit des derniers événements en date, je pris une profonde inspiration et la clé USB apportée par mes camarades, l'insérai dans mon Minitel vintage et regardai, d'une traite, le dernier épisode de Monday Night Raw.

 

 


14 millions d'Américains, et moi et moi et moi.

 

 

Dieux! Que n'avais-je suivi mon instinct?! Car cet épisode, loin de m'inciter à remettre en cause mon rejet initial, ne fit que corroborer, et de quelle façon, le sentiment de dégoût que j'avais éprouvé en juillet dernier devant un Smackdown cataclysmique. Si je prends la plume une fois de plus, c'est pour vous adresser, nubiles et innocents lecteurs, cet appel que je lance d'une voix brisée: arrêtez de regarder ces horreurs avant qu'il ne soit trop tard!

 

 


Pour eux, c'est trop tard, mais les plus jeunes peuvent encore être sauvés!

 

 

Les raisons de mon courroux (coucou) sont innombrables. La WWE semble avoir lancé un assaut brutal à l'encontre de la logique la plus élémentaire. De ce choc frontal ne peut résulter que l'abrogation de la cohérence, la disparition de la relation de cause à effet, le triomphe de l'anarchie! Des ruines du monde de la raison naîtra le monde des aveugles, où les borgnes (Kane, Snake Plissken, Jean-Marie Le Pen) seront rois!

 

Chaque séquence a été l'occasion, pour les auteurs de ce carnage cognitif, de porter un coup de bélier à l'intelligence. Dès le départ, le triste sire qui officie en tant que "General Manager" (je suppose que le français est une langue trop noble pour traduire cette formule barbare) de Smackdown prenait possession des lieux au nom de son émission, et se retrouvait à palabrer avec l'insupportable Michael Cole, serviteur zélé du McMahonisme, et avec un ordinateur possédant l'extraordinaire faculté de faire clignoter l'éclairage du stade à chaque réception d'email! Cela dit, je comprends bien que l'homologue Rawien de Theodore Long tienne à conserver l'anonymat: moi-même, si, à Dieu ne plaise, je me retrouvais à gérer cet odieux barnum, je chercherais à dissimuler mon identité, de honte!

 

Quoi qu'il en soit, les rôles sont clairement distincts: Long est un "babyface" (faisandé, le bébé, soit dit en passant), tandis que l'ordinateur suprême évadé de 2001, l'Odyssée de l'espace, et son porte-voix Cole, sont "heels", à savoir qu'ils incarnent le Mal. Pourtant, tout au long de ce dialogue (comme toujours à la WWE, hurlé dans des micros alors même que les interlocuteurs se trouvent à 50 centimètres l'un de l'autre), la foule huera consciencieusement le gentil Long et saluera Cole, qui lui tient tête. Au nom de quoi, me demanderez-vous? Eh bien, au nom d'un stupide instinct grégaire dont je croyais l'humanité débarrassée au moins depuis la remise en question des fondements du nationalisme par Ernest Gellner! La foule réunie dans ce stade canadien, puisqu'elle était venue assister à un épisode de Raw, se rangea moutonnement sous la bannière de l'émission du soir, alors même que ces mêmes Calgariens paieront sans doute leur billet au même prix fort le jour où Smackdown sera enregistré dans leur hideuse cité, et se sentiront alors citoyens d'honneur de Smackdownland, le temps d'une soirée. Ah, la théorie post-moderniste et son concept d'"appartenances flottantes" était encore bien en-deça de la vérité!

 

 


- J'ai fait un rêve… J'ai rêvé qu'un jour les enfants de Raw et les enfants de Smackdown puissent s'asseoir ensemble à la grande table de la frater…
- Ouais, ben rentre chez toi, sale vendredi!

 

 

La formule "appartenances flottantes" continua de me trotter à l'esprit quand l'équipe de Smackdown fit irruption à son tour. Heureusement, ses membres étaient déguisés en t-shirts corporate; car figurez-vous que pas moins de trois d'entre eux, sur sept, étaient l'année précédente dans l'équipe d'en face! Et les voilà portant haut le panache bleu, avec le même opportunisme que les pires mercenaires de cette autre vilenie qu'est le football moderne enfilent le maillot de leur nouveau club. Dire que la charmante mais écervelée McOcee s'appuie sur l'exemple footballistique pour défendre cette indignité… Bien au contraire, si le catch ressemble au football actuel, alors tout est à sceller dans un conteneur et à envoyer sur l'orbite de Neptune.

 

La majeure partie de la soirée fut dédiée à convaincre les gogos pas encore entièrement ruinés par la crise financière de dépenser une cinquantaine de dollars (une somme qu'ils pourraient employer bien plus utilement en achetant, soyons fous, une dizaine de livres, une veste en tweed, du tabac de Virginie pour leur pipe ou encore des billets pour l'opéra) pour bénéficier du douteux privilège d'assister en direct, dimanche soir, au "payer-pour-voir" intitulé "Bragging Rights", fondé sur cette opposition Raw / Smackdown qui, hélas, fait office moderne de rivalité Montaigu / Capulet… On vit donc un homme au gabarit tellement grotesque que tout nom humain lui a été retiré, s'il en a jamais possédé un, surnommé "The Big Show", présentement "capitaine" de l'équipe Smackdown (accessoirement, ce titre de capitaine n'a aucune incidence sur son rôle lors du combat prévu dimanche), défier une espèce de crapaud lui aussi dénué de nom humain et appelé "The Miz", capitaine de l'escouade adverse. Mais point, ici, de duel de gentilshommes à la Trois Mousquetaires! Lorsque la confrontation survint enfin, elle dégénéra immédiatement en une insupportable mêlée, qui eut sans doute horrifié nos ancêtres adeptes de la soule, d'autant qu'elle fut commentée par un nain trisomique.

 

 


Ca a au moins eu le mérite de me rappeler les parties de Stratego de ma jeunesse.

 

 

Toute la soirée fut émaillée de ces atteintes à la logique. Ainsi de la présentation de l'équipe Raw par son capitaine (équipe d'ailleurs amputée cette semaine de R-Truth, criminel endurci dont le casier judiciaire est si lourd que le Canada refuse de le voir sur son territoire; mais, étrangement, les commentateurs préférèrent passer cette information sous silence, ne mentionnant à aucun moment l'absence de l'ancien pensionnaire d'Alcatraz). La semaine précédente, ai-je lu sur les CDC, six membres de l'équipe Raw sur sept avaient été déterminés, laissant planer un suspense insoutenable, digne des meilleurs dénouements d'Agatha Christie, sur l'identité du septième sbire.

 

 


Le colonel Moutarde, dans le salon, avec un tisonnier!

 

 

Mes amis des CDC avaient d'ailleurs passé la semaine à échafauder les théories sur ce point capital. Pour l'un, le septième homme serait Triple H (encore un nom accessible à la génération SMS), pour l'autre ce devait être le maléfique Vince McMahon en personne, d'autres encore avançant des options différentes… Quoi qu'il en soit, la divulgation de ce secret constituait, à l'évidence, un élément fondamental de la construction dramatique, et n'importe quel metteur en scène de pièce de fin d'année en CE2 aurait compris que, au moment de présenter sa troupe, capitaine Miz aurait dû, d'abord, faire entrer tous les noms déjà connus puis, après un silence théâtral, et dans un grand roulement de tambour, annoncer enfin le septième et dernier mystérieux personnage. Mais il apparaît que les auteurs de Raw ne maîtrisent pas ce BA-ba scénaristique. Le nouveau venu, l'homme décisif dont la révélation avait été décalée d'une semaine pour faire monter la pression — une insulte à la génétique nommée Ezekiel Jackson — a été présenté en avant-dernière position, avant le translucide Sheamus! Au temps pour l'apothéose du suspense!

 

 


L'homme mystère a pour prénom Ezekiel et pour nom Jackson, allez-vous deviner de qui il s'agit?

 

 

Je jetterai un voile pudique sur les quelques minutes réglementaires censées émoustiller tout mâle à sang chaud en lui mettant sous les yeux plusieurs femelles atteintes d'hypertrophie mammaire. Je serai d'autant plus enclin à me montrer magnanime à cet égard que le responsable de l'habillement a eu le bon goût d'ordonner à certaines des jeunes filles en question d'exhiber, encore une fois au mépris de toute logique, leurs pieds nus — spectacle qui ne lasse de me faire frissonner l'esthète que je suis de plaisir, de la colonne vertébrale au cerveau reptilien.

 

 


En vérité, quand ils virent qu'ils étaient nus, Adam et Eve auraient dû se couvrir les pieds, et non les organes génitaux.

 

 

Je crus également voir, un instant, un gigantesque insecte noir et jaune se tortiller sur le ring, mais j'attribue cette vision à l'effet de l'absinthe dont j'absorbai de grandes quantités tout au long de cette épreuve pour tenir le coup.

 

S'il est un catcheur dont j'attendais l'arrivée avec quelque intérêt, c'est ce Daniel Bryan (ou Daniel Bryanson, je m'y perds) dont on me rebat les oreilles depuis des mois. Un homme au gabarit normal, combattant hors pair, spectacle garanti, hululaient mes amis! Eh bien… Il donna une claque à un type dont le nom résonne étrangement comme celui du peintre favori d'Hitler, puis s'assit dessus au pied du ring et tenta de l'étrangler. Pour voir de telles scènes, nul besoin de regarder la WWE. Il me suffit de jeter par la fenêtre une pièce d'un euro à la petite meute de clochards agglutinés sur le trottoir. Ensuite, le héros du jour remonta dans le ring pour effectuer, en compagnie de quelques donzelles ne présentant aucun intérêt car nulle d'entre elles n'était pieds nus (et qui venaient à mon grand dam de chasser une charmante matrone en lui lançant maladroitement un seau plein de confettis), une chorégraphie qui leur aurait sans doute valu d'être expulsés pour laideur du Club Med cher aux Bronzés.

 

 


Claude François et les Claudettes se retournent dans leur fosse commune.

 

 

L'autre grand moment attendu, du moins par l'ami Silvernights qui n'en dormait plus la nuit (et venait m'en causer dans ma chambre à coucher jusqu'à pas d'heure, ne voyant manifestement pas que je tombais de sommeil dans mon peignoir aux armes de la maison des Grimaldi), était le nouveau développement de la servitude infligée au musculeux John Cena par un groupe de malfaiteurs tirant leur nom d'un roman licencieux d'Henry Miller.

 

Ayant lu le livre (comme tous les autres, et la chair est triste), je m'attendais à voir le bovin Cena subir les pires outrages, ce qui excitait quelque peu ma curiosité, pour ne rien dire de ma libido. En guise d'outrages sadiens, il prit un verre d'eau dans la figure (ce qui m'arrive fréquemment quand je compte fleurette dans les cafés), gagna, en compagnie du sculptural et inexpressif champion en titre, un match contre deux inconnus (dont un obèse) et dut assister sans intervenir au tabassage dudit champion. Celui-ci avait passé l'année précédente à le mutiler et avait même en son temps, comme me l'apprit un Axl particulièrement excité au moment de me montrer la vidéo, tenté de décapiter le père de Cena d'un coup de pied dans la tempe. On se serait donc attendu à ce que Cena jubile en le voyant se faire massacrer. Mais non, bien au contraire: avec un art de la tragédie à faire passer Vincent Lagaf pour Louis Jouvet, le héros américain fondit pratiquement en larmes, d'impuissance. Aussi crédible qu'imaginer George W. Bush se mordant les poings lors de l'exécution de Saddam Hussein.

 

 


Pour prendre cet air abattu, John a un truc: il imagine le drapeau américain foulé aux pieds lors d'une manifestation de sales gauchistes.

 

 

Un mot sur l'atrocité nommée Bobb. E. J. Thompson, présent à deux reprises durant cette soirée et que le pertinent Reune Jacquot a eu parfaitement raison de comparer à un croisement de l'immonde Arnold et du cauchemardesque Horsnwoggle. Oh et puis non. Je me contenterai de regretter que le Big Show ne l'ait pas confondu avec le succulent Floyd Mayweather, avec qui il avait eu maille à partir il y a quelque temps, et ne l'ait pas tué d'un coup de poing.

 

Enfin, le clou de la soirée aura été pour moi cet interminable panégyrique lacrymal qui nous a été infligé — enfin, la cible première était sans doute l'électorat hésitant du Connecticut — pour chanter la gloire de la WWE au moment où sa mère maquerelle porte haut les couleurs du parti de Sarah Palin aux sénatoriales américaines. Attaquée à juste titre par ses adversaires démocrates pour l'hallucinant écart existant entre, d'une part, son discours bon chic bon genre de conservatrice propre sur soi et, de l'autre, son œuvre en tant que grande prêtresse de la maison close du catch mondial (violence insoutenable, sexualité exacerbée, vulgarité à tous les étages, scato et nécrophilie, j'en passe et des meilleures), la sémillante Linda se défend en diffusant à cette heure de grande écoute un clip déguisé à sa gloire, conclu par l'appel martial de ces grands leaders d'opinion que sont le sodomite pédophile Jerry Lawler et le fonctionnaire kafkaïen Michael Cole à "se lever pour la WWE" — comprenez, à "défendre" la fédération via le site Internet de la corporation.

 

 


Les soldats américains ayant perdu leurs deux jambes en Irak peuvent se contenter d'agiter leurs béquilles.

 

 

Tout dans ce clip promotionnel fut aussi vomitif qu'une profession de foi de Paul Wolfowitz. Il faudrait avoir été, dans son enfance, frappé à la tête par une mule pour ne pas comprendre que toutes les actions de charité entreprises par la WWE répondent à un objectif purement publicitaire. Je le sais pour avoir étudié les fascinantes pages Wikipédia consacrées à la question: entre ses catcheurs morts à un âge où les humains normaux finissent à peine leurs études, la promotion d'un modèle de comportement fondé exclusivement sur l'intimidation et la violence, une misogynie à faire passer un spectacle de Jean-Marie Bigard pour un congrès du MLF et une tendance répétée à se fourvoyer dans les pires stéréotypes raciaux et sociétaux, la WWE traîne plus de casseroles que McOcee revenant des soldes chez Moulinex.

 

Dès lors, comme toute organisation dont le succès dépend en large part de l'image, elle multiplie les contre-feux: partenariat avec diverses associations caritatives, programmes consensuels tels "Smackdown your vote" (dont j'ai appris l'existence grâce à ce travail très complet du célèbre chercheur Reune Jacquot), "Reading challenge" à l'occasion de Wrestlemania (il faut bien apprendre à lire à la génération de demain, sinon elle n'achètera pas WWE Magazine) et invitations multiples lancées à des personnalités plus ou moins reconnues, afin de conférer à la WWE une image de produit acceptable pour tous les publics. Il n'en est que plus risible de voir mis en avant un modèle de droiture comme le violeur Mike Tyson: même quand elle essaie de passer pour une entité bienfaisante, l'Etoile Noire de Stamford laisse inconsciemment sa vraie nature affleurer à la surface.

 

 


Et n'oubliez pas, les enfants: si vous brisez la nuque à une femme, elle reste chaude pendant encore quatre heures! A bon entendeur…

 

 

Le vaisseau amiral de l'opération de relations publiques de la WWE est bien évidemment la mascarade guerrière baptisée "Tribute to the Troops", qui voit nos propagandistes du coup de poing dans la figure présenter leurs pitreries à la chair à canon américaine stationnée en Irak. L'édition 2009 de cette fête morbide avait été évoquée sur ces pages, mais les auteurs avaient opté pour un ton sarcastique alors que j'estime, pour ma part, que ces navrantes bacchanales, reflet déformé de l'effarant Festin pendant la peste narré par le grand Pouchkine, ne méritent que l'imprécation la plus sérieuse!

 

La WWE, me suis-je dit en contemplant, ébahi, ce clip que l'on aurait dit tourné par Captain America, paraît bloquée en 2003, à l'heure du bushisme triomphant et pressé d'instaurer une démocratie cousue main dans ce Moyen-Orient décidément rétif aux Lumières venues de Crawford, Texas. L'armée américaine déployée en Mésopotamie, nous certifie-t-on à la WWE, "défend notre liberté" et est constituée à 100% d'"héros" qui se sacrifient pour nous et auxquels, entre deux attaques suicides et trois opérations de ratissage, nos catcheurs — pour l'occasion habillés de kaki et de bannières étoilées — viennent transmettre les salutations de la nation reconnaissante, se plaçant ainsi dans la continuité des saltimbanques distrayant les troupes lors de la Seconde Guerre mondiale ou des guerres de Corée et du Vietnam.

 

Et voilà donc que les spectateurs du show sont embarqués (embedded?) malgré eux dans le soutien du Pentagone de Stamford à cette intervention militaire sans queue ni tête et qui va, d'ailleurs, prendre piteusement fin d'ici quelques mois. Voilà que les catcheurs, gentils comme méchants, s'affichent aux côtés des militaires (forcément babyfaces) tout sourire patriotique dehors.

 

Dans l'esprit des spin doctors de Linda, droits dans leurs bottes, le rappel de ces activités cocardières ne saurait que générer aux yeux des fans un appui total à la WWE, prétendument désintéressée au moment de fournir quelques instants de gaieté aux combattants de la liberté, et, partant, à la matriarche des McMahon dans sa conquête d'un strapontin sénatorial. Propagande particulièrement grossière que celle-ci, spécialement à l'heure où l'intervention prend piteusement fin tandis que le pays est toujours en proie au cycle infernal attentats / représailles, où la guerre d'Irak est enfin critiquée par une majorité de l'opinion américaine et, accessoirement, où la législature irakienne sortie du scrutin bancal de mars dernier vient de battre le record mondial de durée de non-constitution de gouvernement, à cause de profonds désaccords ethno-confessionnels qui aboutiront probablement à l'instauration à Bagdad d'un régime autoritaire faisant la part belle à l'islamisme politique et infiltré par l'Iran, grand garant de la démocratie made in USA s'il en est.

 

 


La liberté, ça s'administre à grands coups de torpilles.

 

 

Guerre aux résultats douteux, au bilan humain très élevé, aux justifications officielles mensongères et aux bavures multiples, l'opération "Iraqi Freedom" est présentée par la WWE sous l'angle unique de l'héroïsme absolu d'un contingent quasi-adolescent et qui s'est retrouvé sur place bien plus par attrait pour la sécurité de l'emploi et la rétribution offerts par une carrière dans l'armée que par idéalisme. Peu importe, whatever works, comme disait Woody Allen dans une récente satire. Organisé aux alentours de Noël, le Tribute to the Troops offre de touchantes photos de soldats et catcheurs entrelacés, déguisés en Santa Claus (même ce CM Punk qui arbore pourtant un tatouage de Pepsi Cola, ennemi juré du sponsor maillot du Père Noël US) et assoit auprès de son public cible l'image d'une WWE aux valeurs "saines". Le tout présenté, encore une fois, comme une opération désintéressée…

 

 


Et pendant ce temps-là, l'adversaire démocrate de Linda McMahon se débat dans ses déclarations contradictoires sur sa participation à la guerre du Vietnam il y a quarante ans. Saleté de hippie.

 

 

J'ai donc visionné à mon corps défendant un épisode censément marquant qui, loin de me convaincre de virer ma cuti et de courir chez le premier couturier venu pour rapiécer ma redingote en tunique de catch, m'a plus que jamais confirmé dans mon effarement initial. Paresse scénaristique (introduction de Jackson), suivisme consternant du public (prenant fait et cause pour Raw car les auteurs en avaient décidé ainsi), invité "de marque" irritant et doublement publicitaire (pour l'apocalyptique film Knucklehead et pour un énième jeu vidéo abrutissant), utilisation à contre-emploi du prétendu meilleur catcheur actuel Daniel Bryan, humiliation de John Cena relevant davantage d'aimables plaisanteries de colonie de vacances que de lavage de cerveau à la Le Zéro et l'Infini et, cerise sur l'indigeste gâteau, propagande rance pour la candidature de maîtresse Linda au Sénat, où elle pourra continuer d'exercer son magistère moral sur une jeunesse déboussolée… Enfants, détournez-vous de cette abomination avant que vos jeunes âmes ne soient définitivement corrompues. Quant à moi, je pars illico en cure, dans un sanatorium suisse loin du bruit du monde, où je pourrai enfin, inhalant l'air pur des alpages de mes poumons viciés, m'adonner aux joies de la culture en relisant quelque radieux ouvrage de Joris-Karl Huysmans, si je ne trouve rien qui aiguiserait ma curiosité sur la liste des best-sellers du New York Times

 

 


Tiens, les résultats du Reading Challenge se font déjà sentir.

 

Moi j'ai beaucoup aimé

Mais j'aurais un peu plus insulté le lecteur, tant qu'à faire. ^^
En passant, la vignette de Cole et Long avec vendredi entre dans mon Top3 de l'année !

Ce qu'il faudrait...

... ça serait de vous faire voir un épisode de NXT . Comme ça, juste pour rigoler.

En tout cas, la rédaction des CDC ressemble de plus en plus à un show de catch : on avait la feud sur les cahiers du cinéma, la feud sur NXT, maintenant on a un CM Punk qui a bouffé Y2J.

Perso, j'ai beaucoup aimé...

... cette review au ton décalé, qui appuie là où ça fait mal. On le sait tous, mais on préfère mettre les incohérences de côté, et "enjoy the show"
Comme beaucoup je suis persuadé qu'il s'agit d'un membre de la rédac' déguisé.
Les CDC sont le petit frère des cahiers du foot : djipi bag o'shit = patrick sacdefiel concept???????????

Why so serious?

Salaud de Djipi, t'étais pas obligé de parler de nos conversations nocturnes... :s En plus quand je t'écoute parler pendant des heures de l'influence Nietzschéenne sur la critique politique de Gilles Deleuze, je fais un effort pour comprendre au moins que ça parle de badminton. De ton côté tu pourrais au moins avoir l'air moins convaincant quand tu m'écoutes en faisant semblant d'être intéressé. :(
*
Je te l'avais pourtant dit: laisse ton cerveau au boulot, et muscle ton système limbique qui est développé de manière inversement proportionnelle à la musculature de Dave Batista. A tout rationaliser on perd son âme. Tu nous attends sur l'autre rive, mais de ton côté, nous attendent aussi le cynisme, la mort de tous les rêves et une terre où la raison à massacré toute passion. Tu nous plains dans notre monde de fête et d'émerveillement certes puérils, mais ton univers lugubre dont même Descartes trouverait le pragmatisme exagéré n'a que peu d'attraits, tu devrais t'en rendre compte.
Après tout, il me semble plutôt que de ton côté, tu te sens bien seul et aigri de ne pas pouvoir sombrer dans notre folie pleine de satisfaction, aussi artificielles et imparfaites soient elles. Tu n'es que jalousie, et tel Cain face à son frère, tu cherches à éliminer ce que envies. Laisses moi juste te dire que tu n'y arriveras pas!
*
*pose victorieuse pouce et index joints, et les trois autres doigts tendus*

Part of Cenation

*Se démène pour essayer d'attraper la casquette que va lancer Silvernights*

Etrange ?

Je vais peut-être en choquer plus d'un, mais ce texte m'a paru très bon. Non seulement il relève - au vitriol - les aberrations "scénaristiques" du show (l'arrivée de Zeke en 6eme, la proposition de match faite par Bryan qui sort de nulle part) qui m'avaient aussi choqué, mais il crache, de fort belle manière cependant, sur cet abominable campagne politique, le tout avec références et style (réussir à aligner Kane, Snake Plissken et JM Le Pen dans la même phrase, c'est vraiment une sacrée performance).
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J'ose espérer que vous resterez parmi nous un peu plus longtemps, mon cher monsieur Bag O'Shit.
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Je me demandais d'ailleurs, les légendes sont aussi de Djipi ? Parce que le "Et n'oubliez pas, les enfants: si vous brisez la nuque à une femme, elle reste chaude pendant encore quatre heures! A bon entendeur…" m'a fait mourir de rire.

Stand up for wwe

Je suis complètement sur la ligne de ce vieux croûton de Djipi concernant la campagne "stand up for wwe". Il y a en ce moment en une du site un clip ahurissant de VKM, où il se félicite du succès de la campagne et fait grosso merdo passer le message selon lequel tous ceux qui critiquent la WWE ne sont que des Djipi Bag O'Shit auxquels on doit fermer leur gueule en leur hurlant dessus en meute que la WWE est parée d'innombrables vertus et ne possède aucune tare. Curieusement, j'ai l'impression qu'on a un reflet ici, d'ailleurs, au vu de certaines réactions :P

Hors sujet malheureux: 07/20

Il faut reconnaitre que ce texte est très bien écrit et cohérent, c'est agréable à lire.
Malheureusement, vous n'avez pas respecté l'axiome de base permettant de regarder la WWE. De ce fait, la démonstration qui s'en suit et tout les arguments qui en découlent sont inutiles et simplement inapropriés.
Quel est cet axiome de base ?
Le 2nd degré et (si possible) la suspension d'incrédulité nécessaire à ce divertissement.
Pour résumer ma pensée, vous auriez tout aussi bien pu lapider le chef d'oeuvre du comique de l'absurde "Sacré Graal" des Monthy Python en démontrant que la cohérence des scènes est très approximative et que l'emploi de passages dessinées en lieu et place de scènes d'action est une preuve de paresse et de dilletantisme exacerbé.
En conclusion vous êtes malheureusement hors sujet et n'avez pas su prendre le recul nécessaire pour confronter votre point de vue.
Et je suis d'autant plus déçu d'apprendre que le titre "Ô sombre RAW de l'amer"n'est pas de vous car c'est finalement ce que j'ai préféré de la lecture.

Le Pierre Minus des CDC !!

Salutations cher Djipi Bag O'Shit, et merci pour cette contre analyse encore une fois aussi acérée qu'une Lame de Rasoir !
Malheuresement, j'avais été conquis par votre première démonstration de l'absurdité de cet art, certes un peu démodé, qu'est le catch mais je ne peux que m'en vouloir d'avoir lu ce deuxième pamphlet, cette revue au vitriol dans laquelle vous parlez finalement peu de lutte mais beaucoup de politique !
Je peux comprendre le dégoût prononcé qui peut survenir à la vision de cette vidéo promotionnelle "Stand up for WWE", étant moi même abonné aux différents fils twitter de la dite fédération, je suis bombardé depuis quelques jours de "Gazouillis" m'encourageant à m'agenouiller devant le grand Vince Mc Mahon et de faire tout mon possible pour que sa fédération (ou sa femme?) ne subisse plus de saillies des démocrat... de ses adversaires pardon, quels qu'ils soient !
Fake ou pas, votre style ainsi que votre plume restent très intéressants, mais il faut l'avouer, si vous ne souhaitez plus parler du sujet principal de notre site préféré, il faudra peut être songer à déverser vos différentes simagrées dans d'autres contrées...

à bon entendeur, salut

Fake and namedrop'

Superbe caricature de critique, ta 1ere intervention etait vraiment pleine de dédain et vraiment bien écrite. Mais à te voir endosser la gimmick du "Sauveur soit disant intello" (Y2J wannabe) à coup de référence trop pointu et d'un namedropping à outrance. Je suis certain que tu est un fake de la Redac'.

Toutefois, j'apprécie ce travail de démolition des codes de la WWE, un regard Too Much à la "Zemmour" est toujours bon à prendre, à prendre au second degré

Quelque chose m'intrigue...

vous détestez le catch mais connaissez beaucoup de détails qu'on apprend pas en regardant un épisode de smackdown puis un épisode de raw. J'en déduis que vous avez passé pas mal de temps à la recherche de ces informations ce qui est étonnant de la part de quelqu'un qui a autant de mépris pour ce spectacle.
Concernant la forme, je rejoins Wrestlemaniac sur les phrases alambiquées qui n'en finissent plus... C'est là qu'on ressent le mépris et ça en est presque insultant. Oui c'est bien de savoir manier la langue mais il n'y a pas obligation d'en faire la démonstration à chaque groupe de mots. Finalement, ça me fait juste penser aux mecs qui traversent les villes en voiture tunnée en poussant à fond leur sono prévue pour des concerts en plein air. Ils sont fiers, sûrs d'eux... quand les autres trouvent ça simplement ridicule (version culture).
Pour le fond, c'est juste et plutôt bien vu, et l'initiative de laisser les critiques s'exprimer sur ce site correspond parfaitement à l'idée que je me fais des cahiers du catch. Il y a sûrement qu'ici que c'est possible et ça doit pouvoir amener des débats intéressants. Mais la forme, franchement, c'est vexant (presque autant qu'un "le catch c'est de la merde c'est bidon c'est truqué", ce qui sous-entend qu'on s'en rend pas compte)

"mon peignoir aux armes de la maison des Grimaldi"

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Djipi Bag O'Shit, mon bon (pardonnez-moi cette familiarité mais je n'ai pu résister) ne seriez-vous point originaire de cette contrée surnommée "le Rocher" pour avoir un peignoir (que j'imagine en satin. Pourquoi ? Allez savoir) frappé du blason de l' auguste famille siégeant à Monaco ?
Ou alors faîtes-vous partie de la liste des bien-heureux qui partagèrent la couche des princesses Caroline et Stéphanie ? ( à moins que ce ne soit celle du Prince Albert ?)
N'y voyez aucunes arrière-pensées malsaines de ma part, simplement un désir de satisfaire ma curiosité. Étant-moi même un voisin de la cité Monégasque je me posais simplement la question.
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Pour en venir à votre article, je le considère comme étant largement supérieur à ce que vos amis de la Rédac' nous servent habituellement. Bien que j'apprécie les œuvres conjuguées de celle-ci.
.
Étant fan de ce divertissement que vous abhorrez tant, je ne pense pas que mon âme puisse être sauvée un jour. J'ai malgré tout apprécié cet article, comme je l'ai dit juste au-dessus.
Cependant, je suis au regret de vous informer que je n'ai pu en profiter pleinement car n'ayant malheureusement point une culture aussi développée que la votre.
Je vous encourage tout de même à ré-essayer à l'avenir de nous éclairer et de nous guider vers le chemin de la Vérité (bien qu'elle soit ailleurs) pauvres moutons que nous sommes.
.
Bien à vous et à une prochaine fois j'espère.

mwahaha !!

j'hésitais regarder ce raw, djipi m'a convaincu. Du coup, j'ai passé cette heure et demi dédiée a un portrait de Basquiat.
Un conseil Djipi, attend le ppv "table ladder chair match" pour une prochaine review wink wink

Cher Major Tom

Je vous remercie de cette haute appréciation. Vous pouvez être sauvé!
Dans l'espoir d'avoir contribué à arracher votre âme à ces lieux mal famés, je vous prie d'agréer mes salutations depuis l'autre rive.
Djipi Bag O'Shit

Onanisme spirituel

ça en fait beaucoup de mots quand même, pour dire qu'il n'aime ni le catch, ni la WWE, et qu'il méprise du haut de sa culture les pauvres bêtes que nou sommes... Merci Djipi bag'o'shit, a la prochaine, pour le meme refrain ;)

Cher The Man

"Onanisme spirituel" est, à la réflexion, une belle formule. L'intellect, disait la sublime Raquel Welch, peut aussi être une zone érogène. Je vous remercie pour cette expression que je n'hésiterai pas à employer à l'avenir, et tiens à vous assurer que je n'éprouve nul mépris à votre égard.
Seulement de la compassion.
A la prochaine,
Djipi Bag O'Shit

compassion = pitié?

Pour ma part, je regarde le catch comme un divertissement, comme une série télé, en minimisant l'aspect sportif pour me concentrer plutôt sur les histoires développées... Lorsque je souhaite regarder de réels combats, je vais voir du coté de l'UFC, meme si en écrivant cela, je ne jette pas l'opprobe sur les qualités athlétiques requises pour etre un bon catcheur (au contraire même, ça requiert pas mal de travail)
Pensez, Djipi, a aborder votre review sous cet angle la prochaine fois, en considérant qu'un divertissement n'est utile uniquement pour "donner du temps de cerveau disponible a Pepsi(oui, je dis pepsi, parce que je suis Straight Edge)"
Comme on a déja dû vous le dire, il y a des choses intéressantes dans la manière de construire un show de catch, même avec des feuds pourries (papi brothers of destruction, *tousse*)

Racantat une histoire

Ce Djipi tout de même... étant cité deux fois dans cet article et paraphrasé une fois (la référence à Mallarmé), je ne peux le trouver qu'excellent!

Mais tout de même, cher Djipi, fin lettré et éminent docteur, prendre le titre d'une chanson écrite par un poète de sous-préfecture et qui plus est assassin (comme Tyson) pour illustrer cette review, c'est une faute de goût!

Autre erreur impardonnable pour un gentleman: la référence au borgne Snake Plissken alors qu'une légende de la WWE, Rowdy Roddy Pipper, figure au casting de ce nanar intersidéral qu'est New-York 1997.

Je vous trouve également très injuste avec le délicieux Ezekiel Jackson qui est peut-être l'un des rares lutteurs à pouvoir comprendre l'œuvre de Gellner et sa critique de Weber puisqu'il est diplômé de l'université de Buffalo et de la Columbia School of Law.

D'ailleurs pour plus d'infos sur les diplômes des lutteurs, je vous conseille ce site:

http://www.pwwew.net/people/college.htm

Concernant le viol des foules par la propagande WWE, je crois au baroud d'honneur puisque selon l'ennemi intime des Mc Mahon, Irvin Muchnik, Linda aurait déjà perdu les sénatoriales du Connecticut... cette campagne pathétique est plus un appel désespéré qu'une ode à la victoire!

Enfin rendons ce qui est Sarah ce qui est a Palin... contrairement à ce que vous sous-entendez, Linda Mc Mahon est assez loin du mouvement des Tea Parties, ses convictions pro-choix et le fait d'avoir épousé un athée convaincu font de Linda une républicaine assez classique du genre John Mc Cain.

Mon cher Reune

(permettez-moi de vous appeler par votre preunom)
Je vous salue bien bas, vous qui éclairez cet univers sordide de la flamme de la connaissance, tel Ulysse aux enfers. Et vous me voyez ravi de répondre, point par point, à vos quelques objections.
Je tiens d'abord à préciser que le choix de l'intitulé de l'article appartient à l'enfantine et naïve rédaction de ce site, à laquelle j'ai soumis mon texte sans autre titre que "Ce que j'ai vu". Il semble que leur penchant pour la mauvaise musique n'ait d'égal que leur passion pour les mauvais jeux de mots.
Concernant "l'erreur impardonnable" que constituerait, d'après vous, ma référence à Snake Plissken, il me semble que la seule erreur impardonnable, en l'occurrence, émane de votre manque d'attention au moment de la lecture: il s'agissait, à ce passage de mon article, d'évoquer plusieurs borgnes. D'où la mention de l'échappé de l'enfer anti-utopique de New York en 1997. Le fait qu'un catcheur, dont vous m'apprenez d'ailleurs l'existence, ait également figuré au casting ne change rien à l'opportunité de ma référence à ce personnage sans foi ni loi que fut Plissken. J'attends derechef vos excuses contrites sur ce point.
Vous me reprochez également de me montrer "injuste" envers cet Ezekiel Jackson dont l'apparence m'a rempli d'effroi, je l'avoue sans gêne. Vous noterez cependant que je n'en ai tiré aucune conclusion concernant son intellect. Je suis ravi pour lui d'apprendre qu'il a fait d'estimables études, mais là aussi, je m'étonne de vous voir me reprendre.
Puisse le ciel vous entendre concernant l'issue des sénatoriales, au Connecticut comme ailleurs! Hélas, j'ai perdu foi depuis longtemps en le peuple américain - un pays qui, selon la formule consacrée, est passé de la barbarie à la décadence en brûlant l'étape de la civilisation.
Enfin, je ne sous-entends nullement que la harpie Linda McMahon soit particulièrement proche des buveurs de thé; tout comme son Tartuffe d'époux, elle me semble d'ailleurs dénuée de toute conviction forte; mais il est vrai que ma formulation, insistant sur l'appartenance au Grand Old Parti de la parodique Sarah Palin, candidate putative à la prochaine présidentielle - une présence qui devrait inciter tout être humain normalement constitué à fuir l'incarnation présente de cette formation qui donna à l'Amérique Abraham Lincoln...
En espérant avoir levé certains malentendus, je vous souhaite, cher Reune Jacquot, le bonsoir.

Prolophobie?

Merci mon cher Djipi pour cette réponse aussi tranchante que pertinente. Je ne peux que m'incliner devant une telle mécanique intellectuelle, si seulement je n'avais que le quart de votre science.

Dans cette ocurrence, je suis plus que surpris qu'un phare de la pensée comme vous puisse s'abaisser à citer des films de séries B que le New-Yorker abhorre, série B que vous n'avez d'ailleurs pas regardée avec attention puisque vous n'aviez pas noté qu'un certain Rowdy Roddy Piper figurait un générique.

Si vous regardez les émissions de catch de la même façon que vous visionnez une dystopie cinématographique comme New-York 1997 cela promet!

Si l'on adopte votre point de vue de manière pleine et entière, on pourrait affirmer que citer dans la même review Louis Jouvet et Snake Plissken est la preuve même d'un goût corrompu par 30 ans d'abêtissement généralisé et de relativisme culturel qui veut que la SF soit l'équivalent du théâtre classique.

Par ailleurs, votre référence à la liste des best-sellers du New-York Times (pour votre information un lutteur du nom de Mick Foley y a déjà placé certaines de ses oeuvres et comme chez nous Stieg Larsson y caracole en tête) est à hurler de rire tant le petit marigot littéraire américain et New-Yorkais ressemble au monde du catch où chacun possède un gimmick particulier: Bret Easton Ellis le dépressif, Don DeLillo le postmoderne, Douglas Kennedy le romancier qui aimait les femmes, Philippe Roth le misanthrope libidineux...

Votre peu de cas du Peuple américain ne m'étonne guère puisque dans le sillage de l'Ecole de Francfort vous pensez que l'émancipation des peuples ne serait qu'une mutation paradigmatique, avec une publicité et une propagande moderne n'ayant fait que supplanter les figures traditionnelles de la domination. Votre analyse trop définitive quant aux conséquences du libéralisme culturel vous amène évidemment à défendre les seules élites intellectuelles...

Le divertissement-sportif et populaire qu'est le catch possède néanmoins une fonction essentielle: Norbert Elias dans son oeuvre a bien montré l'importance du sport comme procès de civilisation des sociétés occidentales modernes à traver l'euphémisation et le contrôle de la violence, et la lutte illustre cette théorie à merveille!

Vous ne seriez pas un peu prolophobe? Ne jetez-vous pas le bébé avec l'eau du bain en confondant culture de masse et culture populaire?

Fidèlement votre

Reune Jacquot

Ouais, c'est pas faux...

Ouais, c'est pas faux...

Par tous les saints du

Par tous les saints du paradis !... John Cena a obtenu un diplôme universitaire !!!... Bon, il est pas diplômé en épistémologie mais quand même !

Djipi 2, le retour de la revanche

Tiens, je me doutais bien que le mystérieux Djipi allait nous refaire une nalyse au lance-flamme un jour ou l'autre. C'était donc aujourd'hui.
Visiblement, les relations entre lui et le WWE Universe ne s'arrangent pas.^^
Plus sérieusement, j'ai dû mal à comprendre si le but de cet article est de se moquer du catch, des amateurs de catch ou des mecs qui critiquent le catch sous prétexte que ce n'est pas assez intellectuel (ou tout simplement des trois à la fois). Et j'avoue que cette fois-ci, je n'ai pas réussi à aller au bout de l'article. Non pas que cet article m'ai vexé mais c'est juste qu'avec des phrases comme : "La majeure partie de la soirée fut dédiée à convaincre les gogos pas encore entièrement ruinés par la crise financière de dépenser une cinquantaine de dollars (une somme qu'ils pourraient employer bien plus utilement en achetant, soyons fous, une dizaine de livres, une veste en tweed, du tabac de Virginie pour leur pipe ou encore des billets pour l'opéra) pour bénéficier du douteux privilège d'assister en direct, dimanche soir, au "payer-pour-voir" intitulé "Bragging Rights", fondé sur cette opposition Raw / Smackdown qui, hélas, fait office moderne de rivalité Montaigu / Capulet…" j'ai tendance à vite décrocher.
Pas mon style d'écriture préféré.

Mon cher Wrestlemaniac

Le but de cet article est, me semble-t-il, clairement exposé d'entrée de jeu: vous sauver. Vous et les autres maniaques de wrestle. Vous sauver d'une addiction que je suppose, au vu du pseudonyme que vous vous êtes choisi, particulièrement puissante. Quant à la phrase que vous citez, j'admets que mon goût prononcé pour l'incise me porte parfois, plus que de raison, à des constructions emberlificotées (mais grammaticalement irréprochables, je tiens à le souligner) susceptibles de rendre l'ensemble rédhibitoire aux yeux d'un lectorat plus habitué aux formulations sommaires - sujet, verbe, complément - des discours de John Cena. Je le regrette, et envisage de ce fait de proposer aux maîtres de céans un "Reading Challenge" dont je serais le maître d'oeuvre. Sachez, cher Wrestlemaniac, que si ce projet allait à son terme, je serais heureux que vous y participassiez.
Syntaxiquement votre,
Djipi Bag'o Shit.

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2009 - 2018
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Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
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"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
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"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
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"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
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"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
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"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
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"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
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"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
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"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
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"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
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"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
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"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
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The Miz

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"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
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Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin