Catch dans les médias

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cousin
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Re: Catch dans les médias

Message par cousin »

Le format est un peu fait pour renvoyer les gens qui veulent approfondir le sujet vers le bouquin. J'ai pas trouvé les interventions de mercier si utile que ca, au contraire ca a bouffé du temps de parole.
Legendary fight with Shia LaBeouf
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Didi
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Re: Catch dans les médias

Message par Didi »

Quand je disais qu'il avait pas changé depuis son interview sur les CDC, c'était pas un compliment pour Marc Mercier en fait ;)
Avec moi, dites dix fois Didi did it !

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Calikrillimero
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Re: Catch dans les médias

Message par Calikrillimero »

Didi a écrit :Quand je disais qu'il avait pas changé depuis son interview sur les CDC, c'était pas un compliment pour Marc Mercier en fait ;)
Je pense qu'il te dit merde :axlsmile:
SpanishAnnounceTable a écrit :Le Taker qui a le planning du Père Noel, une seule nuit par an

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Faust
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Re: Catch dans les médias

Message par Faust »

Un volontaire pour claque 1€ dans cet article de l'Equipe ?

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Calikrillimero
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Re: Catch dans les médias

Message par Calikrillimero »

Lecture des articles offert dans mon abonnement téléphonique, cadeau :
Le catch dans tous ses ébats

Wrestlemania, événement majeur de la planète catch, vient d'avoir lieu à Orlando. 75 000 fans du monde entier y ont fêté leur passion pour un art qui, au-delà du kitsch et de la voltige, s'est profondément modernisé pour rester populaire et très rentable.

Soudain le sol se met à trembler, et nos tympans à bourdonner. Au loin, au bout d'une longue piste illuminée qui relie le ring aux coulisses, deux silhouettes viennent d'apparaître. Cheveux longs, corps musclés mais sans plus, accoutrements bizarres. Les spectateurs bondissent de leurs sièges, hurlent de joie, enlacent leurs voisins. On croirait un but en finale de la Coupe du monde. Ou la visite surprise de Beyoncé en plein concert de Lady Gaga. Mais sur quelle planète a-t-on atterri ? « Ce sont les Hardy Boyz, les icônes de la grande époque du catch. Ils sont de retour ! » éclaire Christophe Agius, commentateur pour la télévision française. Sept heures de show, un déluge de larmes après le dernier match de la carrière du Undertaker – la vedette éternelle au look de mort-vivant –, un vacarme permanent... Wrestlemania, 33e édition du Super Bowl du catch, s'est tenu le 2 avril devant les 75 000 spectateurs du Camping World Stadium d'Orlando.

Pour qui n'a jamais vécu ça, assister à l'événement est une expérience renversante, quelque part entre une soirée de boxe (les combats s'enchaînent, ceintures de champion en jeu), un concert assourdissant (l'assemblée chante à tue-tête certaines musiques d'entrée des catcheurs), une pièce de théâtre (les lutteurs grimacent au moindre coup et s'époumonent quand on leur tord le bras) et une cérémonie religieuse (les spectateurs répètent mot pour mot les phrases fétiches prononcées par les gladiateurs au micro). Barnum à l'américaine rempli de feux d'artifice, de publicités et de guest stars (l'animateur Jimmy Fallon ou le rappeur Pitbull), Wrestlemania fut l'apothéose d'un week-end où Orlando, cette ville de Floride qui n'intéresse d'habitude que les amateurs de Disney, a vu ses rues envahies par des amoureux de catch venus célébrer leur passion.

Quelques heures avant le début du spectacle, dans le centre-ville baigné de soleil, des chapiteaux Bud Light vendent leur houblon, de gros steaks cuisent sur des barbecues et un Hummer, toutes portes ouvertes, crache du Metallica. T-shirts aux slogans de leurs idoles, grosses ceintures dorées autour des hanches, maquillage et tenues de gala intégrales, un carnaval de fans aux visages variés défile. Yankees musclés en débardeur, métalleux couverts de tatouages, enfants que les parents retiennent par le col...

Pas loin de l'entrée du stade, un cercle s'est formé. Torse nu, cannette de bière à la main, Mike, à la recherche d'un adversaire, pointe du doigt les curieux qui l'entourent. « Je suis l'Architecte ! Qui veut défier mes prises redoutables ? » Un volontaire s'avance, tout sourire. Il finira les épaules clouées au sol, écrasé par Mike pendant trois secondes, après une amusante parodie de combat. « Mes potes m'ont offert le voyage pour mon enterrement de vie de garçon. C'était une surprise, j'en ai chialé ce matin », articule l'architecte canadien de 35 ans (d'où le nom de scène), souffle court et alcoolisé, visage plein de terre, tandis que son opposant vient lui faire un câlin.

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Certains fans n'hésitent pas à se déguiser comme leurs idoles I.R.S., Razor Ramon et Goldust, stars américaines des années 1990.


« Les gens ne prennent pas le catch au sérieux, ils disent que c'est bidon, poursuit Mike, exalté. Mais, pour moi, c'est fort comme une passion d'enfant. Regardez tout ce monde autour de nous, on forme une communauté sympa et rigolote ! » Javier, Bolivien de 29 ans qui vient de sympathiser avec lui, hoche la tête. « Moi, j'ai appris l'anglais grâce au catch. Quand la télé de mon pays a arrêté de le diffuser, je me suis mis à acheter des magazines américains. Et, là, je viens de voyager tout seul pendant soixante-douze heures pour vivre mon rêve. »

Deux jours plus tôt, plus de 200 journalistes internationaux étaient réunis dans un bâtiment immense pour interviewer les stars de la World Wrestling Entertainment (WWE), l'entreprise organisatrice de Wrestlemania, qui règne sur le catch américain depuis trente ans. Cinq minutes d'entretien par personne. Il faut ruser avec la batterie d'attachés de presse pour en obtenir deux ou trois de plus. Les catcheurs, multimillionnaires pour les plus réputés d'entre eux, sont comme des vedettes de cinéma. Leur popularité leur ouvre d'ailleurs parfois les portes d'Hollywood.

Un géant économique coté en Bourse et dont les revenus ne cessent d'augmenter, avec un record de 729 millions de dollars en 2016, 800 employés, la plus consultée des chaînes de sport sur YouTube et 750 millions de suiveurs sur les réseaux sociaux, des émissions diffusées dans 180 pays pour 650 millions de foyers touchés dans le monde... La WWE est un mastodonte du divertissement qui, à l'image de Disney ou de Marvel, ne veut pas ouvrir trop grandes ses portes.

« J'ai du métal dans le visage et les genoux en compote. L'engagement physique est réel » Dan Solwold Jr., alias Austin Aries

Barbe minutieusement taillée, lunettes de soleil sur le nez (dans un hangar, pourquoi pas ?), Austin Aries, récente recrue de la WWE, s'installe à notre table. On suggère que tout cela est un peu démentiel pour des types qui font semblant de se donner des coups et participent à des matches dont le vainqueur est décidé à l'avance. Le catcheur soulève ses lunettes, un gros bleu colore son arcade. « Là, tu vois, c'est pété. J'ai du métal dans le visage et les genoux en compote, je sais que je vais finir avec deux hanches en plastique. L'engagement physique est réel, on ne triche pas avec la gravité. Nous, on n'a pas de cascadeurs, ni d'effets spéciaux. On pratique la forme de divertissement la plus réaliste qui soit. »

La vie des 150 catcheurs employés par la WWE est à mi-chemin entre celle de l'athlète de haut niveau (entraînement quotidien, protocole de commotion cérébrale) et celle de l'artiste en tournée qui se produit presque tous les soirs. L'entreprise propose près de 500 spectacles par an, y compris en Europe (un show se tiendra à Lille le 9 mai). Austin Aries se lève ; Colby Lopez, alias Seth Rollins, prend sa place. Casquette à l'envers, gabarit guère effrayant, allure de batteur de groupe de heavy metal. Ancien champion du monde de la WWE, le trentenaire incarne à la perfection le catcheur d'aujourd'hui.

« À la fin des années 1990, la WWE, concurrencée par une autre compagnie de catch, était au bord de la faillite. Elle a alors décidé de rendre son produit plus adulte, explique le commentateur Christophe Agius (RTL 9, AB 1). C'était l'Attitude Era. Les combats, notamment ceux des Hardy Boyz, deviennent ultra-réalistes, dangereux même, avec des armes et des tables en feu. Et les catcheurs arrêtent de jouer des personnages enfantins et caricaturaux. » Finis les matches entre le gentil policier et le fou sorti de l'asile. C'est la mort définitive du « kayfabe », ce terme qui désignait l'interdiction pour les catcheurs de sortir de leur rôle en public et d'avouer la part de comédie de leur métier. « Le souci de réalisme est resté. Et la discipline ne cesse de changer : la tendance actuelle, c'est d'accueillir des combattants aux morphotypes plus variés », complète Josh Nason, journaliste au Wrestling Observer.

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Répliques de ceintures, gadgets divers... Les fans n'hésitant pas à dépenser, le merchandising rapporte des millions de dollars à la WWE.


Voilà donc Seth Rollins, avec son corps de presque M. Tout-le-Monde (1,85 m pour 98 kilos quand même) et son personnage conçu comme une extension de lui-même. « Notre boulot est devenu le miroir de la société. Il faut faire évoluer son personnage en fonction des modes, c'est le secret des meilleurs, s'enthousiasme-t-il. Et quand je vais au supermarché, je ne suis pas obligé de faire croire que je déteste Triple H (son adversaire à Wrestlemania) ! »

Dans le quartier d'International Drive, où les parcs d'attraction poussent comme des champignons, plusieurs centaines de personnes patientent sagement en plein cagnard le long des murs d'un supermarché. Beaucoup partagent le même look, sosies plus ou moins ressemblants de Kevin Owens, le catcheur barbu et enrobé qu'ils attendent pour une séance de dédicaces. Une vendeuse vient prévenir que le Canadien n'est là que pour deux heures et qu'il n'aura pas le temps de voir tout le monde. Personne ne fait demi-tour.
Imposant adolescent tout de noir vêtu, Greg, 17 ans, tient entre ses mains une figurine de son idole. « Je l'adore, c'est le catcheur des “big guys” ! Il a travaillé dur pour s'imposer parmi les mecs hyper musclés. Et il est tellement bon au micro ! » Comprendre : pour humilier verbalement son adversaire et se mettre le public dans la poche. Jouant sur la capacité d'identification des fans, les scénaristes de la WWE construisent les histoires du catch comme une série télé. Wrestlemania est le dernier épisode de la saison, le moment où les intrigues se dénouent, où le « babyface » (le gentil) triomphe du « heel » (le méchant), où celui que personne n'attendait au début de l'année devient le héros.

La vie de catcheur à la WWE est à mi-chemin entre celle d'athlète de haut niveau et celle d'un artiste en tournée

« C'est comme un film, mais en mieux, s'emballe Doug, commercial de 27 ans venu de Los Angeles. Ce qui se passe autour du ring compte autant que les matches, tout est histoire de charisme. Les efforts et les valeurs que les catcheurs dégagent m'inspirent. » Depuis son arrivée à Orlando, le jeune homme a dépensé 200 dollars en produits dérivés, en plus des 500 dollars (le tarif moyen) que lui a coûté sa place pour Wrestlemania et des 55 dollars pour accéder, pendant quatre heures, au Fans' Axxess. Dans ce vaste espace, que jouxte une boutique WWE, on se prend en photo dans un cercueil de l'Undertaker ou dans une cage posée au milieu d'un ring, on joue à imiter les entrées des lutteurs, on n'hésite pas à acheter plusieurs ceintures à 400 dollars l'unité.

Le catch est une affaire de merchandising. Les 729 millions de dollars de revenus de WWE sont surtout issus de la télévision, du web, de la billetterie et des goodies. Un catcheur qui ne fait pas vendre ne restera pas longtemps dans les petits papiers des scénaristes. Mais le modèle économique est en train de changer : après avoir imposé sa domination sur le marché américain, la compagnie, qui a lancé une plate-forme digitale (le WWE Network, 2 millions d'abonnés) permettant aux internautes du monde entier de suivre les matches et de consulter les archives vidéo, s'attaque à l'international. Pour parvenir à ses fins, la WWE recrute de plus en plus de catcheurs étrangers. Pour séduire le public européen, quoi de mieux qu'exposer un catcheur maison ? Ces dernières années, l'Irlandais Sheamus et le Suisse Cesaro ont joué les premiers rôles.

Au Performance Center, centre de formation créé par la WWE en 2013, une centaine de jeunes lutteurs s'entraînent sur les sept rings noirs qui peuplent la salle principale. Atelier de voltige : un grand maigre au crâne rasé grimpe en haut de la troisième corde, lève les bras, réussit un saut périlleux et s'étale face contre terre sur un mannequin en mousse. Avant de se relever, torse bombé, et de se lancer dans un festival de grimaces. Ici, on apprend le mime autant que la lutte. Une salle vidéo et un professeur d'improvisation sont à la disposition des élèves. Sur le ring d'à côté, un groupe de catcheurs chinois travaille les prises de bras. À l'école de la WWE, 40 % des étudiants viennent de l'étranger.

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Johnny Knockout joue avec la caméra.

« Nous cherchons les meilleurs à travers le monde, insiste le professeur Matt Bloom, colosse qui porte sous la lèvre inférieure trois piercings, vestiges de sa carrière de catcheur. Il y a des gens du Brésil, de Singapour ou de Dubaï, que nous allons chercher dans tous les sports. Nous avons même recruté un ancien champion de kabaddi, une discipline traditionnelle indienne. » Dans l'esprit des dirigeants de la WWE, ces catcheurs deviendront les superstars globales d'un marché mondialisé.

Toutes les compagnies de catch du pays ont profité du week-end à Orlando pour organiser des galas et se faire connaître. Au nord de la ville, dans un gymnase aux murs décrépis, se dévoile l'autre visage du catch américain, celui du film The Wrestler (2008) dans lequel Mickey Rourke incarne une vedette sur le déclin.

À quelques heures du show de la Fighting Evolution Wrestling (FEW), les catcheurs en tenue de ville donnent un coup de main pour monter le ring. Les gradins sont presque vides. Ils le resteront jusqu'à la fin de la soirée. Avec sa grande cape dorée en forme d'ailes, qu'il agite en rigolant, Johnny Smith, un des rares catcheurs à avoir révélé son homosexualité, joue l'excentrique « Sweet Johnny Velvet ». C'est un jour spécial pour le Floridien, qui a perdu un cousin dans la tuerie ayant fait 50 morts dans un club gay d'Orlando, le 12 juin dernier. « C'est important pour moi de représenter la communauté, dit-il sans jamais arrêter de sourire. Il y a peu de coming out dans le catch, car lorsqu'on se crée un personnage de gars dur, parfois on y tient tellement qu'on en oublie qui on est vraiment. Mais les évolutions récentes me rassurent, le milieu ne tolère plus l'homophobie. »

Les histoires de catch ressemblent à une série télé. Wrestlemania serait le dernier épisode de la saison

À côté de lui, Michael Anderson, alias « Deimos », pose son pied sur un élastique pour échauffer sa jambe. Culotte et genouillères rouges, corps couvert de tatouages, le golgoth est un catcheur à l'ancienne, un peu dépassé par ce que le XXIe siècle a fait de sa discipline. « C'est de plus en plus difficile pour un Américain de s'imposer ici. Les shows de catch, c'est devenu de la télé-réalité, souffle-t-il de sa voix caverneuse. Il y a tellement de candidats... » Pour s'en sortir, Deimos, qui a touché 50 dollars pour son combat du soir, donne des cours de body-building et s'est mis au MMA pour durcir sa technique. Un temps, il s'est exilé au Japon, autre paradis du catch, qui raffole des Américains baraqués. « Là-bas, les fans y croient à fond. Au restaurant, je me suis fait insulter par un mec parce que j'avais battu son catcheur préféré ! »

Dans le milieu depuis douze ans, Deimos refuse de jeter l'éponge. « Je suis tombé amoureux du catch le jour où j'ai assisté à mon premier show. J'avais 9 ans, j'étais pile en face du ring, la relation entre les catcheurs et le public m'a soufflé. Je me suis tout de suite dit que je voulais faire ça de ma vie. » Son regard s'éclaire : « Je vais continuer à me battre. Franchement, ce truc, c'est comme une drogue. »

DONALD TRUMP, PREMIER FAN DE CATCH

Grand fan de catch, Donald Trump est proche de Vince McMahon, le président de la WWE (la principale fédération américaine), dont il fait partie du « Hall of Fame ». Leur amitié a même donné lieu à une rivalité sur le ring. En 2007, à Wrestlemania 23, lors de la « Bataille des millionnaires », Trump se jette sur McMahon, lui envoie quelques coups et finit par lui raser la tête. La vidéo de cette scène ubuesque a connu un regain de succès sur YouTube avec l'élection présidentielle américaine. Sans rancune : Linda McMahon, l'épouse de Vince, qui a financé la campagne de Trump à hauteur de 7 millions de dollars, occupe désormais un poste dans son administration.

Beaucoup d'observateurs imaginaient que l'élection du nouveau président américain allait influencer les scénarios de la WWE et perpétuer la tradition d'un catch politique. Au début des années 1990, la guerre du Golfe fut l'occasion pour Hulk Hogan, incarnation du héros américain, de combattre le méchant Iron Sheik (joué par... un Iranien) associé à un traître à la patrie, le GI Sergent Slaughter. En 2003, alors que le sentiment anti-français est fort aux États-Unis après l'opposition de la France à une intervention en Irak, une équipe de catcheurs « frenchies », La Résistance, formée par des Québécois, est créée et se fait copieusement huer par le public.

Aujourd'hui, malgré l'élection de Trump, le catch s'est dépolitisé. « Ce n'est pas surprenant, juge Josh Nason, journaliste au Wrestling Observer. La WWE ne veut pas froisser un public de plus en plus ''mainstream'' et international. »

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WWE Superstar Alexa Bliss.

« L'IMAGE DE LA CATCHEUSE A ÉNORMÉMENT CHANGÉ »

Pour attirer le public féminin, la WWE, la principale fédération américaine de catch, accorde de plus en plus d'exposition aux combats entre catcheuses. Sourire « ultra bright », pointes roses sur cheveux blonds presque fluo, Lexi Kaufman, alias Alexa Bliss, 25 ans, en est une tête d'affiche. « C'est vraiment le moment parfait pour devenir catcheuse, explique celle qui a été recrutée par la WWE en 2013. L'image de la catcheuse a énormément changé : aujourd'hui, nous sommes “marketées” comme les superstars masculines, nos combats sont aussi variés que ceux des hommes. Il y a eu deux matches féminins à Wrestlemania, je ne crois pas que ce soit déjà arrivé. Nous ne sommes plus les “divas” comme on nous appelait autrefois, nous sommes des femmes ! »

Fan de catch depuis l'enfance, amatrice de body-building, Alexa Bliss profite de son exposition pour promouvoir la lutte contre l'anorexie, une maladie dont elle souffrait adolescente. « Devenir une athlète m'a sauvé la vie, insiste-t-elle. Il faut dire aux jeunes femmes que les mannequins maigrelettes ne doivent pas être des modèles. Vous n'avez pas à ressembler à ça ! Regardez-moi : je suis double championne de la WWE, je me maquille, j'ai une coiffure dingue, je ne suis pas maigre et je vais super bien. Si j'étais plus mince que ça, je ne serais pas capable de faire ce que je fais. »

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WWE Superstar Kalisto

« MON MASQUE EST UNE ŒUVRE D'ART »

Avec les États-Unis et le Japon, le Mexique est l'autre royaume du catch. Loin des combats de mastodontes, la lucha libre oppose des poids plume qui multiplient les voltiges spectaculaires. Afin de diversifier son offre et de séduire la communauté hispanique, le catch américain a pris l'habitude de recruter des représentants de la lucha libre. Né à Chicago en 1986 et ayant grandi à Mexico, Emanuel Rodriguez, dit Kalisto, travaille pour la WWE, la principale fédération américaine, depuis 2013.


« Le catch mexicain, c'est comme un ballet, explique-t-il. Les personnages se caractérisent par leur masque, qui a une importance essentielle. Celui que je porte, je l'ai dessiné un soir où je n'arrivais pas à dormir. Je le considère comme une œuvre d'art. C'est une combinaison de tout ce que je portais avant d'arriver à la WWE. Les trois épines symbolisent les trois styles de combat que j'ai appris à maîtriser : mexicain, japonais et américain. Le motif, c'est le voyage que j'ai suivi avant de venir ici. Le bleu est la couleur du diabète, dont souffre une partie de ma famille. »


L'humiliation suprême pour un catcheur mexicain, c'est de perdre son masque. « Je ne prendrai ce risque que pour une grande occasion, sourit Kalisto. Comme un match “masque contre masque” à Wrestlemania face à mon idole, Rey Mysterio Junior (le plus célèbre des catcheurs mexicains ayant réussi aux États-Unis). »
You're welcome ^^
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Faust
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Re: Catch dans les médias

Message par Faust »

Merci Calik ! (Ils ont quand même trouvé la pire photo d'Alexa Bliss de l'histoire)

Didi
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Re: Catch dans les médias

Message par Didi »

Il est pas trop mauvais cet article dites

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Major Tom
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Re: Catch dans les médias

Message par Major Tom »

Il est même excellent.

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Khogan
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Re: Catch dans les médias

Message par Khogan »

Il est très bon, mais traiter Seth Rollins de M. Tout le monde, ça fait mal à mon petit cœur

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Bourock
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Re: Catch dans les médias

Message par Bourock »

Inutile de présenter le site et l'auteur ( 411Mania, Csonka), mais je souhaite malgré tout attirer votre attention sur son article discutant de quatre "ancien" de la maison, de la suite de leurs parcours, des possibilités futures de chaucun, ...

http://411mania.com/wrestling/csonka-lo ... juice-rex/
Sans inventer la poudre, je le trouve assez juste : Ryback fait davantage parler de lui par son trashtalk de podcast,
Damien Sandow a laché le morceau bien avant sa fin de carrière récemment annoncé, tout en rappelant qu'il n'avait jamais été un "it" wrestler, Juice Robinson a effectué un choix particulièrement osé et gagnant, et Cody gère parfaitement son affaire, entre notoriété passée et construite depuis son départ.

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Major Tom
Albert Londres
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Re: Catch dans les médias

Message par Major Tom »

Il est un peu trop gentil avec Cody qui enchaîne les performances moyennes tout de même...

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Papy
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Re: Catch dans les médias

Message par Papy »

Il dit quand même qu'il a fait des performances décevantes de temps en temps. En revanche il applaudit ses choix de booking.

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Bourock
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Re: Catch dans les médias

Message par Bourock »

Papy a écrit :Il dit quand même qu'il a fait des performances décevantes de temps en temps. En revanche il applaudit ses choix de booking.

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Voilà, je suis d'accord avec papy. Quel que soit son niveau ( en hausse sur les derniers mois - il faut bien s'habituer à un nouveau genre), le mec a parfaitement usé de sa réputation pour produire des booking à sa sauce ( pas de contrat long terme à la TNA, un vrai rôle immédiat dans le Bullet Club, ...).

Et sa réputation, c'est avant tout celle d'un midcard/upcard à la WWE, avant celle d'un membre d'une famille prestigieuse. Il ne faut pas l'oublier.

Didi
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Re: Catch dans les médias

Message par Didi »

Il existe un pratique pour les animes qui est de faire des versions "abriged". Cela veut dire de remonter pour résumer des épisodes d'une série animée, et de refaire les doublages avec une tendance humoristique et parodique.
La plus connue en France doit être les chevaliers du zodiaque abrégée disponible entre autres sur YouTube et que je recommande.
Au USA il exister une version abrégée de dragon ball qui est bien sympa.
Et si j'en parle ici, c'est parce qu'un des épisodes parle beaucoup de catch :
https://youtu.be/7zsZLN3Xjhc



A noter que dans la version abrégée par cette même équipe du film Lord slug, on a droit une arrivée fracassante de piccolo / petit cœur sur un thème de catch bien connu.

C'est en anglais mais il existe des sous titres corrects (mais pas fait par des connaisseurs de catch) en anglais et en français

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Calikrillimero
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Re: Catch dans les médias

Message par Calikrillimero »

L'arrivé de Goku sur le themesong de Hogan :lol: :lol: :lol:

J'avais déjà suivi plusieurs séries abrégés, et le bout que j'ai vu me donne envie de suivre celle là aussi :lol:
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