Review des matchs

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Freddy Heenan
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Review des matchs

Message par Freddy Heenan »

Oyez. oyez, CDC Universe! J'ai l'honneur et le privilège de vous poster les reviews de matches faites par nos chers rookies.
Assez de bla bla, passons au vif du sujet:

-Comme vous le savez (ou pas), Diamond Cloud a abandonné CDC NXT 2! Nous perdons là un preux concurrent! Diamond, on ne t'oubliera pas!

TOUT DE SUITE, LES REVIEWS!!!

Wrestlemaniac présente HHH vs. Sheamus
Mutoid présente Brock Lesnar vs. The Undertaker
Johnny Lawrence présente Ric Flair vs. Shawn Michaels
Papy présente Jeff Jarrett vs. Kurt Angle
myjasu présente MCMG vs. Generation Me
Geass présente Harris vs. Storm
corca présente Chris Jericho vs. Rey Mysterio
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Re: Review des matchs

Message par Freddy Heenan »

« Parler de bonté n’est pas être bon, c’est agir qui l’est ».
Proverbe chinois.


Les choses sérieuses commencent enfin avec cette première épreuve éliminatoire. Installes toi donc confortablement cher lecteur et profites bien du spectacle. Au menu ce soir, je te propose de te replonger dans le Street Fight qui opposa Sheamus à Triple H lors d’Extreme Rules 2010. Ce qui sera l’occasion pour moi de rectifier l’une des plus grandes injustices de l’histoire de la WWE en te démontrant que ce match fut avant tout marqué par l’immense bonté dont le guerrier celte fit preuve ce jour là, ce que personne ne semble avoir réalisé jusqu’à présent.

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Sheamus est tellement bon qu’il n’a même pas osé dire au chargé des costumes à quel point son déguisement est pourri.

Nalyse du HHH vs Sheamus (Extreme Rules 2010)

Parmi tous les catcheurs présent à la WWE aujourd’hui, Sheamus fait figure, pour moi, de grand incompris. Toujours juste et serviable tout au long de sa carrière, le natif de Dublin est malheureusement vu comme un être dur et cruel. Ce qui est proprement scandaleux. Faisons donc un petit retour en arrière pour constater en quoi cette vision est erronée.

30 Juin 2009, Sheamus fait sa première apparition à la ECW. Tout de suite, l’irlandais se montre disponible et profondément bon en acceptant d’offrir de belles feuds à deux losers en manque d’exposition : Goldust et Shelton Benjamin. Malheureusement, son talent crevant déjà l’écran, les dirigeants de la fédération l’empêchent de rester plus longtemps auprès des deux éternels jobbers et le transfèrent à Raw. Là, sa trop grande sensibilité lui joue encore rapidement des tours. Touché par le cas de Jamie Noble, catcheur sur le départ, Sheamus décide d’aider ce dernier à quitter la WWE par la grande porte en réalisant avec lui deux matchs d’une intensité incroyable. Enfin, lors des mois de Décembre et Janvier, devenu champion WWE moins de six mois après son arrivée, Sheamus décide de conserver son titre uniquement grâce à des défaites par disqualification qui lui permettent de ne pas trop humilier ses adversaires. Ce qui le mène à rester champion WWE jusqu’à l’elimination chamber 2010.

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-Haaaaa ! Je souffre, c’est horrible !
-Pffffff…même pas foutu de me remercier. Ingrat d’américain va !


Parallèlement à cette trajectoire brillante, Triple H, de son côté, connaît une déchéance assez vertigineuse incluant, entre autres choses, une perte de son treizième titre mondial face à Randy Orton, une défaite en individuel et une autre par équipe contre la Legacy, quelques numéros comiques assez poussifs lors de la reformation de la DX, un passage devant la cour de justice des nains et la nomination d’Hornswoggle au rang de mascotte de la DX. Malgré tout, toujours convaincu d’être le roi des rois, Triple H tente de se remettre dans la course au titre WWE en se qualifiant pour l’elimination chamber 2010. Les dés étaient jetés. Les trajectoires de Sheamus et de Triple H allaient donc enfin se rencontrer.

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que le jour du ppv, ça ne se passa pas de la meilleure des façons pour les deux catcheurs. Alors qu’ils ne restaient plus que Sheamus, Cena et Triple H dans la chambre d’élimination, the Game profita d’une tentative de high cross de l’irlandais sur le marine pour lui asséner un low blow en traître, enchaîné d’un pedigree. Compte de trois, Sheamus est éliminé. Dans la foulée, Cena fait abandonner Triple H avec son STF et remporte le titre, puis le perd quelques minutes plus tard contre Batista qui devient donc le nouveau champion WWE. Sale soirée pour Sheamus qui n’est pas au bout de ses peines puisque le lendemain à Raw, Cena devient prétendant numéro un au titre de Batista à Wrestlemania, privant l’irlandais de son droit à un match retour.

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Quand la trajectoire d’un jeune qui monte rencontre celle d’un vieux qui baisse, ça donne parfois des trucs un peu violents.

Pour Sheamus, une réaction naturelle aurait été de s’accrocher à son droit légitime à un match revanche pour le titre WWE. Seulement voilà, il était suffisamment calme et réfléchi pour réaliser qu’il y avait plus important à faire. En effet, il ne lui avait pas échappé que si Triple H en était réduit à utiliser un low blow pour le battre, c’est que le roi des rois n’était plus que l’ombre de lui-même. Sheamus réalisa donc qu’il était de son devoir de réaliser une belle feud avec Triple H qui se conclurait par des vacances prolongées pour le cerebral assassin, histoire d’offrir à ce dernier la possibilité de récupérer des forces avant de s’enfoncer trop profondément dans la médiocrité. Certes, le WWE Universe ne comprendrait pas cette décision et allait le détester pour ça. Qu’importe ! Le respect qu’il avait pour son aîné était trop grand pour le laisser se faire du mal plus longtemps et il le lui fit savoir d’un bon brogue kick dans la tête lors du Raw se déroulant une semaine après EC, obligeant Triple H à relever le défi.

Au cours de la Road to Wrestlemania, les deux hommes eurent quelques occasions d’échanger des coups. De quoi faire monter la tension pour donner au match l’importance qu’il méritait. Malheureusement, le jour J, après douze minutes de domination outrageuse, Sheamus fut assaillie par la pitié que lui inspirait Triple H et se laissa surprendre, encaissant un pedigree qui permit au cerebral assassin de remporter une victoire imméritée.

Néanmoins, la bonté de Sheamus n’ayant aucune limite, sa volonté de venir en aide à Triple H en lui offrant une belle feud n’en fut pas ébranlée pour autant. Le lendemain, alors que the Game était en train de prononcer son discours pour le pot de départ de Shawn Michaels, Sheamus lui asséna un bon coup de barre de fer dans le dos pour lui signaler son envie de continuer leur petite guerre (seul moyen d’attirer l’attention d’un type aussi prétentieux que Triple H, reconnaissons le). L’affrontement entre les deux repris donc de plus belle, à grands coups de barre de fer et de sledgehammer dans la tronche, ce qui mena au street fight d’Extreme Rules. Une stipulation idéale pour ces deux brawlers qui allaient ainsi pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes.

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Ouais, un street fight. Ce sera une bonne occasion de montrer ce que je peux faire à mes adversaires avec cette barre de fer et un pot de vaseline.

Cette fois-ci, hors de question d’échouer pour Sheamus. L’irlandais prit donc l’initiative d’attaquer courageusement Triple H par derrière avant le match, lui assénant plusieurs coups de barre de fer au dos et à la tête. Le WWE Universe ne parvint évidemment pas à comprendre le génie tactique de Sheamus, la plupart des grands génies sont incompris, et le conspua lorsque ce dernier monta sur le ring pour annoncer que la victoire était sienne. Triple H étant trop affaiblie pour pouvoir espérer gagner le match, il pouvait effectivement sembler logique qu’il décide de déclarer forfait. Pourtant, le roi des rois, trop fier pour admettre sa défaite, monta à son tour sur le ring pour affronter Sheamus. Une attitude révélatrice de la grande vanité de Triple H, convaincu d’être capable de battre n’importe qui, même en étant grandement diminué. Quoi qu’il en soit, le combat pouvait enfin commencer.

Ce ne fut pas un match technique. Loin de là. Ce fut plutôt un bon gros brawl bien intense, comme on est en droit de l’attendre de la part des deux hommes. Dès le début du combat, Sheamus tenta d’abréger la confrontation en réutilisant sa barre de fer, mais Triple H l’esquiva et parvint à le sortir du ring, où il le projeta à plusieurs reprises contre les barrières de sécurité. Revenu sur le ring, ce fut au tour de Triple H d’essayer de mettre un terme au combat en tentant de porter son pedigree, mais les blessures occasionnées par l’attaque backstage de Sheamus le génèrent et l’empêchèrent de porter la prise. L’irlandais en profita alors pour prendre l’avantage, éjecter son adversaire du ring et utiliser à son tour les barrières de sécurité comme une arme. De retour sur le ring, une pluie de coups de poings, de coudes et de genoux s’abattit sur le crâne de Triple H. The game tenta bien de revenir dans la partie de temps en temps, notamment avec un spinebuster, un running knee drop et un flowing DDT, mais à chaque fois Sheamus reprit rapidement le dessus, plaçant même un neckbreaker à l’extérieur du ring. La séquence finale se déclencha lorsque Triple H parvint à sortir une ultime fois son adversaire du ring. Sheamus tenta alors d’utiliser un kendo stick trouvé sous le ring mais fut contré par Triple H qui l’envoya contre un escalier bordant le ring. Le cerebral assassin retourna alors l’arme contre l’irlandais et lui infligea de nombreux coups au dos et au visage, les deux catcheurs se déplaçant petit à petit sur la rampe d’accès au ring. Pensant avoir suffisamment affaiblie son adversaire, Triple H tenta de porter son pedigree. C’était sous-estimé la résistance du Celtic warrior qui le contra en se redressant brutalement, ce qui eu pour effet de faire tomber violemment Triple H sur la rampe d’accès en acier. Bien décidé à en terminer une bonne fois pour toute, Sheamus enchaîna immédiatement avec un brogue kick avant de ramener Triple H sur le ring. Un deuxième brogue kick porté dans la foulée donna un avantage définitif à Sheamus. Rampant jusqu’à un coin du ring, Triple H se redressa en s’appuyant à un turnbuckle et, comprenant que le match était perdu, lança une ultime provocation à son adversaire en effectuant son taunt. Ce à quoi Sheamus répliqua par deux nouveaux brogue kicks qui lui permirent de faire le compte de trois. Toujours décidé à donner une fin noble à Triple H, l’irlandais lui asséna même un cinquième brogue kick post-match, qui obligea les officiels à évacuer le roi des rois sur une civière.

Après ce match, les choses changèrent pour Sheamus. Certes, le public n’avait pas comprit que ses actes étaient dus à de bonnes intentions, mais au moins cela lui permit d’obtenir une vraie crédibilité pour rejoindre le main-event de la WWE. Personne ne fut donc surpris de le voir gagner le titre suprême deux ppv plus tard, à F4W. Même si, sa gentillesse reprenant très vite le dessus, il ne put pas s’empêcher de passer la fin de l’année à jobber pour John Morrison. Quant à Triple H, il profita de ses vacances pendant neuf mois, avant de décider d’imiter Sheamus en revenant à la WWE pour offrir un congé prolongé à l’Undertaker. Mais ça, c’est une autre histoire.

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Ulcéré par les propos tenus à son encontre dans cette nalyse, Sheamus vient demander des explications au rookie Wrestlemaniac et à son pro TDS.
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Freddy Heenan
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Message par Freddy Heenan »

Dimanche sanglant.

Sunday, Bloody Sunday
Sunday, Bloody Sunday

U2, Bloody Sunday

No Mercy, 20 octobre 2002. Brock lesnar, « WWE Champion », défend sont titre face à L’undertaker dans ce qui est, aujourd’hui encore, considéré comme le Hell in a Cell le plus sanglant de l’histoire de cette stipulation. Ce match conclut une rivalité toute aussi violente entamée quelques mois auparavant.

Brock lesnar fait ses grands débuts à la WWE en 2002 accompagné de son manager Paul Heyman. Après avoir mangé les Hardy boys, il s’attaque au titre détenu par le Rock qu’il vaincra à Summerslam devenant le plus jeune champion WWE. Ce titre maintenant sur les hanches, monsieur se sent pousser des ailes et décide avec l’aimable autorisation de cette vieille hyène qu’est Paul Heyman, d’aller taquiner la femme de l’Undertaker alors en mode biker. L’ancien croque-mort bien sûr, n’apprécie pas. D’autant plus que sa douce, Sara (pas celle qui hante la tribune des CDC), est enceinte. S’en suivront quelques échanges d’amabilités dans lesquels un Matt Hardy au ventre encore plat vint se greffer pour aider Lesnar.

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Matt Hardy et ventre plat dans une même phrase.

Un premier match pour le titre WWE de Lesnar a lieu à Unforgiven, le 22 septembre 2002. Son adversaire, l’Undertaker a gagné sa place en battant quelques semaines plus tôt Chris Benoit et Kurt Angle dans un match à trois. Cette première opposition accouchera d’un match nul dans les deux sens du terme. En effet, après une énième intervention de Matt Hardy (qui prendra au passage une Last Ride, finition nouvellement crée pour la version Bad Ass du Taker), une tentative de coup de chaise (toujours aimablement fournie par Paul Heyman) de Lesnar contrée par un Big Boot, le match dégénère. L’arbitre, assommé plusieurs fois durant le match, décide de disqualifier les deux protagonistes. Ce qui arrange le champion ne plait pas vraiment à son adversaire qui finira par le faire passer au travers du décors Unforgiven non sans lui avoir mis auparavant un coup de pied dans les parties ainsi qu’un Chokeslam.

Les semaines qui précédent le Hell in a Cell sont également très agitées. Les hostilités entre les deux ne cessent pas, au contraire elles s’intensifient, Brock Lesnar s’invitant dans un match entre Matt Hardy et son futur adversaire afin de mettre un coup de ceinture sur ce dernier. Pis encore, lors d’une course poursuite entre le Deadman et le futur Fatman, le champion intervient et coince le bras droit du premier à l’aide de menottes probablement trouvées dans le sex-shop du coin. Il lui casse ensuite le bras mobilisé à l’aide d’un extincteur. Malgré son plâtre, l’Undertaker tient tout de même à sa revanche. Celle-ci sera entérinée par Stéphanie McMahon, alors en charge de Smackdown qui décide de faire affronter ces deux turbulents catcheurs dans un Hell in a Cell, match inventé en 1997 pour l’Undertaker. En effet, sur les huit précédents matchs de ce type, il a déjà participé à cinq d’entre eux. Quant à Lesnar, ce sera là, un dépucelage bien douloureux.

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Un lêger saignement n'est jamais à exclure lors d'un dépucelage.

Le jour venu, dans les coulisses, l’Undertaker est obligé de se faire une injection. Probablement de quoi l’aider à supporter la douleur durant le combat. A la vue du dit combat, il y a fort à penser qu’il aurait dû s’en faire quelques unes de plus car son bras plâtré sera l’une des principales cibles de Lesnar bien aidé par son coquin de manager.

C’est l’heure du Main Event de la soirée, les thèmes respectifs de ces deux gladiateurs des temps modernes raisonnent dans l’Alltel Arena situé à North Little Rock dans l’Arkansas. Les commentaires sont assurés par un Michael Cole plus jeune (et qui ne cherchera probablement pas à interrompre ce combat) et Tazz, plus jeune également. Dans la cage, une belle opposition de style entre un Undertaker bagarreur et bien plus mobile qu’il ne l’est aujourd’hui et la monstrueuse puissance de Brock Lesnar. La cloche sonne et l’Undertaker cherche immédiatement à faire le contact avec le champion. Le combat fait rage, les coups pleuvent et le Taker n’hésite pas à se servir de son plâtre comme une arme. Tout cela sous les yeux et les cris de Paul Heyman resté hors de la cage pour encourager son poulain. Ses cris d’ailleurs, sont aussi chiants que ceux de Mélina (pour ceux qui ont eu le malheur de les entendre) mais bien moins dangereux pour les tympans. Lesnar comprend vite que ce plâtre va être un problème pour lui mais il sait aussi que c’est le point faible de son expérimenté adversaire. Il tente justement de le soumettre en s’aidant des cordes sans toutefois y parvenir. Au contraire, suite à une projection dans les cordes, l’Undertaker lui assène un violent coup de plâtre sur le front. Le premier sang est donc versé et c’est celui du champion. Il le frappe encore plusieurs fois sur le crâne, le projette la tête la première dans les escaliers en acier (aluminium) ainsi que sur la grille, histoire de lui montrer qui est le patron dans la cage, Lesnar saigne maintenant abondamment. Un frottement de tête sur la grille et une bonne grosse corde à linge plus tard, amènera le premier tombé pour le « phenom » sans que l’arbitre ne puisse aller jusqu’à trois. Les cris d’animaux en rut de Paul Heyman s’intensifient mais le champion est bien mal en point. Son front ouvert se vide allègrement. Il décide alors de prendre les choses en main en essayant de distraire le challenger en passant le bras entre les mailles de la cage. Mauvaise idée puisqu’il se fait aussitôt punir d’un « Big Boot ». L’Undertaker se débarrasse alors de Lesnar en le projetant une nouvelle fois dans les escaliers afin de s’occuper de son mentor. Il l’attrape par la cravate et tire dessus suffisamment fort pour que la tête d’Heyman heurte violemment la cage. Désormais, le maître et l’élève sont en sang.

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Intéressant !

Néanmoins, cette petite distraction suffit à Lesnar pour reprendre ses esprits ainsi que le dessus sur le Taker. Il noue la ceinture que lui offre son manager (celle qui empêchait auparavant son pantalon de lui tomber sur les genoux) autour de son bras droit et donne l’autre extrémité à son mentor. Celui-ci tire de toutes ses forces et l’Undertaker se retrouve coincé, il est une nouvelle fois à la merci de ce vil duo. Son bras ainsi coincé, subira les foudres de son saignant adversaire au travers de nombreux coups de chaise. Même libéré, son bras cassé n’a pas finit de souffrir car le champion s’acharne dessus essayant désespérément de lui enlever le plâtre qui est susceptible de lui coûter la victoire. Il finit par y parvenir malgré la résistance du mort-vivant et tente maintenant de le soumettre. Après un court temps fort de ce dernier, le champion reprend la maîtrise du combat, se saisit des marches de l’escalier et frappe violemment la tête de l’Undertaker avec. Des flots de sang se déversent du front blessé de l’Undertaker ce qui fait rire cette hyène d’Heyman. Les marches heurtent une seconde fois son front ensanglanté et c’est un véritable bain de sang dans et en dehors de la cage. Le match est lent mais les coups sont d’une extrême dureté. Les tombés s’enchaînent mais aucun des deux combattants ne parvient à faire la différence. Une tentative de F5 contré permet au challenger de placer une première finition. Malheureusement le Chokeslam de ce dernier ne lui donne qu’un compte de deux. Plus tard, il parvient à porter au champion sa Last Ride mais celui-ci se saisit des cordes. Le tapis est rouge vermillon, l’Undertaker se relève et fait le signe de la fin. Il met Lesnar en position pour le « Tombstone Piledriver » mais ce dernier contre et parvient à porter le F5 pour le compte de trois. Le champion conserve son titre qu’il va aussitôt chercher pour célébrer sa victoire sur le toit de la cage qui n’aura pas servi durant le match.

Premier et dernier « Hell in a Cell » pour Lesnar qui, plus tard, renouera avec les combats en cage dans l’octogone de l’UFC. Ce combat marque la fin de la rivalité Taker/Lesnar qui n’aura pas duré longtemps à cause d’une blessure du « phenom ». Ce dernier quittera les rings un moment pour soigner (kayfabe) sa blessure au bras droit. Il trouvera ce principe sympa et décidera de faire ça chaque année ne revenant que pour accroître sa série de victoires à WrestleMania. Lesnar lui, démarrera une nouvelle rivalité avec le Big Show qui lui prendra son titre grâce à la trahison de Paul Heyman. Ce dernier n’en restera pas là puisqu’il en fera de même avec le Big Show en faveur de Kurt Angle. Un homme de confiance quoi.

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On lui qu'on lui donnerait le bon dieu sans confession.

Si la blessure de l’Undertaker, qui ne revint qu’au Royal Rumble suivant, a probablement empêché d’établir une rivalité sur le long terme, il est fort dommageable de voir arriver si tôt un Hell in a Cell. Ce type de match étant parfait pour clore une grosse feud, il eu probablement été plus intéressant de travailler encore celle-ci avant que ça ne se termine en cage. Néanmoins, si elle n’a pas beaucoup durée, la violence dont elle fait preuve est à la limite de l’insoutenable. Nous ne sommes pas encore en période PG et cela se voit, les catcheurs n’hésitent pas à abuser du « bladding » pour rendre les combats plus violents. Violents certes mais fortement nuisible au rythme et à la construction des combats. Ils ne deviennent alors que des enchaînements de coups souvent portés à la tête avec l’aide d’armes diverses et variées. En cage, les grands classiques sont les frottements de tête sur la grille ce qui peut être sympa une fois mais quand un catcheur fait le tour de la cage avec la gueule de l’adversaire entre les mains, on frise l’overdose. Kovax ne me contredira pas quand je dis que le sang qui coule à flots, n’apporte pas forcement de plus-value. Au contraire, il sert souvent à masquer la pauvreté d’un match. D’ailleurs, l’Undertaker et Edge à Summerslam 2008 prouveront qu’il n’est point besoin de sang pour faire un bon Hell in a Cell. A moindre mesure le match Orton/Sheamus en 2010 n’est pas trop mal également. La cage et son contenu, dans ces deux matchs, y sont à chaque fois bien utilisés sans que cela tourne au bain de sang. Désormais cette stipulation est galvaudée par un PPV au même nom. Et ce ne sont pas les derniers Undertaker/Kane ou Undertaker/CM Punk qui me contrediront.

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Objection !

Quant à Undertaker/Lesnar, cette rivalité entre un catcheur expérimenté et un petit jeune dans le milieu aurait pu donner quelque chose d’intéressant. Hélas, les deux matchs en Pay Per View dont elle a accouché sont gâchés par un gros n’importe quoi, restes de l’ « Attitude » qui, sans qu’ils soient mauvais, les rend indigestes. Dommage donc pour ce neuvième Hell in a Cell qui ne restera dans les annales que pour la quantité de sang qu’il a fait verser.
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Message par Freddy Heenan »

L'amour du Ric

"I'm sorry, I love you" - Shawn Michaels

BLAM! SWEET CHIN MUSIC, DROIT ENTRE LES DEUX YEUX DU NATURE BOY!

1...
2...
3!

L'amour, c'est savoir qu'on fonce dans un mur, et continuer à accélérer. Ce Superkick de Shawn Michaels sur Ric Flair à Wrestlemania 24, ce n'était rien d'autre qu'une preuve d'amour, une belle preuve d'amour. L'hommage d'un enfant du Texas à son idole de toujours, un voyage assis sur le siège passager de la Delorean de "Retour vers le futur". Une dernière occasion de toucher la grâce. Une occasion de sortir sur une belle note.

On le sait, les belles histoires n'ont pas forcement des fins à leurs hauteurs. Shawn Michaels va bientôt l'apprendre. Lorsque son téléphone sonne ce jour de juin 2010, lorsque le Nature Boy lui demande s'il lui donne le feu vert pour rechausser les bottes, son esprit est immédiatement retourné à ce dimanche de mars 2008.

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Dommage qu'on connaisse pas l'américain, ça a l'air super bien.

Il a repensé à cette cloche qui annonce le début match, il s'est revu s'avancer face à celui sur lequel il a tout au long de sa carrière mesuré ses performances. "To be the man, you have to beat the man." Ce soir, le "man", c'est lui, et il veut offrir un dernier grand match à son idole.

Quelques mois avant, Vince McMahon l'a convoqué pour lui expliquer son rôle à Wrestlemania: offrir une belle fin à Ric. L'idée de Vince est que celui-ci mette fin à sa carrière lors du plus grand PPV de l'année, après une série de matchs où une défaite égalerait une sortie de route définitive.

Michaels était ravi. Depuis des années, le Nature Boy n'est plus que l'ombre de lui-même. Il est lent, fatigué. Perclus de blessures, un véritable "Who's who" de la médecine. Loin de l'homme qui fit rêver le pays en 1989 pour sa série de matchs contre Ricky Steamboat.

Michaels repense à cette cloche. Dans une vingtaine de minutes, Ric Flair sera seul sur le ring, et foi d'Heartbreak Kid, ce sera sous une chapelle d'applaudissements. Un cadeau. Son corps s'élance pour une clef à la tête, et le temps n'existe plus. Il voit Flair s'en sortir, contrer son attaque et le mettre au sol pour un échange de mouvements de lutte classique.

L'idée est de montrer que Flair peut tenir la distance. Michaels se souvient d'être poussé dans le coin gauche du ring, Flair l'y amène en hurlant "Old yeller" en rapport à cette promo qu'ils ont faite le lundi d'avant sur le ring de Raw. L'histoire de ce chien, aimé par son maître mais vieux, trop vieux pour un monde trop dur. Michaels se souvient avoir comparé Ric à ce chien, et il se rappelle exactement la réaction de la foule au moment où il a déclaré vouloir l'abattre, pas par plaisir mais pour faire cesser ses souffrances. Souvent au catch, la croisée des chemins entre la fiction et la réalité est belle.

Michaels se souvent ensuite avoir giflé le Nature Boy, violemment, pour qu'on entende la claque jusqu'au bout de l'arène. Les deux hommes ont longuement débattu de ce passage avant le match. Ce coup de Michaels est la clef d'ouverture du match. Flair est repoussé par la violence du coup, le temps s'arrête, il regarde Michaels, celui-ci lui demande de donner ce qu'il a. Shawn sait sans doute plus que personne qu'il n'y a qu'une vérité dans un match de catch: raconter une histoire, celle de la dernière révolte d'une légende de la lutte. Michaels se souvient du regard de Flair, du sien, puis de ces quelques secondes qui font s'installer la tension avant les fameux atémis du Nature Boy. Il se remémore en souriant la foule qui crie "Woo" à chaque coup de Flair sur son torse et il se rappelle se dire que c'était dans la poche. La proie est ferrée, le public les suivra jusqu'au bout de la nuit.

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Papy fait de la résistance

Flair peut, doit prendre le dessus à ce moment du match. La foule doit croire au miracle. Il balance HBK au sol suite à une projection dans les cordes, et lui place un coup de genou. Michaels repousse, monte sur la troisième corde, Flair suit pour un lancé au sol. Il monte sur le coin du ring et s'élance pour une High Cross. La connexion est faite. L'arbitre fait un tombé au compte de deux.

Naitch tente un Kneecrusher, Shawn le repousse en dehors du ring, suivi d'un Baseball Slide qui cueille le vieux Ric en plein dans le ventre. Si certains souvenirs de Michaels sur ce match sont flous, il n'y a pas de risque avec celui qui suit. Se manger une table d'annonceurs dans les dents, même dans un spectacle chorégraphié, ce n'est jamais agréable, et c'est pourtant ce qui arrive après sa tentative de Moonsault Press.

Cela donne à Flair le temps de se recomposer. De le ramener sur le ring, Flair doit enchaîner maintenant. Il le fera avec un Backdrop Suplex pour le compte de deux, puis un Butterfly Suplex toujours pour deux. Un nouveau Suplex avec délai cette fois, clôturera la série. Flair est dans la place. La structure du match a fonctionné, la foule y croit plus que jamais. Peut-être même que la famille de Flair présente aux abords du ring y croit aussi. Michaels se souvient encore de cette foule, de ce soutien pour le Nature Boy... Couché sur le ring, reprenant son souffle, il sait qu'il fait le travail.

Le téléphone en main, il repense à ces minutes. Il sait que sa réponse sera non.

Sa pensée revient à ce match de 2008. Il se revoit tenter un second Moonsault, cette fois-ci depuis le haut de la troisième corde. Il envoie le Nature Boy en dehors du ring et passe le mouvement... On appelle ça un Wrestlemania Moment, pourtant il se rappelle avoir à cet instant pesté contre lui-même. La prise est passée, la foule a réagi, mais au niveau technique les deux lutteurs étaient trop loin l'un de l'autre à l'impact. Michaels est un perfectionniste, il ne peut pas se contenter d'être moyen, surtout pas ce soir. La foule, elle, n'a rien vu. Elle reste scotchée devant cette offense à la gravité, et ne peut qu'applaudir à tout rompre.

Shawn, alors que l'arbitre entamait le décompte à l'extérieur pour les deux hommes, se souvient s'être demandé d'où Flair tenait cette énergie. À ce moment-là, lui était vidé, heureux d'avoir enfin un moment où respirer dans ce match, heureux d'avoir planifié ce passage de récupération.

Et du second souffle, il allait lui en falloir puisqu'est prévu un passage offensif. Une série d'atémis histoire de la faire participer les spectateurs et les lancer sur des "Woo". Ensuite vient son Flying Forearm suivi du moment où il se relève avec un saut carpé avant de porter son Flying Elbow Smash depuis la troisième corde. Il sait, depuis le temps, que cela fait toujours réagir. Cette fois de manière négative, puisque c'est sous les huées qu'il passe ses mouvements. Le job est fait.

Michaels se rappelle de la séquence suivante, une franche réussite de booking. Il se souvient avoir préparé son destructeur et soudain Sweet Chin Music, puis avant de s'élancer, se raviser, hésiter, montrer aux millions de gens devant leurs postes de télévision qu'à ce moment-là, ce n'était plus le lutteur mais l'homme qui était devant eux. Un homme qui hésite à terminer la carrière de l'un de ses meilleurs amis. C'est l'émotion qui compte dans un match de Wrestlemania, et rien d'autre. Michaels hésite afin que Flair rentre à nouveau dans le match, pour un baroud d'honneur. Le Nature Boy place la prise qui a mis fin à tant de carrières, sa prise en quatre. Michaels la retourne, et s'échappe. Les deux adversaires échangent des séquences avec de nombreux nearfalls et autres renversements de prise.

Alors qu'il va donner sa réponse à Flair au téléphone des années après ce match, Michaels a ce passage en mémoire, ce passage où Flair n'y arrivait plus, où le rythme était trop soutenu. Il y a trois ans. Une éternité dans une carrière de lutteur. Michaels sait qu'il doit dire non, dans sa tête il pense "Ric, tu es trop vieux pour ces conneries..."

Flair, à nouveau pour une prise en quatre, Michaels renverse pour le compte de deux. Flair insiste, c'est sa prise, sa bataille. Cette fois, au centre du ring, HBK arrive à toucher les cordes, et l'arbitre doit séparer les lutteurs. La foule hue Michaels. Shawn est maintenant dans un coin du ring, replié sur lui-même. Le prochain mouvement planifié est un passage où Flair trottine sur le ring, puis se prend un Superkick.

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Natalie Portman a chopé un oscar pour moins que ça...

SUPERKICK! L'arbitre compte. 1... 2... NON! "DIAMONDS ARE FOREVER. SO IS RIC FLAIR!"

Un deuxième Superkick? Non, Flair place un coup bas, mais Michaels reprend le dessus et place une prise en quatre inversée, stoppée par une fourchette dans les yeux...

Michaels a le sourire: téléphone en main, il commence à douter sur sa réponse. Même diminué, Flair reste Flair, la foule l'aime autant pour la précision de ses matchs en 1989 que pour ce genre de mouvements. Son sourire s'efface, il repense à la fin du match. Flair à nouveau en contrôle, ce Superkick venu de nulle part, puis un deuxième qui lui prendra une éternité. Ce moment du match où il se souvient être sorti de la planification prévue...

"I'm sorry, I love you."

BLAM! SWEET CHIN MUSIC DROIT ENTRE LES DEUX YEUX DE RIC FLAIR!

1...
2...
3!

C'est terminé. La carrière de Ric Flair est terminée. Au téléphone, le Naitch attend une réponse. "Est-ce que je peux remonter sur un ring, Shawn?" Michaels repense aux mots qu'il murmura dans l'oreille de son ami ce soir là, juste après le tombé...

"Oui Ric, je te donne la permission. Tu peux remonter sur le ring."

Ce n'est pas lui qui avait pas choisi cette sortie, mais Vince McMahon. Ric Flair lui, à l'instar du personnage que joue Mickey Rourke dans le film "The Wrestler", n'est à sa place que sur un ring. Pour lui comme pour Michaels, le monde réel est plus faux que celui du catch.

Mais quelques années plus tard, Shawn Michaels dépassera définitivement son idole de toujours. Car lui ne reviendra pas lorsque son tour sera arrivé.

"I'm sorry, I love you."

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Michaels vient de rendre compte qu'il vient de virer le seul type de la fédération qui avait une pire coupe de cheveux que lui.
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Freddy Heenan
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Re: Review des matchs

Message par Freddy Heenan »

« Les cocus au balcon, les cocus au balcon… »

Air entendu tous les ans au début de l’automne dans les quartiers étudiants lillois.



Wrestlemania, le show le plus important de l’année, est le théâtre de l’affrontement de 2 légendes usées mais tellement…Hein quoi ? C’est pas HHH/Undertaker que je dois commenter ? Mais un match de 2 vieux dans un PPV, je croyais…bon tant pis c’est qui alors Edge/Kane ? Ah, non plus ? Comment ça cette année ? Je ne vois aucun autre match qui…COMMENT CA UN MATCH DE LA TNA ???????????

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Un match avec des vieux à la TNA ? Nous voilà !!!!

Mais non soyons sérieux maintenant ! C’est CDC NXT saison 2 qui est en cours, alors on va tout de même analyser un VRAI match. Et quitte à prendre un match de la TNA, quoi de mieux que d’en choisir un avec 2 figures emblématiques de la fédération : Kurt Angle et Jeff Jarrett.

Mais tout d’abord, petit retour en arrière et plus précisément vers une date de PPV rendu fameuse par les grognements d’Abyss : 10/10/10. A Bound for Glory et après de nombreuses annonce de « They are coming », on apprenait qu’un groupe nommé « Immortal » prenait le contrôle de la TNA avec à sa tête plusieurs figures charismatiques du monde du catch : Hogan, Bischoff et Jarett ainsi que le tout nouveau champion de la fédération : Jeff Hardy. Au milieu de cette grosse intrigue (la principale de 2010 tout de même), 2 personnages se distinguent : Jeff Jarrett acquiert une réputation de vendu (qui le poursuit encore aujourd’hui) et se met à dos certains historiques de la fédé (Sting, Nash, Samoa Joe…) tandis qu’Angle est le cocu de l’histoire ayant mis sa carrière en jeu lors du Triple Threat où Jeff a pris la ceinture en faisant le tombé sur Anderson suite à une intervention de Bischoff et Hogan. Et bien vite les 2 s’affrontent avec d’un côté le fondateur qui a trahi sa fédé et la star qui est censé devoir jeter abandonner son statut de lutteur. D’abord sur un plan sportif (Jeff Jarrett provoquant Angle en se prétendant meilleur technicien et en lançant des tonnes d’open challenge MMA), la feud se déplaça rapidement sur le plan personnel. Ah oui pour ceux qui ne savent pas, l’actuelle femme de Jeff, Karen Jarrett s’appelait encore il y a quelques temps….Karen Angle.

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Les cocus au bal…euh j’ai rien dit, je suis pas là, je disparais…

Nous voilà donc à Against All Odds, pffiiiiiou le temps passe vite !!! Le match démarre par 2 promo backstage consécutives de chacun des participants. Jeff ouvre le bal très sûr de lui avec sa femme à ses côtés, il en profite pour humilier un peu plus Angle. Kurt justement, enchaine dans un registre du mec jaloux de voir Jarrett lui voler non pas sa femme mais l’ensemble de sa famille. Car, oui comme nous le rappelle une dernière vidéo avant le match, tout est question de Jeff tentant de remplacer totalement Angle. Des premières piques à base de « champion, père, mari…euh ex mari », aux références permanentes à SES enfants en passant par les promos shoot de Karen Jarrett sur l’époque où elle était encore Madame Angle, tout se passe comme-ci l’importance de JJ était de plus en en plus grande dans la famille. La stipulation du match, bien que pouvant prêter à critiques, est à mes yeux dans la lignée complète de cette storyline : si Kurt gagne, il récupère la garde de ses enfants, s’il échoue il devra accompagner son ex-femme à l’autel lors de la cérémonie de renouvellement de vœux de mariage prévue quelques semaines plus tard.

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Episode 4326 des Feux de l'Amour: Kurt parviendra-t-il à reconquérir le cœur de Karen qui bat maintenant pour Jeff ?

Bon c’est pas tout ça, mais y’a un match à commenter tout de même. Jeff Jarrett arrive le premier sur le ring, toujours accompagné de madame, l’air un peu moins confiant mais extrêmement concentré tandis que Karen balance son sourire colgate à la foule en train de les conspuer. Kurt le suit rapidement et le match peut commencer. Rapidement Angle se montre totalement supérieur physiquement et techniquement. Il provoque Jarrett en lui laissant la possibilité de le frapper mais reprend systématiquement le dessus. Même une première intervention de Karen n’y change rien, à la limite elle énerve encore plus le brave Kurt qui n’avait pas besoin de cela. Quelques minutes s’écoulent ainsi et après une esquive judicieuse qui envoie le champion olympique dans le poteau, Jarrett a enfin son temps fort. La suite du match reste dans cet esprit : Angle enchaine la plupart des techniques de son répertoire (les 3 german suplex, l'angle slam...) mais la domination change régulièrement de camps au gré des contres, esquives et autres nearfall. Le tout se déroule sur un rythme plutôt lent (faut pas oublier que c’est un match de papys) mais l’ambiance ne retombe pas pour autant tant la pop de l’un et la heat de l’autre sont importantes. D’autres interventions de Karen Jarrett permettent à Jeff d’échapper à l’Ankle lock, de placer son Stroke et son Super Stroke (c’est la même chose mais depuis le turnbuckle) et même d'envoyer Angle dans les escaliers en fer puis de lui fracasser la tête à coup de chaise mais il était dit que le match se terminerait par un nouveau contre et alors qu’Angle tentait un sunset flip, Jarrett le bloquait au sol pour le compte de 3.

Une victoire surprise de Jeff donc (même si la stipulation la rendait logique) puisque finalement elle est presque clean (Karen n’intervient pas durant le segment final) et Angle s’était relevé de chacune des tentatives de Jarrett. Sitôt le match terminé, la storyline reprend son cours : Angle reste prostré au centre du ring les larmes aux yeux tandis que le couple s’éloigne. Puis il retire lentement ses chaussures, les place au centre du ring, les regarde longuement et prend la direction des vestiaires sous les ovations d’un public toujours autant acquis à sa cause et craignant que cette fois-ci ce soit vraiment la bonne retraite méritée. Durant cette séquence, aux cotés d’une Karen hilare, Jeff Jarrett semble troublé par ce dénouement les yeux pleins de doute face à un mec qu’il est manifestement encore loin d’égaler. Si finalement il repart vers les vestiaires en rejoignant sa femme dans la moquerie, les semaines suivantes accentueront son côté plus humain (et comique) avec sa volonté de toujours s’imposer en tant que chef de clan mais aussi d’inclure Kurt Angle au sein de cette famille recomposée.
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Re: Review des matchs

Message par Freddy Heenan »

"Tout ce qui monte doit redescendre... Et merde..."
Max Buck, en voyant un pied non-identifié s'envoler.


Bonsoir à tous. Aujourd’hui, il est temps de parler d’un match qui m’a vraiment beaucoup plus, à savoir le match pour le titre par équipe masculin de la TNA qui survint à Bound for Glory 2010. Ce match opposait les Motors City Machines Guns à Generation Me. Mais avant de parler du match, commençons par situer un peu le contexte, voulez-vous bien ?

Pour beaucoup de monde présent dans le concours, il aurait suffi de dire « un build-up à la TNA » pour en finir avec le contexte du match. Ce à quoi je répondrai qu’il serait pas mal d’arrêter de se tourner les pouces et de commencer à faire véritablement son travail d’apprenti-CdCiste. Je sais que le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont une arme chargée et ceux qui creusent. J’ose espérer que maintenant que Johnny Lawrence a épuisé ses blagues à trois francs six sous sur mon sobriquet il se mettra comme nous à creuser. Enfin, revenons à nos moutons.

Tout remonte à No Surrender, le cinq septembre 2010. Une défense de titre est alors prévue pour les Motor City Machine Guns, qui doivent normalement affronter l’équipe nouvellement formée de Desmond Woolfe et Magnus. (connue très peu de temps sous le nom de London Brawling (très peu de temps parce qu’elle n’aura duré que le temps de la promo pour le match de No Surrender (mais je m’égare))) Cependant et à cause d’un souci de santé hors kayfabe, Woolfe ne pourra pas catcher durant le PPV. On demande donc aux Young Bucks, renommés au début de l’année Generation Me et orientés faces arrogants, de les remplacer. Ce match, au demeurant loin d’être mauvais, se termine par la victoire des MGMC qui conservent donc le titre. Mécontent du résultat, les deux perdants se tournent vers Alex Shelley, lui inflige un petit beatdown avant de le suspendre à deux à l’extérieur du ring sur le tablier, de la même façon que Randy Orton suspend ses victimes seul du haut de la seconde corde. Dans tous les cas, le résultat est le même : le DDT qui survint amena l’arbitre Brian Hebner à appeler les médecins en coulisse. Accessoirement, les Gen. Me rient aux éclats, clôturant ainsi leur turn.

Durant l’IMPACT suivant, le seize septembre, Max et Jeremy Buck arrivent dans l’Impact Zone et annonce que dû à la blessure de Shelley, ils ne pourront pas jouer la revanche et qu’il serait donc normal qu’on leur donne la ceinture par forfait. La revanche ? Really ? Alors que vous n’étiez même pas les champions. Bref, passons… Chris Sabin arrive alors et fait ce que tout face doit faire dans ces moments-là : choisir de se battre tout seul contre les types qui ont brisé le coup de son pote. Ouais ! On peut effectivement se poser la question quant à la logique du comportement, mais passons… Ça fait deux fois qu’on passe quand même en un seul Impact, ça commence à faire beaucoup ! S’en suit bien évidemment un petit beatdown des familles, un vol de ceinture et tout ceci se termine par le même DDT que pour Shelley.

La petite domination des Gen. Me a perduré la semaine suivante, malgré le tombé de Sabin, pour l’occasion avec une protection sur les cervicales, sur Jeremy, si bien qu’il faudra attendre encore une semaine pour voir une réaction des MGMC. Le 30 septembre, les faces sauveront en effet Shanon Moore des Ink ink, sur le point de subir le même DDT que les deux hommes de Detroit après une défaite de son équipe. Au passage ils récupèrent leurs ceintures sur Max et Jeremy, comme vous pouvez vous en douter contre leur gré. Après une petite page de pub, Alex Shelley nous annonce également qu’il est prêt pour le match et que la vengeance est un plat qui se mange froid. Il reste encore plus d’une semaine avant Bound for Glory et s’il n’y a aucun nouveau rebondissement, on peut tout simplement parler de la bataille royale en fin de l’Impact « Before the Glory » (amusant ce titre) où, même éliminés, les deux équipes continuent de se taper dessus.

Au-delà des erreurs sur l’IMPACT suivant No Surrender, pas grand-chose à dire, un build assez commun, bien que la blessure rende la chose un peu plus originale. Il fallait donner de l’exposition aux Bucks, qui n’avaient eu que quelques matchs à Impact avant No Surrender. C’était chose faite et ils étaient maintenant largement crédibles en tant que heel.

Si l’on devait résumer le match, je crois que je n’aurais besoin que des mots qui composent le nom de la société qui l’a mis à la carte : Total Non-Stop Action. Alors oui, je sais, l’on me dira que je joue la facilité, comme au début de mon paragraphe sur le build-up. Mais pour être honnête, ce match m’a à l’époque ravi et même aujourd’hui je prends du plaisir à le revoir encore et encore. Quand bien même, un match revanche de pay per view, sans aucune stipulation, sans qu’il y ait eu un changement de ceinture et finalement avec la même configuration, on aurait pu avoir une copie conforme du match précédent, ou du moins un air de déjà-vu.

Cette affirmation est fausse par au moins deux arguments : premièrement, le rythme du match revanche est beaucoup plus soutenu et le match démarre globalement plus rapidement, corrigeant ainsi un des défauts du match de No Surrender. Deuxièmement et un gros moment en ce qui me concerne, les deux 450 splash exécutés par Jeremy sur une à deux minutes d’intervalle. Pour être tout à fait honnête, c’est le premier qui m’a fait le plus halluciner. Alors que Chris Sabin est mis en équilibre sur la seconde corde par Max Buck, son frère Jeremy monte sur la troisième corde et exécute un 450 spash parfait avant de demander à Max de faire le tombé, le souffle coupé par le choc. Je reconnais aisément que quand cette prise est exécutée par Justin Gabriel, elle est spectaculaire. Mais ici, on parle d’un mouvement exécuté sur un adversaire suspendu sur la seconde corde. Le match en lui-même commence simplement sur une domination nette des Motor City Machine Guns, Shelley mettant un point d’honneur à commencer agressivement sur Max, vengeance oblige.

Tout se déroule pour le mieux pour les faces et le tag est plusieurs fois fait profitant ainsi des prises d’équipe et plusieurs tombés se succèdent sans toutefois obtenir le tombé. Jusqu’à ce que Jeremy retienne le pied de Shelley, permettant à Max de reprendre l’avantage. Le momentum sera cependant de courte durée, Jeremy se faisait cueillir par un coup de pied en plein visage de Sabin. Le match n’échappe bien entendu pas au spotfest, qui commence quelques minutes avant le premier 450. Il reste agréable, même si je dois bien avouer que cela part dans tous les sens pendant plus de cinq minutes avant de s’achever par la prise de finition en équipe des Motor City Machine Guns, dénommé « Skulls and Bones. » Un match spectaculaire et un opener grandiose, malheureusement pas forcément suivi de match irréprochable. (dans le même PPV verrons-nous le dernier match de Kevin Nash à la TNA, qui à mon sens fut une véritable purge…)

Ceci termine mon analyse du match, je voudrais cependant vous présenter mes excuses pour l’absence de vignette dans mon article, cela ne se reproduira plus, je veux bien vous le confirmer ! Allez, je vous souhaite une bonne soirée et une bonne lecture.

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Et d’ici là, méfiez-vous du chat qui dort… les yeux ouverts...
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Re: Review des matchs

Message par Freddy Heenan »

Chris Harris Vs James Storm – Texas Death Match – 13/05/2007

Bon, je ne vais pas vous mentir, et je vais jouer cartes sur table avec vous. Avant ce papier, je n'avais jamais vu ce match, et encore moins entendu de la feud opposant les deux hommes. C'est donc avec des idées toutes fraîches que je vais vous présenter cette rivalité.

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C'est James Storm qui gagne, haha!

La relation entre Harris et Storm est digne d'un roman de Marc Lévy. Un jour partenaires, un jour ennemis jurés. Car oui, même si dans leurs débuts sur la scène indy, les deux hommes étaient déjà rivaux, ils ont formé les America Most Wanted une fois arrivés à la TNA. Une équipe assez réputée, notamment pour ses nombreux titres (6 fois ensembles), et qui ont feudé avec des équipes plus ou moins réputées, telle que la Team Canada, composée de Eric Young; et, surprise, un certain Robert Roode.
Les AMW connaitront plusieurs crises faisant penser à une séparation, mais le vrai split interviendra à partir de Turning Point 2006, lorsque l'équipe perd ses titres face à la LAX. Storm considère Harris comme responsable, et la rancœur grandit entre les deux hommes. La séparation de l'équipe est officielle et les deux hommes entament une feud d'environ six mois, ponctué par un Six Sides of Steel entre les deux hommes, bandeaux sur les yeux, avant de se conclure par le match suivant, un Texas Death Match. Et la, une mise au point s'impose. Car quelles sont les règles d'un Texas Death Match? C'est une variante du Last Man Standing, avec une subtilité ajoutée. En effet, l'arbitre n'est autorisé à faire le compte de dix seulement après un tombé victorieux. Si l'adversaire se relève avant la fin de ce décompte, tout est à refaire, y compris le tombé initial.

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Chuck Norris Fact: Le Texas Death Match est en vérité appelé Chuck Norris Match.

Maintenant que vous savez tout ça, passons au cœur de ce papier, le match en lui même. James Storm fait son entrée avec Jackie Moore tandis que Harris arrive seul. Autant dire que des interventions multiples de la fierté du Tennessee sont à prévoir.
Storm, heel jusqu'au fond de la bouteille, déchire des pancartes, insulte le public et vient directement armé d'une chaise; il est détestable à souhait, et rien que cet élément montre la qualité de cette rivalité, car avant tout le catch c'est ça, un gentil et un méchant qui se foutent sur la gueule. Et le gentil arrive justement, avec un T-Shirt America Most Wanted qu'il déchire sous les yeux de son ancien partenaire. La tension est palpable, et la cloche n'a même pas encore sonné que les deux hommes se battent sur la rampe d'accès au ring. Les coups pleuvent, ce match n'est pas d'une qualité technique absolue, mais l'histoire entre les deux hommes ne s'y prête pas. Ce sera violent, un point s'est tout. La première partie du match est dominée par le Wildcat Chris Harris, qui approchera de la victoire avec un Crossbody depuis le ring au milieu de la foule. Dans la séquence suivante, il joue à merveille le face en péril subissant les attaques incessantes du Tennessee Cowboy et le visage déjà couvert de sang. La violence est omniprésente dans ce match, et toutes les armes classiques y passent. De la table à la poubelle. James Storm saigne comme un porc après la bataille à base de couvercles de poubelle des deux hommes. Je vous avait prévenu, on joue dans le bourrin ici!

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Ric Flair, souvent imité, jamais égalé.

Malgré quelques exceptions qui relèvent plus du spot (par exemple ce superkick de James Storm à en faire palir Shawn Michaels), le combat n'est que très peu technique, et les Chair Shot et autres coups de poings sont en grande majorité face aux Powerbomb, DDT et autres joyeusetés que l'on peut apperçevoir ça et la dans un match traditionnel. Mais cet aspect est sublimement compensé par un storytelling de folie, des nearfalls qui s'enchaînent, qui donne un rythme infernal au match. On ne s'ennuie pas, le spectateur reste scotché, et dans la foule, les ''This is Awesome'' fusent tout au long de la rencontre. Comme je vous l'avait prédit , Jackie Moore est intervenue, mais seulement deux fois. En même temps, je ne me mouille pas, sachant qu'un manager est fait entre autres pour ça. Ce qui me mène au finish de ce match, assez classique, et qu'on a notamment aperçu un bon nombre de fois à Wrestlemania 27 (remember Edge VS ADR par exemple). Fin traditionnelle donc, qui voit le manager mis hors d'état de nuire par quelconque moyen, avant le tombé victorieux. C'est ce qui s'est déroulé ici, avec l'intervention de Gail Kim, bien avant qu'elle ne devienne le rince bouche de Daniel Bryan, qui éloigne Moore du ring, avant de laisser Harris remporter la rencontre en frappant son ancien partenaire avec une bouteille, habituellement utilisée comme arme par le Storm en question.

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Scott Hall, souvent imité, jamais égalé.

Au final, j'ai eu le bonheur de découvrir un match d'une grande qualité, que j'ai apprécié regarder et analyser. Malgré son déroulement assez traditionnel et son manque de lutte technique, ce match compense largement par son storytelling hallucinant et par l'intensité de la feud menant à cet affrontement. Ce match conclue la rivalité entre les ex-America Most wanted d'une très belle manière, et je ne doute pas que leurs précédentes rencontres étaient du même acabit. Si je n'avais qu'un conseil à vous donner, c'est de le regarder, et si jamais je vous ai convaincu, alors j'aurai réussi ma review. Mais je m'égare, la cloche sonne, le cours est terminé, c'est tout pour aujourd'hui!

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Désolé, mauvais pronostic de ma part.
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Re: Review des matchs

Message par Freddy Heenan »

Corca a jusqu'à 20h45 pour remettre son texte!! Faute de quoi, il sera éliminé!!!!

Edit à 20h48:CORCA EST ELIMINé!!!!
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