Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séries

Musique, bouquins, ciné, il n'y a pas que le catch dans la vie.
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Toghril Majdar
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Toghril Majdar »

Johnny Heenan a écrit :Ma liste de séries:

1° Supernatural
2° Sur écoute
3° les Simpson
4° The Walking Dead
5°Fringe
6° Breaking Bad
7° Lost
8° Kaamelott
9° Earl
10 ° Friday Night Lights
Je vois que chez les Heenan, on aime la métasérie des Winchester Bro! :rockongnah:

J'adore le dernier degré de cette série et leur manière de jouer avec les fans! Casa Erotica...

Mon top 10 séries (je ne suis pas non plus un addict des séries) ne peut entrer dans la catégorie 2001-2010!
"Ma devise, c'est toujours : se recréer. Il faut se recréer... pour recréer... a better you. Et ça, c'est très dur ! Et, et, et, et.... c'est très facile en même temps" JC Van Damme

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Nossair
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Nossair »

Les films:
1- Requiem for a dream
2- Opal dream
3- Avatar
4- Azur et Asmar
5- The wrestler (comme le 1er, du même génial réalisateur)
Tout ce dont je me rappelle... :cachetoi:

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seqsy
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par seqsy »

Ce top est foireux, il manque plein de films, le classement est hasardeux, j'ai pris ceux que j'ai aimé et dont j'ai retrouvé les textes. Tous les textes en spoilers ou liens ont été écrits par mes soins:



10/ Mulholland Drive: y a un ou deux plans nichons.

9/ Sunshine:
Danny s'est calmé mais reste tendu.
Le réalisateur qui nous a habitué à des films frénétiques se calme ici, nous proposant une croisière à bord du dernier espoir de la vie sur Terre. Vu de l'extérieur le vaisseau est paisible fait son chemin sûrement en direction du Soleil présent tout au long du film par l'omniprésence de la couleur jaune qui envahit de toute part le film, le vaisseau et les rêves des personnages. Le soleil à la fois espoir et terrible ennemi des héros et c'est le psychologue du groupe qui sera le premier a être fasciné puis obsédé par son omniprésence et sa surpuissance.
Jouant tout au long du film sur les contrastes du soleil espoir/danger du vaisseau paisible à l'extérieur/tuerie à l'intérieur, le film propose un voyage à la fois haletant et contemplatif.
Les personnages ne sont ni attachants ni un florilège de clichés, le couple qui semble se profiler selon toute évidence reste platonique jusqu'à la fin où ils rappellent des Adam & Eve se sacrifiant pour leurs enfants, le rôle de Michelle Yeoh est quelque peu sous-employé alors que son métier de botaniste aurait pu apporter quelques idées cinématographiques intéressantes aux confins de l'espace, le psychologue demeure un des personnages les plus attachants par son obsession poétique à l'égard du soleil et son sang-froid inaltérable face aux évènements se révèle à l'image de chaque individu être bien peu de chose au moment de sa mort. C'est peut-être là où le film aurait pu bénéficier d'une fin tragique et fataliste en faisant échouer une entreprise représentant toute l'humanité à cause de l'ego de quelques individus (on est tout de même pas passés loin de ce ).
Les personnages s'enfoncent petit à petit dans la fatalité, mourrant à petits feux, autant de feux qu'il y a de péripéties tout au long de leur périple.
Le point de non-retour atteint on ressent quelquechose d'assez rare dans le cinéma: le sentiment du sacrifice pur, de l'abnégation absolue, du peu d'espoir pour la survie de l'humanité survivant dans le désespoir le plus absolu en ce qui concerne les destins individuels. "Un peu d'espoir pour l'humanité, plus aucun pour l'homme".
La fin du film nous rappelle qui est le réalisateur usant d'effets très clipesques (peut-etre trop) pour insister sur le caractère fantomatique et démoniaque de Pinbacker véritable antéchrist amoral et furieusement enclin à condamner le genre humain.

Je ne mets pas plus parce que Pinbacker est trop fort, trop entouré d'effets exagérés et la mort de la plupart des personnages est vraiment trop conne.
8/ SYMBOL : http://blog.touch-arts.com/index.php?po ... o-Guerrero
7/ The Fall: http://blog.touch-arts.com/index.php?po ... o-Guerrero
6/ Garden State:
l'adolescence à l'âge adulte, l'éveil filmé d'un type de 26 ans de retour dans son New Jersey natal pour l'enterrement de sa mère tétraplégique, alors qu'il était exilé à Los Angeles pour entamer une carrière, encore peu glorieuse, d'acteur...

Andrew Largeman (Zach Braff, réalisateur du film), jeune homme à la masse gavé de médoc' qui contemple le monde passivement vivant dans un spleen constant, étranger au monde et à ses moeurs communes, quand ses amis font la fête se droguent et copulent goulument lui reste immobile contemplatif et rêveur même en ayant pris une pilule qui ne lui autorisera qu'un sourire en coin...
C'est alors qu'il rencontre la sublime et pétillante Samantha (jouée par la sublime et pétillante Natalie Portman), mythomane copulsive mais pas méchante, naïve (quand elle se sent mal, elle fait un truc débile car cela lui permet de se sentir unique), qui va le perturber et influencer sa vision de la vie grâce à sa spontanétié, son originalité et sa fraîcheur
Lors de l'enterrement de sa mère, Andrew retrouve un vieil ami, Mark (Peter Sasgaard), fossoyeur, amer et hédoniste qui l'invite à une soirée chez un ami... Il passe son temps à s'exploser la tête avec toute sorte de psychotrope vivant chez sa mère et survit difficilement grâce à quelques magouilles, retardant son passage à l'âge adulte. Il a cependant bon fond et connaîtra même une rédemption inatendue et participera à l'évolution d'Andrew.
Le père d'Andrew, Gideon, est joué par Ian Holm, psychiatre froid et rigide, voulant le bien de tous mais ne réussissant qu'à aseptisé les liens familiaux, il apparaît parfois comme un fantôme et semble totalement désincarné. Il tente tant bien que mal de sauver le lien qu'il a avec son fils.
Ces quatre personnages principaux sont entourés de nombreux autres, tous loufoques ou cinglés, esquivant au possible la caricature et appuyant le côté tragi-comique du film.
Tim, le frère de Mark déguisé en chevalier médiéval.
Kenny, une vieille connaissance devenu flic car il "n'a pas trouvé mieux".
Le loser du coin qui demande à Andrew si c'est lui qui s'est suicidé.
Le majordome qui permet à certains clients de voir les ébats amoureux des clients d'un hotel.
Jesse ami d'enfance devenu riche en inventant le velcro silencieux, ami de beuverie de Mark.
Bref, le film n'est ni une comédie ni un drame simplement la fusion parfaite des deux genres, oscillant entre rires et larmes, on tombe faiclement sous le charme de l'univers de Zach Braff, réalisateur, auteur et acteur du film, les personnages farfelus mais évoluant dans un monde bien réel avec ses difficultés et ses réalités rudes, on a l'impression de voir la vie à travers le regard de Zach Braff et la bipolarité qui semble le caractériser.
A l'image du personnage de Bill Murray dans Lost In Translation (dont les similitudes avec Garden State sont nombreuses), l'évolution du personnage principal est visible et on s'indentifie à lui tantôt pathétique tantôt attachant mais avançant inxorablement vers l'affirmation de lui-même. Les couleurs sont omniprésentes dans le film notamment sur le personnage de Samantha qui contraste avec le personnage d'Andrew, l'un représentant la joie de vivre et la spontanéité, l'autre le spleen, le mal de vivre et la mélancolie, ce contraste est présent tout au long du film, de façon remarquable entre la décharge et les personnes qui y vivent.
La réalisation de Zach Braff est très riche en détails, parfois subtils et à peine remarquable, la trame scénaristique ne sombre pas dans les écueils de l'histoire d'amour et on se plait à tenter de déviner le moment où Sam et Andrew vont s'embrasser tellement l'attirance entre les deux personnages est évidente et le baiser inéluctable.
Garden State est le surnom donné à l'état du New Jersey, état natal de Zach Braff qui par là même et par le proximité qui l'a avec le personnage principal nous fait penser à une autobiographie romancée et onirique à l'émotion exacerbée. Un "Come back home" ressenti comme un retour aux sources profondes et aux blessures anciennes, un voyage vers le passé et les conflits parfois trop éviter avec les parents. Plus mélancolique que nostalgique ce film nous plonge dans la nécessité d'un homme de changer et de s'affirmer par l'amour, l'acceptation de sa différence et la joie de vivre, tant en laissant une grande place à l'humour subtil et grâcieusement déjanté...
Quasi-unanimement salué par la critique, le premier film de Zach Braff est déjà une oeuvre riche, complexe, personnelle, intègre, profonde et extrêment attendrissante, on regrette que le film ne dure que 1h52, tant les personnages sont attachants et singuliers !!
5/ Slumdog Millionaire:
Multi-oscarisé et en proie à des polémiques en tous genres, un véritable phénomène qui bourdonne avant même qu'on puisse lever le voile de mystère qui entoure le film lui-même. Véritable pollution médiatique toutefois nécessaire à l'excitation et l'impatience pour peu qu'on ne soit pas déjà entrain de trépigner en tant que fan de Danny Boyle (voir sa filmographie, vous aimez forcément un de ses films).

"Un véritable Conte de fée" , oui et au sens le plus candide qui soit et c'est tant mieux, bien malheureux sont les cyniques devant cette oeuvre tant le fond de l'intrigue est commun et sirupeux (ce qui n'est pas un mal en soit, tout est question de dosage et certains l'ignorent). Bien malheureux car leur ennui et leurs sarcasmes seront des miettes en comparaison avec ce qu'ils vont manquer des thèmes abordés en filigrane, de la beauté des images et des multiples choix scénaristiques et esthétiques qui submergent merveilleusement le film...

Tout d'abord une photo sublime, Boyle comme à son habitude soigne l'image, tendance en hausse dans ses derniers films, là les tons dominants le sont tout particulièrement, de jaune ou de bleu selon les moments de la journée. Mais surtout une couleur nuancée dans les bidonvilles qui ne sont pas d'un ocre monotonique qui aurait pu plomber et endormir l'oeil mais de multiples nuances qui rendent les bidonvilles certainement pas accueillants mais chaleureux et vivants, la misère vit. De même que la caméra, entre plans immenses mais plaçant toujours les personnages au centre, c'est l'Inde qui tourne autour de Jamal et non l'inverse, comme si sa quête dépassait toutes les limites géographiques... et même temporelles. De même, les plans inclinés de Boyle, toujours soucieux de dynamiser ses films, sont de la partie, question de goût mais surtout de conscience, l'effet n'est pas nul à condition qu'on accepte d'être berné.

Toujours à propos du rythme, la schéma scénaristique est malin et efficace: Une question posée, une réponse narrée, on ne sait pas ce qui nous essouffle le plus entre l'interrogatoire et l'enfance, peut-être est-ce le plateau télé qui nous permet de sortir la tête hors de l'eau, par le bagoût un peu tête à claque du présentateur. Les réponses sont une sorte de revanche sur les malheurs de la vie, la valeur des souvenirs, ou encore une éventuelle leçon sur le vécu et l'expérience qui valent bien une télévision. Les péripéties des gamins sont divertissantes (même s'ils passent la moitié de leur temps à courir) car toujours en proie à un nouveau mal qui caractérise l'Inde moderne et présente le pays sous un jour sombre: la guerre de religion, la pauvreté, le proxénétisme, le tourisme aveugle. -Petite remarque: la première question posée est sur la devise de l'Inde comme si Jamal ne la connaissait pas car elle serait dénuée de sens pour lui-. Ainsi plus qu'un panorama touristique de l'Inde, c'est un portrait en profondeur, légèrement politique sans vraiment entrer dans la dénonciation qui n'est pas le propos du film, plutôt consciente d'elle-même et obligatoire dans ce conte de fée, sorte d'Oliver Twist des Indes mais aussi du XXe et XXI e siècle.

Le film est en deux parties: avant et après l'interrogatoire. La deuxième s'avère moins trépidante, à l'image de la personnalité de Jamal, plus calme mais toujours aussi idéaliste et romantique. Il n'a pas de personnalité propre, il est la somme de ses aventures et de son romantisme. Tout comme son frère n'est que la somme de son passé et de son appât du gain, ce même frère qui n'a jamais assumé son rôle d'aîné et qui va poursuivre de son côté mais avec la même ferveur la quête d'absolu de son frère, en bon conte de fée, le héros a besoin d'un alter-ego sombre qui permet de souligner sa vertu.
4/ The Fountain:
Wahou, la photo et les thèmes visuels pourrait être too much mais elle passe très bien avec quelques variations selon les époques qui divertissent l'oeil et créent différentes émotions pourtant parfaitement en accord entre elles, j'ai adoré l'aspect parfois surréaliste du passé qui rappelle que c'est la lecture d'un livre.
Jackman est très bon alors que je misais peu sur son potentiel émotif et surtout sur l'empathie qu'il saurait créer, il est absolument parfait dans le futur et le passé un chouilla moins dans le présent, il a du couper plein d'oignons quand même, Weisz aussi sublime qu'on lui souhaite tout sauf la mort, le personnage de cette dernière prend le dessus par sa sagesse quasi-divine, elle permet une parfaite identification au personnage de Jackman par son image quasi-iconique de reine/femme aussi parfaite à l'intérieur qu'à l'extérieur qu'on ne peut laisser mourir.

Un film romantique d'abord sur l'absolution de l'amour, puis une réflexion sur l'aveuglement lors de la poursuite obstinée d'une quête et l'acceptation de la mort et de l'inéluctable. Il y a en filigrane le pouvoir de l'écriture (dont de l'art) et ce "finish him" entêtant écho d'une femme tout aussi amoureuse que son mari qui se perd à la sauver... mais elle veut en faire autant !
Je m'attendais à quelquechose de plus abstrait mais les trois histoires paralèlles se développent de manière suffisament solidaire pour ne pas perdre dans les méandres de la vision d'un cinéaste.

Après coup, en y réfléchissant, j'ai l'idée que le passé est la vision d'Izzy et la pensée (et non le futur) celle de Tom:
-Izzy avec évidence, son beau et preux chevalier qui donnerait sa vie pour son pays (peut-être une allégorie de son sauvetage: il aime plus son pays que sa reine) est son héros, on ne voit que lui, idéaliste, d'ailleurs elle disparaît totalement dans son histoire juste après lui avoir fait comprendre que la délivrance n'est pas dans la résolution la plus directe du problème, Silicio/la mort (mais je sur-interprète peut-être sur ce dernier point).
-Tom, moins évidement, par l'intermédiaire de sa pensée, chaque passage d'un univers à l'autre est fait directement entre les deux donc ce n'est pas le futur mais la pensée d'où l'aspect totalement invraisemblable visuellement, je pense que l'idée de futur est venur car nous avons tous pensé (ou pas) que le conquistador avait trouvé la foutaine de jouvence et que le couple serait le même depuis des miliers d'année (ou pas) ce qui fait de nous de purs romantiques (ou pas).
Tom est seul dans son esprit alors qu'Izzy ne parle que de lui, c'est parfaitement identique dans le "présent", Izzy a accepté mais pleure parce qu'elle voit Tom souffrir, elle le dit sans cesse alors que lui pleure pour à cause de sa propre souffrance.

Ca fait du bien de s'en prendre plein les yeux, le cerveau et le coeur à la fois, merci Daren et continue comme ça.
3/
Visuellement ça claque, j'avais laissé Tykwer à mon cours d'allemand au cinéma en seconde avec son Lola rennt et je vois qu'il a toujours le goût de la belle image.
Magnifique photo à la fois sombre et colorée qui sert à merveille un film faisant honneur aux sens. Certains effets parfois époustouflants (comme la vue aérienne accélérée lors de l'évasion de la jeunne fille rousse) mettent en valeur les décors. Grenouille a une bonne tête à la fois étrange, curieuse et pas vomitive malgré son origine.
Les différentes phases de film sont très découpées ce qui n'est pas une maladresse mais une manière de mieux préparer le spectateur à changer de point de vue, sur l'évolution de Grenouille, d'abord élève puis maître, on passe de la crasse omniprésente aux grands prés jaunâtres gorgés de soleil.
La quête de la couleur rouge, comme couleur de l'amour, de la fascination qu'on a tous un jour ressenti pour une couleur d'oeil, de peau, ou de cheveux comme ceux de la sublime jeune fille métaphore de l'amour de la vie de Grenouille est là pour compenser à notre capacité à sentir en nous la faisant voir, ce dont on ne peut s'empêcher comme Grenouille ne ne peut s'empêcher de la sentir. Je ne sais pas si cette idée est déjà présente dans le livre dans un traitement différent quoiqu'il en soit elle est bonne.

Servi par une bonne distribution, comme dit plus haut un Grenouille parfait, Dustin Hoffman toujours sympathique et Rickman toujours correct, une vraie rousse assez belle pour attirer l'oeil vers celle dont Grenouille ne perçoit que l'effluve. Les personnages secondaires ne sont là que pour servir de marche-pied à l'ambition de Grenouille qui venant du plus bas possible de l'échelle parle intimement avec l'intemporalité et l'infiniment beau quand eux plus élevés socialement n'ont que des réactions basiquement humaines, de vengeance, luxure, brutalité, avidité et peur ce qui détourne le regard des agissements du héros.

La dernière scène, dite du tas de viande, est assez maladroite, l'émotion ne prend pas car l'aspect fantastique n'est pas mis en valeur par une manière de filmer trop conventionelle pour un film jusqu'alors relativement réaliste qui bascule d'un coup dans l'improbable, toutefois l'idée passe, mais reste plus amusante et dérangeante que poétique et merveilleuse ce qu'elle semble vouloir atteindre.

L'ensemble m'a plus donné l'impression d'un cri d'amour à la sensibilité porté par une intrigue sous-jacente (la police, etc...) qu'à une volonté de décrier les dangers de l'ambition artistique, on ne peut en vouloir à Grenouille il est amoral, sans odeur, il n'est qu'un nez comme un artiste autiste (un Basquiat par exemple) incapable d'être en phase avec autre chose que le moyen de transférer son désir de merveilleux vers la seule réalité qu'il connait: un support qui lui sied le mieux ici, le parfum ultime, permettant de contrôler les âmes humaines par les sens, le message le plus fort de cette déclaration d'amour à l'art en général, art qui permet la domination du monde, qui permet l'élévation sociale au prix parfois élevé ici tout particulièrement.
2/ Ta mère la chauve souris :
Film sur le choix, sur la dualité, sur le contraste Batman/Joker, Harvey Dent, Rose et ses amours, les deux protagonistes qui doivent être sauvés, les bateaux.
Là où Harvey finit par fait mal à l'humanité, les gens dans les bateaux la sauvent. Harvey est perdu parce qu'il perd la capacité de choisir en se soumettant au hasard, il renie son sens du jugement et de la raison (celle qui s'oppose à la folie et celle qui vient du raisonnement).
Le Joker répète plusieurs fois qu'il fonctionne à l'instinct qu'il réagit selon ses envies du moment souvent dans le but d'instaurer le chaos et qu'il le réalise avec génie (une intelligence totalement inhumaine par ailleurs) mais son sens du jugement est totalement inexistant, le choix sans but précis n'existe pas, que ce soit un choix moral ou autre, Le Joker ne choisit pas, ne doute jamais, il est assoifé de chaos et ne fait que trouver des moyens d'accéder à son but, il est inhumain. Dent le rejoint en se soumettant au hasard le dernier choix qu'il fera sera celui de ne plus en faire, là où le Joker se servait de son génie criminel pour avancer.

La facilité avec laquelle l'Epouvantail est arrêté au début montre qu'on va passer au niveau supérieur.
Juste un peu désarçonné par la suprématie totale du Joker qui fait ce qu'il veut quand il veut, c'est à la fois une chance inouïe et sens de l'anticipation bien trop grand, il faut le tolérer voire l'accepter.
Certains trouvent que Batman est assez peu présent, je suis d'accord, je dirais même qu'on voit Wayne plus souvent mais c'est pour le bien du film qui laisse une thématique autre que celle du premier qui faisait de lui le centre de l'intrigue et surtout des tourments, ceci dit il participe à la thématique de celui-ci en faisant quelques choix comme arrêter de devenir un superhéros.

Le film de superhéros ultime, du fond, de la forme, y en a pour tout le monde
.


1/ 2001 l'odysée de l'espace: un peu daté pour un film du début de la décennie, sa thématique reste très forte.


Flop de la décennie: 28 semaines plus tard:
Je n'ai pas pu tenir plus de la moitié.
Une honte. J'ai vraiment de la peine.
J'ai adoré le premier ce qui augmente ma déception.
Le scénario est une blague: Le héros laisse sa femme pour morte, et elle aurait du l'être, puis retrouve ses enfants qui en plus d'être les seuls immunisés contre le virus sont les seuls à parvenir à entrer dans le coin le plus interdit du monde et tout ça le jour où ils retrouvent leur père, pour aller chercher des.. chaussures et faire du trampoline !!!!!!!!
Déjà là, j'ai du mal, beaucoup de mal. Autant de coïncidences, c'est de l'humour pour moi.
Ensuite, le mari retrouve sa femme sans surveillance, grâce à un badge lambda il entre dans le quartier HS, alors que c'est LE DANGER N°1 au monde, il s'échappe contaminé et bute militaires armés sur militaires armés sans attirer l'attention avant 10 bonnes minutes.
Là, je commence à avoir mal à l'intelligence.
Puis, les militaires parlent d'un "code rouge" genre le truc super au point, bien réfléchi pour endiguer LE DANGER N°1, le truc le plus grave qui puisse arrivé sur Terre, ils font quoi ? Ils entassent tout le monde dans un sous-sol sans même savoir si l'un d'eux est contaminé et laisse une porte sans surveillance par laquelle entre qui ? Le père contaminé alias Mr LE DANGER N°1.
Là, STOP quoi.
Le tout bourré d'effet dynamique à deux sous, non non... notamment la scène de l'attaque du sous-sol qui est UNE HORREUR à regarder, vous avez bien compris qu'il s'agit de la caméra et non des tripes.
J'ai survolé le reste, on y voit quoi LE BRULOT ANTI-MILITAIRE !!!!! Comme c'est original !! C'était déjà la partie la moins réussie du premier et ils nous refont le coup ! Sauf que là, c'est moins subtile, on se moque de leur maladresse en fait, la peau de banane quoi...
Puis le film continue, on se retrouve avec les enfants, la jolie médecin, le beau militaire et une groupe de survivants (groupe qui va forcément servir de chair à pâté), idée lumineuse et un hélicoptère décapiteur (encore de l'humour).
Bon, la suite est presque anodine: les derniers survivants sont les enfants et évidemment le dernier zombie à apparaître à l'autre bout de la ville après un arrosage de la ville au napalm et des snipers est... le père. -fou rire-
Ce n'est pas un 28 Jours Plus Tard 2, juste un 1.1, une série B quoi limite comique.


Seule la scène d'intro valait le coup d'oeil au moins elle te mettait à la place du héros, c'était avant que les autres perosnnages te semblent aussi stupides que les "rageux".
AMEN

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Major Tom
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Major Tom »

Tu m'étonnes que ça soit bancal comme top, t'as pas mis le nom du numéro 3, et le premier est sorti en 1968 !

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seqsy
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par seqsy »

Major Tom a écrit :Tu m'étonnes que ça soit bancal comme top, t'as pas mis le nom du numéro 3, et le premier est sorti en 1968 !
Pour le 3 ça oblige à ouvrir ses sens...

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Latrell
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Latrell »

Autant le mettre là pour ne pas polluer le fil ciné: Time Out paris publie le top 100 des meilleurs films français de tous les temps
http://www.timeout.fr/paris/films/la-liste?pageNumber=2

Avec le grand détournement dedans :shock: :lol:
be funk be drunk

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shaguar
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par shaguar »

Je suis parti de la premiere place et je redescends le classement...
J'attends de tomber sur un film que j'connais.... :cachetoi:
(dans les 50 premiers, j'ai vu "Le Pere Noel est une ordure", ... euh... c'est tout :elephant: )

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Major Tom
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Major Tom »

Top tellement plat et consensuel qu'on dirait qu'il a été fait par Frédéric Mitterrand...

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Jyskal
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Jyskal »

Ah tiens cool ça !

Mon top série va être horriblement mainstream et peu original je pense car je ne suis pas trop un chineur du net en ce qui concerne les séries. Mes potes dénichent les perles pour moi et je fais le tri ensuite haha mais bon au final je pense avoir des goûts assez basiques, je vais apporter des points aux poids lourds du classement donc.

Je kiffe beaucoup les séries animés (Futurama, South Park, Simpsons, etc..), je suppose que ça compte alors j'en mets plein !

1. Breaking Bad (la seule véritable série où j'attends le prochain épisode la bave aux lèvres et le clic tremblant)
2. The Office US (Steve Carell est un génie et a son poster dans ma chambre à côté de Shawn Michaels et Nicolas Sarkozy)
3. Simpsons (probablement mes plus grosses barres de rire)
4.Futurama (mes deuxièmes plus grosses barres de rire)
5. The Big Bang Theory (SHELDON !)
6. Malcolm in the Middle
7. South Park
8. My Name is Earl
9. Dr House
10. Flight of the Conchords (histoire de mettre quand même un truc original :D)

Mentions honorables (un paquet de comédies à la con, je suis très comédie) : Scrubs, That 70's Show, Spin City, Two and a Half Men...


Et je suis vraiment un trouduc en effet, y'a plein d'incontournables type Dexter ou MadMen que je n'ai pas vu et qui auraient surement leur place dans mon top à n'en pas douter vu tout le bien qu'on en dit.


Les films je verrai plus tard.
Gentil podcaster de la Team Catch'Up !

Vive le Supplément Smackdown !!

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Mister Ouviton
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Mister Ouviton »

Le lien des 100 meilleurs films français est bien mais en effet, assez convenu, de plus, il n'y a pas Le Baltringue dans ce top, preuve de manque total de goût !


En Top 10 séries :
1. The Shield : pas un temps mort je trouve, scénar niquel, acteurs supers bons etc... Et surtout, la meilleure fin en série que j'ai pu voir.
2. Battlestar Galactica : série la plus complète à mes yeux.
3. Game of Thrones : même si elle est en cours, rien que la saison 1 est meilleure que biens des séries que j'ai vu.
4. Buffy contre les Vampires : à voir avec un regard suffisamment mature. Excellente série, faut que je commence le comics qui est yabon aussi à ce qu'on m'a dit.
5. Rome : que du bon, dommage qu'il n'y ait eu que 2 saisons à cause des décors partis en fumée.
6. Urgences : grosse référence du genre. Faut que je reprenne depuis le début étant donné que je n'ai pas vu toutes les saisons.
7. The Sopranos : j'ai dû m'arrêter à la saison 4 à l'époque, faut que je reprenne. Là aussi, grosse référence, très bonne série.
8. 6 Feet Under : pareil que pour les Sopranos.
9. Kaamelot : j'adore l'évolution de la série passant du comique bien rafraichissant au dramatique entouré du comique des premières saisons. Vivement les films.
10. Stargate SG-1 : bon, là c'est juste la nostalgie qui parle, étant donné que cette série a été celle de mon enfance.

Bon bien sûr, ce top est bien subjectif et comporte des lacunes provenant de séries pas encore vues : Dexter, The Wire, Breaking Bad, Mad Men etc...
Pas intégrées dans le top mais j'aime bien : How I Met Your Mother, The Big Bang Theory, Scrubs, American Dad, Bones, 24H, Spartacus, Dr House notamment.

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Major Tom
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Major Tom »

Sont très cools, vos tops !

Par contre j'ai un peu de mal à considérer Buffy contre les Vampires, Urgenbces ou Simpson dans la catégorie "séries des années 2000), je les trouve fort ancrées dans les années 90, quand même...

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Jyskal
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Jyskal »

Major Tom a écrit :Sont très cools, vos tops !

Par contre j'ai un peu de mal à considérer Buffy contre les Vampires, Urgenbces ou Simpson dans la catégorie "séries des années 2000), je les trouve fort ancrées dans les années 90, quand même...
Vous pouvez éliminez les Simpsons si vous voulez :'( (mais c'est trop de la bombe !!)
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Mister Ouviton
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Re: Top 10 de la décennie passée (2001-2010) : Films et séri

Message par Mister Ouviton »

Major Tom a écrit :Sont très cools, vos tops !

Par contre j'ai un peu de mal à considérer Buffy contre les Vampires, Urgenbces ou Simpson dans la catégorie "séries des années 2000), je les trouve fort ancrées dans les années 90, quand même...
J'ai absolument pas fait attention aux dates (du coup j'ai placé Game of Thrones à tort et si je tiens compte des dates bah j'introduis 24H à la place mais plus bas dans le classement). Après c'est vrai que des séries comme Buffy, Urgences etc... ont été créées dans les années 90 mais comme leur exploitation a continué jusque dans les années 2000 c'est pas hors sujet non plus.

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