Le ZIGGounette-gate

He stripped down naked, invited me to join him in the shower, and then he gave me… the look. That’s when I understood that he was trying to seduce me.

Summer Rae, fine mouche, à propos de Dolph Ziggler

 

La tempête tropicale qui a balayé les côtes de la Floride a failli provoquer l’annulation de Raw et Smackdown. Eh ben ç’aurait pas été plus mal.

 

 

Ah non! Si Raw avait été annulé, je n’aurais jamais vu la zézette de Dolph!

 

 

Nalyse de Raw du 31 août et de Smackdown du 3 septembre

 

He stripped down naked, invited me to join him in the shower, and then he gave me… the look. That’s when I understood that he was trying to seduce me.

Summer Rae, fine mouche, à propos de Dolph Ziggler

 

La tempête tropicale qui a balayé les côtes de la Floride a failli provoquer l’annulation de Raw et Smackdown. Eh ben ç’aurait pas été plus mal.

 

 

Ah non! Si Raw avait été annulé, je n’aurais jamais vu la zézette de Dolph!

 

 

Nalyse de Raw du 31 août et de Smackdown du 3 septembre

 

 

Il y a maintenant plus de cinq ans, l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll avait bloqué une partie du trafic aérien au-dessus de l’Europe et empêché les catcheurs de Raw, alors en tournée sur le Vieux continent, de rejoindre à temps le territoire américain. Hélas, la compagnie avait tenu à maintenir l’épisode, convoqué les gars de Smackdown et fourni un show fort oubliable. Nous avions tiré de cet épisode un fantasy booking bien plus réjouissant que la réalité. Plus près de nous, le 26 janvier, au lendemain d’un Royal Rumble de sinistre mémoire, une tempête de neige a forcé la WWE à remplacer le Raw prévu par une série d’interviews, et ce fut salutaire : en lieu et place d’un show qui aurait à coup sûr été marqué par une révolte des fans, outrés d’avoir vu Roman Reigns triompher la veille tandis que leur favori Daniel Bryan se faisait sortir comme un malpropre, on a assisté à une série d’entretiens fort réussis avec les principales stars du moment, ce qui a permis à la compagnie de sauver à peu près les meubles.

 

Je vous laisse quelques minutes pour cliquer sur tous les liens ci-dessus et lire ou relire leur contenu.

 

De rien.

 

 

Non mais c’est pas la peine en fait. J’ai cliqué, j’ai regardé les images, y a pas une zézette.

 

 

Bref, vous voyez où je veux en venir. Quand le Bon Dieu envoie des signaux météorologiques à Vince, il vaut mieux que le vieux entende le message. Ce fut la même chose cette semaine. Imaginons un instant que les Raw et SD enregistrés ce lundi et mardi n’avaient pu se tenir. Qu’y aurions-nous perdu? Réponse : une poignée de matchs oubliables (ou, pour les rares d’entre eux qui furent corrects, plombés par un résultat déplorable), plusieurs promos sans queue ni tête, et la continuation de la pathétique feud de high school opposant Rusev, Ziggler et leurs blondes respectives. Avec la bite de Dolph en guise de MacGuffin.

 

 

Allez, tire pas cette tronche! OK, Summer a vu ma zézette, mais je te jure que je ne lui ai pas fait l’hélicoptère!

 

 

 

WWEWHC et US Title Picture

 

C’est donc cette vieille baderne de Sting qui a lancé l’émission sur le chemin boueux dont elle n’allait jamais s’extirper. Le mec n’est pas vraiment un as de la promo, on le savait et on en a eu confirmation. Surtout, le fond du propos est pour le moins discutable.

 

Sting n’a cessé d’être présenté tout au long du buildup de son unique combat à la WWE jusqu’ici (cette sordide confrontation overbookée contre Triple H au dernier Wrestlemania) au mieux comme un vestige d’une époque ancienne (le dernier des Mohicans de la WCW, morte il y a quinze ans), au pire comme un lâche qui n’avait jamais osé venir se confronter aux vrais mastards de la WWE, préférant passer cette décennie et demie dans les tréfonds des ligues mineures.

 

 

Time… It needs time… To win back your looove aaaagain…

 

 

En outre, et malgré la poignée de main incompréhensible survenue à l’issue de sa défaite contre Triple H à Mania, il a toujours été mis en avant comme l’ennemi absolu de l’homme au sledgehammer. Et voilà qu’il vient passer dix couches de pommade à son bourreau, expliquant son retour, la semaine dernière, par la révolte qu’il a ressentie en voyant Seth Rollins prétendre au statut de légende et exiger sa statue devant le QG de la WWE. Or Rollins, explique le peinturluré, est indigne de figurer au panthéon du catch aux côtés de véritables légendes comme Bruno, André et le Warrior… et n’est rien par rapport à l’immense Triple H, un homme que Sting respecte profondément, voyez-vous ça. D’où la réapparition du Vigilante la semaine dernière et son incompréhensible Title Shot pour le titre suprême à Night of Champions.

 

 

Je… Je ne pouvais pas laisser ce misérable insinuer qu’il serait aussi bon que mon idole Triple H. C’est un peu la même logique que celle qui a poussé Jon Stewart d’empêcher Cena d’égaler le record de Flair, si vous voulez.

 

 

Triple H a donc passé des mois à pourrir et ridiculiser Sting… pour lui offrir un Title Shot comme ça, sur un plateau, juste parce que ce dernier a attaqué Rollins. Dans les coulisses, Stephanie McMahon tenta bien de trouver une cohérence à ce comportement absurde en expliquant au champion que son aura serait démultipliée s’il venait à bout d’une légende telle que le grand Sting (ah, c’est une légende lui maintenant, et pas un lamentable cave, comme Steph et HHH n’ont cessé de le seriner lors du buildup du Mania? En quel honneur?). Mais même si l’on admet que le couple princier a soudain compris que Sting était en réalité une grande star et décidé d’offrir à Rollins son scalp dégarni, on ne voit toujours pas ce qui justifie que le titre soit en jeu.

 

Si le but est d’accroître encore le prestige de Rollins, enfant chéri de l’Autorité, en lui permettant de battre un grand ancien, pourquoi ne pas juste tenir ce combat à Raw ce soir, sans mettre le titre en jeu? À aucun moment cette question pourtant évidente n’a été abordée.

 

 

Ta gueule, c’est magique!

 

 

On cependant eu, en fin de show, une tentative d’explication de l’attitude grotesque des chefs envers leur champion. C’est John Cena en personne qui s’y colla, dans une promo en ring face à Rollins et Steph (paie ton main event). L’Autorité, expliqua le Marine, n’a cure de Rollins, elle ne fait que ce qui est bon pour le business. Elle a traité comme de la merde ses précédents sbires Orton et Kane, et en fera de même avec Seth. Bon, OK, mais ce que John nous explique, c’est que ce qui est bon pour le business, d’après l’Autorité, c’est de… foutre Rollins face à Sting, celui qu’on a appris à considérer comme un moins que rien? Elle est pas un peu schizo, l’Autorité? Ou alors elle a dix-huit coups d’avance sur le cerveau de Cena?

 

 

Seth, il faut que tu comprennes que Steph et Hunter ne se préoccupent absolument pas de tes intérêts! Ils auraient pu te faire défendre ton titre contre un catcheur en super forme et dans la force de l’âge comme Lesnar, Cesaro, Owens, Reigns ou Ambrose, mais ils te collent face à un retraité de 56 ans! Tu ne vois donc pas qu’ils te… heu…

 

 

Et le Marine d’ajouter, à l’immense surprise de Rollins, que puisqu’à Night of Champions TOUS les titres seront défendus, et puisque lui, Cena, a droit à un rematch pour le championnat US, ben en plus de Sting pour le WWEWHC, le chacal se coltinera aussi, le soir du ppv, Cena pour le titre US. Stupéfaction de Rollins!

 

Ce qui est débile.

 

Il pensait quoi, qu’une fois le titre US empoché, il n’aurait plus jamais à le défendre? Que Cena n’avait pas droit à un rematch? En plus, Seth en veut à mort à Steph d’avoir entériné tout ça, et c’est sur le spectacle de Seth engueulant la patronne tandis que Sting et Cena posent sous le Titantron que se clôt le show. N’importe quoi. Au temps pour l’intellect supposé supérieur de l’Architraître, si bien qu’on donnerait presque raison à Cena quand celui-ci le qualifie de « plus grand idiot jamais vu dans un ring ».

 

 

– Warf warf warf, Cena dit que je suis con! Il sait même pas que c’est çui qui le dit qui y est!

– …

 

 

On voit bien vers où tout ce bordel va nous conduire : à un affrontement Rollins – Triple H, peut-être au prochain Mania, peut-être plus tôt. L’histoire qui nous sera racontée dira que Rollins s’est vu trop beau, au point de se prétendre supérieur à HHH (les bases en ont été jetées lors d’une rapide promo backstage avec Steph, qui lui rappela abruptement qu’il était encore loin d’égaler Gros Nez). L’emprunt du Pedigree, initialement voulu comme un hommage, sera évidemment un élément important du récit. Le tout aboutira probablement à un face turn officiel d’un HHH qui hésite toujours autant à assumer pleinement un rôle de bad guy qui lui convient pourtant à merveille. En soi, pourquoi pas une telle feud? L’idée se tient, et au final en l’espace d’une année en main event, Rollins aura affronté (et battu, espérons-le), Lesnar, Cena, Orton, Sting et Triple H, belle liste non exhaustive. Mais comme souvent à la WWE, la logique et la cohérence auront été amplement tordues dans tous les sens pour en arriver à cette issue qui coulait de source…

 

 

– Comme je suis une légende, j’exige une statue!

– Accordé.

Et puisque je suis le nouveau Triple H, j’exige de coucher avec toi!

Heu… Bon, OK.

Et je veux aussi le retour des WWE Ice Cream Bars!

– T’es viré.

 

 

 

IC Title Picture

 

On a eu un Title Match cette semaine! Ryback vs Big Show, à Raw. Pourquoi? Je sais pas. Le plus gros des deux avait perdu à Summerslam, non? D’où il a droit à un rematch? On s’en fout, d’autant qu’il le perd, à cause d’une distraction causée par le Miz qui traînait à la table des commentateurs. Apparemment, les bookers ont jugé que ces trois-là allaient super bien ensemble et ont décidé qu’ils continueraient de se battre pour un titre dont aucun autre catcheur ne semble se soucier.

 

 

Pfff, c’est désespérant. Les fans n’en ont tellement rien à foutre de nous que je peux même me tirer une queue dans le ring sans que personne ne le remarque.

 

 

 

Tag Team Title Picture

 

Dire qu’à la naissance du groupe, on était plus que sceptiques sur l’avenir du New Day! Les trois charismatiques chantres de la positive attitude sont au top depuis quelques semaines et rien ne semble pouvoir leur faire de l’ombre. À Raw, leur promo anti-Dudley, sur le thème « sauvez les tables », a été hilarante, et leur match face aux revenants, quoique perdu, a été très bon. D’ailleurs, big up aux deux anciens, qui montrent un autre entrain que leurs devanciers les New Age Outlaws!

 

 

Les Dudley sont tellement badass qu’à leur passage le moindre panneau semble composé uniquement de gros mots.

 

 

A Smackdown, les Dudley, qui ont ouvertement déclaré aspirer à gagner une fois de plus les titres par équipes, ce qui leur offrirait un dixième règne à la WWE, renforcent encore leur statut en disposant des Prime Time Players, dont on aura très vite oublié qu’ils ont été champions il n’y a pas si longtemps. Surtout, les New Day se voient carrément offrir le main event, face au duo Ambrose-Reigns, qui gagnera par DQ comme il se doit. À noter que Xavier Woods, aux cheveux désormais magnifiquement lissés, ne catche presque jamais mais ne se gêne pas pour porter l’une des ceintures gagnées par Big E. et Kofi.

 

 

Inclinez-vous bien bas devant l’imposteur ultime!

 

 

 

Divas Title Picture

 

Enfin, putain! Un mois et demi après le lancement de la fameuse « Divas Revolution », ces demoiselles ont fini par se rendre compte qu’il y avait un titre de championne dans le roster principal et ont daigné s’y intéresser. Trop tard pour empêcher Nicki de battre le record du règne le plus long, détenu jusqu’ici par la merveilleuse AJ (qui fut un son temps la véritable fer de lance d’une révolution dans la perception du catch américain mainstream) : un « Bellatron » a été révélé ce lundi à Raw, annonçant que le record serait battu dans deux semaines, donc avant Night of Champions, quand le titre sera enfin remis en jeu.

 

Nikki Bella, la femme aux seins en plastique et petite amie de John Cena à la ville, va donc entrer dans l’Histoire au moment même où le catch des gonzesses s’oriente vers l’exact opposé de tout ce qu’elle incarne. La Révolution est censée mettre en valeur les bonnes techniciennes dévouées à leur passion au détriment des poupies Barbie pour qui le catch n’est qu’un moyen d’accéder à une gloriole de starlette. On aurait préféré qu’une Révolutionnaire s’empare du titre avant que le record ne soit remis aux mains d’une bougresse telle que Nikki, mais qui sommes-nous pour contester sa domination?

 

 

Suis-je meilleure suis-je pire

Qu´une poupée de salon

Je vois la vie en rose bonbon

Poupée de cire poupée de son!

 

 

Un Beat the Clock Challenge a été organisé à Raw pour décider de l’identité de la challenger. Logiquement, les trois femmes en lice étaient les trois membres de la team PCB, victorieuse à Summerslam. Rien à redire sur le principe, mais on ne peut que s’exaspérer de l’exécution. Sans doute échaudée par la réaction ulcérée du bon peuple la semaine dernière lors d’un match féminin interminable et précédé d’un Miz TV foireux également consacré à ces dames, la WWE a opté pour un format ulra court : Becky Lynch a vaincu Alicia Fox en trois minutes, Charlotte a amélioré son temps en battant Brie en 1 minute 40, et Paige, opposée à Sasha Banks, n’a pas su remporter son combat plus rapidement. Bref, six minutes au total de catch féminin, alors que les shows précédents nous avaient accoutumés à de longs affrontements… mais on va dire que la logique du Beat the Clock impose un peu une telle rapidité, chacune se précipitant pour tenter d’arracher la victoire au plus vite au lieu de construire méthodiquement son combat.

 

 

Bon sang, je suis sûr d’avoir déjà vu Becky Lynch quelque part, mais où?

 

 

Ah, voilà!

 

 

C’est donc Charlotte qui émerge du lot de prétendantes. Pourquoi pas. Je vais tenter de passer outre l’irritation maximale que suscite chez moi son paternel (et les innombrables références qu’elle fait à sa décatie personne) et apprécier, j’espère, un passage de témoin qui pourrait relancer sur les bons rails une Révolution jusqu’ici décevante. À noter que la blonde bat Tamina à Smackdown histoire de bien enfoncer le clou.

 

 

Charlotte est first challenger, et la joie de ses copines fait plaisir à voir.

 

 

 

Le reste

 

Plusieurs grands noms n’ont jamais été mentionnés dans tout ce qui précède : Cesaro, Owens, Sheamus, Ambrose, Reigns, les Wyatt, Rusev, Ziggler… Tout ce beau monde tue le temps en midcard, avec des succès mitigés. Cesaro est la victime de la semaine du système de « stop and go » dont la WWE est friande en midcard : vaincu par Owens à Summerslam, il a essuyé une nouvelle défaite clean face à ce même adversaire à Raw, avant de perdre à nouveau à Smackdown, cette fois contre un Sheamus qui enquille mine de rien les victoires en attendant un possible cash-in dès le prochain ppv. Le main event n’est manifestement pas pour tout de suite pour le Suisse, pas plus d’ailleurs que pour Owens. J’ai un plan pour Cesaro, j’en parlerai plus bas ; quant à KO, j’aimerais beaucoup le voir du côté de la IC Title Picture, bien déserte en ce moment…

 

 

Aïe-heu! Tu m’as lancé trop haut Ducon, je me suis encore cogné au plafond de verre!

 

 

Les ex-Shield ont continué pour leur part de se casser les dents sur le nouveau monstre made in Wyatt, Braun Strowan, dont le nom de scène ressemble quand même étrangement à son prédécesseur Erick Rowan. Son histoire kayfabe est inconnue, mais dans les faits il a 32 ans et a fait une assez longue carrière dans le bodybuilding, ne commençant le catch que sur le tard. Ca rappelle Batista, mais ça rappelle aussi le Great Khali. Il est sans doute trop tôt pour se prononcer sur l’avenir du bonhomme, mais trois conclusions sautent aux yeux après sa démantibulation d’Ambrose et Reigns à Raw :

 

 

1) Il est très très fort.

 

 

 

2) Il est très très laid.

 

 

3) Il est infoutu de toucher son nez avec sa langue.

 

 

Le voir détruire sans sourciller deux quasi main eventers n’a pas manqué d’impressionner. Le mouton noir — qui a parlé pour la première fois, promettant d’une voix rauque « la fin, l’Apocalypse » — est surprotégé, puisqu’il lui est permis de no-sell toutes les attaques adverses, y compris les coups de chaise, et de défoncer à lui tout seul un duo de haut vol. Les gentils, peut-être un peu revigorés par leur victoire sur New Day par DQ à Smackdown, devront sans doute trouver un troisième larron pour relancer une guerre Wyatt-Shield qui nous avait offert quelques matchs proprement inoubliables il y a un an et demi.

 

 

– On fait quoi maintenant? On les mange?

Putain Strowman mais t’es vraiment un taré toi! On va pas les manger, merde! On les viole, c’est tout.

 

 

Et pour ce qui me concerne, l’homme idéal pour ce rôle est tout trouvé. Il faut un type qui soit 1) face; 2) capable de se mesurer physiquement au phénomène Strowman et à ses deux camarades de crado-trip et 3) suffisamment spectaculaire pour que la comparaison avec Rollins ne soit pas trop à son désavantage. Plusieurs « candidats » ont été évoqués par l’IWC — Orton, qui n’a rien à faire en ce moment; Big Show, peut-être parti pour turner une fois de plus et qui est l’un des rares à pouvoir toiser Strowman de haut; Barrett, pour une étonnante rédemption; Samoa Joe, qui « monterait » de NXT pour assister son lointain cousin Reigns… Mais évidemment, le meilleur choix serait Cesaro. Ce choix s’impose d’ailleurs avec une telle évidence qu’on serait très surpris qu’il ne soit pas fait dès le prochain Raw. Un trio Cesaro-Reigns-Ambrose face à des Wyatt revigorés, voilà qui aurait une sacrée gueule, non?

 

 

Ouais, après des semaines à me fader Owens et Sheamus, j’enchaînerais bien par Strowman, ça me reposerait bien ça.

 

 

Si certains ont envisagé qu’un autre cascadeur fou succède à Rollins dans le rôle de voltigeur du New Shield, ils en ont été pour leurs frais : à Smackdown, on a vu que Neville allait déjà avoir fort à faire ces prochaines semaines, puisque l’homme volant a été massacré, alors qu’allait démarrer son match contre Stardust, par les deux pitres de The Ascension, qui se sont ensuite rangés aux côtés du taré de l’espace. Mine de rien, voilà peut-être un nouveau trio au long cours, et rien n’interdit d’imaginer que la naissance du groupe Stardust-Ascension puisse entraîner la composition d’un autre groupe autour de Neville, qui pourrait s’allier à son ancien ennemi Barrett (que Stardust a agressé la semaine dernière et qui pourrait donc effectuer le premier face turn depuis le début de sa carrière) et à quelque autre face un peu désoeuvré (Goldust?  Mark Henry? Brock Lesnar? Faites vos jeux). Ou alors, plus simplement, Neville pourrait trouver du réconfort auprès des Lucha Dragons (dont le style est assez similaire au sien) voire des PTP (avec qui il s’est déjà brièvement acoquiné il y a quelques semaines), une fois que ces derniers auront perdu leur rematch contre New Day. Mine de rien, on assiste peut-être au grand retour de l’époque des trios qui nous avait enchantés début 2014…

 

 

Ou alors il pourrait s’allier à la gravité… Ah ben non, elle l’a oublié depuis longtemps, lol!

 

 

Tout en bas du roster, il y a encore quelques lowcarders dont on n’a pas osé évoquer les noms au gré de cette large revue d’effectifs. Bo Dallas a ainsi vaincu R-Truth à Smackdown, ce qui a au moins vaguement rappelé leur existence à notre bon souvenir, alors que des gars comme Swagger, Ryder ou encore Axel semblent avoir été aspirés par le néant.

 

 

Still employed!

 

 

Terminons par le pire de la semaine : le teenage movie Rusev-Ziggler-Summer-Lana. À Raw, Summer a brisé le tombé de Dolph sur le Bulgare, entraînant une DQ et un catfight avec Lana. Puis Dolph est allé prendre une douche, on a vu Summer se glisser dans son vestiaire, puis elle s’en est enfuie en courant, puis Dolph a expliqué à Lana que Summer était entrée à sa surprise pendant qu’il se douchait et qu’il l’avait immédiatement chassée, puis Summer a dit à Renee qu’en fait c’est lui qui l’avait conviée à le rejoindre dans son vestiaire et s’y était désapé, lui proposant la botte, et qu’elle s’était barrée, indignée, mais émerveillée à la vue de sa nudité, et Lana a vu cette interview de Summer et est repartie toute triste et à Smackdown ils se sont tous battus pendant Miz TV.

 

 

Jetons un voile pudique sur cette histoire.

 

 

Et sur cette bite!

 

 

Je pense que c’est le genre de séquences qu’Euronews retransmettrait dans sa rubrique No Comment, donc on va faire pareil. Non sans l’inscrire dans notre liste des WTF Moments de l’année en vue des CDC Awards, bien sûr.

 

 

No comment.

 

 

Résumons. Qu’est-ce que cette semaine nous a appris? Que Rollins est un demeuré, que l’Autorité est complètement irrationnelle, que Sting est un fanboy de Triple H, que Rusev et Ziggler sont perdus dans un univers parallèle, que le titre IC est dans le coma, que ça commence à se réveiller doucement chez les meufs et que le nouveau disciple de Wyatt est très fort. Tout ça, on le savait déjà, ou bien on aurait préféré ne pas le savoir. Si vous n’avez rien vu, matez éventuellement Cesaro-Owens (mais c’est pas comme si on ne venait pas de voir à peu près le même match à Summerslam) et la promo des New Day… et jetez un œil sur notre Flickr pour vérifier si on ne voit pas inoPINEment la bite de Dolph. A part ça, vous avez quartier libre, ça vous laisse plus de temps pour nous dire en comms qui selon vous doit rejoindre Ambrose et Reigns, ce qu’il adviendra de Neville, et toute autre chose dont vous souhaitez entretenir l’univers!

 

 

Gniii… Je vais… y arriver… Gniiii…

 


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