Cinéma

Musique, bouquins, ciné, il n'y a pas que le catch dans la vie.
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Bourock
Randy Orton
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Re: Cinéma

Message par Bourock »

Corwin a écrit :Eh bin Hors Normes c'est vachement bien. Je pense que Taledano et Nakache ont trouvé la bonne formule pour aborder les thèmes sociaux difficiles de la France d'aujourd'hui, sans pathos débordant, avec juste ce qu'il faut de légerté.
J'appelle ça du talent, perso.
Et bien voilà qui va me permettre de revenir à votre conversation sur le Joker (enfin vu hier soir, dans une salle principale de cinéma toujours bondée. C'est assez fou vu que la période de vacance est terminée).

D'abord, Phoenix a bien sorti la panoplie "totale" pour son oscar. Il l'aura plus que probablement ( sauf si Daniel Day-Lewis remet le couvert pour refaire une Lincoln :lol: ) grâce à un jeu périlleux/délicieux frôlant le cabotinage, un rire travaillé et pleins de paquet de clope utilisés.

Ensuite, Phillips réalise un superbe film (au sens premier). Les angles de caméra proposés sont souvent audacieux, ceci pour mieux nous rapprocher du personnage principal.
Lorsque Arthur réalise ses trois premiers meurtres, le troisième larron se retrouve en fuite sur un quai déserté. Todd propose d'abord un travelling latéral d'ensemble avec les protagonistes de chaque côté. Un truc assez commun pour placer le spectateur au milieu de l'affrontement. Mais là, PAF : renversement de caméra pour se placer dans le dos d'Arthur au moment du premier coup de feu "volontaire". Fini la neutralité, nous prenons fait et cause pour le joker en devenant complice du meurtre.
La ville correspond également à celle qu'il souhaite nous laisser deviner : sale, moche, infréquentable, malade, ...
Les thèmes musicaux sont parfaits. Franchement. Et là dessus, je me pose aussi la question de la nomination potentielle aux Oscars. Mais je vais y revenir.

Pour le reste ... je rejoins (en partie) Kovax sur ses deux éléments scénaristiques majeurs.

D'abord, j'ai un problème avec les thèmes du film.
Ou plutôt, j'ai un problème qui se fixe quelque part entre le personnage "Joker" et le cadre social dans lequel il évolue.
Nous avons bien compris ce que veut "dire" Philips : la société (actuelle) conduit au repli sur soi, à ce que les plus pauvres ne puissent trouver leur salut que dans l'émeute, et enfin à se que se déclare ouvertement une guerre des classes. On est en plein dans le marxisme primaire : privatisation des moyens de production, précarisation de l'emploi, des salaires, ... et donc, une seule réponse : la contreviolence. Et si l'on se penche sur un individu, toute cette structure produit in-fine des gens fous, car prêt à tout. Là dessus, je n'ai aucun soucis.

Mais dés l'instant où le film traite du Joker, c'est la bascule.
D'une part, le mec est affublé de toutes les merdes possibles au monde. Et derrière, rien ne fonctionne et tout part en cacahuète. Ensuite, le monde noir décrit par Philips prend la forme d'une distopie qui ne laisse pas de place à un symbole d'espoir. Genre, il n'y a rien d'autre au monde que Gotham et ses crevards.
Vous me répondrez : c'est la mythologie du Joker et de Batman, mon gars. Et vous avez tout à fait raison : Philips respectent à la fois les brides de savoirs sur la genèse du Joker, tout en cadrant l'histoire dans ce Gotham infâme qui a toujours été scénaristiquement replié sur lui-même.

Et c'est justement là que j'ai du mal : on tombe dans un excès, un trop plein. Est-ce nécessaire d'en faire "autant" pour produire ce personnage ? Aurait-il exister sans le contexte social externe, ou au contraire, sans ses tares individuelles ? Le Joker devient un fou différent des autres, dans un monde fou. Une double problématique qui surcharge, à mon sens, tout une histoire qui s'écrivait toute seule. C'est un peu comme servir une lasagne sur un risotto : c'est délicieux, mais bordel, que c'est indigeste !
En ce sens, ma compagne m'a posé une question à la sortie du film : est-ce que qu'il aurait pu s'écrire "sans" le personnage du Joker et toutes ses caractéristique (rire/homme sans identité) ? La réponse est bien évidemment oui : des mecs comme lui, je les rencontre dans mon travail quotidien. Ils existent, ces mecs/femmes qui pètent un câble à force de se retrouver la face contre le sol, et dans l'impossibilité de se relever. Et ils n'ont pas "besoin" de troubles mentaux ou d'historiques familiaux pour devenir des bombes humaines. Ce ne sont jamais que des facteurs aggravant. Bien évidemment, le cumul de facteurs structurels et individuels n'aide en rien. Mais ici, est-ce que le Joker avait besoin de tout cela pour totalement basculer ?

Et donc, c'est en essayant de faire le lien entre le mythe du Joker et un film témoin de notre ère que Philips me semble déborder du cadre, ou plutôt, à surenchérir inutilement sur un contexte ou des troubles qui peuvent déclencher des tragédies.

Cette difficulté d'insérer l'histoire du Joker se retrouve dans la famille Wayne. Davantage que Kovax, j'ai trouvé que toute cette partie de l'histoire était secondaire, voir inutile.
Pourquoi Thomas Wayne devait être le père ? N'importe quel type faisait l'affaire. Pourquoi montrer son assassinat aussi directement lié à l'embrassement de la population, et donc au Joker ? Bruce n'a-t-il pas peur des inconnus pour se faire mettre deux doigts en bouche à la grille de son chateau ?
Finalement, Wayne n'existe que par le personnage du Joker. A nouveau, la même histoire s'écrivait sans nommer directement l'homme.

C'est ainsi la tentative de fusion entre un film "comics" et une histoire réelle/témoin qui me pose un problème. Comme si elle montrait d'elle-même ses limites. Vous évoquiez le MCU : des films comme Captain' et le soldat de l'hiver proposent des sujets très intéressants. Mais l'idée, le message subjectif reste tout de moins discret par rapport à ce que vend le film : une histoire de baston avec des superpouvoirs. Dans le cas présent, Philips a tenté un pas supplémentaire qui me semble, hélas, marqué la limite du genre. Ou bien, il aurait fait un film sur "Arthur Fleeck" qui devient "Arthur Fleeck le tueur". Ou un reboot de "Chute Libre" (parce que franchement, c'est le même scénario sans troubles psychologiques graves).

Malgré tout ... comme d'autres, je suis sorti du cinéma avec une boule au ventre de rage, mêlant de la compassion malsaine pour un taré à une sorte de prise de conscience. C'est donc que "quelque chose" avait fonctionné. Et là, j'évoque la musique.
J'ose: le film pourrait, dans une certaine limite, laisser penser à une comédie dramatique. Le pauvre Arthur est un pauvre type qui ne réussit jamais rien, mais dont on rigole de la vie. Outre la réalisation qui en dit tout le contraire ( l'environnement général, les gros plans multiples, ...), c'est en grande partie la musique qui nous ramène inlassablement vers la dureté du milieu ou, au contraire, nous envoie vers un monde de confetti totalement distinct de la crasse régnante.

Là dessus, j'ai trouvé le travail remarquable. Les longs morceaux de violoncelles accompagnent la marche d'Arthur et ses revers, ou du contraire, les rayonnantes trompettes acclament des séquences qui sont en vérité des moments de folies totales :
la descente des marches, le one man comedy show, ou encore le tour en voiture dans le monde en flamme : retirez la musique et l'ambiance redescend d'un fameux ton - un type grimé en clown qui danse tout seul, un mec qui prend un four monstrueux - une ville dans le chaos ou siffle les sirènes).
Tout était extrêmement juste. Il y avait, notamment, du Morricone dans la lourdeur apporté à l'ambiance. Un tout grand bravo.

Au final, j'en arrive à la même conclusion que vous : c'est un film à voir. Il offre des choses, se montre malin et fait parler. Ce qui est toujours une bonne raison d'aller se mettre devant la toile.

Bonne chance pour lire tout mon pavé :cachetoi:

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Corwin
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Re: Cinéma

Message par Corwin »

À l'occasion de la mise en route de Disney+, la plate-forme propose logiquement les films Star Wars.
Figurez-vous que les spectateurs les plus fanati... les plus attentifs ont remarqués que l'épisode IV propose une nouvelle version du duel de la Cantina, en rajoutant une ligne de texte complètement useless à Greedo.
Il s'agit de la 5ème version commerciale de la scène depuis 1977 ! Je trouve ça magique. :)

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Major Tom
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Re: Cinéma

Message par Major Tom »

Oui mais qui tire le premier ?

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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

Vu It - Partie 2 d'Andy Muschietti
Image

27 ans après les évènements du premier film, Mike rappelle ses amis pour les faire revenir à Derry et combattre Penywise qui est de retour.
La partie avec les adultes n'était clairement pas la mieux du téléfilm de 1990, ici c'est pareil. Ce n'est pas que ça sonne faux, mais le premier par sur les traumatismes d'enfants avec un croque mitaine qui réveille les peurs... Sentiments bien enfouis chez nos protagonistes et dont les retours ne sont qu'une grosses succession de CGI mal branlées qui gâche l'effet mis en place (Bev par exemple)
La résolution est ultra naze par contre:
savoir que c'est un monstre de l'espace, présent depuis des millions d'années, que les indiens locaux ont essayé de combattre en vain et qu'on vainc en l'humiliant? Bah dis donc :lol:
Le gros point positif, c'est le casting. McAvoy, Chastain, Bill Hader, James - Ziggy - Ransone. :clapclap: :clapclap: :clapclap:
Et peut être le caméo le plus impensable dans ce genre de film (pas lui, l'autre du début :roll: ):
Image
Xavier Dolan :shock: qui se fait bien péter la gueule :lol:
Au final, c'est une petite deception et c'est bien trop long :dodo: 2h45 putain. Ça n'en fini pas!
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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

Les Nominations des Golden Globes (ciné et serie)
https://www.huffingtonpost.fr/entry/gol ... 63b854a1a6
3 films Netflix sur 5 pour la catégorie Drame.
1 en comédie.

Si les oscars suivent le rythme, ça va gratter le cul de quelques exploitants de salle
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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

Allez, les trois sorties Netlfix (The Irishman, Marriage Story et the two popes) et je pourrai établir un top 10 et un flop 5 de déceptions.
be funk be drunk

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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

Adam Driver is the new Challenger to the Oscar
Scarlett n'a pas d'adversaire.

Marriage Story, un film pour Major Tom (reviens) un film qui met KO.
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Major Tom
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Re: Cinéma

Message par Major Tom »

Bien envie de le voir tiens ! Hier je suis allé voir Star Wars : c'est plutôt divertissant niveau grand spectacle hollywoodien. Les personnages de cette nouvelle trilogie sont intéressants et servis par un bon casting. Et la musique est top comme d'habitude. Dommage que le film n'ait ni queue ni tête...

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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

The irishman est une oeuvre massive sur l'histoire mafieuse des années 60-70. J'ai eu l'impression de voir une adaptation partielle de American Death Trip d'Ellroy.
Grosse perf de Joe Pesci au dessus de De Niro et Pacino.

Mais alors, gros problème ce de-aging... vraiment du mal a croire que lors de sa rencontre avec Bufalino, Sheeran a à peine la quarantaine, et le voir se faire appeler "Kid" ne passe pas.

Mais le film répond aux attentes que j'avais. Absolument porté par l'univers. Je voulais depuis des années voir un film sur Hoffa (bien qu'il en existe un avec Nicholson)

Je ne comprends pas du tout les critiques faites sur le personnage de la fille de Sheeran, mutique la plupart du temps, c'est dingue de ne pas piger ça en voyant le film...

les 3h30 passent crème, mais le film tarde a conclure.
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Wrestlemaniac
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Re: Cinéma

Message par Wrestlemaniac »

Latrell a écrit :les 3h30 passent crème, mais le film tarde a conclure.
Perso j'ai dû le regarder en deux fois parce que 3h30 d'un coup c'était trop pour moi. Surtout que le film est assez lent et moins nerveux que ce que Scorsese a l'habitude de faire.
Ceci-dit ça n'aurait pas de sens de reprocher au film sa longueur étant donné qu'il n'est pas sortie au cinéma. On est donc libre de diviser son visionnage en autant de fois que l'on veut.
Et effectivement c'est une œuvre extrêmement intéressante d'un point de vu historique. A la fois sur le fonctionnement de la mafia, du syndicat des camionneurs et même sur la politique (j'ai enfin compris les liens entre le clan Kennedy et la mafia).
RKO !

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Bourock
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Re: Cinéma

Message par Bourock »

Major Tom a écrit :Bien envie de le voir tiens ! Hier je suis allé voir Star Wars : c'est plutôt divertissant niveau grand spectacle hollywoodien. Les personnages de cette nouvelle trilogie sont intéressants et servis par un bon casting. Et la musique est top comme d'habitude. Dommage que le film n'ait ni queue ni tête...

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Je vais visiblement à contre-courant des avis lu un peu partout, mais j'ai vraiment apprécié ce dernier épisode.
Alors, il reste des lacunes inhérentes à cette nouvelle trilogie ( pèle-mêle : des Jedis/Siths absolument trop puissants, des seconds rôles à la pelle, de la nostalgie en surabondance -
Lando incarne totalement cet esprit dans l'épisode
). Et ce personnage de Flinn, intéressant au début, dont le réalisateur ne sait trop quoi faire : amoureux, aventurier, orphelin, général, futur jedi ?, ...

Mais au delà du produit grand spectacle auquel il était destiné, il me semble que J. J. Abrams propose quelques idées démarquant l'épisode des 8 autres.
Déjà un scénario neuf, sans signer un cahier des charges nécessitant de voir - et dans l'ordre - une fuite d'un croiseur, une rencontre dans le desert, une cantina, une étoile de la mort, ... Il offre une raison d'être à un cyborg souvent vu comme un sidekick. Il répare quelques aberrations du précédents films concernant Leia ( ou disons qu'il colle des rustines vite fait). Mais surtout, il offre un nouveau regard sur l'opposition du bien et du mal.

D'abord par la morale distillée en fond. Le personnage de Rey prend - enfin - une épaisseur avec l'apparition de son ascendance généalogique. Si le coup de Palpatine passe assez mal généralement (je dois bien dire que je n'ai pas eu de difficulté ... c'est une sorte de Lord Voldemort, finalement. Et le comics "Darth Vader" montre à quel point il est puissant ...), il propose une lecture complémentaire du bien et du mal.

Jusqu'ici, il pouvait être admis que le bien existe en chacun - la force au sens pure. Mais cet épisode montre une chose nette : dans la saga, ce sont ceux qui ont bénéficié d'un enseignement de Jedi qui se sont révélés, tôt ou tard, comme des "bons" chevaliers. Rey pourrait basculer au côté de son grand-père néo-nazi : raté. Ren a tué son père, son maître et il veut l'univers pour lui : retour du côté lumière. Vador a flingué des enfants, ses proches, son maître, ... et il se sacrifie pour les autres.
le seul connard de service étant Palpatine, dont on sait uniquement qu'il a bénéficié d'un enseignement Sith. Les autres "méchants" de cet acabit ne dérogeant par à la règle (mais ont perdu la vie): Dark Maul, Général Grievous. Bon, Dooku fout ma théorie par terre par contre ... mais sa position était ambigu.

Philosophiquement, ce changement de paradigme pourrait correspondre au mythe du "bon" sauvage de Rousseau : au commencement, chacun est bon. Mais la société corrompt les êtres qui bascule vers de sombres personnages. C'est notamment grâce à l'éducation que le bon sauvage évitera de sombrer du côté obscur. Luke n'en dit rien de différent quand il dit à Rey que les liens du sang ne sont pas tout ... l'enseignement Jedi sauve les masses (une analogie évidente envers la religion).

Et tout cela m'a enchanté. Voir Rey utiliser la force pour retenir un vaisseau m'a fait levé les bras ... pour mieux les descendre lorsqu'elle flingue ce dernier à coup d'éclair :twisted: . La voir essayer de tuer Kylo Ren, lorsque ce dernier ne semble vouloir qu'esquiver ses attaques, basculant toute logique entre Sith et Jedi ( je cherche depuis hier si un Jedi a tué quelqu'un de sang froid -sans être en phase de "légitime" défense, donc - sans enclencher un basculement du côté obscur). C'était plutôt cool.

Papy
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Re: Cinéma

Message par Papy »

Pareil
L'épisode 9 réhabilite les trois héros là où le 8 les avait flingués en les éclatant dans des parcours séparés et pas toujours intéressants (notamment pour Finn). L'histoire et le final de Rey me contentent parfaitement pour le coup.
Sinon pour l'avis global du film, je suis sorti un poil déçu car j'ai ressenti un gros coup de mou au 2/3 ou 3/4 du film avec pour pire moment, l'arrivée à cheval sur le vaisseau. Là j'ai franchement accusé le coup ^^
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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

Deception-Flop 5 2019 :rip:
J'ai évité les bouses comme j'ai pu, mais j'ai quand même vu les merdes de comédies françaises et des films de super héros dont je n'avais rien a foutre ( Captain Marvel :byebye: )

Du coup, autant parler de films dont j'attendais un petit quelque chose et qui m'ont bien déçu. Rassurons nous, je ne me suis pas déplacé au cinéma pour cela.

5/
Premières vacances de Patrick Cassir
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Jonathan Coen et Camille Chamoux se rencontrent sur Tinder et partent en vacances en Bulgarie. Pourquoi? Parce que Coen ne veut pas aller a Biarritz avec sa famille et Chamoux veut faire un truc sans ses colocs roots (Camille Cottin et Jeremie Elkaim).
Du coup, ça ne se passe pas bien forcément.
Un calvaire basé sur une idée de merde. J'aime bien Coen mais putain, les deux Camille. Si je pouvais les mettre dans un sac et faire un remake du petit Grego.. C'est nul, les vannes tombent a plat et ils sont cons.
4/
Dans les hautes herbes de Vincenzo Natali
Image
L'idée est forte, se perdre dans un énorme champ d'herbes, se retrouver dans l'horreur. Mais alors, c'est joué par des planches et le seul acteur connu pourri le twist. le calvaire commence et atteint son summum vers la fin
3/
Godzilla, king of monsters de Michael Dougherty
Image
on voit rien, on s'en fout et c'est incomprehensible. Les humains sont crétins. Beurk de chez Beurk, arrêté avant la fin tellement je m'en branlais.
2/
Holmes & Watsonde Etan Cohen
Image
Il y avait tout pour me plaire. Will Ferrell et John C Reilly qui adaptent Sherlock Holmes. Mais ça se plante dans tous les sens et les acteurs principaux n'y croient même pas. Pfff..
1/
Serenity de Steven Knight
Image
Matthew McConaughey sur un bateau, son ex qui demande de tuer son nouveau époux violent, et un super cadre... MAiS EN FAIT, c'est surjoué. Et pourquoi? Parce qu'ils sont dans un jeu video du gosse.. un JEU DE PECHE AU THON ! Et Matthew McConaughey est MORT ! :gnah: :gnah: :gnah: Le retournement de situation le plus WTF et pété de l'univers. Je n'arrive pas a croire qu'un scenariste a réussi a faire financer ça (meme par Netflix)
demain Top 10 :cotillons:
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Latrell
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

TOP 10 :rockongnah:

N'arrivent pas dans le top, mais sont pas loin:
Long Shot, the two popes, Ad Astra et Fyre: le meilleur festival qui n'a jamais eu lieu

10/
Stan & Ollie de John S Baird
Image
C'est bien simple, j'ai pleuré a la fin et croyez moi, il m'en faut beaucoup. Film sur la tournée anglaise de Laurel & Hardy, dépassés par le cinéma parlant et les problèmes personnels.
9/
The Highwaymen de John Lee Hancock
Image
Ambiance et duo ultra convaincant.
8/
Le chant du loup de Antonin Baudry
Image
Comme quoi, on peut faire du grand spectacle dans le cinéma français. On en a parlé en début d'année: http://www.lescahiersducatch.com/forum/ ... 12#p133512
7/
Green Book de Peter Farrelly
Image
Un très grand duo ici aussi. Viggo est formidable, l'histoire est belle, le film mérite son oscar.

6/
The irishman de Martin Scorsese
Image
Je ne vais pas répéter ce que j'ai dit il y a deux-trois jours ;)
5/
L'heure de la sortie de Sébastien Marnier
Image
J'avais absolument adoré son premier film "Irréprochable", ici il arrive a créer une grande ambiance avec cette histoire de classe d'élite.
4/
Marriage Story de Noah Baumbach
Image
Donnez leur les oscars des meilleur acteur/actrice. Ils sont formidables. Grand film sur le divorce et l'absence de communication.
3/
Joker de Tood Philipps
Image
La boule au ventre en sortant de la salle, une autre grande performance d'acteur.
2/
The Gangster, the cop & The Devil de Lee Won-Tae
Image
Polar coréen hyper prenant avec des acteurs de grandes classes (dont Ma Dong Seok)
1/
Parasite de Bong Joon Ho
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Perfection. Melange de genres, lutte des classes. Du grand cinéma.
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Re: Cinéma

Message par Latrell »

Latrell a écrit :Les Nominations des Golden Globes (ciné et serie)
https://www.huffingtonpost.fr/entry/gol ... 63b854a1a6
3 films Netflix sur 5 pour la catégorie Drame.
1 en comédie.

Si les oscars suivent le rythme, ça va gratter le cul de quelques exploitants de salle
Succès du Tarantino (Comédie, Scenario, Second Role pour Brad PItt) et de 1917 (Real, Drame).
Quasi Rien en ciné pour Netflix (Laura Dern pour Marriage Story). Joaquin Phoenix chope le prix du meilleur acteur dramatique, Taron Edgerton pour Rocketman celui du meilleur acteur comédie.
Chez les femmes: Awkwafina et Rene Zellwegger pour The Farewell et Judy (sur la fin de carrière de judy Garland)

Pas très étonné du carton de Once Upon a Time qui a tout pour plaire aux votants.
1917 a l'air dingue (il sort mercredi 15)
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