Demi-finale: les thèmes

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Freddy Heenan
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Demi-finale: les thèmes

Message par Freddy Heenan »

Oyez, oyez, CDC Universe!!!

Voici venu l'heure des textes! Ce topic ci-présent vous présente ceux portant sur les thèmes.

Rappel:

Johnny traite des gays et le catch
Wrestlemaniac nous explique comment réussir une stable
Papy se demande si la TNA est la poubelle de la WWE
Mutoid se penche sur les rapports UFC-WWE.

Enjoy!!!

eDIT 20H27: J'offre un délai de 90 minutes à Mutoid pour rendre son texte.

Edit 21h15: Mutoid m'yant contacté pour me dire qu'il n'avait pas fait les textes, il est donc éliminé. Les trois rookies restants sont en finale, bravo à eux!!![/quote]
Modifié en dernier par Freddy Heenan le 31 mai 2011 21:18, modifié 2 fois.
"They'll tell you failure is not an option. That is ridiculous. Failure is always an option. Failure is the most readily available option at all times. But it's a choice. You can choose to fail. You can choose to succeed", Chael Sonnen

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Re: Demi-finale: les thèmes

Message par Freddy Heenan »

One on one with the Great GLAAD

Macho, macho man. I gotta be a macho man
Village People, Macho man

Je sais ce que vous dites les fleurs : "Sur ce coup tu prends un grand risque Johnny, les gays et le catch c'est LE sujet casse-gueule par excellence, et tout le talent du monde ne pourra pas changer cela. Tu risques de te vautrer bien bas mon gars. Tu aurais dû prendre un sujet peinard comme l'a fait Mutoïd et surfer sur tes fantastiques premiers papiers!" Et quelque part, j'ai envie de vous dire "oui, vous avez raison."

Sauf que, mes bichons, à malin, malin et demi. Puisque si j'ai pris ce sujet sans hésitation aucune, ce n'est pas parce que j'aime foncer contre un mur en souriant, bien au contraire. C'est parce que j'ai en ma possession un document absolument incroyable et exclusif sur ledit sujet : la retranscription de la rencontre entre Vince McMahon, le patron de la WWE, et de Jarrett Barrios, le président du GLAAD, l'association de protection des homosexuels aux États-Unis.

Pour mémoire, les deux parties se sont associées suite à divers références homophobes de John Cena lors des ses promos, et ce afin de veiller à ce que la WWE, qui propose des émissions de télévision censées être accessibles aux enfants, ne fasse pas la promotion de tout ce qui est discrimination envers nos joyeux amis gays (et lesbiens).

Et pour ce faire, il a bien fallu qu'ils se rencontrent, et ce fut donc dans un petit Starbucks de Stamford, non loin des bureaux de la WWE. Hasard de la vie, j'étais là (true story) et j'ai tout enregistré sur le petit magnétophone qui m'accompagne toujours depuis que j'ai regardé la série Veronica Mars. Allez, trêve de bavardages, retranscription :

Jarrett Barrios : Merci d'avoir accepté ce rendez-vous monsieur McMahon.

Vince McMahon : Écoutez, de rien, monsieur Barrios. Même si pour être franc, je suis certain que tout a été discuté par nos assistants et nos services de communication.

Jarrett Barrios : Oui, et d'ailleurs je vous en remercie, mais j'aime rencontrer et discuter de la chose avec celui qui est en haut de l'organigramme.

Vince McMahon : Alors discutons !

Jarrett Barrios : J'aimerais être certain que vous comprenez la nécessité de ce projet commun...

Vince McMahon : Eh bien, pour être franc, je trouve que les proportions prises par les remarques faites par John sont un peu démesurées.

Jarett Barrios : Démesurées ?

Vince McMahon : C'est de l'humour, rien d'autre ! De l'humour de vestiaire ! John Cena n'est pas homophobe, les scripteurs de ma compagnie ne sont pas homophobes, je ne suis pas homophobe !

Jarett Barrios : Je vous ai entendu dire, car nous nous sommes un peu renseignés tout de même, que pour vous dans le domaine du catch, la perception égalait la réalité.

Vince McMahon : Oui, peut-être que j'ai dit ça... Quel est le rapport ?

Jarett Barrios : Vos spectateurs, les plus jeunes d'entre eux surtout, sont réceptifs à vos messages, aux propos de vos lutteurs, et des histoires qui leurs sont racontées. Si vous mentionnez à plusieurs reprises que l'homosexualité est une faiblesse, un signe de faiblesse ou que vous faites de cette différence une tare, les gens vont le croire, même si c'est fait de manière comique. Le message est là, quel que soit le contexte.

Vince McMahon : Vous savez, certains de nos lutteurs ont eu des personnages homosexuels, des personnages qui gagnaient des matchs.

Jarett Barrios : Comme le personnage de Goldust ?

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On peut plus mettre des robes, une perruque et toucher un peu ses copains sans être traités de gay. Le catch, c'était mieux avant.

Vince McMahon : Comme le personnage de Goldust, oui. Nous lui avons fait gagner le titre Intercontinental, l'un de nos titres les plus prestigieux, et ce fut un franc succès !

Jarett Barrios : Vous vous rendez compte que ce personnage surfait sur le même sentiment d'homophobie que nous vous reprochons dans les promos de votre lutteur John Cena ? Goldust, qu'on soit bien d'accord, c'est bien le personnage qui afin de s'attirer les foudres de la foule et de ses adversaires prenait des poses sexuellement féminines, touchait les parties de ses opposants, et leur faisait des déclarations d'amour ?

(Note de Johnny : Pour les plus jeunes, cela donnait ceci : http://www.youtube.com/watch?v=fAKittDx95Q)

Puis-je vous rappeler que lors d'un match, un de ses adversaires l'a cogné à coups de batte de baseball en lui criant : "Je vais faire de toi un homme" ?

Vince McMahon : Il s'agit d'un personnage, d'un vilain...

Jarette Barrios : Un vilain ?

Vince McMahon : Vous détournez les choses : Goldust était un vilain parce qu'il était un vilain, pas parce qu'il était homosexuel !

Jarette Barrios : Perception égale réalité, rappelez-vous ! En écrivant des personnages de ce type, vous attisez le côté homophobe d'une partie de la foule, vous en faites un exutoire. Les gens ne le détestent pas parce qu'il est méchant, ils le déteste parce qu'il est homosexuel, parce qu'il est efféminé. À aucun moment, la psyché profonde du personnage n'est sur le devant, la perception, et donc la réalité, est qu'il est "mauvais" parce qu'homosexuel, parce que différent de la norme, la norme de lutteurs WWE. D'ailleurs, quel est la réponse de Razor Ramon, celui qui reçoit les messages d'affection ? Il le tape, et ce sous les applaudissements de la foule, accentuant le fait que ce n'est pas normal d'être homosexuel !

Vince McMahon : Il s'agit d'une histoire datant de la période "chaude" de la fédération...

Jarette Barrios : Oui, mais les propos de John Cena, votre plus grand champion, étaient il y a quelques semaines. Ainsi que les propos sur Internet de Michael Cole, votre annonceur, et ceux d'une de vos lutteuses, Maryse. Et avant ça, des lutteurs comme Adrian Adonis dans les années 80, ou Gorgeous George dans les années 50 surfaient sur les mêmes thèmes que Goldust : mettre en avant des signes d’homosexualité afin de les utiliser comme des tares. Ce sont toujours des personnages "méchants" qui n'amènent aucun aspect positif à l'homosexualité.

Vince McMahon : Nous ne pouvons pas tout contrôler !

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La lutte contre l'homophobie démarre là.

Jarette Barrios : Mais vous dictez le ton général de l'industrie monsieur McMahon !

Vince McMahon : Mais nous ne dictons pas le ton général de la société ! Récemment, je suis tombé sur une citation d'un joueur de "soccer", Philip Lahm, un Allemand, qui disait qu'il déconseillait aux autres joueurs de dévoiler son homosexualité sous peine de commentaires injurieux...

Jarette Barrios : C'est pourquoi il est justement important de lutter contre ces préjugés ! Ces préjugés qui sont ancrés aux plus profond de nous, de notre société depuis des années et des années. Je ne connais malheureusement pas aussi bien la lutte que j'aimerais, mais pour moi cela ressemble beaucoup à une grande bande-dessinée, un grand comics animé, non ?

Vince McMahon : Je vois le parallèle, oui...

Jarette Barrios : Vous saviez qu'il était interdit toute allusion à l’homosexualité dans ce type de bande-dessinée avant les années 90, selon le code de conduite propre à cette industrie ? Pire, est-ce que vous êtes au courant que le premier baiser entre deux hommes pendant une émission de télévision n'est pas arrivé avant les années 2000 et la série Dawson's Creek ?

Vince McMahon : C'est différent...

Jarette Barrios : Non, ce n'est pas différent. Votre média est proche des des trois choses précédemment citées : le sport, la bande-dessinée et les séries de télévisions. Et comme ceux-ci, il renvoie soit une caricature de ce qu'est l'homosexuel, soit une absence de d'image positive de notre communauté.

Vince McMahon : Vous suggérez que nous lancions dans la fédération un champion fort et homosexuel ?

Jarette Barrios : Y a-t-il eu un seul lutteur dans l'histoire de la lutte qui soit homosexuel et qui ait été représenté comme étant "fort" ?

Vince McMahon : Nous sommes dans une industrie où les choses sont blanches ou noires. Les spectateurs ne veulent pas voir cela.

Jarette Barrios : J'en reviens donc aux personnages de Goldust, d'Adrian Adonis et aux piques lancées par John Cena envers ses adversaires. Dans un univers qui est autant construit sur cet affrontement gentil contre méchant, utiliser des clichés sur l'homosexualité est très risqué. Vous éduquez votre public à croire, ou vous le confortez dans l'idée que l'homosexualité est une déviance, une faiblesse. J'ai une autre question pour vous. Parce que là on parle des portraits que vous montrez à l'écran... Mais dans la réalité, est-ce qu'il y a des homosexuels déclarés dans votre fédération ? Et si oui, comment sont ils traités ?

Vince McMahon : Pas à ma connaissance.

Jarette Barrios : Si je vous parle de Chris Kannyon ?

Vince McMahon : Kannyon ? Ne tombez pas dans la facilité monsieur Barrios ! Kannyon est un lutteur qui, une fois licencié de la WWE, a voulu créer un peu de publicité autour de sa personne, mais en fait, et il le sait très bien, son licenciement découle d'un manque de performance uniquement ! Je vais vous expliquer une chose monsieur Barrios : je suis un businessman, un grand businessman même. Si demain, je trouve un lutteur qui a du charisme, qui se débrouille sur le ring et qui peut me faire gagner de l'argent, je le signe et j'en fais un champion. Qu'il soit homosexuel, noir, mauve ou qu'il n'ait qu'une jambe !

Jarette Barrios : Ce n'est pas dérangeant s'il a une tare donc ? On en revient toujours au même sujet, l'homosexualité est présentée comme une tare !

Ensuite, j'ai du partir, ma copine top-model H&M m'attendait (Quoi ? Oui c'est possible !), mais reste que cette conversation est assez édifiante sur le rapport entre l'industrie du catch et l'homosexualité. De l'écriture des personnages homosexuels, qui en fait des caricatures soit à des fins humoristiques (Billy & Chuck), soit afin d'être un méchant (Goldust, Orlando Jordan), aux réactions des lutteurs dans la vie réelle (Chris Jericho, qui fait des gags sur les homosexuels lors d'une cession de questions de fans pour un site internet, ou Matt Hardy qui encore récemment utilise des insultes homophobes sur Twitter), en passant par la discrimination pure et dure, on ne peut pas dire qu'un traitement positif de l'homosexualité soit prévu dans l'agenda des dirigeants du monde de la lutte.

Comme souvent, la vérité doit être au milieu. On ne va pas se mentir, il ne doit pas y avoir plus d'homophobes dans le monde de la lutte que dans un vestiaire de football : la lutte est essentiellement faite pour et par un milieu masculin de classe moyenne, qui réagit en tant que tel, ni plus, ni moins. Ceux qui lisent ce papier et qui ont une fois partagé les douches d'un stade ou participé à une soirée 100% garçons, ont sans doute entendu voir participé à des gags sur les homosexuels.

Cela ne veut pourtant pas dire que nous sommes homophobes. Que ce soit notre ressenti profond, juste parce que l'environnement propose, demande et entretien ce genre de clichés. La différence est que la WWE, et le monde du catch, est devenue trop grande pour ne pas faire attention. Elle ne parle pas à ses copains de bistrot, elle parle à tout le monde, et dans ce contexte, elle doit promouvoir certaines valeurs, et une image positive de la chose.

Cette association avec la GLAAD est une bonne chose, la WWE va devoir faire attention à ne plus proposer ces vieux clichés éculés. Et qui sait, un jour peut-être, aurons-nous droit à un personnage homosexuel écrit de manière intelligente comme par exemple celui d'Omar dans la série "The Wire", qui bien qu'homosexuel déclaré n'en est pas moins pour autant un exemple de pur bad-ass. Concernant les vestiaires du monde de la lutte, là aussi, je pense que nous allons vers du mieux.

Nous y allons.

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Et pourtant ... La prophétie parle d'un lutteur qui va ramener la balance dans l'homosexualité et la lutte, Luke de Tough Enough ! Tappez Donnie Drake sur google images. (PS : De rien, cadeau)
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Freddy Heenan
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Re: Demi-finale: les thèmes

Message par Freddy Heenan »

Recette de la stable aux quatre catcheurs

“Pas d’artifice en cuisine pour déguiser une nourriture sans goût”
Proverbe espagnol

Plus qu’un simple groupe de catcheurs, une stable est un ingrédient qui peut donner beaucoup plus de saveur au show auquel il est incorporé. A condition toutefois que sa préparation ait été réussi, ce qui n’est pas forcément évident. Alors comment être sûr de réussir une bonne stable ? Ouvrons donc notre livre de cuisine catchesque pour trouver la bonne recette.

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Dans le livre de cuisine catchesque, la recette de la bonne stable se trouve entre la recette du bon screwjob et la recette de la bonne storyline.


Comment réussir une bonne stable ?


Niveau de difficulté : difficile
Temps de préparation : 1 à 4 épisode(s)
Ingrédients : _une bonne thématique
_un emblème
_au moins trois catcheurs
_au moins un titre

1. Commencez par réfléchir à des thématiques qui peuvent pousser plusieurs catcheurs à unir leurs forces et qui serviront de liant à votre stable. Plus une thématique sera forte, plus il vous sera facile de donner l’impression que la stable est unit. Inutile d’aller chercher trop loin non plus, certaines stables ont très bien marché avec des thématiques simples. Par exemple, la thématique de la Hart Fondation était tout simplement les liens familiaux de ses membres.

2. Sélectionnez la thématique qui correspond le plus à une attente du public. Il n’en appréciera que plus votre stable. Ainsi, si le Nexus a eu énormément de succès, c’est en partie car il s’agissait d’une stable de rookies et que de nombreux spectateurs souhaitaient un renouvellement de la carte de la WWE.

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Petite précaution : vérifiez que ce que le public veut voir correspond aussi à ce que les sponsors veulent voir.

3. Choisissez au moins trois catcheurs compatibles avec cette thématique et à qui il peut être profitable d’intégrer un groupe. Attention, prenez bien garde à ce qu’au moins deux d’entre eux aient un véritable talent, sans quoi votre stable risque d’être un peu trop fade. La Straighedge Society reposait par exemple un peu trop sur CM Punk, ce qui explique en partie pourquoi elle n’a jamais réussi à atteindre des sommets et pourquoi la blessure de CM Punk a précipité sa chute.

4. Donnez à chaque catcheur un rôle bien précis. Si possible, nommez en un chef. Ainsi, il vous sera plus facile de montrer que votre stable est organisée. L’Evolution était un modèle du genre avec le chef (Triple H), le mentor/conseiller (Ric Flair), le garde du corps (Batista) et le jeune prometteur (Randy Orton).

5. Versez les catcheurs dans votre thématique. Prenez bien soin d’expliquer pourquoi chacun de vos catcheurs rejoint cette thématique.

6. Pensez, pour l’aspect décoratif, à donner un nom et un signe distinctif à votre stable. Cela permettra de mieux identifier les catcheurs qui la constituent. Tout comme la thématique, il n’est pas utile de chercher quelque chose de compliqué. Un symbole simple, comme le N du Nexus, est même plus facile à identifier.

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On n’a pas choisi le N comme symbole. C’est juste qu’en achetant cinq t-shirts identiques, le sixième était offert.

7. Vous pouvez servir la stable « à froid », en la faisant apparaître subitement au cours d’un épisode et en l’incluant directement dans une storyline importante, ce qui lui conférera un effet de surprise. Encore une fois, le Nexus en est un bon exemple.
Vous pouvez également la servir après l’avoir laissé mûrir quelques épisodes, comme la Legacy qui avait pris plusieurs mois avant d’atteindre sa forme définitive.

8. Donnez des titres à la stable à votre convenance, selon que vous voulez lui donner plus ou moins une impression de domination. Cela peut aller d’un simple titre de champion par équipe à l’ensemble des ceintures d’un show.

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Evitez l’option « pas de titre du tout ». Y en a qu’on essayé, ils ont eu des problèmes.


A présent que vous avez lu la recette générale pour préparer une bonne stable, je vais essayer de vous proposer un exemple concret que l’on pourrait réaliser avec les ingrédients présents à la WWE actuellement.

Tout d’abord, soyons clair. Créer une nouvelle stable à l’heure où il en existe déjà une dans chaque show majeur de la WWE est impossible. C’est donc à un pur exercice de fantasy booking que je vais me livrer ici.

Commençons donc par trouver une thématique intéressante. Personnellement, je pense qu’une idée toute simple, déjà en partie exploitée par le Nexus, répondrait parfaitement aux attentes d’une grande partie du public. A savoir l’association de plusieurs jeunes catcheurs qui s’uniraient pour atteindre le main-event, jugeant que la WWE ne leur accorde pas leur chance et préfère tout miser sur les stars établies comme Cena ou Orton. Par conséquent, on aurait là une stable heel.

Les catcheurs pouvant adhérer à cette idée sont, a priori, très nombreux. En effet, la WWE possède une énorme quantité de jeunes heels dans son roster actuel. Pour ne citer que les plus hauts dans la carte, ceux qui pourraient tenir le rôle du chef de bande, on a : Miz, Ziggler, Swagger, Sheamus, Barrett ou encore Del Rio. Voir même CM Punk qui est encore assez jeune. J’élimine Miz qui vient de passer plusieurs mois dans le main-event de Raw ; CM Punk et Barrett qui ont déjà suffisamment joué les chefs de stable ; Sheamus qui est plus un guerrier solitaire qu’un chef de stable et enfin Ziggler qui est déjà associé à Vickie Guerrero. Reste Swagger et Del Rio. Alberto Del Rio étant déjà bien over en ce moment, devenir chef d’une stable serait plus profitable à Swagger. Commençons donc par choisir le All American American comme leader de notre futur groupe.

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Et puis, de toute façon, Alberto et ses deux grosses couilles forment déjà une stable à eux seuls.

Pour compléter la stable, il faut ensuite choisir des midcarders heels qui sont clairement en-dessous de Swagger dans la carte (et dans le même roster également, c’est-à-dire à Raw). A ce niveau là, je pense que Zack Ryder et Curt Hawkins peuvent très bien faire l’affaire. Eventuellement, en plus de Swagger qui peut viser le titre WWE et du duo qui peut viser le titre par équipe, on peut ajouter un quatrième membre qui pourrait viser le titre US. Drew McIntyre ou R-Truth peuvent tous les deux faire l’affaire. Le premier est plus jeune mais le second a l’avantage d’adhérer parfaitement à la thématique choisie depuis son heel turn. Va pour McIntyre car une discussion entre Swagger et R-Truth serait assez pénible à suivre.

On aurait donc une stable avec Jack Swagger en leader, Zack Ryder et Curt Hawkins en équipe plus, éventuellement, Drew McIntyre en soutien. Je vous laisse imaginer le nom de la stable ainsi que le symbole qui pourrait lui servir d’emblème.

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J’ai dit un symbole, pas une mascotte.

Personnellement, j’éviterais de servir cette stable « à froid » car les raisons de cette association ne sautent pas forcément aux yeux. Je prendrais donc le temps de montrer Jack Swagger se plaindre de ne pas avoir eu de title shot depuis son titre mondial (au passage, il pourra remontrer le segment où Michael Cole a dit que personne ne se souvenait de son règne de champion du monde pour appuyer sa thèse). Le All American American annoncerait alors, dans son jargon sportif, qu’il va former sa propre équipe dont il sera le capitaine. On le verrait approcher plusieurs jeunes heels les semaines suivantes pour les recruter. Zack Ryder et Curt Hawkins seraient les premiers à le rejoindre en tant qu’anciens champions par équipe relégués à Superstars, suivi peu de temps après par Drew McIntyre.

Cette stable permettrait de donner facilement de l’exposition et une bonne storyline à ces quatre jeunes heels. Par contre, il ne s’agirait pas d’une stable dominante qui chasserait tous les titres en même temps mais plutôt un type de titre à la fois en fonction des disponibilités de leurs adversaires potentiels. Tout le monde n’est pas obligé d’apprécier cette idée de stable mais je pense que cette association présenterait trois avantages : chacun de ces quatre catcheurs peut assurer au moins le minimum syndical dans le ring et au micro ; la thématique qui les associerait au départ répond à une véritable attente du public ; cette stable pourrait très bien durer dans le temps et être réutilisée des années plus tard lorsque chacun de ses membres sera devenu face.

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An 2021 : devenu décuple champion du monde et top face de la WWE, Swagger se souvient avec nostalgie du temps où il était à la tête de la stable la plus marquante de la dernière décennie.
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Re: Demi-finale: les thèmes

Message par Freddy Heenan »

Ce soir je serai la poubelle pour aller danser…


Poubelle Man
La puissance du vide ordure
Son nom c'est Poubelle Man
Les déchets les épluchures

Cauet – Poubelle Man

La TNA est-elle la poubelle de la WWE, en voilà une question qu’elle est bonne ! Au-delà d’être le point de vue de toute personne suivant la WWE exclusivement, cette interrogation peut se justifier par la grande quantité d’employés estampillés ex-WWE/WWF. Cependant doit-on considérer que la TNA fait exclusivement de la récupération de déchets de la fédération chère à Vince Mac Mahon ? Ou à l’opposé, s’agit-il d’une compagnie visant à mettre en valeur des talents différents de ce qui peut se voir à Raw ou Smackdown ! ?

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Jeff Jarrett à la recherche de nouveaux talents avec ses collègues

Petit rappel : la TNA a été fondée en 2002 par les Jarrett, père et fils. Jeff venait d’assister un an plus tôt à la fin de la WCW. Ce même Jarrett qui avait fait ses débuts…….à la WWF en 1993. Je résume : la TNA a été fondée par un ancien de la WWF dont le contrat n’avait pas été renouvelé. On peut donc dire que la base de cette fédération se trouve parmi les restes non désirés de la WWE.
Il en va de même pour la construction, en regardant le roster actuel de la TNA, on peut constater que 45% des lutteurs sont passés à un moment ou un autre entre les mains expertes de Vince MacMahon.

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Et pour les filles, ça ne s’est pas limité aux mains, je peux vous le dire !!

Les anciens de la WWE sont nombreux mais surtout ils prennent de la place. Signer à la TNA est devenu synonyme de push. Sur les quatre derniers champions, trois sont issus de la WWE (RVD, Hardy, Anderson). Tu es un no-name de la défunte ECW ? Signe à la TNA, tu atteindras rapidement le haut du panier en te surnommant le « pope ». Tu galères pour sortir de la mid-card et tu enchaines les blessures et autres contrôles positifs ? La TNA te permettra d’atteindre le titre de champion du monde et de faire de toi l’actuel challenger n°1 au titre détenu par Sting. Tu es trop gras et trop drogué pour continuer à la WWE ? La TNA te donnera l’opportunité d’être le nouveau visage de la compagnie.
Vous allez me dire que j’exagère, mais qui a été choisi pour incarner la révolte de la X-Division, LA division représentant le caractère unique de la TNA ? Un symbole des années glorieuses de cette division ? Non, juste Brian Kendrick, cinq années à la WWE oubliables, présent à la TNA depuis un an sans pour autant y avoir gagné le moindre titre.

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Mais si, celui de meilleur sosie d’Obi Wan Kenobi à la convention Star Wars de Orlando !

Mais se limiter à dire que la TNA n’est qu’une WWE-bis serait travestir la vérité. La fédération de Dixie Carter possède ses particularités.
Retournons vers les points critiqués plus haut. La X-divison est certes actuellement emmenée par un ancien de la WWE mais le reste de sa composition est « Mac Mahon-Free ». De plus ses matchs aux stipulations plus étranges les unes que les autres perdurent encore avec un ultimate X programmé pour Juillet (pour ceux qui comme moi ne savent pas ce que cela veut dire, cliquez ici : http://www.youtube.com/watch?v=hYhojbmK6fw).
Autre point de critique, un roster composé pratiquement à moitié d’anciens WWE. Oui, mais là c’est voir le verre à moitié vide, on peut aussi se dire que plus de la moitié des lutteurs vus sur Spike TV sont des découvertes pour le suiveur occasionnel. On peut aussi noter que ces derniers ont une place plus qu’importante dans cette fédération puisqu’à l’exception de la ceinture des KO détenue par Mickie James, le reste des ceintures appartient aujourd’hui à des talents « made in TNA ». Et c’est aussi le cas pour la stable face dominante Fortune, certes lancée par Ric Flair, 100% composée de lutteurs n’ayant jamais mis un pied dans le bureau de Vince Mac Mahon.

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D’un autre côté, quelle idée d’envoyer cette photo avec ton CV à Vince la tolérance, James ?

Enfin, revenons un instant sur ces anciens WWE qui peuplent le roster de la TNA. Déjà, pourquoi sont-ils là ? Afin de retrouver un travail et continuer à faire ce qu’ils faisaient avec papa Vince ? Probablement pour certains, mais ceux là n’iront pas bien loin. Le public de la TNA attend de ces superstars qu’elles s’adaptent à leur nouvelle fédération et non l’inverse. Et je pense aussi que c’est l’idée des catcheurs qui y signent : se retrouver dans un endroit avec moins de contraintes où ils peuvent laisser libre cours à leurs idées folles. Et pour les plus anciens d’entre eux, c’est retourner vers ambiance similaire à l’époque où ils ont pu construire leur gloire.

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Petite précision : quand je parlais d’idées folles, je ne faisais pas forcément référence à ça…

Bon, on récapitule. On a une fédération qui s’est construite à la fois sur des restes de la WWE et sur ses talents propres. On peut donc établir que la TNA n’est pas qu’une poubelle de la WWE certes mais qu’elle a tendance à récupérer beaucoup de ses déchets. Mais la force de la TNA ne se situe-t-elle justement pas à ce niveau ? A ne pas se limiter à récupérer des éléments non voulus mais à les recycler ? N’était-ce pas là le but premier de Jarrett en fondant sa fédération : proposer une alternative à la WWE comme pouvait l’être la WCW à l’époque en se libérant de certaines contraintes ? Alors que Vince Mac Mahon a pris le chemin du show familial quitte à faire disparaître les notions liées à l’idée de combat, la TNA se bat sur des critères qui lui sont propres : le spectacle, la provocation, la violence, la technique…
Dire que la TNA est la poubelle de la WWE c’est dire que la TNA récupère ce dont la WWE ne veut pas mais aussi sous-entendre que ce dont la WWE ne veut pas est forcément quelque chose sans intérêt. A mes yeux, il serait plus sage de dire que la TNA suit simplement un autre courant que la WWE.
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